Comparatif des Effectifs du PSG et d'Arsenal : Analyse Approfondie

Ce mardi, un choc au sommet attend le PSG en Ligue des Champions après une entrée en matière réussie, à domicile, face à Gérone (1-0). L’adversité monte d’un cran, ce mardi, à l’Emirates Stadium ou se dresse l’équipe d’Arsenal que coach Mikel Arteta, un ex du club francilien. Au lendemain de la qualification de l'Inter Milan contre le Barça au bout du suspense (4-3 a.p., 7-6 en cumulé), le PSG et Arsenal vont se disputer le deuxième sésame pour la finale de la Ligue des champions, qui aura lieu le 31 mai à l'Allianz Arena de Munich. Vainqueurs 1-0 à l'aller, les Parisiens comptent sur leurs supporters, qui ont prévu de sortir le grand jeu ce mercredi (21h) au Parc des Princes, pour leur donner ce supplément d'âme et confirmer le résultat acquis il y a huit jours.

PSG Gagne, Enrique attire Arteta | le rôle libre de Dembélé crucifie Arsenal à l'Emirates !

Les Enjeux du Match

Le PSG veut confirmer à la maison sa victoire du match aller (0-1) afin de valider la qualification au Parc des Princes. Arsenal tentera de renverser la vapeur. Le vainqueur de cette double confrontation rencontrera Arsenal en finale. Pas d'avantage au niveau de la motivation

Après des années d’austérité, les Gunners ont retrouvé de l’ambition, à la faveur de moyens accrus avec le stade, l’Emirates Stadium, dont le club londonien est le propriétaire. Au comparatif financier des deux clubs, le Paris Saint-Germain domine toutefois le sujet, sur la majorité des points clés : revenus de l’opérationnel (c’est-à-dire hors marché des transferts), et dans le détail, à la billetterie, sur le sponsoring et même les droits TV ; ceci s’expliquant par la seule présence du club français en Ligue des champions à la différence de son adversaire.

Avec le départ des stars, Neymar, Messi puis Mbappé, l’effectif du PSG s’est par contre dévalorisé au sens économique du terme. Sportivement parlant, c’est encore à prouver sur le rectangle vert ce mardi. Niveau popularité enfin, le PSG a plus progressé ces dernières années que la formation anglaise.

État de Forme des Équipes

Après un succès obtenu en Ligue des Champions contre Manchester City (4-2) au Parc le 22 janvier lors d'un match charnière dans leur saison, Liverpool en 1/8ème de finale retour à Anfield (0-1) le 11 mars, puis Aston Villa (3-1) en quart de finale aller, le PSG a donc décidé de martyriser toute l'Angleterre. La semaine dernière, après une séquence de 26 passes, les Parisiens ont rapidement pris les devants dans cette double confrontation. Les Franciliens ont trouvé la faille après un excellent travail sur son aile gauche de Kvaratskhelia qui a servi dans de bonnes conditions Ousmane Dembélé pour conclure (0-1). Malgrè quelques sueurs froides, le PSG a donc pu conserver son petit avantage avant le retour. Samedi, les joueurs de Luis Enrique, déjà champions de France, ont perdu leur deuxième match de Ligue 1 consécutif cette saison à Strasbourg (2-1), après sa défaite au Parc face à Nice (1-3). Cependant, il convient de préciser que Luis Enrique avait énormément fait tourner son effectif.

Deuxième de la Premier League (67 points), loin, très loin derrière Liverpool (82 points) qui a validé son titre de champion il y a 10 jours maintenant, Arsenal a eu beaucoup de mal face aux Parisiens. En manque d'inspiration et sans réelle imagination dans son jeu offensif, les Gunners se sont logiquement inclinés devant leur public (0-1). Trois faits marquants auraient pu changer la donne ne l'oublions pas. Globalement, Arsenal n'a pas assez pesé. Il s’agissait de leur première défaite vécue à domicile en Ligue des Champions cette saison. Avant cela, les Gunners avaient plutôt convaincu en étrillant le PSV en 1/8ème de finale (9-3 sur la double confrontation) puis en sortant l’épouvantail du Real Madrid (5-1 sur l’ensemble des 2 matchs) lors du tour précédent. Comme le PSG, Arsenal a été battu ce week-end en championnat, à domicile par Bournemouth (1-2).

Les Effectifs

Luis Enrique a tranché, Ousmane Dembélé sur le banc. D'autant plus que pour ce grand rendez-vous, Luis Enrique a finalement choisi de faire démarrer son atout n°1, impliqué dans 11 buts (8 buts et 3 passes décisives) en Ligue des champions cette saison, sur le banc. En attaque, en l'absence d'Ousmane Dembélé, Luis Enrique a choisi d'aligner la triplette Désiré Doué, Bradley Barcola et Khvicha Kvaratskhelia. Le premier sera dans l'axe, le deuxième dans le couloir gauche et le troisième dans le couloir droit. Pour le reste, on retrouvera les habituels quatuor défensif et trio au milieu de terrain.

Arsenal avec Partey et Timber. Du côté d'Arsenal, Mikel Arteta peut cette fois compter sur son expérimenté milieu de terrain Thomas Partey. Son retour permet à Mikel Merino de retrouver sa position de numéro 9 dans l'effectif, tandis que Leandro Trossard, titulaire à l'aller, démarre cette fois sur le banc. Forfait pour le match de championnat samedi contre Bournemouth (défaite 2-1) pour une raison que le coach espagnol a souhaité garder secrète, Jurrien Timber est également titulaire. Alors qu'il avait été vu en train de boiter, également samedi dernier, Martin Odegaard sera lui aussi bien présent.

Composition probable des équipes

Ce mercredi, c’est la finale des demi-finales de la Ligue des Champions avec un choc au sommet. Après sa victoire 1-0 en Angleterre, le Paris Saint-Germain reçoit Arsenal pour rejoindre l’Inter Milan en finale.

  • PSG (4-3-3) : Gianluigi Donnarumma; Achraf Hakimi, Marquinhos, Willian Pacho, Nuno Mendes; Joao Neves, Fabian Ruiz, Vitinha.
  • Arsenal (4-2-3-1) : David Raya; Jurriën Timber, William Saliba, Jakub Kiwior, Myles Lewis-Skelly; Thomas Partey, Declan Rice; Martin Odegaard; Mikel Merino, Bukayo Saka, Gabriel Martinelli.

Victime d'une énième rechute, Presnel Kimpembe est forfait ce soir pour le PSG. Un autre remplaçant, l'ailer Lee Kang-in, est bien dans le groupe après s'être fait mal face à Strasbourg à l'instar du défenseur de substitution Lucas Hernandez. S'il ne pouvait démarrer, Luis Enrique optera sans doute pour Doué en pointe et Barcola côté gauche, Kvaratskhelia passant à droite. Meilleur Parisien sur la pelouse à l'aller, Donnarumma a stoppé deux face à face bien négociés pourtant par les attaquants adverses. Deux superbes horizontales pour maintenir cette avance en faveur du club de la capitale. En défense, malgré son clean sheet, Paris a peu rassuré au match aller. Hakimi et Mendes ont été bien pris offensivement. Élu homme du match, Vitinha n'a rien à se reprocher, idem pour Neves auteur d'une intervention de grande qualité sur Merino. Samedi face à Strasbourg, Luis Enrique a beaucoup fait tourner pour gagner en fraîcheur. Il devrait aligner le même 11 de départ qu'à l'aller.

Comme à l'aller, Arsenal sera privé ce mercredi de l'international brésilien Gabriel Magalhães (défenseur central titulaire), du latéral blessé longue durée Tomiyasu, du milieu remplaçant Jorginho et des offensifs Havertz (4 buts en C1 et 9 en Premier League) et Gabriel Jesus (avant-centre remplaçant). Le latéral droit titulaire Timber, forfait le week-end passé, a fait son retour à l'entraînement collectif de veille de match, comme le défenseur international italien Calafiori, trop souvent blessé cette saison. Aperçu boitant à la fin du match face à Bournemouth, Odegaard est annoncé disponible et devrait pouvoir débuter. Thomas Partey était suspendu mardi dernier. Les deux hommes devraient pouvoir être sur la feuille de match et le premier cité est même attendu titulaire ce mercredi. Son retour dans le 11 devrait permettre à Merino de retrouver son nouveau poste d'avant-centre dans le 4-3-3 de Mikel Arteta et ainsi voir Trossard, l'international belge, effectuer son retour sur le banc.

Historique des Confrontations

Avant le match aller, le PSG et Arsenal ne s'étaient affrontées que 4 fois en compétition officielle. Invaincu face aux Parisiens jusqu'alors, Arsenal comptait cependant une seule victoire pour 3 matchs nuls. Mais, la semaine passée, le PSG a donc remporté son 1er succès face aux Gunners lors du match aller (0-1), sans doute au meilleur moment.

Analyse des Joueurs

Le PSG s'est logiquement incliné 2-0 sur la pelouse d'Arsenal à l'occasion de la 2e journée de la phase de championnat de la Ligue des Champions, retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Performances individuelles des joueurs du PSG

  • Donnarumma : Le gardien italien avait pourtant bien débuté, avec deux sorties réussies, l'une loin de son but, l'autre aérienne, mais il a gâché son match dès le premier but. Son déplacement trop lent et sa mauvaise lecture de la trajectoire ont ouvert le but à Havertz qui ne s'est pas fait prier. Il ne fait pas mieux dans la foulée sur un coup de pied arrêté certes compliqué à gérer mais sur lequel il retire ses mains. Dans une phase de championnat où la différence de buts pourrait bien compter à la fin, il évite certes une déroute avec plusieurs arrêts intéressants par la suite mais il était déjà trop tard.
  • Hakimi : Arsenal ne l'a pas beaucoup sollicité défensivement, préférant attaquer par l'autre aile, mais son adversaire direct Martinelli s'est tout de même régulièrement retrouvé en position de frappe, ce qui n'est pas très positif. Les Gunners ont surtout bien contenu dans l'ensemble l'activité offensive du Marocain, le forçant à monter moins par leur pressing. Hakimi a toutefois su être plutôt dangereux lorsqu'il parvenait à être lancé, à l'image d'un tir dangereux en angle fermé.
  • Marquinhos : Pris dans son dos sur la première occasion adverse, le Brésilien avait posé les bases de son match dès le départ : jamais totalement responsable, mais jamais vraiment en mesure de dominer et de faire respirer sa défense. Avec le ballon, ce fût pareil : propre, mais rarement bien utile à son équipe dans le fond et moyen en tout.
  • Pacho : Face à un adversaire dominant athlétiquement, lui n'a rien lâché sur ce point et a su gagner des duels en bougeant ses adversaires. Durant toute la partie, il a pratiquement été le seul de la ligne arrière à s'imposer dans les un-contre-un mais, s'il a été performant pour défendre en avançant, il est franchement pris dans son dos sur l'ouverture du score et a donc une belle part de responsabilité.
  • Nuno Mendes : Le Portugais a vécu un match aux deux visages, selon les côtés du terrain. Défensivement, il a encore une fois souffert face à un ailier de classe mondiale et Saka a joué avec lui, Mendes réagissant d'ailleurs stupidement en provoquant le coup-franc du 2-0 d'une faute d'une inutilité rare. Dans son camp, il a également été en grande difficulté à la relance, coincé le long de la ligne de touche.
  • Vitinha : Que le petit Portugais semble loin de son meilleur niveau en ce moment, comme lors du premier match contre Gérone (1-0). Il tente bien d'imposer sa touche technique au jeu parisien mais n'y parvient pas du tout, broyé physiquement par des adversaires qui arrivent à l'étouffer, contrairement à la saison passée. Fabian Ruiz l'a remplacé et il a tenté de jouer plus vite, sans réellement réussir à apporter plus dans la construction du jeu malgré tout.
  • Zaïre-Emery : Le jeune milieu a été l'un des rares à vite entrer dans le match et il a été pratiquement le seul à ne pas être dominé athlétiquement ou dans les duels durant la première période. Cela n'a pas suffi à sauver son équipe mais ce répondant était très nécessaire et il a au moins empêché Arsenal de pilonner ce côté du terrain.
  • João Neves : Dans un rôle de relayeur gauche qui défendait parfois l'axe un cran plus haut en première période, le petit Portugais a été totalement dépassé en première mi-temps : souvent effacé au pressing et en retard pour venir aider Nuno Mendes, totalement dominé dans l'impact quand son équipe tentait de relancer depuis l'arrière, il n'a nullement pesé dans ce rôle. Sa fin de match devant la défense a en revanche été plus aboutie, avec des orientations mieux senties et quelques ballons récupérés.
  • Doué : C'est finalement lui qui avait la lourde charge de remplacer Ousmane Dembélé et la surprise du chef est dans l'ensemble passée totalement à côté. A l'exception d'une bonne passe vers Hakimi, Doué n'a jamais su se placer offensivement pour faire mal ni peser sur le jeu parisien. A 19 ans et pour sa première titularisation en Champions League, il est vraiment apparu très tendre dans le duel, à l'image de celui qu'il perd face à Trossard au départ du premier but.
  • Lee : De nouveau positionné en fausse pointe, le Sud-Coréen n'a jamais vraiment mis au défi la redoutable défense centrale adverse, si ce n'est en la pressant, et il a beaucoup décroché pour toucher la balle et ordonner les attaques parisiennes, ce qui lui a permis de lancer quelques contres de belle façon. Mais dans une seconde période où Paris a joué plus haut, il a eu plus de difficultés à exister alors qu'il était pourtant plus proche du but adverse, à l'exception d'une frappe flottante bien sentie, et sa fin de match à droite est également insignifiante.
  • Barcola : Attendu sur son côté gauche, il a pourtant vécu un début de match très compliqué, Paris le cherchant dans des situations compliquées où il s'est fait dévorer par Timber. Un peu mieux au bout d'une demi-heure de jeu, il est encore trop spectateur au premier poteau sur le coup-franc du 2-0 et, malgré quelques actions intéressantes en combinant avec ses partenaires, ses difficultés dans le un-contre-un ont été visibles durant toute la soirée. Mais les circonstances dans lesquelles il se retrouve à jouer des duels contre les défenseurs sont rarement très bonnes non plus.

Évolution des Valeurs Marchandes

210 jours. C'est le temps qui s'est écoulé depuis la dernière confrontation entre Arsenal et le Paris Saint-Germain, en phase de groupes de Ligue des Champions. Mais quelle équipe a le plus progressé sur la période ? Réponses en chiffres et valeurs marchandes.

Le 1er octobre, les Gunners s'étaient imposés 2-0 à l'Emirates Stadium grâce à des buts de Kai Havertz (à la 20e min) et Bukayo Saka (35e). Un résultat plutôt logique au vu de la différence de valeur marchande entre les deux équipes. Mais l'écart s'est réduit depuis.

D'un côté, la valeur de l'effectif professionnel d'Arsenal (composé de 24 joueurs aujourd'hui) a baissé de 46,5 millions, glissant ainsi d'environ 1,17 à 1,13 milliard d'euros. Parmi les joueurs les plus lésés, on retrouve Raheem Sterling (de 35 à 15 mio. €), Gabriel Jesus (de 55 à 40 mio. €), Mikel Merino (de 50 à 35 mio. €), Oleksandr Zinchenko (de 35 à 22 mio. €) ou encore le capitaine Martin Ødegaard (de 110 à 100 mio.

Et de l'autre, la valeur du Paris Saint-Germain a augmenté de 50 millions d'euros, en grimpant de 873,5 à 923,5. Désiré Doué (de 30 à 60 mio. €), Bradley Barcola (de 50 à 70 mio. €), Ousmane Dembélé (de 60 à 75 mio. €), João Neves (de 55 à 65 mio. €) ou encore Willian Pacho (de 35 à 45 mio. €) font partie des principaux gagnants. Des progressions auxquelles s'ajoute l'arrivée de Khvicha Kvaratskhelia (80 mio. €) lors du mercato hivernal (le 17 janvier 2025).

Un peu plus de 200 millions d'euros séparent donc les deux adversaires désormais. En sachant que Mikel Arteta devra se passer de plusieurs joueurs blessés ce soir : Gabriel Magalhães (75 mio. €), Kai Havertz (70 mio. €), Riccardo Calafiori (40 mio. €), Gabriel Jesus (40 mio. €), Takehiro Tomiyasu (25 mio. €) et Jorginho (8 mio. €). Alors que Luis Enrique aura son groupe au complet.

Conclusion

En conclusion, le match entre le PSG et Arsenal s'annonce passionnant avec des enjeux importants pour les deux équipes. Les compositions d'équipes, les joueurs clés et l'historique des confrontations laissent entrevoir une bataille tactique intense sur le terrain. Les supporters des deux camps peuvent s'attendre à un spectacle de haut niveau.

tags: #effectif #psg #arsenal