Le parcours de l'équipe nationale de handball féminin du Groenland aux championnats du monde est plus que chaotique, mais l'essentiel est ailleurs pour cette sélection.

Un Moment Historique
Le 10 juin dernier, près de 2 % de la population du Groenland avait fait le déplacement dans leur salle nationale pour assister à la qualification de leur équipe féminine aux championnats du monde. Une première depuis 2001. Pour ce pays constitutif du Royaume du Danemark, ce 10 juin a marqué une journée historique.
« Je rêve de faire les championnats du monde depuis que j’ai commencé à jouer en équipe nationale, en 2007.
Préparations et Réalités
L’équipe nationale de handball féminin du Groenland s’était préparée à de lourdes défaites lors de la phase de groupes de ce mondial de hand féminin. C’est ce qu’écrivait le quotidien danois Jyllands-Posten juste avant la compétition. Le Groenland, c’est un territoire semi-autonome danois peuplé de moins de 60 mille habitants.
Les joueuses du Groenland ont commencé par un sévère 43 / 11 contre la Norvège. Elles ont enchaîné par un nouveau revers contre la Corée du Sud 27 à16. Ce dimanche, les joueuses du Groenland ont encore perdu 43 / 23 contre l’Autriche. C’était un peu une phase de groupes à deux vitesses, comme on avait pu voir aussi lors de la coupe du monde de rugby, avec des scores fleuves.
Mais c’est aussi la conséquence du passage du mondial de hand féminin à 32 équipes.
Fierté Nationale Malgré les Défaites
Il y a ces défaites mais il y a aussi un sentiment de fierté pour cette nation venue d’arctique, « une équipe qui espère être une source d’inspiration pour une jeunesse qui a beaucoup de mal à s’en sortir », précise encore le journal danois.
Le handball au Groenland, c’est quand même 1800 licenciés femmes et hommes, mais seulement 15 salles spécifiquement destinées à la discipline. Beaucoup moins que pour les infrastructures consacrées au ski, le sport phare là-bas.
Les Défis Logistiques et le Championnat Local
Au Groenland, le championnat ne se dispute pas comme en France par exemple, car comme les communes sont isolées, les déplacements sont compliqués et très chers et il y a peu de joueurs. Conséquence, tout le monde se réunit une fois par an, dans une salle, pour disputer le championnat.
C’était la deuxième fois seulement que les handballeuses du Groenland disputaient un championnat du monde. Leur rêve était de gagner au moins un match. C’est raté.
Mais elles reviendront peut-être dans deux ans en Allemagne et aux Pays-Bas pour le prochain mondial.
JO 2026 : Ukaleq et Sondre Slettemark
Ukaleq et Sondre Slettemark participent aux Jeux olympiques 2026 de Milan Cortina avec le Danemark mais sont nés au Groenland. Alors que l’ombre du président américain, Donald Trump, plane sur leur pays, les Groenlandais espèrent que la visibilité de l’événement permettra de défendre leurs terres.
Même le sport ne peut pas toujours se détacher de la politique internationale.
Ukaleq et Sondre Slettemark ont beau courir sous les couleurs du Danemark, leur cœur reste Groenlandais.
"Je préfère dire que je cours pour la communauté: et le Groenland, et le Danemark, et les Îles Féroé mais je pense que c’est important d’envoyer un message et de montrer que le Groenland et le Danemark travaillent bien ensemble", confie la biathlète Ukaleq Slettemark après l'individuel femmes mercredi 11 février (elle a terminé à la 52e place).
Diffuser l’image du Groenland et du Danemark qui travaillent main dans la main pour empêcher Donald Trump d’annexer le pays, qu'il convoite pour les ressources de ses sous-sols mais aussi pour des arguments sécuritaires. Notamment pour la construction d’un bouclier anti-missiles, l’une des promesses de sa campagne électorale.
"Je ne déteste personne plus que Trump", avait confié l'athlète avant le début de la compétition.
Des propos que Ukaleq Slettemark ne retire pas, même si elle regrette que cela ait pris le pas sur le sportif.
"Le Groenland sera toujours le Groenland et nous ne serons jamais Américains”, assume la biathlète de 24 ans.
Ukaleq Slettemark partage les Jeux olympiques avec Sondre, son petit frère, lui aussi sous les couleurs du Danemark pour la compétition.
La fratrie peut aussi compter sur Nivi Olsen, ministre des sports, de l’éducation, de la culture et de l’éducation du Groenland, venue en comité pour encourager ses athlètes.
"C’est très important d’être là pour montrer qu’on tient à nos terres, notre pays. On doit se serrer les coudes pour montrer notre drapeau, je suis très heureuse d’être ici", sourit la Groenlandaise, drapeau de son pays dans les mains.
Objectif: promouvoir la paix dans un pays "très inquiet par la situation".
Mais Nivi Olsen ne veut pas de conflit entre Américains et Groenlandais.
"Les Américains à qui je parle sont désolés par la situation. Tous les Américains ne supportent pas Trump."
RED CARDS 2025 World Women's Handball Championship
Mondial Féminin 2023: Les Bleues
Les Bleues connaissent désormais leurs adversaires du tour préliminaire du prochain Mondial (30 novembre du 17 décembre) disputé en Scandinavie : le Danemark, la Norvège et la Suède accueilleront la dernière compétition majeure avant les J.O. de Paris 2024.
C’est depuis le gymnase de Capbreton qu’Olivier Krumbholz a suivi le tirage au sort de la 26e édition du Mondial féminin réalisé ce jeudi après-midi à Göteborg.
Le sélectionneur des Bleues qui prépare déjà la prochaine saison avec les joueuses de l’équipe de France, a bien noté qu’il faudra démarrer ce Mondial pied au plancher, du côté de Stavanger (Norvège) afin de cumuler le maximum de points avant le tour principal.
Si 32 équipes participeront à la compétition, les Bleues n’ont pas été épargnées par le tirage avec la Slovénie, l’Angola, les championnes d’Afrique, et l’Islande.
« Le tirage est complexe. Il n’y a clairement pas d’équipe que l’on qualifie parfois d’exotique dans notre groupe, et qui permette parfois de faire tourner l’effectif. D’ailleurs, lorsqu’on observe les autres poules, le tirage est assez homogène, analyse Olivier Krumbholz. Il faudra se dépouiller lors des trois premiers matchs avant de croiser avec le groupe C. »
Un groupe C dont devrait émerger la Norvège, championne du monde en titre, et les Sud-Coréennes, championnes d’Asie, plus l’Autriche ou le Groenland.
L’équation du tour préliminaire est simple : quatre équipes seront en lice dans chacun des huit groupes avec trois qualifiées pour le tour principal qui rassemblera 24 formations réparties dans quatre groupes.
Les Bleues viseront bien évidemment l’un des trois billets pour le tour principal et, si possible, avec le maximum de points, avant de croiser avec les trois nations qualifiées de la poule C.
Pour la seconde fois de son histoire, l’équipe du Groenland participe à un Mondial de handball féminin. Sa présence est déjà un exploit, mais une montagne se dresse à présent face à elle : l’ogresse norvégienne, adversaire lors de son premier match, mercredi 29 novembre, raconte le journal danois “Jyllands-Posten”.

Autant le dire d’entrée, “l’équipe féminine de handball du Groenland s’est préparée à de lourdes défaites” durant le Mondial qui débute mercredi 29 novembre en Scandinavie, pointe le quotidien danois Jyllands-Posten.
Qui plus est, la lilliputienne de la compétition joue d’emblée face à la redoutable Norvège, tenante du titre.
Mais l’équipe venue de l’Arctique est “fière d’être présente au championnat du monde et espère être une source d’inspiration pour une jeunesse qui a beaucoup de mal à s’en sortir”, commente le journal.
Dans ce territoire autonome danois peuplé de moins de 60 000 habitants, la fédération “nationale” de handball ne compte qu’environ 1 800 joueuses et joueurs, et 15 salles spécifiquement destinées à une discipline moins populaire que le football ou le ski.
“Les communes sont isolées, les déplacements coûteux et les clubs de hand ont très peu de joueurs. Ils se réunissent donc une fois par an pour disputer le championnat groenlandais en l’espace d’une semaine”, raconte à Jyllands-Posten le président de la fédération, Kurt Lauritsen.
La capitale, Nuuk (20 000 habitants), compte plus de clubs que les autres localités et peut organiser des petits tournois.
“Mais ce sont toujours les mêmes équipes et les mêmes joueurs qui se rencontrent, ce qui peut nuire à la moti
Le Danemark Se Qualifie
Le Danemark, qui a facilement battu le Chili (46-11), et la Suède, qui a pris le meilleur sur le Sénégal (26-18), se sont qualifiés pour le tour principal du Mondial féminin.
Le Danemark a largement dominé le Chili (46-11) et validé par la même occasion son billet pour le tour principal du Mondial féminin.
Dans ce groupe E, les Danoises ont établi un record de buts marqués en Mondial et joueront la première place lors de la dernière journée, face à la Roumanie.
Même privées de leur star Cristina Naegu, les Roumaines ont écrasé la Serbie (37-28).
Pour espérer voir le tour principal, les Serbes devront donc battre le Chili.
Dans le groupe A, à Göteborg, les Suédoises ont eu plus de mal à se qualifier.
Face au Sénégal, elles ne menaient que de deux buts à dix minutes de la fin (19-17) avant une accélération décisive (26-18).
Jamina Roberts a fait le boulot devant (6 buts) et Johanna Bundsen (12/30) a su protéger sa cage à merveille en fin de match.
La Norvège Sereine
Tenante du titre, la Norvège abordera le tour principal en pleine confiance et avec le plein de points (6) après son succès face à la Corée du Sud (33-23).
À noter que Nora Mork est une fois de plus restée sur le banc.
Bien que battues, les Coréennes sont cependant qualifiées avec 2 points grâce à la victoire de l'Autriche (4 points) sur le Groenland (43-23).
L'Espagne compte également trois victoires, même si le Brésil a offert une belle résistance (27-25).
Les Espagnoles peuvent remercier leur gardienne Darly Zoqby De Paula, très efficace dans les dernières minutes (11/24).
Le dernier billet du groupe G revient à l'Ukraine, qui a battu le Kazakhstan (37-24).
Tableau des Résultats du Groenland au Mondial Féminin
| Match | Adversaire | Score |
|---|---|---|
| 1 | Norvège | 43 / 11 |
| 2 | Corée du Sud | 27 / 16 |
| 3 | Autriche | 43 / 23 |