Gérard Prêcheur : Palmarès et Héritage dans le Football Féminin

Gérard Prêcheur, figure emblématique du football féminin, a marqué son passage au Paris Saint-Germain (PSG) et à l'Olympique Lyonnais (OL) par un palmarès impressionnant et une approche novatrice du jeu. Cet article explore son parcours, ses réalisations et sa philosophie en tant qu'entraîneur.

Un Parcours Riche et Varié

Gérard Prêcheur, fort d'une expérience diversifiée, a débuté sa carrière d'entraîneur très jeune, prenant en charge l'école de foot du FC Valence alors qu'il était encore joueur. Il a gravi les échelons, passant par différents clubs et divisions, avant de se révéler au plus haut niveau.

Passage Remarqué à l'Olympique Lyonnais (2014-2017)

C’est son fait d’armes le plus marquant. Le nouveau coach du PSG féminin est d’abord passé par son grand rival : l’Olympique lyonnais. Entraîneur entre 2014 et 2017, Gérard Prêcheur y construit son glorieux et riche palmarès avec deux Ligues des champions (2016 et 2017).

En 106 rencontres avec l'OL, il en a gagné 94, soit un ratio d'environ 89% de victoires. En trois ans, il a tout simplement réussi à prendre les trois championnats de France (2015, 2016, 2017), les trois Coupes de France (2015, 2016, 2017) et deux Ligues de champions (2016, 2017). Seul la coupe d'Europe 2015 lui a échappé, puisque son groupe s'était incliné face à son futur club, le Paris Saint-Germain.

À Lyon, l’ancien milieu de terrain (il a évolué en D2 et D3 à l’époque) entraîne la gardienne des Bleues Sarah Bouhaddi ou la milieue de terrain Amandine Henry.

En Chine, il remporte avec son équipe la Coupe de Chine ainsi que la Coupe des Provinces (équivalent d’une Coupe de la ligue). À la fin de la saison, il est élu meilleur entraîneur de D1 par la fédération chinoise.

Arrivée et Départ du Paris Saint-Germain

Le PSG a annoncé lundi la nomination de Gérard Prêcheur au poste d’entraîneur des féminines. Il remplace Didier Ollé-Nicolle. En quête d’un successeur à Didier Ollé Nicolle, la section féminine du Paris Saint-Germain a officialisé ce lundi la nomination de Gérard Prêcheur au poste d’entraîneur.

Arrivé en 2022 sur le banc parisien, Gérard Prêcheur a terminé deuxième du championnat de France la saison passée, derrière Lyon, a été éliminé en quarts de finale de la Ligue des champions par Wolfsburg (0-1, 1-1).

Une journée de championnat et puis s'en va. D'après RMC Sport, Le Parisien et l'AFP, Gérard Prêcheur quittera officiellement ses fonctions d'entraîneur du PSG féminin dans les prochaines heures.

Ainsi, le technicien de 63 ans va quitter le navire parisien avant OL-PSG (2e journée de championnat) dimanche soir. Les relations entre Gérard Prêcheur et la direction sportive (Angelo Castellazzi et Sabrina Delannoy) n'était pas au beau fixe.

Nommé entraîneur de la section féminine du Paris Saint-Germain le 1er août 2022, Gérard Prêcheur quitte son poste ce jeudi, pour « raisons personnelles ». Annoncé par Le Parisien et RMC Sport, l’information a été confirmée à l’AFP par une source proche du club.

Cette décision prise d’un commun accord intervient après la victoire du PSG 3-0 à Bordeaux pour la première journée de Division 1, et avant le choc contre l’Olympique lyonnais, dimanche.

Selon la source proche du club, le départ de Gérard Prêcheur n’a aucun lien avec cette affaire, et n’est pas lié non plus à des résultats sportifs.

Vice-champion de France derrière son ancien club lyonnaisAncien entraîneur des Lyonnaises, Prêcheur, 63 ans, avait été nommé au PSG en remplacement d’Ollé-Nicole, qui avait été suspendu par le club pour des accusations de comportement « inapproprié », bien qu’une enquête interne n’ait alors relevé ensuite aucun manquement.

Pour la deuxième fois à une semaine d'intervalle, l'Olympique lyonnais et le PSG vont s'affronter dimanche à 21 heures. À cette occasion, Gérard Prêcheur, le coach des Parisiennes, va à nouveau faire face à l'équipe qu'il a dirigé de 2014 à 2017.

Le PSG féminin a annoncé lundi la nomination de Gérard Prêcheur au poste d’entraîneur jusqu’en 2023, avec une année supplémentaire en option.

Philosophie et Principes de Jeu

Gérard Prêcheur : " On a eu la maîtrise totale " (face à BK Häcken) [CONF DE PRESSE]

Gérard Prêcheur s'appuie sur une orientation de jeu, sur un projet de jeu. C'est quand même important cette notion de projet de jeu. C'est quoi un projet de jeu ? C'est un ensemble d'actions, de principes collectifs, de règles plutôt individuelles, relatifs aux orientations de jeu de l'équipe.

Il est important d'avoir un projet de jeu, de maîtriser ces orientations pour que les joueuses ou joueurs sachent précisément quel type de jeu elles vont pratiquer et comment elles vont le pratiquer. Ça me fait penser à la notion de philosophie de jeu unitaire, une manière semblable de jouer. Il faut que toutes les joueuses aient les mêmes connaissances du jeu. Il faut qu'il y ait cette notion de flexibilité. Donc, il faut que ce projet de jeu soit précis.

Le « must », c'est que toutes les joueuses soient capables de prendre les mêmes décisions dans une situation identique.

Sur un plan général, il a toujours été marqué par le collectif. Quand il a démarré sa carrière d'éducateur et d'entraîneur, c'était à l'époque du football club de Nantes, du FC Sochaux, des grands clubs formateurs. Il a été marqué par le football de Nantes, le football à la nantaise avec Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix.

Il est convaincu que plus le collectif est performant, plus les joueuses peuvent s'exprimer individuellement. Il y a un projet de jeu qui doit être bien cadré - avec les principes, les règles - il va permettre de baliser le parcours et de donner une ligne directrice à tout l’effectif. C’est un cadre qui va les rassurer, leur permettre de savoir où elles vont.

Il y a une deuxième étape où il faut que les joueuses puissent également s’exprimer. Il ne faut pas que ce cadre soit trop rigide et porte préjudice à l'expression individuelle. Il faut trouver le juste milieu, pour mettre en place un cadre rapide, surtout quand on arrive dans un club avec de nouvelles joueuses.

Il a toujours été attiré par le jeu offensif. Il prône un jeu offensif, prioritairement pour marquer, pour jouer vers le but adverse et surtout pour avoir le ballon. Pour avoir le ballon, il faut la maîtrise, mais aussi une volonté de le récupérer dès qu'on l'a perdu, ce qu'on appelle la récupération à la perte.

Sur le plan défensif, il oriente les joueuses à défendre par rapport au ballon, en s'appuyant sur les principes de zone et par rapport à l'adversaire. Il n'est pas un entraîneur qui s'appuie sur un seul type d'animation défensive, il est quand même plus sur une animation défensive mixte.

Sur un plan général, il veut du rythme dans les rencontres, qu’il soit soutenu et maîtrisé. Une fois que ces orientations générales ont été bien définies, il s'appuie sur des axes : la notion de maîtrise, la notion de lutte contre le pressing. Il faut être capable d'avoir la maîtrise du ballon malgré le pressing adverse, c'est le jeu en possession.

Ensuite, le jeu vers le but avec la notion d'utilisation d'espace. Dans son esprit, cette notion d’espace est très importante. Le kilogramme, c'est l'unité de masse, l'euro, c'est l'unité monétaire. Son unité football, c'est l'espace. L'espace qu'il crée et qu'il utilise entre deux joueuses ou entre deux lignes.

Lorsqu’on a ce jeu vers le but, on a deux possibilités : utiliser rapidement les espaces derrière la ligne arrière lorsqu’il y en a, sinon, il faut avoir une une maîtrise haute pour avoir le ballon, jouer dans le camp adverse et créer des décalages pour finir les actions.

Sur le plan défensif, il s'appuie sur trois phases. La phase d'opposition, bien s'opposer à l'action offensive adverse, quand la ligne arrière adverse a le ballon, comment il va s'opposer à leur jeu ? La phase de récupération à la perte ou en bloc intermédiaire. Et une troisième phase, la phase de protection.

Il faut penser à tout le jeu en continuité pour gérer le rythme et pour gérer toutes ces phases de transition offensive-défensive et défensive-offensive. Sans oublier quand même un axe déterminant depuis de nombreuses années : les coups de pied arrêtés, offensifs et défensifs.

Schéma Tactique Préféré

Pour lui, le système de jeu, c'est la répartition des joueuses par ligne. Une fois qu'on a les orientations de jeu et qu’elles sont bien définies avec les joueuses, on analyse les caractéristiques des joueuses. On regarde quelle est la répartition la plus pertinente, la plus adaptée à leurs caractéristiques et aux orientations de jeu présentées.

À partir de là, on va s’appuyer sur un système plutôt qu’un autre. Pour lui, les deux systèmes compatibles avec ses orientations de jeu, adaptés au jeu de possession, c’est le 4-3-3 et le 3-5-2. Ils ont des caractéristiques communes avec ce jeu en triangle.

Mais le plus important, ce n'est pas le système de jeu. Le système de jeu permet aux joueuses de mieux se situer sur le terrain et de mieux se situer les unes par rapport aux autres. Ce qui est important, c'est l'animation. Ce sont les relations que vous allez instaurer entre les joueuses.

Oui, les joueuses passent avant le système. Il préfère accorder une priorité aux caractéristiques des joueuses pour choisir le système de jeu qui leur correspondra le mieux et qui correspondra le mieux aux orientations de jeu. Parce que, par contre, sur les orientations de jeu, là, il est inflexible. Il n'a jamais changé et il ne changera pas.

Tableau des Réalisations de Gérard Prêcheur

Compétition Années Club
Championnat de France 2015, 2016, 2017 Olympique Lyonnais
Coupe de France 2015, 2016, 2017 Olympique Lyonnais
Ligue des Champions 2016, 2017 Olympique Lyonnais
Coupe de Chine N/A N/A
Coupe des Provinces N/A N/A

Une équipe forte tactiquement, c'est une équipe qui a une forte connaissance du jeu et qui fait les bons choix. La tactique, c'est de faire les bons choix. L’entraîneur a son importance, bien sûr, puisqu’il aura défini le cadre et surtout son plan de jeu en fonction de son équipe. Il a eu l'opportunité d'avoir des équipes fortes, notamment à l’Olympique Lyonnais et désormais au Paris Saint-Germain.

La meilleure tactique gagne-t-elle systématiquement la rencontre ? Non. Et voilà ce qui fait la beauté du football. C'est un des seuls sports où ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. On le voit dans ces magnifiques compétitions que sont les Coupes : Coupe de France et Coupe d'Europe.

De manière générale, lorsqu'il y a une bonne équipe et une bonne adhésion des joueuses à un projet de jeu qui tient la route, la probabilité de remporter le match est très forte.

Il n'y a pas de notion de chance. La chance, c'est quand on obtient quelque chose alors qu'on ne le voulait pas. Il préfère le terme de réussite. Il y a des jours, on peut jouer trois heures sans mettre un but. D’autres jours, on va mettre un but d’entrée. Et ça va enclencher un capital confiance important à ce moment-là.

Mais il y a un autre critère important au football, c'est l'arbitrage. Les surprises viennent souvent de l’arbitrage. Aujourd’hui, les scores sont souvent étriqués, avec un but d'écart, et on s'aperçoit qu'une décision malencontreuse d’un arbitre peut faire basculer un match.

On peut avoir le meilleur entraîneur avec les meilleures joueuses, ce qui va être source de succès ou d’insuccès, de performance ou de contre-performance, de victoire ou de défaite, c'est la relation qu'il va y avoir entre les deux. Donc, je dirais que le bon entraîneur, c'est celui qui va être capable d'instaurer un très bon relationnel entre lui et ses joueuses.

Il est obligé d'être psychologue surtout avec cette évolution du football. Quand il était joueur, les entraîneurs étaient beaucoup plus directifs, le joueur avait moins la capacité de s'exprimer. Sur le plan management, c'était moins difficile. La psychologie que j'ai connue dans les années 70 et 80 était moins forte qu'aujourd'hui.

Aujourd'hui, les joueuses sont hyper médiatisées. Ce sont des stars. Les matchs sont plus médiatisés, retransmis à la télé. Les agents sont là, ils ont une grosse influence sur l'attitude et le comportement des joueuses, ce qui complexifie énormément la tâche des entraîneurs.

Cette complexité fait qu'il faut faire preuve de beaucoup de psychologie.

Bien sûr, on peut être considéré comme un bon entraîneur sans remporter de trophées. Parce que les trophées dépendent également des budgets des clubs et de la qualité de l'effectif mis à disposition.

La causerie est de deux ordres. Elle fait un rappel de notre plan tactique, pour clarifier le plan de jeu qui a été préparé tout au long de la semaine. Les principaux objectifs de la causerie sont sur le plan mental. Et là, c'est le ressenti : dans quelle phase on est, est-ce que on est dans une série positive, est-ce qu'on capitalise sur la confiance ou au contraire, est-ce qu'on les alerte sur la probabilité de relâchement ?

Un Prêcheur reste toutefois sur le banc de l’équipe, puisque Jocelyn, jusque-là adjoint de son père, a été nommé à sa place.

La nouvelle de sa nomination a ravi certaines joueuses. Un lien fort unit les deux : c’est en effet Gérard Prêcheur qui a formé l’internationale française. « On a eu une très bonne formation à l’INF Clairefontaine avec Monsieur Prêcheur qui nous a bien formées, bien appris les bases. On a gardé tout ça et on a su progresser d’année en année », confiait Marie-Antoinette Katoto il y a quelques semaines au micro de RMC . Le PSG a confirmé que son fils Jocelyn serait son adjoint à Paris.

Gérard Prêcheur : « Pouvoir intégrer un club aussi prestigieux que le Paris Saint-Germain est une opportunité exceptionnelle. Je suis très honoré d’avoir été choisi pour démarrer ce nouveau cycle et je remercie le Club pour sa confiance, à commencer par le Président. Je suis maintenant impatient de débuter cette nouvelle saison.

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