Wayne Gretzky: La Légende Inégalée du Hockey sur Glace

Wayne Gretzky est sans hésiter le GOAT de la NHL. C’est le GOAT indiscutable de la NHL. Michael Jordan par ci Michael Jordan par là, beaucoup d’entre nous pensent qu’il n’y a que le célèbre numéro 23 des Chicago Bulls qui aura marqué à vie le sport professionnel nord-américain. Il est bien maladroit d’oublier le hockeyeur Wayne Gretzky qui durant les années 80 et 90, aura été le meilleur joueur all-time de la NHL.

Wayne Gretzky est ainsi sans hésiter le GOAT de la NHL. En revanche, peut-il être considéré comme celui du sport US ? Son rival pour ce titre ô combien symbolique est bien évidemment Michael Jordan. Le célèbre numéro 23 des Bulls n’aura été que 5 fois MVP au cours de sa carrière et 10 fois meilleur marqueur NBA. Cependant Jordan aura remporté 6 titres NBA, 14 fois All Star et aura gagné 2 médailles d’or aux JO. Il est donc bien difficile de départager les deux hommes. Quoi qu’il en soit, Wayne Gretzky est sans conteste la légende de la NHL. Le 99 est désormais un numéro qu’au aucun hockeyeur n’ose porter et ce quelque soit le niveau ou le pays.

Wayne Gretzky a aussi révolutionné l'histoire de son sport. Le plus grand joueur de hockey sur glace de tous les temps n'est pas seulement celui qui a affolé les statistiques, en accumulant des records d'un autre monde, avec une incommensurable marge sur le commun des mortels. Il a d'abord rabattu le caquet de tous les exégètes de la virilité, qui ne jugent le hockeyeur qu'à l'aune de sa force physique, en prouvant que son intelligence de jeu exceptionnelle pouvait valoir plus que tous les gros bras. Puis, une fois incontesté au sommet de son sport, il s'est mué en son plus fidèle promoteur, lorsqu'on lui a donné un bâton de pèlerin pour initier les terres vierges (et riches) du sud américain aux bienfaits du hockey sur glace. Le jeune homme assoiffé de jeu était devenu un symbole, et il a alors assumé ce nouveau statut. Car Wayne Gretzky a marqué le hockey plus que tout autre.

Wayne Gretzky en 2010

Jeunesse et Débuts

Résumé biographiqueWayne Gretzky, O.C. (né le 26 janvier 1961 à Brantford, ville de l'Ontario au Canada), est un joueur professionnel canadien de hockey sur glace qui possède aussi la nationalité américaine.

Née le 26 janvier 1961 à Brandford en Ontario, la légende raconte que Wayne Gretzky serait né avec des patins aux pieds. Même si cela n’est évidemment pas vrai, la future star de la NHL était durant son hockey mineur une véritable machine à scorer. En catégorie Atom (-11 ans), Gretzky totalise lors de sa dernière saison 517 points en 85 matchs.

Terentiy Lavrentevich Gretzky a quitté la région de Grodno (Empire russe, actuel Bélarus) avant la Révolution d'octobre 1917 pour s'installer au Canada. Il y acquiert du terrain pour se lancer dans l'élevage et vendre de la viande, du lait et des œufs. Renommé Anton et surnommé Tony, il se remarie avec Maria, originaire de la région de Tarnopol en Pologne (aujourd'hui Ternopil en Ukraine). L'ukrainien est la langue maternelle commune du couple de fermiers de Cunnington, dans l'Ontario. C'est dans l'arrière-cour de sa maison que Walter Gretzky aménage une petite patinoire où il enseigne à son fils Wayne, comme ensuite à ses frères, les rudiments du patinage et les fondamentaux du hockey sur glace, ce sport qu'il fait découvrir chaque samedi aux gamins en allumant la télévision pour le match des Toronto Maple Leafs. C'est dans ces exercices d'apprentissage que Wayne développe très jeune sa technique.

Mais pour jouer dans le club local et non plus sur la rivière gelée du coin, il faut attendre qu'il ait dix ans. Il se présente à cinq ans et essuie un refus. Il s'entraîne toute l'année et revient à la charge un an plus tard, et le club finit par céder. Face à des joueurs de quatre ans ses aînés, le garçon n'a pas la partie facile, mais dès qu'il a une crosse en main, toute peur disparaît. Ce sera toutefois la seule fois de sa carrière où il sera dominé par les autres. S'il doit attendre le dernier match de la saison pour marquer un but, il a sa volonté pour lui. Au dîner de fin de saison, le petit Wayne pleure parce presque tout le monde a droit à un trophée, sauf lui. Son père lui répond qu'un jour, il en aura tellement qu'il n'aura plus de place pour les mettre.

Pourtant, le petit Gretzky n'a en aucun cas été un hockeyeur prédestiné. Le terrain de jeu de l'arrière-cour servait surtout à ses parents à pouvoir surveiller les enfants depuis la cuisine, et le petit Wayne ne s'est pas voué qu'à une seule passion. Enfant, il ne rêve pas d'une carrière dans le hockey, mais plus dans le baseball, auquel il n'arrêtera de jouer qu'en passant professionnel. Son total de buts avec le club de hockey de Brantford progresse à vitesse grand V, 27 la deuxième année, puis 104, puis 196, puis 378 (en 85 rencontres) à onze ans, pour sa dernière année chez les novices. Son père, qui est alors son entraîneur, a préféré passer la main, se doutant que le temps de jeu de son prodige de fils ferait jaser si c'était lui qui le lui accordait. Le gamin est déjà une curiosité, car l'hebdomadaire de référence The Hockey News a consacré un article à son improbable record de 378 buts. Il y a déjà des centaines de spectateurs qui se déplacent pour voir.

Mais être traité comme une star naissante n'est pas si facile, et lorsque Wayne a quatorze ans, sa famille décide qu'il est mieux pour lui de jouer dans un championnat plus fort, et d'échapper du même coup aux jalousies. Elle l'envoie donc à Toronto, en abandonnant sa garde à une famille d'accueil, en l'occurrence celle d'un coach local. L'évènement est mentionné sur les chaînes de télévision nationales, car il est tout de même inhabituel qu'un adolescent doive changer de tuteurs légaux pour des raisons liées au hockey. C'est à cette époque que, ne pouvant rivaliser physiquement avec des joueurs plus âgés, Wayne se découvre un terrain de prédilection, derrière les filets, où il est moins à la merci des défenseurs que devant.

Carrière Professionnelle

Par la suite il rejoint en 1978 les Indiana Racers en WHA pour sa première expérience chez les professionnels. Après 8 rencontres et 6 points, changement d‘équipe et direction les Edmonton Oilers toujours en WHA (ligue rivale de la NHL à l’époque). L’année suivante les Oilers passent dans le sillon de la NHL. À partir de ce moment, Wayne Gretzky peut enfin devenir la star de son sport.

Le déjà célèbre Wayne Gretzky change encore de famille d'accueil à seize ans lorsqu'il va jouer à Sault-sainte-Marie, en junior majeur. C'est là que, comme son habituel n°9 est déjà pris (par Brian Gualazzi), le manager Buzz McPherson a l'idée de lui concéder le n°99 qui le rendra célèbre. Après une seule saison de junior majeur, il est déjà mûr pour passer professionnel, à seulement 17 ans. Problème, ce n'est pas possible en NHL qui est interdite aux moins de dix-huit ans. Nelson Skalbania, le propriétaire des Indianapolis Racers, n'est donc que trop content de pouvoir narguer la ligue concurrente en annonçant l'engagement de Wayne Gretzky le jour de la draft NHL. Il passe deux mois dans l'Indiana, le temps de faire des opérations publicitaires et de faire vendre des billets, mais il s'avère que les Racers n'ont en fait pas les moyens de le payer, et il est échangé aux Edmonton Oilers.

La WHA vit là sa dernière année, et six de ses franchises, dont Edmonton, sont intégrées à la NHL. Beaucoup de joueurs établis ont du dédain pour la star annoncée, ce gamin plutôt frêle, pas très rapide et pas très puissant. Mais ce qu'ils ne voient pas au premier abord, ce sont sa mobilité, son sens de l'anticipation, sa vision périphérique, qui en font un joueur d'exception. Le môme dispute la tête du classement des marqueurs à Marcel Dionne, qui le devance à deux buts près, avec le même nombre de points marqués. Pourtant, il ne remporte pas le trophée Calder de meilleur "rookie". Il n'est en effet pas considéré comme un débutant puisqu'il a joué auparavant dans une ligue professionnelle majeure, la WHA. Mais il obtient mieux : le trophée Hart de meilleur joueur de NHL, à 19 ans. Pour sa deuxième saison, il inscrit 164 points, le record absolu.

Il le vit comme une grande expérience, beaucoup plus forte qu'en juniors. Même si les professionnels canadiens sont humiliés par la grande équipe soviétique en finale (1-8), il termine meilleur marqueur du tournoi... et sur sa lancée, il réalise une saison fantastique. Il commence la saison régulière de NHL en atteignant la barre des cinquante buts (ce chiffre magique que Maurice Richard avait atteint le premier, en une saison de cinquante rencontres) en seulement trente-neuf matches, une série conclue par un quadruplé et un quintuplé ! Il termine la saison régulière avec 92 buts et 212 points, des totaux non seulement jamais vus, mais même impensables.

Il y avait les statistiques d'avant Gretzky, il y a désormais les stats post-Gretzky. Il n'y a plus que les grincheux pour le dénigrer en prétendant que l'époque a changé et que les vedettes d'antan, elles, se prenaient beaucoup plus de coups et ne bénéficiaient pas d'un jeu si ouvert. Cet homme de tous les records n'est pourtant alors qu'un gamin menant une vie très simple. Il s'entraîne le matin, déjeune au restaurant le midi, puis glandouille l'après-midi, sauf les jours de match. Tous ces jeunes joueurs d'Edmonton sans attaches sont regroupés dans des appartements voisins, et Gretzky partage le sien avec Kevin Lowe, qui, par chance, est le seul dans le lot qui sache cuisiner.

Top 5 Wayne Gretzky NHL Career Moments

Les Années de Gloire à Edmonton (1979-1988)

Avec Edmonton, il va accumuler les saisons records, les distinctions personnelles et les Stanley Cup. Avec Mark Messier, Paul Coffey et Jari Kurri, Gretzky va remporter 4 titres de champion NHL en 1984, 1985, 1987 et 1988. Edmonton va mine de rien se forger une véritable dynastie et qui sera sans conteste L’équipe des 80’S.

Cette jeune équipe effrontée a d'ailleurs le don d'agacer ses adversaires. Beaucoup sont jaloux de la joie de jouer de cette jeunesse triomphante, qui se comporte comme si la victoire lui était due alors qu'elle n'a encore rien gagné. On les prend pour des prétentieux, à l'image du propriétaire des Oilers, Peter Pocklington, qui, en arrivant en NHL, fanfaronnait en annonçant qu'il gagnerait la Coupe Stanley dans les cinq ans (ce qui allait être le cas...). Aussi, au cours de cette saison 1981/82 où Edmonton bat tous les records en inscrivant 412 buts (plus de cinq par match !), ses mésaventures en play-offs en réjouissent plus d'un. En effet les Oilers sont battus de manière incroyable par les Los Angeles Kings. Ils perdent en prolongation le match décisif, qui restera dans l'histoire comme le "Miracle on Manchester" (du nom de la rue où se trouve le Forum de Los Angeles). Edmonton y mène 5-0 à l'approche du dernier tiers-temps mais se fait rejoindre à cinq secondes de la fin sur un but de Steve Bozek.

Heureusement, au lieu de ruminer cette erreur, il s'envole avec Lowe pour les championnats du monde. Le public européen, qui peut à son tour voir ce fameux extraterrestre Gretzky, est lui aussi sceptique au premier abord. Ce joueur n'est pas si impressionnant que ça à première vue, même s'il devient l'idole de son porteur de crosses, un junior finlandais nommé Esa Tikkanen, qui sera plus tard son équipier sur la première ligne d'Edmonton. Mais le n°99 trouve assez vite ses marques et laisse sa trace en terminant la compétition, comme d'habitude, avec le meilleur compteur... Car, et c'est le problème de Wayne Gretzky, il n'a toujours rien gagné d'important. Et en 1982/83, alors qu'il établit un nouveau record, celui des points marqués en play-offs (38), il ne parvient pourtant pas à inscrire le moindre but à l'excellente défense des New York Islanders en finale. Pour la première fois depuis presque deux cents rencontres, l'impressionnante attaque d'Edmonton est même blanchie par le gardien Billy Smith au premier match.

Après cette défaite, les joueurs des Oilers passent devant le vestiaires des Islanders, qui dominent la NHL depuis quatre ans. Alors que le staff et les familles célèbrent le titre, les joueurs sont trop occupés à récupérer et à panser leurs plaies. Wayne Gretzky comprend le message, et il est prêt à devenir un leader. Les Edmonton Oilers battent encore une fois tous les records offensifs (446 buts), mais arrivés dans les play-offs 1984, ils mettent l'accent sur la défense. Face à leur bête noire, les New York Islanders, ils finissent leurs mises en échec et font exploser la dynastie régnante. Gretzky a assumé son rôle de capitaine en mettant ses actes en accord avec ses discours et en montrant l'exemple sur la glace. Il a amené au titre une équipe qui a su combiner la force nord-américaine, symbolisée par Mark Messier, et la vitesse européenne. Le passeur de génie Gretzky, lui-même plus "européen" dans son jeu qui ne répond guère aux canons nord-américains, est le grand artisan de cette révolution qui secoue la NHL.

L'année suivante, contre Philadelphie, les Oilers atteignent sans doute le sommet de leur niveau de jeu, grâce à trois joueurs au faîte de leur gloire, Wayne Gretzky, Jari Kurri et Paul Coffey, qui trouvent la parfaite harmonie. Le n°99 a développé une véritable science du jeu derrière le filet, novatrice et unique. Il est capable d'utiliser le cadre métallique de la cage pour ses passes, testant même les rebonds à l'entraînement. Le premier, c'est l'ailier finlandais Jari Kurri. Une des grandes forces de son jeu est sa reprise instantanée, tandis que celle de Gretzky est la passe ; il est donc naturel qu'ils soient devenus complémentaires. Kurri est le joueur qui aura le plus souvent assisté un but de Gretzky au cours de sa carrière, et évidemment l'inverse est encore plus vrai. Le second, c'est le défenseur Paul Coffey. Ce gracieux patineur est le spécialiste des rapides montées vers l'avant, qui lui permettent d'être le "late man", le joueur supplémentaire qui fait basculer une attaque.

C'est l'époque où Gretzky monte sur la glace trente secondes avant ses coéquipiers, pour chauffer la foule, y compris à l'extérieur. Et pour rejoindre son bus, il lui faut une escorte pour qu'il parvienne à se frayer un chemin au milieu des centaines de demandeurs d'autographes. Il passe souvent plus d'un quart d'heure à apposer ses signatures, et pendant ce temps, ses coéquipiers poireautent. Quand il était jeune, tout cela l'amusait, mais il commence à être agacé par ces permanentes sollicitations, ce rôle de star, voire de phénomène de foire. Dans le jeu non plus, son quotidien n'est pas de tout repos. Certains joueurs sont chargés exclusivement de sa personne sans jamais s'occuper du palet, comme par exemple Steve Kasper à Boston. Il arrive toutefois que la belle machine d'Edmonton soit grippée. C'est le cas en 1986, quand les Oilers sont sortis des play-offs par Calgary, sur un malheureux but contre son camp du défenseur rookie Steve Smith.

Ils laissent ainsi les Flames, leurs ennemis jurés, jouer la finale de la Coupe Stanley (qu'ils perdront contre Montréal). La rivalité entre les deux clubs de l'Alberta est en effet dans ces années quatre-vingt une des plus intenses de l'histoire de la NHL, et les confrontations Calgary-Edmonton sont toujours brûlantes. Mais la dernière, en 1987-88, scelle déjà la fin d'un règne. Les Edmonton Oilers sont détruits par l'argent. En effet, la fraternité qui unissait cette jeune équipe conquérante s'évanouit avec le premier départ d'un des cadres fondateurs, Paul Coffey. Celui-ci se lance dans un bras de fer financier alors inhabituel en NHL, et qui allait devenir monnaie courante par la suite, ce qui explique que cette fabuleuse équipe des Oilers ne pourra sans doute jamais être égalée.

Pittsburgh, l'équipe d'un certain Mario Lemieux, qui est en train de s'imposer comme le successeur de Gretzky. Il a la jeunesse pour lui, et les rôles sont maintenant inversés. Pour la première fois, le n°99, qui a manqué seize matches sur blessure, n'est pas élu meilleur joueur de la NHL. Mais le moment où Mario Lemieux a pris cette nouvelle dimension, c'est en jouant aux côtés de Gretzky lui-même, en ouverture de cette saison, lors de la quatrième Coupe Canada en septembre 1987. Les qualités de passe exceptionnelles du n°99 exigent en effet que ses coéquipiers soient capables de recevoir le palet quand ils s'y attendent le moins. Le n°66 sera le seul, Kurri mis à part, à anticiper aussi bien les intentions de Gretzky. Les deux génies du hockey trouvent presque immédiatement des automatismes alors qu'ils n'ont jamais joué ensemble.

Avec ce duo magique, le Canada remporte la compétition. L'arrivée du rival n'a en rien écorné la popularité de Gretzky. Son mariage à la cathédrale d'Edmonton avec Janet Jones est couvert par tous les médias.

Le Transfert aux Los Angeles Kings (1988-1996)

Alors que la Ligue amorce son expansion en Californie, il est important d’attirer le chaland à Los Angeles. Le 09 août 1988, Gretzky va être échangé aux Los Angeles Kings, un tremblement de terre sans précédent sur la planète hockey. L’arrivée de The Great One va permettre de vendre 2 500 abonnements en un jour. La NHL a donc réussi son coup et installé un sport de glace dans un État qui ne vivait que pour la plage et les Lakers.

Le 9 août 1988 fait l'effet d'une bombe dans le monde du hockey sur glace. L'annonce fait la une de tous les médias, y compris du New York Times : Wayne Gretzky est échangé aux Los Angeles Kings, en compagnie de McSorley et Krushelnyski, contre deux joueurs, trois premiers tours de draft, et surtout...

Mais à partir de là, l’Unique va perdre de sa superbe. Gretzky ne va plus jamais gagner de Coupe Stanley par la suit. Sa plus grande chance de mettre la main sur le titre sera en 1993. S’en suivront de nombreuses années décevantes sans atteindre les séries éliminatoires. Pour Wayne Gretzky, les années passent et les performances régressent. Les petits pépins s’accumuleront par la suite pour Gretzky. Après 8 saisons du côté de L.A, The Great One va changer d’équipe pour finir sa carrière.

Fin de Carrière et les Rangers de New York

Après un bref passage chez les Saint-Louis Blues, l’ontarien va retrouver à New York son partenaire de l’époque d’Edmonton Mark Messier. Avec les Rangers, il va continuer à être l’un des meilleurs joueurs de la NHL. Dans une ligue de plus en plus concurrentielle, Wayne Gretzky inscrira à 36 ans 97 points lors de la saison 1996/97.

Si Wayne Gretzky a inscrit son nom dans l’histoire de la NHL, il a également fait dans l’histoire du Canada. En 1998, le rêve olympique va enfin se réaliser pour The Great One avec l’apparition à Nagano des NHLers pour la première fois aux JO d’hiver. L’occasion pour lui de rentrer un peu plus dans la légende comme l’a fait Michael Jordan avec la Dream Team en 1992. Malheureusement pour lui, le Canada se fera éliminer par la République Tchèque en demi-finale. Un match terrible où le gardien Dominik Hasek (l’autre légende de la NHL) va neutraliser un par un les attaquants canadiens lors de la séance de fusillade. Une déception, mais ce ne sera que partie remise. En 2002, il va revenir aux JO en tant que Directeur Général. Le Canada décrochera cette fois-ci la médaille d’Or face aux USA, pays organisateur.

Aujourd’hui, c’est un autre challenge qui attend Wayne Gretzky.

Héritage et Reconnaissance

Il joue l'essentiel de sa carrière professionnelle dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et est généralement considéré comme le meilleur joueur de l'histoire du hockey sur glace. Portant le numéro 99 durant sa carrière, il est le seul joueur dont le numéro est retiré pour l'ensemble des équipes de la Ligue nationale de hockey. Il détient la majorité des records de la LNH, que ce soit au niveau des passes, des points, du nombre de tours du chapeau ou encore de l'ensemble des trophées gagnés tout au long de sa carrière. En vingt ans dans la LNH, il totalise 2 857 points dont 894 buts. Sur l'ensemble de sa carrière en saison régulière, il connaît une moyenne de 1,92 point par match.

Ainsi au fil de ses performances, le canadien le plus connu après Justin Bieber va devenir le VRP de la NHL. Joueur évidemment très complet, Wayne Gretzky est devenu la star de la NHL et du sport US en général. À lui seul, il attirait les foules dans les patinoires du Canada et des Etats-Unis. Rapidement surnommé The Great One par les observateurs, le célèbre numéro 99 va par ailleurs multiplier les contrats publicitaires.

Wayne Gretzky va alors accumuler titres et trophées. Dès la saison 1980-1981, il est élu meilleur débutant de la N.H.L. L'année suivante, il inscrit 164 points (55 buts et 109 assistances) en saison régulière, battant le record de Phil Esposito (152). Cette année-là, il détrône l'idole canadienne des années 1940-1950, Maurice Richard. En effet, celui-ci avait inscrit, en 1944-1945, « 50 buts en 50 matchs ». Un record qui semblait inaccessible et devenait au fil des ans un challenge. Or Gretzky marque ces fameux 50 buts en seulement 39 matchs.

Au cours de sa carrière, Wayne Gretzky sera élu neuf fois meilleur joueur de la N.H.L., et terminera dix fois meilleur marqueur de cette ligue ; il participera quinze fois au All-Star Game (le « match des étoiles »), qui réunit les meilleurs hockeyeurs d'Amérique du Nord. Tous ces honneurs lui vaudront d'être surnommé par les médias et ses fans « The Great One », ce qui peut se traduire maladroitement en français par « La Merveille ».

Bien sûr, Gretzky n'accumule pas que les honneurs, il engrange aussi les titres. De Montréal et Philadelphie, le centre de gravité du monde du hockey sur glace se déplace à Edmonton. Guidés par Gretzky, des joueurs comme Paul Coffey, le gardien de but Grant Fuhr ou le Finlandais Jarri Kurri se surpassent. Les Edmonton Oilers remportent ainsi la Coupe Stanley en 1984, 1985, 1987 et 1988.

À la fin de 1988, le Canada entier est en émoi. « The Great One » va quitter Edmonton. Peter Pocklington, le propriétaire de la franchise cède Wayne Gretzky aux Los Angeles Kings pour 15 millions de dollars, afin de financer des projets personnels. Gretzky entame donc une nouvelle carrière. Gagner la Coupe Stanley semble alors un objectif irréaliste, mais, grâce à Wayne Gretzky, le hockey sur glace va conquérir un nouveau public. Wayne épouse une actrice, Hollywood s'intéresse à lui. En 1993, il parvient à hisser les Los Angeles Kings en finale de la Coupe Stanley (défaite face aux Canadiens de Montréal). Gretzky joue jusqu'en 1996 à Los Angeles, mais son équipe ne brille guère. Après un bref passage aux Saint Louis Blues, il achève sa carrière au sein de la franchise des New York Rangers, en 1999.

Pour lui rendre hommage, les dirigeants de la N.H.L. En effet, les professionnels de la N.H.L. étaient pour la première fois autorisés à participer au rendez-vous olympique.

Wayne Gretzky a marqué le hockey plus que tout autre. Sa capacité à anticiper le jeu lui permettait toujours de faire la passe là où son coéquipier allait se trouver dans la meilleure position. Il distribuait les assistances comme des petits pains, surtout de sa place fétiche derrière la cage, et c'est ce qui lui a permis de réussir des saisons de deux cents points là où les autres grands joueurs peinent à en inscrire cent.

Tableau des Réalisations Majeures de Wayne Gretzky

Réalisation Année(s)
4 Coupes Stanley avec Edmonton Oilers 1984, 1985, 1987, 1988
9 fois meilleur joueur de la NHL Multiples
10 fois meilleur marqueur de la NHL Multiples
Record de 92 buts en une saison 1981-1982
Record de 212 points en une saison 1981-1982
Seul joueur dont le numéro (99) est retiré par toutes les équipes de la NHL -

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