Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth sont tombés de leur piédestal lors des qualifications pour les Jeux Olympiques. Ils devaient absolument terminer premiers face à la Pologne, la Slovénie et la Tunisie pour gagner leur place aux JO.

L'équipe de France de volley-ball aux Jeux olympiques d'été de 2016.
Un début prometteur, une confrontation difficile
La France avait pourtant bien débuté avec une victoire 3-0 face à la Slovénie. S’ils ont facilement battu les Slovènes et les Tunisiens, ils ont été très largement dominés par les doubles champions du monde polonais, qui évoluaient à domicile. Mais, face aux favoris du groupe, les hommes de Laurent Tillie ont totalement déjoué.
Ils se sont sèchement inclinés en 3 sets (25-21, 25-19, 25-20) dans un match où ils n’ont jamais trouvé la solution. Le sélectionneur français a d’ailleurs reconnu que les Polonais étaient largement au-dessus, tant physiquement que techniquement.
Clôture du tournoi et perspectives
En clôture du tournoi, ils sont venus à bout d’une vaillante équipe de Tunisie : victoire 3-1 (21-21, 20-25, 25-19, 25-22. La Pologne l’a ensuite emporté sur le même score face à la Slovénie : 25-21, 25-23, 25-23, 25-21.
Pour avoir une chance de terminer premiers, les Français devaient absolument gagner en trois sets face aux Tunisiens et attendre une défaite des Polonais contre les Slovènes.
La Volleyball Nations League (VNL) et le Mondial
« Il faut ramener deux victoires sur quatre matchs, trois pour être bien dans le classement. Quatre, ce serait exceptionnel », pose le libero Jenia Grebennikov, en pensant à la phase finale qui se joue en match sec, à partir de quarts définis selon le classement.
Difficulté progressive
L’affaire se présente bien pour les Bleus avec un programme à difficulté progressive. La Chine a tout de la proie facile avec ses deux victoires et six défaites. Suivront Cuba et l’Iran, respectivement 9e et 10e du général. Vu la tranquillité avec laquelle ils ont battu les Cubains en amical vendredi 11 juillet à Poitiers (3-1), on n’y voit pas grand danger…
Mais attention, « le rythme de la VNL est intense, les matchs serrés, les résultats mouvants, d’autant qu’on se rapproche de la fin », nuance le Girondin Théo Faure. Le France - Pologne est d’une autre trempe. C’est l’affiche de la finale des Jeux de Paris (3-0 pour les Bleus), à Gdansk en plus. De nombreux Bleus y jouent ou y ont joué, Andrea Giani y entraîne un club en parallèle à la sélection… « Ils ont envie de le gagner celui-là ! » souligne l’Italien.
Difficulté progressive, c’est aussi le maître mot d’Andrea Giani en vue de la conquête du titre mondial (12-28 septembre), le seul qui manque à cette génération exceptionnelle. Les absences, l’intégration au compte-goutte, les Bleus n’en font pas un problème.
« L’intégration est toujours simple, on se connaît par cœur, on découvre des nouveaux joueurs, mais le groupe reste très uni, on est tous dans la même optique », estime Grebennikov, appuyé par Trévor Clévenot. « C’est facile de se retrouver, on joue ensemble depuis tant d’années. Il y a toujours des petits détails à régler mais cela se fait vite, les automatismes sont là. »
Les armes du moment
Le Royannais, présent depuis le début de la VNL, a même eu droit à une coupure avant l’amical de Poitiers, « une petite semaine pour souffler dans la tête et physiquement, éviter les sauts. Cela fait du bien. »
Grebennikov, lui, ne sait pas à l’avance « à quel degré » il sera utilisé, « cela dépendra de la forme, du moment, de l’adversaire aussi. Vendredi à Poitiers, je me sentais pas trop mal mais avec dix jours de reprise, je suis loin de mon niveau encore ».
Quant aux absents - Toniutti vendredi dernier, Ngapeth pour le long terme - Clévenot en relativise l’impact : « Le groupe répond présent, chacun est capable d’apporter quelque chose. Bien sûr, les absences font du mal un peu à tout le monde, mais il faut essayer de prendre de tous les joueurs, amener du positif à l’équipe.
PARIS 2024 - Le jour où les Français ont ROULÉ sur la Pologne pour remporter L'OR devant leur public
L'exploit aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021
C'est une performance majuscule dans l'histoire du volley-ball français. Les hommes de Laurent Tillie ont créé l'exploit aux Jeux olympiques 2021 de Tokyo. Ils ont réussi ce mardi, dans l'Ariake Arena, à s'imposer 3-2 en quarts de finale contre la Pologne, qui n'est autre que l'équipe double championne du monde en titre (21-25, 25-22, 21-25, 25-21, 15-9).
Menés deux sets à un, les Bleus ont fait preuve d'un mental incroyable pour éviter l'élimination lors du quatrième set. Mais avec les précieux points de Trévor Clévenot et de Jean Patry, ils ont su s'offrir un cinquième set décisif. Déjà en pleine forme jusque-là, Earvin Ngapeth s'est alors avéré plus que précieux avec ses cinq points inscrits, aidant la France à ne jamais être menée dans cette ultime manche.
Le capitaine Benjamin Toniutti savait qu'il fallait sans doute "faire durer le match au maximum" pour réussir ce gros coup. "La Pologne avait énormément de pression aujourd'hui, parce que c'est l'or qu'ils recherchent. On avait envie de les emmener au tie-break, pour qu'ils aient justement beaucoup de pression. Et on l'a géré de manière formidable", a-t-il expliqué au micro de RMC Sport.

Les joueurs de l'équipe de France de volley-ball célébrant leur victoire.
Place à l'Argentine
L'équipe de France doit désormais se défaire de l'Argentine, victorieuse de l'Italie (3-2). Cette demi-finale est prévue jeudi (14h00, heure de Paris). "Les Argentins jouent très bien. Il faudra être prêt à un gros combat", a d'ores et déjà prévenu Benjamin Toniutti.
En cas de qualification, la finale aura lieu samedi. Ce n'était pas une partie de plaisir sur le papier. Mais les Bleus, emmenés par un Earvin Ngapteh des grands soirs, ont croqué la Pologne, championne du monde 2014.
Championne d'Europe en titre, la France est l'équipe en forme du moment et l'a de nouveau démontré en s'imposant 3 sets à 0 (29-27, 32-30, 25-20).
France-Russie pour aller directement à Rio
Vainqueurs des hôtes allemands (3-1), les Russes seront les adversaires des Bleus dimanche en finale du tournoi de qualification olympique.
Les hommes de Laurent Tillie ont déjà battu les champions olympiques en ouverture du TQO mercredi (3-1). Le vainqueur validera son ticket pour disputer les JO de Rio cet été. Les 2e et 3e de ce tournoi gagneront le droit de disputer un TQO mondial fin mai au Japon.
La "Team Yavbou" n'a jamais été aussi proche de voir le Brésil.
Retour sur le TQO à Gdansk
Les Français ont été nettement battus par la Pologne, samedi, lors de leur deuxième match du TQO, à Gdansk (3-0). Les Bleus voient leur objectif de qualification directe pour les Jeux Olympiques de Tokyo s'éloigner.
Les Bleus avaient l'occasion de créer un immense exploit, samedi après-midi, face à la Pologne. En cas de victoire face aux grands favoris du tournoi, les Français auraient pris la première place de ce TQO, synonyme d'une qualification directe pour les Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020.
Mais le rêve bleu a vite été balayé par les Polonais. À Gdansk (Pologne), dans une Ergo Arena gonflée à bloc, les doubles champions du monde en titre ont surclassé les Français, qui s'inclinent en trois sets (25-21, 25-19, 25-20). Le service polonais a notamment été dévastateur.
Un autre TQO en janvier prochain
« Nous avons été dominés du début à la fin, reconnaît le passeur et capitaine Benjamin Toniutti. Les Polonais nous ont mis une telle pression que c'est compliqué. C'est dur à digérer, parce qu'on travaille depuis longtemps pour répondre présent sur ce genre de rencontre, la Pologne, c'est ce qui se fait de mieux, et aujourd'hui, on est largement au-dessous d'eux. Si on veut performer à l'Euro, il va falloir augmenter notre niveau de jeu contre des équipes comme ça qui seront présentes. »
Les Français ont encore une rencontre à disputer dans ce TQO, contre la Tunisie, dimanche. Pour décrocher une qualification directe, ils doivent impérativement s'imposer sans perdre un set mais aussi compter sur une défaite de la Pologne contre la Slovénie sans que les Polonais n'accrochent un set. Un scénario peu probable tant les doubles champions du monde se sont montrés intouchables lors de ses deux premiers matches.
Les Bleus auront cependant une ultime chance de se qualifier pour les Jeux. Ce sera en janvier prochain, lors du dernier tournoi continental. En attendant, les Tricolores vont devoir se tourner vers l'Euro, à domicile (12-29 septembre).
Analyse du match France-Pologne à Gdansk
Condamnée à l’exploit sur ce tournoi de qualification olympique (TQO), l’équipe de France de volley n’a rien pu faire face à la Pologne. Doubles champions du monde en titre, les Polonais ont dominé les Bleus devant leur public à l’Ergo Arena de Gdansk (3-0). Les hommes de Laurent Tillie s'éloignent donc un peu plus de Tokyo.
Balayée 3 sets à 0 (25-21, 25-19, 25-20) par la Pologne, l'équipe de France n'avait pas les ressources physiques et techniques pour inquiéter le double champion du monde en titre (2014 et 2018). A l'issue de la rencontre, les joueurs et le sélectionneur Français étaient unanimes : "on a été dominés".
En difficultés sur les services et la réception qui leur ont fait "beaucoup de mal", pour reprendre les mots du capitaine français Benjamin Toniutti au micro de la chaîne l'Equipe, les Français ont trop peu existé pour espérer réaliser l'exploit.
L'écart était immense sur le terrain mais les Français ne jouaient surement pas à armes égales après le peu d'heures de récupération entre le match contre la Slovénie (20h30 vendredi) et celui du jour à 15h.
Rapidement breakés dans la première manche, les hommes de Laurent Tillie ont beaucoup tenté et donné sans jamais réussir à recoller au score (7-4, 13-9, 20-15, 25-21). Dominée au block (6-1) et à l’attaque, La France ne trouvait pas les solutions.
La 3e manche ressemblait à la précédente. La France était assez rapidement décrochée (16-12, 22-17). Le match de dimanche contre la Tunisie va tout sauf être simple à jouer.
Les Bleus devront aussi vite se remobiliser pour l’Euro en France (12-29 septembre).