Handball Algérie Femme: Une Histoire de Passion et de Performance

Le handball féminin en Algérie est une discipline sportive en plein essor, portée par des athlètes passionnées et déterminées. Cet article explore l'histoire de ce sport en Algérie, met en lumière les parcours inspirants de joueuses comme Inès et Sanae Naceur, et examine les résultats marquants de l'équipe nationale.

Le handball a été une évidence pour Inès et Sanae Naceur, dont les parents étaient sportifs. Mon père faisait du foot et ma mère du basket… et un peu de handball. Les deux sœurs ont toujours fait beaucoup de sports ou d’activités : natation, équitation, football, musique.

À un moment, elles ont choisi de rester dans le handball ! Et Sanae a suivi dans le handball sans vraiment avoir le choix (rires). Car moi et notre grande sœur, on était déjà dedans.

Inès : On n’est pas des hyperactives ! Mais on aime bien faire beaucoup de choses différentes.

Les Sœurs Naceur: Un Duo Dynamique sur et en Dehors du Terrain

Brazil vs. Algeria | Group phase | Highlights | 21st IHF Women's World Championship, Serbia 2013

Cette semaine, nous vous proposons une plongée « Dans la famille de… » à la découverte de deux sœurs du handball tricolore. Il s’agit cette fois d’Inès et Sanae Naceur qui évoluent depuis cette saison, ensemble, à l’ASUL. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au cœur de l’hiver, les deux frangines réchauffent les cœurs.

Inès : Moi je suis Inès, j’ai 22 ans et j’ai commencé le handball à 5 ans dans un petit club de la ville de Vercel-Villedieu-le-Champ, tout simplement parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’autres clubs de sport près de notre petite campagne. Et j’ai fait un parcours basique avec comité, ligue et pôle Bourgogne Franche-Comté.

Sanae : Moi c’est Sanae, j’ai 18 ans, et j’ai commencé le handball vers 4 ou 5 ans aussi… Dans le même club qu’Inès, à Vercel Handball Plateau donc. J’ai choisi cette discipline car, tout simplement, mes sœurs en faisait déjà (rires). Je voulais faire comme elles.

Vous êtes toutes les deux dans les filières du haut niveau français. Mais on imagine que vous poursuivez aussi des études en parallèle.

Sanae : Moi je fais une licence administration économique et sociale avec une mineure droit. C’est ma première année et c’est vraiment important pour moi d’avoir cela à côté.

Inès : Et du coup moi, je suis en STAPS en 3e année (rires) pour devenir professeure d’EPS. Toujours dans le sport, à fond. J’ai déjà fait des stages avec les petits au collège et j’ai adoré ça. Je suis donc restée dans le sportif. Un chemin un peu classique !

Inès : Oui, c’est vrai ! Quand elle était toute petite.

Sanae : C’est vrai. En plus, c’était le duo avec elle et ma mère. Ça allait globalement car j’avais beaucoup de conseils mais, quand ça n’allait pas j’étais dans le viseur.

Désormais vous jouez ensemble en club et en équipe nationale avec l’Algérie.

Sanae : C’est vraiment une vraie chance. C’est exceptionnel. J’ai toujours vu mes sœurs grandir avant moi, j’ai pris exemple sur elles. Là jouer avec Inès, c’est génial, surtout que je ne suis qu’au début de ma carrière handballistique.

Inès : C’est vraiment une super expérience. La dernière CAN, c’était extra car c’était aussi ma première sélection nationale, avec ma sœur, les premiers matchs. C’était incroyable. Ça n’est pas tous les jours que tu peux avoir cette occasion d’être sur le terrain, avec ta sœur, dans un sport pro ou au niveau international.

Inès : Oui, ça va. On ne s’engueule pas, on se donne des conseils, on se guide.

Sanae : On essaye de créer la « Naceur connection ». Surtout, comme elle a plus d’expérience que moi, elle m’aide beaucoup pour les placements, prendre telle ou telle porte, dans le combat avec le pivot. Elle a une super vision du jeu et elle me facilite la tâche.

Inès : Elle m’épate vraiment. Elle revient du pôle où ça a été une année compliquée et directement, elle joue avec les pros alors que ça n’était pas tout à fait prévu. Elle s’est directement très bien entraînée, elle a montré ce qu’elle savait faire. Sur les matchs de prépa, elle a été en forme direct.

Inès : Oui, on est en colloc’ ensemble. On fait tout ensemble, le sport, le shopping, etc. Toute la journée on parle de hand, on fait des debriefs, on mange hand, on dort hand.

Sanae : Ah mais moi je préfère ! J’ai encore mon cocon familial. Je profite de son expérience. Je ne suis pas toute seule dans le grand bain. Et j’ai un peu de repères. Si j’avais été toute seule dans un appartement, ça aurait été compliqué.

Sanae : Les talents de cuistot, c’est du côté d’Inès, clairement.

Sanae : Oui, tout le monde nous dissocie bien dans le jeu et en dehors.

Inès : En équipe nationale, notre coach nous a dit : « Sur le terrain, vous n’êtes plus des sœurs ! C’est les joueuses. » Ça permet que chacune ait sa personnalité et il n’y en a pas une qui cache l’autre.

Sanae : Inès a une très bonne perception du jeu, elle a une bonne vitesse et donc dans ses duels, elle a de bons résultats. Donc elle les gagne souvent.

Inès : Elle est très vive, parfois même un peu trop. C’est Speedy Gonzales ! Et en défaut, on peut dire qu’elle est quand même assez têtue. Quand elle a une idée en tête, elle fonce, elle fonce, elle fonce, jusqu’à ce que ça marche !

Vous avez l’air très joyeuses toutes les deux.

Sanae : On est très famille, on adore être ensemble. Et puis là, ce sont les fêtes, on en profite car on est tous ensemble !

Sanae : Olala (rires). Ça gâche toutes mes photos !

Inès, de son côté, elle a un petit côté Rafael Nadal. Elle a des tics comme remettre sa queue de cheval, ses pinces. Elle fait attention à être très chic !

Photo : shootbybadis et DR.

Vanessa Khalfa: Une Figure Clé dans le Développement du Handball Algérien

Née à Carhaix (Finistère), Vanessa Khalfa est aujourd’hui manageuse des équipes nationales au sein de la Fédération algérienne de handball. Une ascension qui a commencé dans le Poher, territoire auquel elle est toujours très attachée.

Vanessa Khalfa est manageuses des équipes nationales d’Algérie.

Enfant de Carhaix (Finistère), Vanessa Khalfa connaît une belle ascension dans le monde du handball. À 42 ans, elle est manageuse des équipes nationales d’Algérie. « On pouvait faire de l’UNSS (Union nationale du sport scolaire) , le mercredi », se rappelle-t-elle.

Ses parents l’inscrivent alors dans le club de handball de Carhaix. Elle y reste plusieurs années. « C’était une super équipe. Boris, mon entraîneur, était extraordinaire. On avait tous envie de venir s’entraîner. J’étais au poste de pivot, mais j’ai aussi été arbitre.

Boris Carlach, entraîneur de l’époque, se souvient : « Elle est arrivée avec un gros caractère, de l’ambition. C’est devenu une pièce maîtresse de l’effectif. Elle avait énormément de volonté. Pendant ses études, elle rejoint le cercle Jules-Ferry de Saint-Malo, avant de jouer au sein du cercle Paul-Bert, de Rennes.

Match France - Algérie : Les Bleus Bousculés

Les Bleus ont battu l'Algérie (29-26) pour leur premier match du tour principal. Plus que bousculés par des Algériens entreprenants, les Tricolores ont dû batailler pour s'imposer. La victoire et c'est tout ! L'équipe de France de handball s'est imposée difficilement face à l'Algérie (29-26) pour son premier match du tour principal du Mondial 2021. Elle a fait un pas de plus vers les quarts de finale, mais devra montrer autre chose face à l'Islande et le Portugal pour s'affirmer comme un prétendant au dernier carré.

Loin d'être favoris sur le papier, les Algériens ont répondu par de l'intensité et du rythme. De quoi déstabiliser les Bleus et mener la partie pendant plus d'un quart d'heure. Chahutés mais pas renversés, les Français ont pris leur temps pour hausser le niveau.

"Entre fatigue et soucis psychologiques, on n’est pas sereins comme on devrait l’être, c’est une évidence" analysait l'ancien arrière gauche de l'équipe de France Denis Lathoud à la veille du match. Une impression confirmée par des Bleus trop rarement capables d'imposer le rythme pour tuer le match. La "peur de mal faire" pointée du doigt par le champion du monde 1995 a peut-être parfois poussé les Bleus à ne rien faire. A garder les Algériens à un ou deux buts, sans pousser pour creuser l'écart.

Ce jeu-là a failli se retourner contre les Français, lorsque l'Algérie a repris les devants (20-21) autour de la 40e minute. Un jeu du chat et de la souris s'est alors enclenché. Les Bleus, malgré des mouvements souvent trop brouillons et précipités, ont su faire parler leur talent individuel. Dans un rythme toujours saccadé et rythmé par la multiplication des fautes, ils ont repris le contrôle du match (26-24, 52e).

Alors que le plus dur semblait passé, un jet de sept mètres expédié sur le poteau par Kentin Mahé a offert une balle d'égalisation à l'Algérie. Plaisir d'offrir, joie de recevoir. Mais le retour algérien a sonné le réveil français, avec deux réalisations consécutives de Jean-Jacques Acquevillo et Ludovic Fabregas.

Avec de nouveau deux buts d'avance, les Bleus ont pu compter sur une parade de Vincent Gérard pour sceller le sort du match. Les Bleus ont tremblé, mais les Bleus ont gagné. Les Bleus poursuivront leur route face à l'Islande, vendredi 22 janvier à 19h. Les Islandais avaient balayé l'Algérie lors du tour préliminaire (39-24) mais ont démarré leur tour principal par une défaite face à la Suisse (18-20).

"Tout était en miettes"... Ski alpinisme aux JO : la préparation extrême d'Emily Harrop entre trail et tapis de course... Placer les skis sur le dos, les rechausser ...

Schéma d'un terrain de handball avec les zones clairement définies.

tags: #handball #algerie #femme