Les noms des 14 joueurs français sélectionnés pour le championnat du monde ont été dévoilés ce mercredi. Pour cette génération dorée, qui a tout gagné, c'est le Graal, le seul titre manquant. L'ultime conquête avant que certains ne tirent leur révérence sur la scène internationale.

Earvin Ngapeth s'est remis à temps de sa blessure pour prendre part à la conquête du dernier titre manquant aux Bleus. "Pour nous tous, c'est un rendez-vous d'équipe, c'est la dernière qui nous manque", résumait parfaitement Earvin Ngapeth à la fin du mois d'août, après un stage à Cannes.
La Quête du Titre Mondial
Les Bleus, déçus de leur sortie prématurée en quart de finale de Ligue des Nations contre la Slovénie (3-1), se sont rapidement remobilisés pour préparer le grand rendez-vous de cet été: le Mondial aux Philippines (12-28 septembre). "On a envie d'aller chercher une médaille au championnat du monde parce que c'est la seule qui nous manque dans ce groupe-là. On a eu le championnat d'Europe, la Ligue des Nations, les Jeux Olympiques... Mais championnat du monde, c'est ce qui nous manque et on est motivés pour ça", expliquait au micro de RMC Sport le libéro Jenia Grebennikov, joueur emblématique de cette génération hors-normes.
Dans l'histoire du volley français, les Bleus n'ont jamais fait mieux lors des Mondiaux qu'une médaille de bronze glanée en 2002 en Argentine. Avec, dans l'effectif, un certain Hubert Henno, père de Mathis Henno, qui s'apprête à vivre sa première expérience en championnat du monde à tout juste 20 ans.
Le Retour de Ngapeth et Louati
Le sélectionneur Andrea Giani a dévoilé ce mercredi la liste des 14 français qui prendront part au Mondial aux Philippines. Parmi eux, Earvin Ngapeth remis de sa tendinopathie du genou droit dans les temps pour la compétition. "Je n'ai pas de douleurs du tout, ça commence à aller bien dans le jeu", expliquait le réceptionneur-attaquant en début de semaine, en stage de préparation à Okinawa. Même constat pour Yacine Louati, débarassé de sa gêne à la cheville droite.
De son côté, Timothée Carle devra encore prendre son mal en patience pour s'imposer en équipe de France. Déjà réserviste lors des Jeux Olympiques à Paris l'été dernier, le joueur de Nagoya, au Japon, occupera le même rôle aux Philippines. "Tim a été blessé en début de saison internationale et n’a donc pas joué les premières poules de la Volleyball Nations League. En son absence, Mathis Henno a fait de très bonnes choses pour nous, ce qui explique ce choix.
LES 11 GRANDS MOMENTS DU SPORT FRANÇAIS EN 2021
Les Champions Olympiques Visent Paris 2024
Champions olympiques à Tokyo après une campagne incroyable, les coéquipiers d'Earvin Ngapeth rêvent à nouveau d'or. Les champions olympiques en titre auront donc l’immense défi, mais surtout le privilège de défendre leur titre à la maison. Trois ans après la médaille d’or conquise à Tokyo, les Bleus et leur sélectionneur italien Andrea Giani font également partie des favoris pour accrocher une breloque sur les terrains de l’Arena Paris Sud.
Antoine Brizard, Barthelemy Chinenyeze, Trevor Clevenot, Jenia Grebennikov, Nicolas Le Goff, Yacine Louati, Earvin Ngapeth, Jean Patry, Kévin Tillie et Benjamin Toniutti sont encore là, fidèles au poste depuis Tokyo et constitueront la solide colonne vertébrale des champions olympiques en titre, sublimés par quelques touches de la nouvelle génération.
Vainqueurs de la Ligue des nations fin juin, les héritiers de la « Team Yavbou » sont en tout cas dans les meilleures dispositions pour briller à Paris 2024.
Composition de l'équipe
Voici une liste des joueurs clés de l'équipe de France :
- Passeurs: Antoine Brizard, Benjamin Toniutti
- Récep/Attaquants: Earvin Ngapeth, Trévor Clevenot, Kévin Tillie, Yacine Louati
- Libero: Jenia Grebennikov
- Pointus: Jean Patry, Théo Faure
- Centrals: Nicolas Le Goff, Barthélémy Chinenyeze, Quentin Jouffroy
- Remplaçant: Thimothée Carle
Quelques joueurs en détails:
Sacré meilleur joueur du monde en 2021, Antoine Brizard brille par la qualité et l'intelligence de son jeu. International français depuis 2017, il est devenu au fil des ans un joueur majeur des Bleus.
À 34 ans, Benjamin Toniutti est le doyen, capitaine et joueur le plus capé en activité de l'équipe de France, devant Jenia Grebennikov. En équipe de France depuis 2010, il compte trois sacres en Ligue mondiale à son actif (2015, 2017, 2022), un championnat d'Europe (2015) et, évidemment, une médaille d'or olympique (2021) qu'il aura à coeur de défendre à la tête de cette équipe.
Fils de l'illustre ancien international français Eric Ngapeth, Earvin est sans doute aujourd'hui la figure majeure de ce sport en France, dont il incarne la génération dorée. Joueur spécial, spectaculaire, il est un pilier de l'équipe de France depuis 2010.
Comme beaucoup dans cette équipe, Trevor Clevenot est issu d'une famille de volleyeurs, avec un père ancien international, une mère et des frères qui pratiquent également le volley. Côté Bleus, il est international français depuis 2015.
Petit-fils de Guy et fils de Laurent Tillie, légende absolue de l'équipe de France, Kévin Tillie s'est lui aussi bâti une carrière impressionnante depuis le début des années 2010 et son arrivée dans le monde professionnel. Il est l'un des cadres de l'équipe de France depuis 2012 et sa première sélection.
Ce globe-trotter du volley, Yacine Louati, a connu pas moins de onze clubs et quatre pays différents depuis ses débuts en 2011. Fils de l'ancien international tunisien Moutaa Louati, il est international français depuis 2015.
Fils de l'ancien international de volley avec l'URSS Boris Grebennikov, Jenia Grebennikov est l'un des joueurs les plus capés de l'histoire de la sélection française. Considéré comme l'un des meilleurs du monde à son poste, il a tout connu avec les Bleus depuis 2011 et ses 20 ans.
En Bleus, on se souvient surtout de Jean Patry pour ce match fou au TQO pour les JO de Tokyo, où il avait aidé la France à se qualifier face à la Slovénie en enchaînant huit services dans les troisième set. Il est international français depuis 2017.
Formé à Toulouse et passé par Montpellier, Théo Faure a rejoint le Cisterna Volley la saison passée. Le jeune natif de Pessac, 24 ans, s'est imposé comme l'un des meilleurs joueurs du championnat italien, dont il a été le meilleur marqueur la saison passée. Des performances qui lui ont ouvert les portes de ce groupe olympique.
Nicolas Le Goff fait partie des cadres de cette équipe de France depuis 2013. Ses 2,05m lui ont valu le surnom de "Losco", "colosse" en verlan.
Barthélémy Chinenyeze est depuis 2017 de toutes les réussites de l'équipe de France. Il était déjà là, en 2021, lors de la conquête du titre olympique à Tokyo, mais aussi de la Ligue mondiale en 2017 et de la Ligue des nations en 2022. Ce grand central (2,04m), surnommé "Babar".
Quentin Jouffroy est international français depuis 2022, il a remporté la Ligue des nations avec les Bleus la même année.
Timothée Carle est un régulier du groupe équipe de France depuis 2019.
Finale des Jeux Olympiques de Paris
L’équipe de France de volley va disputer une deuxième finale olympique consécutive après celle remportée à Tokyo il y a trois ans. Ce sera samedi 10 août face à la Pologne.

C’est évidemment une affiche de rêve pour tous les fans de volley, les deux nations faisant partie du gratin mondial depuis plusieurs années. Quoi de plus logique, alors que la Pologne domine le classement mondial et que l’Italie est championne du monde en titre.
Comme la France, la Pologne a connu des hauts et des bas dans cette compétition. Ils ont ensuite connu la défaite face à… l’Italie, pour leur dernier match de poule (3-1) ! En quarts de finale, il n’y a pas eu de débat face à la Slovénie (3-1). Les n°1 mondiaux ont dû s’employer en revanche en demi-finale.
Reste que les Bleus ont remporté le dernier match entre les deux nations. L’équipe de France a pris depuis plusieurs années la bonne habitude de régaler son public quand il s’agit de jouer à domicile. Cela a été le cas en tout début de la saison internationale fin mai face à la Tchéquie à Tours (3-0), puis en juillet contre Cuba à Poitiers (3-1), et encore ce mercredi soir à Cannes pour un nouveau match amical contre la Serbie dans un Palais des Victoires aussi rempli qu’enthousiaste.
Une belle conclusion pour un match amical disputé sur un bon rythme par les 14 Bleus qui ont eu du temps de jeu, preuve de l’envie qui anime l’intégralité du groupe, à moins d’un mois du coup d’envoi du Mondial aux Philippines (premier match le 14 septembre face à la Corée du Sud).