France et République Dominicaine : Analyse des Statistiques et Performance au Volley-Ball

L'équipe de France féminine de volley-ball a connu une progression remarquable, atteignant des sommets historiques et suscitant l'enthousiasme des supporters. Après avoir atteint en juillet la neuvième place de la Volleyball Nations League (sur 18 équipes) pour seulement sa deuxième participation à la compétition, l’équipe de France féminine, quart-de-finaliste des Euro 2021 et 2023, poursuit sa progression avec cette place en huitièmes de finale, la première de l’histoire du volley tricolore féminin, qui n’avait plus participé au Championnat du monde depuis 1974.

L’objectif affiché en arrivant en Thaïlande est d’ores et déjà atteint et la preuve que les partenaires d'Héléna Cazaute, dirigées depuis le début de cette saison internationale par l’Espagnol Cesar Hernandez, ont franchi un cap, notamment depuis le mois de mai. Ce qui est le cas sur ce Mondial, puisque Cesar Hernandez n’a pas hésité à bousculer les hiérarchies au sein du groupe en confiant davantage de responsabilités (et une place de titulaire) à des joueuses qui avaient peu (ou pas du tout) d’expérience internationale sur les grandes compétitions ou étaient jusqu’ici plus dans un rôle de remplaçantes, comme la passeuse Enora Danard-Selosse, la pointue Iman Ndiaye, Juliette Gelin ou les centrales Fatouma Fanguedou et Eva Elouga.

Avec bonheur pour l’instant, puisque la France est en huitièmes de finale, avec un affrontement à venir dimanche contre une équipe de Chine qui l’a battue deux fois 3-0 en plus d’un an, aux JO de Paris 2024 et lors de la VNL en juin, et a évolué depuis un an, comme le confie Cesar Hernandez : "C’est une équipe assez jeune, avec une nouvelle génération arrivée après les Jeux Olympiques de Paris, mais des joueuses qui ont évolué ensemble en U19 et U21, elles ont été championnes du monde (U21 en 2023).

Les atouts de cette formation, dont la passeuse Zixuan Zhang n’est pas majeure (17 ans), tandis que les réceptionneuses/attaquantes titulaires, Mengjie Wu et Yushan Zhuang, ont 22 ans ? "Elles ont de très bonnes centrales (Yuanyuan Wang et Yi Gao), assez grandes, donc très fortes au bloc, il faudra que les filles soient intelligentes pour éviter de se faire contrer.

Beaucoup plus expérimentée au niveau international que l'équipe de France - trois titres olympiques, deux médailles d’or mondiales - la Chine, 5e au classement FIVB (la France est 14e), fait logiquement figure de favorite de ce huitième de finale, dont le vainqueur affrontera celui de Brésil/République dominicaine, mais les Bleues ont des arguments à faire valoir, elles qui ont montré au premier tour face au Brésil, poussé dans ses retranchements, qu’elles pouvaient faire douter les meilleures.

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"Nous sommes une équipe nouvelle dans ce top 16, la pression est forcément sur la Chine, c’est quelque chose que nous devons utiliser, explique l'entraîneur tricolore. En clair, réussir à tenir le score le plus longtemps possible dans chaque set et tenter de surprendre les jeunes Chinoises dans le money-time.

"Nous sommes sur une bonne lancée et on affronte une équipe avec des stars qui sont vachement jeunes. Je pense qu’on a peut-être un supplément d’âme par rapport à elles, l’équipe qui gagnera le match sera celle qui en voudra le plus et refusera la défaite, ce sera nous !" affirme avec ambition Juliette Gelin. "Nous entrerons sur le terrain sans peur et sans rien à perdre, décidés à faire notre job et à viser la victoire", répond Cesar Hernandez, qui, pour mieux se faire comprendre, nous transmet une image qu’il a montrée aux joueuses en arrivant en Thaïlande, sur laquelle est inscrit : Mission I’m possible.

Match Amical contre la République Dominicaine

Après son parcours en Volleyball Nations League, achevé à la 14e place, l’équipe de France féminine a poursuivi sa préparation pour les Jeux Olympiques par un match amical contre la République Dominicaine, samedi soir, à Laval. Mais le public lavallois, s’il n’a pas permis aux Tricolores de l’emporter, a tout de même assisté à un très beau combat en cinq sets (25-22, 16-25, 21-25, 25-21, 13-15).

Il faut aussi rappeler que l’adversaire était un d’un calibre élevé, la République Dominicaine, qualifiée elle aussi pour les prochains JO, pointant au 11e rang mondial. Le début de match frôle ainsi la perfection, avec une série de blocs d’entrée (Gicquel, Bah), et plusieurs attaques gagnantes d’une Halimatou Bah sans complexe (8-3). Le score grimpe vite, car tout le monde s’y met, la passeuse Nina Stojiljkovic s’offrant elle aussi son bloc gagnant (14-6).

La République Dominicaine réagit, mais la France continue de s’appuyer sur ses points forts du jour, avec un 7e bloc gagnant, signé Stojiljkovic à nouveau, et un 8e point pour Bah dans ce seul premier set (21-17), conclu par Amandha Sylves... au bloc, évidemment (25-22). Le deuxième set voit la République Dominicaine imposer sa loi assez nettement (16-25), mais les Bleues ne baissent pas les bras.

Entrée en début de troisième manche, Christina Bauer se signale rapidement (6-4), et les Bleues retrouvent de belles solutions en attaque, avec notamment Lucille Gicquel, meilleure marqueuse tricolore du jour avec ses 19 points, ou encore Amélie Rotar, qui termine de son côté avec 11 points. Pour ce set, cela ne suffit pas (21-25), car la pointue dominicaine Brayelin Eliza Martinez, 2,01m sous la toise, a notamment fait la loi en attaque (23 points sur cette rencontre).

Face à cette belle adversité, les Bleues continuent de se battre et de mettre beaucoup de coeur dans un match marqué par de très nombreux rallyes. Les Tricolores font la course en tête dans le quatrième acte, en montrant toujours de l’abnégation au bloc et de la variété en attaque. Les deux derniers points du set sont signés par la jeune Maéva Schalk (qui sera sera réserviste pendant les JO), auteure d’une belle entrée pour les deux derniers sets (7 points).

Malgré une entame favorable (3-1), les Bleues manquent la victoire d’un rien dans ce cinquième set (13-15), ce qui n’enlève rien à leur prestation du jour, riche en points positifs. “On avait joué contre elles hier (défaite 3-1 vendredi dans une rencontre à huis-clos, ndlr), on a appris qu’elles faisaient beaucoup de blocs, qu’il fallait attendre, qu’elles jouaient avec des tempos que l’on n’avait pas l’habitude de rencontrer.

On a appris de nos erreurs, et on a fait beaucoup de blocs, je suis fière de mon équipe pour ça, apprécie Amandha Sylves, qui a réussi 8 des 19 blocs gagnants des Bleues (!). C’est une équipe qui s’est qualifiée directement pour les JO en devançant les Etats-Unis. “Pour nous, c’était une très belle rencontre, savoure également Halimatou Bah, qui a inscrit 17 points en ne jouant que les trois premiers sets.

Sur cette note très encourageante, les Bleues vont maintenant prendre la direction de la Pologne pour disputer un tournoi de préparation avec trois nouvelles rencontres au programme, contre la République Dominicaine à nouveau, mais également la Pologne et la Serbie. Le compte à rebours approche avant le grand début des Jeux Olympiques de Paris, fixé au 29 juillet pour Emile Rousseaux et ses joueuses.

Performance Historique au Championnat du Monde

Pour la première fois de son histoire, l'équipe de France est en quarts de finale du Championnat du monde. Les Bleues de la capitaine Héléna Cazaute ont créé l'exploit contre la Chine (5e nation mondiale), terrassée en quatre sets dimanche à Bangkok (25-19, 27-25, 22-25, 25-20). Elles affronteront le Brésil ou la République dominicaine pour une place en demi-finales.

De retour au programme d'un Mondial après 51 ans d'absence, l'équipe de France féminine de volley a écrit l'une des plus belles pages de son histoire, ce dimanche à Bangkok. Les Bleues sont venues à bout de la Chine en huitièmes de finale pour arracher une place dans le top 8 mondial, du jamais vu (Mondial et Jeux Olympiques confondus).

Battues en trois sets secs par la même nation lors des JO 2024 à Paris puis en Ligue des nations plus tôt cet été, les coéquipières de la capitaine Héléna Cazaute ont pris une revanche éclatante en quatre sets (25-19, 27-25, 22-25, 25-20) contre les championnes olympiques 2016. Brouillonnes en attaque, les Chinoises ont parfaitement lancé les Bleues, beaucoup plus appliquées dans le premier set jusqu'à passer à +6 sur une amortie d'Iman Ndiaye après une énorme défense de Juliette Gélin (9-3).

Les joueuses de César Hernandez ont résisté et assuré le gain du set sur une première main astucieuse de Nina Stojiljkovic, suivie d'une énième faute chinoise au service (25-19). Mais le meilleur était à venir avec un énorme come-back tricolore dans la seconde manche. Menées, les Bleues ont arraché l'égalisation sur une attaque en force de Cazaute (21-21) avant de sauver trois balles de set grâce à Ndiaye (20 points), une attaque dans le filet de Yingying Li et un nouveau missile de Cazaute (22 points dont 2 aces).

Amélie Rotar, excellente (18 points dont 2 blocks), a pris le relais dans la foulée avec une attaque et un block gagnant sur la centrale Yi Gao, prostrée à genoux, comme incrédule (27-25). Vite dominées dans le troisième set, remporté par la Chine avec le réveil de Yuanyuan Wang (15 points) et Mengjie Wu (13), les Françaises ont montré leur mental dans la quatrième manche.

Héléna Cazaute (22), Iman Ndiaye (20) et Amélie Rotar (18) ont cumulé à elles trois 60 points pour les Bleues et récompensé l'énorme travail défensif collectif. La Chine a effacé six points de retard (de 10-4 à 14-14) mais un 3-0 français a aussitôt chassé les doutes, ponctué par une nouvelle attaque gagnante de Rotar (17-14).

Sous pression en fin de set, les Bleues se sont encore appuyées sur leur capitaine pour souffler (23-18) avant le point de la délivrance : un énorme contre de Lucille Gicquel, pointue remplaçante derrière Ndiaye sur Yingying Li. Pour voir plus loin et atteindre le dernier carré, il faudra battre le Brésil - qui avait battu les Bleus au tie-break en phase de groupes - ou la République dominicaine qui s'affrontent à 15 h 30 ce dimanche.

"Mission I’m possible", tel était le message inscrit par Cesar Hernandez sur une image montrée à ses joueuses avant le coup d’envoi du Championnat du monde féminin en Thaïlande, pour bien leur faire comprendre que si elles y croyaient, elles pouvaient renverser des montagnes sur ce premier Mondial joué par la France depuis 1974.

Et c’est la montagne chinoise - triple championne olympique, double championne du monde - que ces dernières ont renversée ce dimanche à Bangkok au prix d’un match qui s’est déroulé comme dans un rêve, avec un scénario qui était exactement celui imaginé par l’entraîneur espagnol et son staff. A l’arrivée, le résultat final (3-1) reflète la physionomie d’une rencontre que les Bleues, avec Nina Stojiljkovic titulaire à la passe, ont parfaitement entamée, poussant d’entrée le coach chinois Yong Zhao à prendre deux temps morts pour tenter de remobiliser ses joueuses et à faire ses premiers changements en attaque (9-3).

La France reste devant après le premier bloc du match signé Eva Elouga (13-7), puis le premier ace de la centrale (21-16), le contre tricolore, bien en place, poussant les Chinoises à accumuler les fautes (9 dans le premier set). Forcément, la Chine, 5e nation mondiale, réagit et prend le score (8-12) en début d’une deuxième manche en forme d’élastique, avec un écart qui se tend en faveur des partenaires de la capitaine Gong puis se détend au gré des remontées tricolores (15-15, 21-21).

Le début du suivant est à l’avantage de la Chine après un contre signé Gao (3-6), les partenaires de la jeune passeuse Zixuan Zhang se montrant plus efficaces en attaque, à l’image de Wu (13 points), tandis que la centrale Wang enchaîne les points en « basket », ce qui permet à son équipe de se créer cinq balles de set (19-24). Mais la dynamique est bien bleue, en témoignent les six points de suite (de 2-3 à 8-3) sur une série au service d’Héléna Cazaute (encore meilleure marqueuse du match avec 23 points), véritable symphonie de volley, entre ace court de la capitaine, énorme attaque d’Amélie Rotar et blocs de cette dernière et d’Amandha Sylves (8-3).

La Chine recolle après trois contres de suite (10-8), puis égalise par Wu (14-14), moment choisi par Amélie Rotar (18 points, 16/31 en attaque, 2 blocs) pour entrer en lévitation, avec un enchaînement de points en attaque sur le side-out français, qui permet aux Bleues de reprendre le score (18-15 puis 20-16). Elles ne le lâcheront plus, grâce à la solidité mentale et technique en attaque de cette même Amélie Rotar, d’Héléna Cazaute, qui signe une diagonale décisive dans le carré magique, et d’Iman Ndiaye (21 points).

Les larmes peuvent alors couler sur les joues des joueuses, notamment des plus anciennes qui se souviennent où était cette équipe de France quand le plan de reconstruction a débuté il y a bientôt dix ans. Cesar Hernandez, entraîneur de l'équipe de France :"Je suis super fier des joueuses, du staff, de tout le monde, nous avons fait un travail magnifique aujourd’hui, nous avions très bien préparé le match, nous avons pris des risques au bloc et en défense, les joueuses ont été capables de bien suivre le plan.

Nous avons bien attaqué en attaque, nous avons aussi réussi à les mettre sous pression et en difficulté avec notre service, ce qui nous a permis de nous mettre dans une position à laquelle nous nous étions préparés, j’avais dit aux joueuses que c’était important d’arriver dans les moments importants du match avec peu d’écart. C’est ce que nous avons réussi à faire dans ce premier set. Dans le deuxième, nous sommes revenus après avoir été derrière au score pendant tout le set, ensuite, les Chinoises ont bien réagi, mais dans le quatrième, nous avons réussi à creuser un petit écart d’entrée, ce qui nous a laissé la possibilité de prendre quelques risques en attaque, et là, on a marqué des points importants, par Héléna (Cazaute) dans le coin, Amélie (Rotar), Iman (Ndiaye), toutes les joueuses ont fait un gros job, Dada (Amandha Sylves), Nina (Stojiljkovic), Amandine (Giardino), Juliette (Gelin), Lucille (Gicquel)…

Je suis super content, nous continuons à écrire l’histoire, nous voulons garder le livre ouvert pour encore écrire de nouvelles pages. Je suis vraiment fier parce que j’avais dit aux joueuses que pour devenir une grosse équipe, il fallait remporter des victoires importantes, comme celle d’aujourd’hui. Je suis fier d'elles pour ce match, mais aussi pour tout l’été, les joueuses ont mis beaucoup d’engagement, elles ont beaucoup travaillé, beaucoup écouté ; sur ce match, aux temps morts, nous ne faisions que parler de volley-ball, des adaptations à apporter, ce qu’elles ont très bien su faire à chaque fois.

Héléna Cazaute, réceptionneuse/attaquante et capitaine de l'équipe de France : "Je suis super fière de mon équipe, on mène 2-0, on sent qu'on est un peu fébriles dans le troisième, mais je pense que le match contre le Brésil nous a servi de leçon (défaite 3-2 après avoir mené 2-0), et à l'arrivée, on bat la Chine 3-1. Si au début du Championnat du monde, on nous avait dit ça, je pense qu'il n'y en aurait pas beaucoup qui l'auraient cru.

On voit le chemin qu'on a parcouru depuis l'année dernière, aux Jeux Olympiques, on avait perdu 3-0, ça avait été une rude défaite, cette fois, on gagne 3-1, donc je suis super contente, j'ai juste envie de profiter avec les filles. On travaille beaucoup depuis le début de l'été, j'adore la mentalité dans cette équipe, ça bosse et ça ne dit rien, et voir que ça marche, c'est du pur bonheur. Sur ce match, on savait que si on servait mal, ça allait être compliqué, il fallait donc bien servir, ce qu'on a réussi à faire, le plan en bloc/défense a aussi été bien respecté, ce qui était super important.

On continue à écrire l'histoire, mais on n'a pas envie de s'arrêter là."Amélie Rotar, réceptionneuse/attaquante et capitaine de l'équipe de France : "Il y a énormément de fierté et d'émotions, je pense qu'on ne réalise pas vraiment qu'on est en quarts de finale d'un Championnat du monde, bravo au staff aussi qui fait un énorme travail pour nous.

On a commencé comme contre le Brésil en étant bien agressives sur les deux premiers sets, ensuite, on a encore eu cette rechute dans le troisième, dû en partie à l'excitation, à l'adrénaline de se dire qu'on avait pris deux sets à la Chine, mais cette fois, on a réussi à pratiquer un très bon volley dans le quatrième.

Au terme d’une rencontre tendue, les Bleues affronteront dimanche la Chine ou la République dominicaine à Bangkok.Au moment de débarquer en Thaïlande pour le premier Championnat du monde d’une équipe de France féminine depuis 1974, les joueuses de Cesar Hernandez ne cachaient pas que leur premier objectif était de sortir de la poule C et de se qualifier pour les huitièmes de finale.

Cela passait par une des premières places de la poule et donc, après la victoire face à Porto Rico (3-1) vendredi dernier et la courte défaite contre le Brésil dimanche (3-2), par un succès face à la Grèce, 28e nation au classement mondial. Avant la compétition, Héléna Cazaute se méfiait de cette formation hellène qu’elle jugeait supérieure à Porto Rico pourtant mieux classé (18e), la capitaine de l’équipe de France avait vu juste : les partenaires de l’ancienne joueuse de Béziers Olga Strantzali, ayant plus à gagner qu’à perdre, ont posé maints problèmes à une équipe de France tendue en début de match et parfois frustrée, au point que les Grecques ont mené d’entrée sur les quatre sets disputés et sont passées tout près de remporter une troisième manche qui s’est avérée décisive.

La France a en effet alors sauvé trois balles de set, avant de finalement s’imposer en quatre manches et de valider sa place parmi le top 16 mondial. Des nerfs qui n’ont pas lâché dans l’adversité, une défense qui a fini par se mettre en place, avec une mention spéciale à Juliette Gelin qui aura plongé dans tous les recoins du terrain, un jeu au centre parfois insuffisamment utilisé mais souvent efficace, la bonne entrée de Nina Stojiljkovic au relais d’Enora Danard-Selosse en milieu de deuxième set, et la nouvelle prestation XXL d’Héléna Cazaute, encore meilleure marqueuse de la rencontre (25 points, 19/36 en attaque, 5 blocs, 1 ace) et si précieuse dans les moments chauds.

Réactions

Cesar Hernandez, entraîneur de l’équipe de France : « La Grèce a réussi aujourd’hui à nous poser des problèmes, comme on l’avait fait dimanche face au Brésil. Au premier set, elles nous ont ‘tués’, c’était vraiment difficile de les arrêter, elles étaient vraiment fortes en attaque et en défense. Ensuite, nous sommes peu à peu rentrées dans le match que nous avions besoin de faire, nous avons bien contrôlé le deuxième set. Dans le troisième, elles ont bien commencé, nous n’arrivions pas à les contrôler, mais dans la dernière partie du set, nous avons vraiment fait du très bon travail, ce qui nous a permis de revenir et de gagner cette manche, c’était vraiment la clé du match.

Même si dans la quatrième, on a encore eu des difficultés au début, il a fallu se remobiliser pour faire tourner le score et arriver à la fin à lâcher les émotions et les nerfs liés à ces situations difficiles. Parfois, c’est bien de gagner en jouant bien, mais c’est aussi bien de gagner en jouant mal, ça rend plus fort mentalement, ce qui était le cas aujourd’hui. Ce n’était pas un grand match de volley-ball, mais nous avons réussi à nous imposer. Cette qualification était notre objectif, on peut dire que la mission est accomplie, maintenant j’ai dit aux joueuses que je voulais qu’on continue à écrire l’histoire de cet été.

On sait que le niveau va encore s’élever avec une grosse équipe face à nous, la Chine ou la République dominicaine, mais nous n’avons rien à perdre. Nous allons bien étudier notre adversaire et aborder ce huitième de finale avec confiance et avec le rêve de se dire que c’est possible. On a réussi à poser des problèmes au Brésil, nous devons faire la même chose ».

Nina Stojiljkovic, passeuse de l’équipe de France : « On s’attendait à ce que la Grèce lâche les chevaux, parce qu’on était favorites sur le papier et qu’on jouait la qualification. Cet été, on n’a pas eu de match avec un tel enjeu, donc on savait qu’il y aurait de la pression. La Grèce a vraiment bien commencé le match, mais on n’a vraiment pas lâché, on a réussi à se poser, à imposer notre jeu et on a continué à y croire.

Malgré le fait que c’est notre premier Championnat du monde depuis 51 ans, on tenait à cette qualif pour confirmer ce qu’on fait depuis presque dix ans et notre ascension au ranking mondial. Notre expérience de l’été nous a bien servies sur les troisième et quatrième sets, on a eu un bon mix de détermination et de lucidité dans le troisième, ce qui nous a permis de faire cette petite remontada qui a été importante. Mon entrée en jeu ? Je me tiens prête dès qu’il faut rentrer, je porte aussi derrière moi dix ans d’étés avec l’équipe nationale, ce qui m’a permis de rentrer sereinement. Et c’était la qualif ou rien, il fallait tout donner ! Maintenant, on va être outsiders, on va avoir plus de liberté, on a montré deux fois contre le Brésil qu’on était capables de montrer un niveau de jeu intéressant, donc je pense qu’on peut faire un hold-up, c’est pour espérer battre un jour ce genre d’équipe qu’on continue à travailler ».

Juliette Gelin, libéro de l’équipe de France : « Je suis trop contente ! Même si on savait que ça allait être dur, on est vraiment revenues de l’enfer, on était au bout de notre vie, on s’est fait tellement peur, parfois, on n’y a plus cru, mais on a réussi à trouver les ressources individuelles et collectives, on peut vraiment être fières de nous ! La France s'est qualifiée pour la première fois de son histoire pour les 8es de finale d'une Coupe du monde féminine de volley, après son succès ce mardi contre la Grèce 3 sets à 1 (17-25, 25-21, 28-26, 25-18). Une rencontre jouée à Chiang Mai, en Thaïlande, et particulièrement disputée.

Battue avec les honneurs par la Brésil dimanche, les Françaises partaient favorites contre les Hellènes mais elles ont du batailler pour s'imposer et confirmer leur succès en ouverture face à Porto Rico. Le gain d'un troisième set, devenu irrespirable, a sans doute constitué le point de bascule de la rencontre face aux Grecques. La France affrontera la Chine ou la République dominicaine Deuxième de leur groupe derrière les quasi intouchables Brésiliennes, les Bleues, qui disputent leur premier Mondial depuis 1974, affronteront la Chine ou la République dominicaine, dimanche à Bangkok.

Tableau des Performances Clés

Compétition Résultat Adversaire
Volleyball Nations League 9ème place Top 18 équipes mondiales
Euro 2021 et 2023 Quart de finale Meilleures équipes européennes
Championnat du Monde Huitièmes de finale (première participation depuis 1974) Chine (victoire historique)
Match Amical Défaite 3-2 République Dominicaine

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