Quand on se lance dans la mise en place d'un tel classement, avec ce que cela comporte de subjectivité, d'arbitraire, ou de préjugés temporels et géographiques, on mesure assez vite que certains critères, tels que le palmarès ou les statistiques individuelles, s'avèrent vite dérisoires devant le talent des champions et le destin des hommes. Surtout quand ils sont aussi singuliers que ceux de Garrincha. Unique en son genre, inimitable, inclassable, Manoel dos Santos Francisco est tout à la fois le plus grand dribbleur de l'histoire du football et un des plus grands joueurs jamais produits par l'école brésilienne. Mais il est bien plus que cela. Dans son cas, l'homme et le joueur sont intimement liés. Impossible de comprendre le second sans évoquer le premier.
Un jour, un de ses coéquipiers de la Seleção a rappelé que celui qui allait devenir le plus fabuleux ailier jamais vu sur un terrain n'aurait jamais dû devenir footballeur. Il lui manquait trop des qualités nécessaires à un professionnel. Très jeune, il est devenu dépendant à l'alcool. Sur la pelouse, il lui arrivait de perdre sa concentration pendant de longues minutes, comme s'il se désintéressait des débats. Surtout, il est né infirme, boiteux, et le restera toute sa vie. Victime de malformations congénitales, le petit Manoel a la colonne vertébrale en vrille, un pied et un genou tordus, qui rentrent de façon significative vers l'intérieur, et surtout une jambe plus courte que l'autre. Six centimètres, à l'âge adulte. Rien ne le prédestine donc à devenir l'idole du peuple brésilien. Pourtant, c'est précisément son handicap qui va faire de lui un joueur au talent inimitable, impossible à appréhender pour ses adversaires. Sans ses handicaps, peut-être n'aurait-il été qu'un joueur très commun. Voilà bien l'étrange et extraordinaire histoire de ce petit homme qui ne culminera jamais au-dessus du mètre 69, dressé sur sa jambe la plus longue.

L'ascension d'une légende
Quand il débarque à Botafogo à l'âge de 19 ans, en 1953, il est déjà marié et père de famille. Il y avait trop de Santos dans son club, et, comme tout joueur brésilien, il faut lui trouver un surnom. Il choisit Garrincha, du nom de ce petit oiseau tropical qu'il aimait chasser chez lui. Un oiseau insaisissable, que l'on ne peut apprivoiser ni mettre en cage. Ce sera tout lui, ça. Rapidement, il devient un phénomène. Mais la Coupe du monde 1954, en Suisse, vient un peu trop tôt. Il reste au pays. Garrincha goûte sa première sélection en 1955. Certains lui recommandent de se faire opérer s'il veut durer. Il hésite. Il consulte un médecin orthopédiste qui le déclare inapte à la pratique du sport. Il faudra toute la clairvoyance du Dr Gostling, le médecin de la Seleção, pour que le prodige ne passe pas sur le billard. Il n'en aurait pas fallu davantage pour le dénaturer. La médecine répond à des logiques auxquelles Garrincha échappe.
Sur la scène planétaire, Garrincha va connaitre beaucoup de succès. En 1958, il joue un rôle majeur dans la quête du premier titre mondial brésilien. Son jeu déroute et son sens aigu de la passe régale ses partenaires. Le monde entier découvre ce génial dribbleur, qui ridiculise les défenses adverses. Ce Mondial, il l'a pourtant débuté sur le banc, puni par le sélectionneur, Vicente Feola. Lors d'un match de préparation face à la Fiorentina, Garrincha, après avoir dribblé quatre défenseurs et le gardien, se retrouve seul devant le but. Mais au lieu de marquer il attend le retour d'un défenseur, histoire de se compliquer la tâche, pour le dribbler à nouveau et, enfin, marquer. Ça ne se fait pas, lui a-t-on dit. Une fois réintégré au 11 de départ, l'ailier droit de la Seleçao donne sa pleine mesure. Si Pelé, la jeune star de 17 ans, devient l'attraction, Garrincha s'avère indispensable. En finale, alors que le Brésil est mené 1-0 par la Suède, il réussit deux exploits sur son aile pour offrir deux caviars à Vava. "Sans Garrincha, nous n'aurions jamais gagné cette Coupe du monde", dira plus tard le roi Pelé.
L'affirmation est incontestable, et elle sera plus vraie encore quatre ans plus tard, au Chili. Le Mondial 62 est celui de Garrincha. Jamais dans l'histoire, à part peut-être l'Argentine de Maradona en 1986, une équipe aura été à ce point incarnée par le talent d'un seul joueur. Après la blessure de Pelé dès le deuxième match, Garrincha porte à lui seul le jeu d'attaque de son équipe. A 28 ans, il est au sommet de son art. Il reste ce dribbleur invétéré, ce créateur hors pair, mais il y a ajouté une touche de réalisme et d'efficacité qui le rend injouable. Son chef-d'œuvre, il le livre sans doute face à l'Angleterre, en quarts de finale. Auteur de deux buts, il est à l'origine du troisième, inscrit par Vava. Le Brésil l'emporte 3-1. La presse anglaise, stupéfaite, dit de lui qu'il est l'incarnation de Stanley Matthews, Tom Finney et d'un charmeur de serpent réunis dans le même corps. Rien ne pourra empêcher la Seleção de conserver son titre (ce que personne n'a réussi à faire depuis). Elu meilleur joueur du tournoi, Garrincha appartient à la légende, de son vivant. L'oiseau ne s'envolera plus jamais aussi haut.
Malgré tout, lors de la Coupe du monde 1966 en Angleterre, il trouvera le moyen d'inscrire l’un des plus beaux buts du tournoi, d'un somptueux coup-franc, contre la Bulgarie. Lors du match suivant, les doubles champions du monde en titre s'inclinent face à la Hongrie, 3-1. La première défaite de Garrincha avec le Brésil. Son dernier match, aussi. En réalité, il n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. La suite de sa carrière, et de sa vie, ne sera qu'une lente descente aux enfers. L'homme coulera avec le champion, sans qu'on sache lequel des deux entraîne l'autre. Rongé par l'alcool, empêtré dans des déboires conjugaux, Garrincha s'éteint à 49 ans, en 1983. Il laisse derrière lui l'image d'un joueur comme il n'y en eut jamais et comme il n'y en aura jamais plus.
LE CLASSEMENT
- Garrincha (Brésil)
- Lothar Matthäus (R.F.A. puis Allemagne)
- Giuseppe Meazza (Italie)
- Gerd Muller (R.F.A.)
- Juan Alberto Schiaffino (Uruguay)
- Just Fontaine (France)
- Bobby Moore (Angleterre)
- Paolo Rossi (Italie)
- Johan Cruyff (Pays-Bas)
- Fritz Walter (R.F.A.)
- Jairzinho (Brésil)
- Mario Kempes (Argentine)
- Rivellino (Brésil)
- Dino Zoff (Italie)
- Sandor Kocsis (Hongrie)
- Michel Platini (France)
- Gordon Banks (Angleterre)
- Ferenc Puskas (Hongrie)
- Roger Milla (Cameroun)
- Eusebio (Portugal)
- Wolfgang Overath (R.F.A.)
- Jose Andrade (Uruguay)
- Helmuth Rahn, (R.F.A.)
- Vava (Brésil)
- Leonidas (Brésil)
- Geoff Hurst (Angleterre)
- Silvio Piola (Italie)
- Bobby Charlton (Angleterre)
- Cafu (Brésil)
- Alcides Ghiggia (Uruguay)
- Romario (Brésil)
- Daniel Passarella (Argentine)
- Johan Neeskens (Pays-Bas)
- Thierry Henry (France)
- Sepp Maier (R.F.A.)
- Gilmar (Brésil)
- Marco Tardelli (Italie)
- Didi (Brésil)
- Gino Colaussi (Italie)
- Gerson (Brésil)
- Carlos Dunga (Brésil)
- Uwe Seeler (R.F.A.)
- Giovanni Ferrari (Italie)
- Teofilio Cubillas (Pérou)
- Carlos Alberto (Brésil)
- Jurgen Klinsmann (Allemagne)
- Fabien Barthez (France)
- Tostao (Brésil)
- Obdulio Varela (Uruguay)
- Guillermo Stabile (Argentine)
- Paul Breitner (R.F.A)
- Roberto Baggio (Italie)
- Mario Zagallo (Brésil)
- Grzegorz Lato (Pologne)
- Lilian Thuram (France)
- Marco Materazzi (Italie)
- Robby Rensenbrink (Pays-Bas)
- Paolo Maldini (Italie)
- Gabriel Batistuta (Argentine)
- Fabio Cannavaro (Italie)
- Gary Lineker (Angleterre)
- Zico (Brésil)
- Jacky Charlton (Angleterre)
- Ublado Fillol (Argentine)
- Karl-Heinz Rummenigge (R.F.A.)
- Salvatore Schillaci (Italie)
- Zoltan Czibor (Hongrie)
- Oleg Salenko (Russie)
- Andreas Brehme (R.F.A/Allemagne)
- Oscar Miguez (Uruguay)
- Roberto Carlos (Brésil)
- Jorge Burruchaga (Argentine)
- Ademir (Brésil))
- Pierre Littbarski (R.F.A)
- Didier Deschamps (France)
- Socrates (Brésil)
- Gianluigi Buffon (Italie)
- Rudi Voller (R.F.A/Allemagne)
- Roger Hunt (Angleterre)
- Pedro Cea (Uruguay)
- Oscar Ruggeri (Argentine)
- Josef Masopust (Tchécoslovaquie)
- Peter Shilton (Angleterre)
- Lennart Skoglund (Suède)
- Harald Schumacher (R.F.A)
- Dennis Bergkamp (Pays-Bas)
- Jurgen Sparwasser (R.D.A.)
- Gianni Rivera (Italie)
- Raymond Kopa (France)
- Pak Doo Ik (Corée du Nord)
- Jorge Valdano (Argentine)
- Lev Yachine (U.R.S.S.)
- Jozsef Boszik (Hongrie)
- Davor Suker (Croatie)
- Antonio Carbajal (Mexique)
Raphinha : Un ailier brésilien prometteur
Né le 14 décembre 1996 à Porto Alegre, Raphael Dias Belloli, plus connu sous le nom de ‘Raphinha’, est un ailier possédant de grandes capacités de débordement, notamment en un-contre-un. Formé à Avaí, en 2016, il rejoint le club portugais de Vitória Guimarares dans l'élite. Alors qu'il progresse rapidement dans la capitale portugaise, il devient un des ailiers les plus prometteurs en Europe. Sous les ordres de Leonel Pontes, il s'affirme comme étant une révélation en une seule saison et tape dans l'oeil du Stade Rennais, qui débourse 21 millions pour s'attacher ses services. Il est alors un des transferts les plus chers du mercato de la Ligue 1 et le 2ème de l'histoire du Club. Ses prestations ne manquent pas d'attirer l'attention de Marcelo Bielsa, qui en fait son ailier à Leeds United. Il dispute 30 matches en Premier League dès sa première saison. Il inscrit 6 buts et délivre 9 passes décisives lors de sa première saison. L'année suivante, malgré les difficultés de son club, il marque 11 buts et offre 11 passes décisives, contribuant ainsi grandement au maintien de son équipe. En 2023/24, il marque 10 buts et délivre 11 passes décisives. La saison suivante, il explose sous les ordres de Hansi Flick. Joueur le plus utilisé, il inscrit 34 buts et offre 22 passes décisives lors des 57 matches qu'il dispute. Il remporte sa 2e Liga, sa 2e Supercoupe d'Espagne et la Coupe du Roi. Il atteint la barre des 100 matches avec le Barça.
Convoqué pour la première fois le 13 août 2021, il dispute les matches de qualifications pour la Coupe du Monde 2022 avec la Seleção, contre le Chili, l'Argentine et le Pérou. Il réalise ses débuts le 7 octobre, face au Vénézuela et il est impliqué sur 2 des 3 buts de son équipe. Les traits caractéristiques de Raphinha sont très marqués. Très doué balle au pied, il cherche à éliminer ses vis-à-vis grâce à ses dribbles redoutables. Il n'hésite pas à rentrer dans l'axe pour venir terminer les occasions en tentant sa chance. C'est aussi un véritable spécialiste sur coups de pied arrêtés.
L'équipe de France féminine de handball : Championnes Olympiques à Tokyo
L’équipe de France féminine de handball a décroché la dernière médaille tricolore des Jeux olympiques de Tokyo. Les joueuses d’Olivier Krumbholz ont dominé l’équipe du comité olympique russe par 30 à 25 (15 à 13). Une finale parfaitement maitrisée et une revanche éclatante après la défaite, face aux Russes, à Rio, en 2016.
Amandine Leynaud, Pauline Coatanea, Laura Flippes, Grace Zaadi-Deuna, Béatrice Edwige (avec Pauletta Foppa), Estelle Nze-Minko et la capitaine Coralie Lassource débutent cette finale face au CO russe, la deuxième consécutive après Rio 2016.

Allison Pineau montre la voie en ouvrant le score de la finale olympique. Un but sur jet de 7m avant que Polina Vedekhina ne marque à deux reprises. Les Bleues défendent remarquablement bien : c’est sûrement la clef du match. Avec pas moins de quatre jets de 7m réussis sur les six buts marqués, les Bleues ont pris les commandes de la rencontre. Ekaterina Illina marque aussi sur cet exercice si particulier et Daria Dmitrieva score à deux reprises : les joueuses du comité olympique russe sont devant. Le temps que la benjamine de l’équipe de France, Pauletta Foppa, n’égalise (7-7, 17e). L’équipe de France masculine, médaillée d’or hier, est présente pour encourager les collègues féminines avec le souhait que la revanche de Rio soit totale.
La Bisontine Chloé Valentini, depuis son aile gauche, puis en contre-attaque, repositionne l’équipe de France à +2 (9-7, 19e) puis encore à la 22e (11-9) avec le 4e but de l’épatante Pauletta Foppa. Temps-mort côté russe et Olivier Krumbholz conseille à ses joueuses de « ne pas se faire tasser en défense ». Dans la foulée, les Bleues récupèrent un énième ballon et Estelle Nze-Minko met son équipe à +3 (12-9 ; 24e). L’équipe du CO russe et Polina Vedekhina profitent de l’exclusion de Grace Zaadi-Deuna pour se rapprocher. Mais Polina Vedekhina est aussi invitée à faire une pause de 2 minutes. Si elle n’est pas idéalement servie, Pauletta Foppa ouvre des brèches et s’infiltre : elle marque déjà son 5e but dans cette finale (à 100%) et son équipe mène 15-12. Cléopatre Darleux a réalisé 30 minutes de très haut vol en stoppant 9 tirs.
Pour les 30 dernières minutes du tournoi olympique, les deux équipes vont tout donner sur le 40×20 du Yoyogi National Stadium. Les joueuses d’Alexey Alekseev cravachent dur et refont leur retard : Polina Gorshkova égalise (16-16) après 39 minutes. Océane Sercien-Ugolin se charge, en 40 secondes, de remettre sa formation à deux longueurs devant les championnes olympiques en titre (18-16, 40e). Avec 6 arrêts, sur 9 tirs, le tout en quinze minutes, Cléopatre Darleux a fermé la boutique. Ses partenaires enchainent les défenses héroïques et derrière, l’efficacité est au rendez-vous. L’écart croit de façon exponentielle avec une Pauletta Foppa éblouissante à 6 m. Le chrono s’égrène et les Bleues maîtrisent parfaitement leur sujet : ce n’est pas seulement la défense qui est exceptionnelle, aussi l’attaque tricolore qui martyrise les gardiennes du Co Russe. Avec 9 arrêts sur 17 (53 %) après 54 minutes, Cléopatre Darleux réalise une performance qu’elle racontera bientôt à sa petite Olympe, née à l’automne 2019. Le money-time ne devrait pas changer l’issue de cette finale dominée par les championnes du monde 2017 et d’Europe 2018 auxquelles il manquait seulement le titre olympique. Elles s’imposent 30 à 25 et célèbrent joyeusement ce sublime succès. Elles sont bien championnes olympiques, une issue inattendue après un premier tour compliqué, un dénouement logique depuis la fin du tour préliminaire. Une phase où elles s’étaient inclinées (27-28) face à ce même adversaire. Une joie intense s’est emparée du collectif tricolore.
Déclarations :
- Olivier Krumbholz : Nous avons affiché une défense extraordinaire, avec des gardiennes extraordinaires. On avait comme sous objectif de bloquer ce diable d’Anna Vyakhireva. Et on l’a bloquée quasiment tout le match. En attaque, on a vu du beau jeu, du liant. Quand les Russes ont poussé fort il y a eu quelques moments de tension mais on met 30 buts, je crois qu’on a mené quasiment tout le temps. C’est une merveilleuse récompense pour tout le monde. Les joueuses ont énormément travaillé, avec des leaders qui ont structuré les réponses à apporter en attaque et en défense. C’est un résultat à la hauteur de l’investissement. Chaque victoire est particulière et laisse une trace indélébile dans le parcours de l’entraîneur, dans le parcours de vie tout simplement. Je constate que cette victoire est la victoire du travail : le staff travaille énormément et les joueuses travaillent aussi beaucoup ; cela leur donne de l‘autonomie dans l’analyse.
- Coralie Lassource : Les émotions sont présentes depuis le match sur le Brésil. Sur le banc, on exprime notre joie. On encourage les filles et nous sommes toutes solidaires. À la fin de la finale, on réalise que nous sommes championnes olympiques. C’est juste un truc de folie. C’est juste énorme. C’était un rêve de participer aux Jeux olympiques. J’ai la médaille d’or autour du cou et je ne réalise pas. Je suis trop fière de moi, de l’équipe, du staff, de la fédération. Le handball français prend de plus en plus d’ampleur, c’est génial. Ce que nous avons dit pendant la réunion avant le Brésil restera secret. Le déclic s’est produit à partir de là. On a retrouvé la vraie équipe de France, qui défend dur et met des buts en contre-attaque.
- Grace Zaadi-Deuna : Honnêtement je ne réalise pas trop. Je n’arrive pas à extérioriser. Quand je pense à ma famille, à tout le monde, par où nous sommes passées pour en arriver là, ça me touche mais franchement je n’arrive pas à comprendre ce que cela signifie. En rentrant en France, je pense que je vais me prendre une grande claque. Plein de personnes m’ont soutenu et là je sais que cela va être la fête. Il y a une bonne entente entre les filles et les garçons et je ne m’attendais pas à les voir ici car je sais qu’ils ont fait la fête. Mais avant de rentrer sur le terrain, je les ai vus. Cela m’a rappelé Rio lorsque nous qui étions allées les soutenir. Ils ont été géniaux, ils nous ont soutenus du début jusqu’à la fin. Ils nous ont poussées quand c’était difficile. C’est tellement beau de voir le handball français et je suis trop heureuse pour nous, pour eux, pour la fédération et pour tous ceux qu’on fait rêver dans les clubs, et même pour toute la France dans une période compliquée avec la Covid. Quand on parlera de la première médaille olympique, on parlera de Grace Zaadi et je suis contente de faire partie de l’histoire, de cette équipe qui marquera l’histoire. Paris sera une olympiade super importante à la maison. On va savourer celle-ci.
- Pauline Coatanea : Nous n’avons pas très bien débuté la compétition. On s’est toutes donné à 100 % pour réussir à la fin et le travail a payé. On a toutes mis les ingrédients pour réussir. On est fières. On a mis nos tripes sur la table et on l’a fait. Je pleurais sur le terrain à la fin car on a fait un match de fou. On a élaboré un plan de bataille et on l’a tenu jusqu’au bout. Le déclic est intervenu au moment du Brésil.Le handball est au-dessus, nous sommes les rois du monde. Au retour en France, ce sera la folie. Je pense à tous les licenciés auxquels on a donné du bonheur. Je suis fière que les deux équipes rapportent les deux titres.
- Laura Flippes : Je suis championne olympique et je ne réalise pas du tout ce qu’il vient de se passer. Je suis trop contente car je sais qu’on a remporté la finale mais vraiment je ne réalise pas. Salle pleine ou vide, je ne fais pas vraiment la différence mais entendre et voir les garçons pendant les hymnes, c’était cool. Les deux équipes championnes olympiques, je trouve cela très beau pour le hand et pour la France.
Statistiques du match Roc Russie - France : 25-30 (13-15)
Yoyogi National Stadium, à Tokyo - Huis clos
Arbitres : M. Hansen et J. France
Entraîneur : Olivier Krumbholz
Gardiennes : Darleux (30’, 9 arrêts sur 21) - Leynaud (30, 3 arrêts sur 15) / Nocandy (2/3) - Coatanea (3/5) - Valentini (4/5) - Pineau (7/10) - C.
Le Yoyogi National Stadium de Tokyo a été construit pour les épreuves de natation et de plongeon des Jeux olympiques de 1964.
REMPLAÇANTE PRÉSENTE AU JAPON : GABRIEL Catherine (Paris 92)
Le règlement sportif a été modifié la semaine passée et permet d’impliquer totalement le groupe retenu. Ce sont désormais 15 joueuses qui sont sélectionnées, sans distinction (initialement 14 joueuses et 1 remplaçante) pour le tournoi olympique. Ainsi, pour chaque match, le sélectionneur choisira 14 joueuses. Il sera toutefois possible, et seulement dans le cas suivant : suite à une blessure confirmée par la commission médicale, de changer, parmi les 28 joueuses de la liste élargie :- jusqu’à la finale, une gardienne,- jusqu’au match des quarts de finale : une joueuse.
Karen, nouvelle gardienne de but pour le club francilien
Après le départ de Mayssa Pessoa pour la Russie, le club francilien évoluait sans véritable numéro 2 au poste de gardienne. Depuis le départ de Mayssa Pessoa, à la mi-octobre pour un club russe, Arnaud Gandais et son staff technique recherchait activement une joueuse pour doubler le poste : « Karen est une gardienne de but du Brésil qui connait l‘Europe puisqu’elle a évolué en Espagne les années précédentes. C’est une gardienne explosive qui viendra épauler Armelle (Attingré) pour la 2ème partie de saison.