François Berthier est une figure reconnue dans le monde du handball français. Son parcours, marqué par des expériences diverses, témoigne de sa passion et de son engagement envers ce sport. De Sélestat à Paris Handball, en passant par Saint-Cyr, Berthier a su relever des défis et s'adapter à différents contextes.

Cet article retrace les moments clés de sa carrière, les défis rencontrés et les ambitions qui l'ont animé.
Débuts et Expériences à Sélestat et Saint-Cyr
Avant de rejoindre Paris, François Berthier s'est fait connaître à Sélestat, où il a évolué en tant que joueur et entraîneur de 2002 à 2008. Habitué à lutter pour le maintien parmi l’élite avec Sélestat puis Saint-Cyr, le coach parisien se verrait bien frayer parmi les gros poissons de LNH (il est encore sous contrat avec le club de la capitale pour l’exercice 2012/2013). « Cela fait partie des souhaits de tout entraîneur, avance François Berthier, sans pour autant perdre le sens des réalités.
Son passage à Saint-Cyr-sur-Loire a également été une étape importante. Alors que tous les joueurs pros du Saint-Cyr Touraine ont réussi à trouver un nouveau club (voir par ailleurs), François Berthier cherchait encore un poste. Rentré dans sa maison à Sélestat depuis la fin du championnat, l'ancien entraîneur rongeait son frein. Pas simple à cette période de l'année, alors que la quasi-totalité des bancs de l'élite ou de son antichambre sont pourvus.
L'Aventure au Paris Handball
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L'arrivée de François Berthier au Paris Handball a marqué un tournant dans sa carrière. Il y avait bien une piste potentielle au Paris Handball depuis l'éviction au printemps d'Olivier Girault. Mais en proie à soucis financiers, le club de la capitale était dans le flou concernant la suite des évènements... Jusqu'à l'arrivée de nouveaux investisseurs il y a quelques jours. N'empêche les dirigeants parisiens se sont d'abord penchés sur la piste d'un technicien espagnol. Sans suite. Ils ont alors contacté François Berthier, le week-end dernier. L'affaire s'est rapidement nouée. L'entraîneur passé trois saisons en Touraine s'est engagé pour deux ans.
Une arrivée tardive (début août, ndlr), un recrutement limité : tout n’était pas réuni pour que le Paris Handball retrouve les sommets de la LNH. De là à ce qu’il soit si bas sur l’affiche…« On savait que le championnat serait compliqué », assure l’ancien joueur et coach de Sélestat (2002-2008), qui vit sans doute sa saison la plus difficile depuis qu’il a embrassé la carrière d’entraîneur.Au sein d’une D1 toujours plus homogène, Paris s’est petit à petit enfoncé dans la zone rouge (13 e avec trois points de retard sur le 12 e et premier non-relégable, alors qu’il reste sept journées à disputer).
Défis et Objectifs
Les coéquipiers de Nicolas Claire doivent également composer avec les blessures (Ortega, Nyokas) et un moral atteint par de récents et frustrants revers (24-23 à Cesson, 26-24 face à Nantes, 26-25 contre Créteil). « Ces courtes défaites nous laissent beaucoup de regrets, soupire un François Berthier déterminé à lutter. Ce n’est pas le moment de chercher des excuses, mais plutôt de prendre des points. On croit toujours au maintien. »
Un retour en Pro D2 ne serait pas loin d’être catastrophique. Car en annonçant le recrutement de Mladen Bojinovic (Montpellier) et des internationaux islandais Robert Gunnarsson (Rhein-Neckar Löwen) et Asgeir Hallgrimsson (Hanovre), Paris a clairement affiché ses ambitions pour la saison prochaine. De quoi ajouter un surcroît de pression à un groupe déjà fragilisé par ses résultats ?
« Sans doute, consent François Berthier. Mais cela doit aussi donner de l’envie aux joueurs, celle de faire partie d’une équipe, qui, sur le papier, aura de l’allure. Cela doit être davantage un moteur qu’un frein. »
Une Bonne Affaire pour les Deux Parties
Une bonne affaire pour les deux parties. D'abord pour le PHB qui récupère un entraîneur français qui connaît parfaitement la LNH, qui a fait ses preuves avec des effectifs moins bien armés (Sélestat et SCT) et qui, par sa rigueur et ses qualités humaines, sait mettre en valeur les jeunes talents.
Pour François Berthier, il s'agit également d'un soulagement : « J'ai déjà trouvé du travail ! J'aurai préféré rester à Saint-Cyr à la base... Mais je suis très content d'avoir été choisi, même si cela vient un peu tard puisque la préparation débute tout juste. Mais il ne s'agit pas d'une excuse. »
Nouvelles Perspectives et Défis Futurs
Ce sera aussi l'occasion pour lui de se retrouver dans la lumière qui accompagne les équipes de la capitale. « Il y a un contexte à prendre en compte. A moi faire en sorte de le comprendre et de m'immerger le plus vite possible. Cela va être différent, notamment en terme d'exposition médiatique. Je sais aussi que je vais disposer d'un effectif qui, individuellement, est plus talentueux. Mais les joueurs n'ont pas encore prouvé collectivement. Mon travail, ce sera justement de trouver l'unité et l'homogénéité qu'il y avait à Saint-Cyr. Après, est-ce que je franchis un cap dans ma carrière ? L'avenir le dira... »
François Berthier a toutes les qualités pour y parvenir. Il le mérite tant.
Expérience à Chartres
Plus récemment, François Berthier a été évoqué comme potentiel candidat pour le poste d'entraîneur à Chartres. Il faut dire que plusieurs entraîneurs sont actuellement disponibles sur le marché, notamment Dragan Zovko, qui avait sauvé Tremblay de la relégation il y a deux ans, ou encore Denis Lathoud (ex Dijon), Thierry Thoni (ex Nancy), Mario Cavalli (ex Chambéry), François Berthier (ex Paris Handball), Jean-Luc Le Gall (ex-Sélestat) et Jérôme Chauvet (ex-Nîmes).
En novembre 2015 : « J'avais pris le poste de directeur du centre de formation des garçons à Chartres en 2014. J'avais ensuite intégré le staff de l 'équipe première qui jouait en D1 en avril 2015 et je me suis retrouvé entraîneur numéro un à la suite du départ de Pascal Mahé. On s'est déplacé à Dunkerque sans plusieurs blessés et des indisponibles de dernière minute. On a arraché le point du match nul chez un « gros ». Ce soir-là, je me suis senti légitime pour entraîner et manager à haut-niveau. »