Alexandre Roumat est un joueur de rugby français talentueux. Le longiligne troisième ligne stadiste confie cependant être revanchard par rapport à la prestation des siens face au Leinster.

Un esprit revanchard
Les Toulousains retrouvent leurs meilleurs ennemis du Leinster, en finale de la Champions Cup. La Garonne a coulé sous le Pont-Neuf depuis le 29 avril 2023. Et entre-temps, le Stade a remporté un nouveau Bouclier de Brennus pour se consoler. Mais malgré cela, cette date est toujours dans les têtes des joueurs toulousains qui étaient sur la pelouse de l’Aviva Stadium ce jour-là. Comme l’année précédente d’ailleurs, toujours dans le dernier carré.
En 2022, les Irlandais s’étaient déjà amusés à Dublin en passant aussi 40 points à leurs meilleurs ennemis (40-17). Vous l’aurez compris, les Toulousains ont plus que hâte de pouvoir en découdre et réparer l’affront. À commencer par François Cros : " Toutes les finales sont belles mais celle-là le sera d’autant plus parce que c’est une équipe qui nous a éliminés pas mal de fois. Là on a la chance de les affronter en finale et cette fois ce sera sur terrain neutre !".
Un terrain neutre à Londres qui permettra de mettre les deux équipes sur un pied d’égalité. On peut donc parler d’une finale de rêve, même si Alexandre Roumat préfère tempérer : "Une finale de rêve ? Ça, c’est vous qui le dites, les gens de l’extérieur (sourires). Ce qui est sur c’est que, à l’image de leur équipe nationale, et de leur globale domination sur les deux ou trois dernières années, c’est sans doute l’équipe la plus régulière.
" Sur le match de l’année dernière, notre indiscipline dans les moments clés du match nous avait coûté beaucoup trop cher. Je crois qu’on avait pris 25 ou 28 points dans ces périodes d’infériorité (le Stade toulousain avait récolté deux cartons jaunes). On avait le sentiment de ne pas avoir été loin dans les moments où on était à égalité sur le terrain, mais à la fois très loin parce que quand on prend 40 points en demi-finale, il n’y a pas photo.
De son côté, l’homme du match de la demi-finale face aux Harlequins, François Cros, préfère relativiser. "Une revanche ? Pas vraiment. C’est un peu différent car c’est une finale, ça se joue sur un match avec une ambiance particulière.
Le rugby moderne a trouvé sa nouvelle obsession : le chronomètre.
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À l’instant où François Cros a le genou qui grince, à l’heure où Charles Ollivon n’est qu’en phase de reprise et Alexandre Roumat loin de la forme de sa vie, la porte du XV de France s’entrouvre pour lui. "Je ne me pose pas ces questions-là, tranche-t-il aussitôt. J’essaie juste de jouer à ma manière, avec ma signature."
L’automne en bleu, c’est ce qu’on lui promet pourtant, en coulisses. Pas face aux Springboks, non. Son heure viendra peut-être une semaine plus tard, contre les Fidji à Bordeaux. Capilla, lui, ne commente pas. Il préfère courir. Encore et encore.