Les 50 Meilleurs Joueurs Anglais de l'Histoire de la Premier League

La Premier League étant en pause pour une durée indéterminée, comme tous les autres championnats de football, voici un classement qui sent bon la nostalgie, dressant la liste des 50 meilleurs joueurs à avoir foulé les pelouses anglaises depuis 1992. Si le championnat anglais de football est le plus vieux du monde, existant depuis 1888, il n'a pris son nom actuel qu'en 1992. C'est donc depuis cette année que le site FourFourTwo s'est lancé dans la liste des 50 meilleurs joueurs de l'histoire de la Premier League, et les Français y sont plutôt très bien placés...

Thierry Henry, élu meilleur joueur de l'histoire de la Premier League.

Un Top 5 Dominé par des Légendes

Car c'est en effet Thierry Henry qui est désigné comme le meilleur joueur de l'histoire de la Premier League, juste devant Cristiano Ronaldo, Alan Shearer et Wayne Rooney ! On retrouve Éric Cantona à la cinquième place, et Patrick Viera à la dixième. Pour justifier ce classement, FourFourTwo, magazine culte, dit avoir pris en compte trois critères : le talent du joueur, son statut, et les grands moments qu'il a procuré. Thierry Henry étant devenu le meilleur buteur de l'histoire d'Arsenal, et le leader de l'attaque de l'équipe des Invincibles de la saison 2003-04, sa première place semble justifiée. Même si les supporters de chaque équipe auraient préféré voir un de leurs chouchous nommé à la place de l'ancien Gunner...

Manchester United en Force

Parmi les 50 noms, 20 sont des joueurs de Manchester United, signe de l'ultra-domination du club alors dirigé par Sir Alex Ferguson, avant l'émergence de Chelsea et Manchester City. Le débat étant éternel en Angleterre, FourFourTwo n'a pas franchement tranché pour décider qui était le meilleur entre Frank Lampard, Paul Scholes et Steven Gerrard, les trois géniaux milieux de terrain. Ils sont respectivement classés sixième, septième, et huitième, et on devine qu'il s'agit en fait d'un petit ex aequo.

Quelques Joueurs Actuels Bien Classés

Dans ce top 50 qui sent aussi bon la nostalgie qu'une chaussette de joueur sent mauvais après un match, on retrouve tout de même quelques joueurs actuellement en activité. Sergio Agüero, devenu le meilleur buteur de l'histoire de Manchester City, se classe 15ème. Mohamed Salah de Liverpool, meilleur buteur sur une saison (32 buts) est 16ème, Kevin de Bruyne 22ème, Virgil van Dijk 23ème, notre N'Golo Kante national 28ème (juste devant David Beckham), David Silva et Harry Kane respectivement 31 et 32ème, et Sadio Mané seulement 42ème.

12 fois Thierry Henry a choqué le monde

Le Classement Complet

Voici l'intégralité de ce classement, qui n'est pas sans rappeler les plus grands moments de la Premier League, avec les affrontements Viera-Keane, les dribbles de Cristiano Ronaldo, les déboulés de Thierry Henry, les buts de Shearer, les tacles de Rio Ferdinand ou les grosses pralines en lucarne de Rooney, Gerrard, Lampard, Scholes et compagnie...

PositionJoueur
1Thierry Henry
2Cristiano Ronaldo
3Alan Shearer
4Wayne Rooney
5Eric Cantona
6Frank Lampard
7Paul Scholes
8Steven Gerrard
9Roy Keane
10Patrick Vieira
11Ryan Giggs
12John Terry
13Rio Ferdinand
14Ashley Cole
15Sergio Aguero
16Mohamed Salah
17Petr Cech
18Dennis Bergkamp
19Vincent Kompany
20Peter Schmeichel
21Nemanja Vidic
22Kevin De Bruyne
23Virgil van Dijk
24Didier Drogba
25Eden Hazard
26Andy Cole
27Dwight Yorke
28N’Golo Kante
29David Beckham
30Edwin van der Sar
31David Silva
32Harry Kane
33Gianfranco Zola
34Tony Adams
35Ruud van Nistelrooy
36Nicholas Anelka
37Michael Carrick
38Sol Campbell
39Robin Van Persie
40Xabi Alonso
41Luis Suarez
42Sadio Mane
43Cesc Fabregas
44Yaya Touré
45Robert Pires
46Jaap Stam
47Robbie Fowler
48Michael Owen
49Teddy Sheringham
50Denis Irwin

Quelques légendes qui ont marqué l'histoire de la Premier League.

Quelques Portraits de Légendes

Wayne Rooney

Enfant de Liverpool et fan invétéré des blues d'Everton, Wayne Rooney y commence sa carrière de jeune prodige. En août 2002, à l'âge de 16 ans, il joue son premier match de championnat et devient deux mois plus tard le plus jeune joueur à marquer en Premier League, qui plus est un but décisif face à Arsenal. Rooney fait tomber les records de précocité un à un. Il a été notamment le plus jeune appelé en sélection nationale, lors d'une défaite contre l'Australie en février 2003 où il entre en jeu à 17 ans et 111 jours (record désormais détenu par Théo Walcott), et le plus jeune buteur à 17 ans et 317 jours, en égalisant contre la Macédoine (victoire 2 buts à 1). Au delà des chiffres, ce véritable battant, cet affamé de victoires, ce fauve de compétition impressionne sur le terrain, par son jeu et son gabarit. Ce fils de boxeur taillé comme un basque est un petit monstre de physique et de technique qu'Everton va avoir bien du mal à conserver. C'est le manager de Manchester United, Alex Ferguson, qui se montrera le plus insistant et remportera la mise le 31 août 2004, dernier jour du mercato estival.

Le public d'Old Trafford doit attendre le 28 septembre 2004 et un match de Ligue des Champions face à Fenerbahçe pour admirer la recrue. Ils ne seront pas déçu avec un triplé et une passe décisive de la jeune star qui finit la saison avec 16 buts à son actif. Au cours de l'exercice 2005-06, Rooney quitte le côté droit pour la place qu'il affectionne, en soutien de l'attaquant. Les Mancuniens se font éjecter de la Ligue des champions dès le premier tour et ne sont pas au mieux en championnat mais se ressaisissent pour terminer à la deuxième place en Premier League et remporter la Coupe de la Ligue avec un doublé de Rooney en finale. Meilleur que Michael Owen dit-on. Mais tout aussi fragile. Bien que Rooney ressemble à une mule avec ses frappes de toute puissance, il se blesse gravement avant la Coupe du Monde 2006 mais est tout de même appelé en sélection. D'ailleurs, mieux vaut oublier cet événement. Rooney prend un carton rouge en quart de finale après avoir piétiné son coéquipier en club Cristiano Ronaldo. Même s'il ne décolle toujours pas en Ligue des Champions, il est d'une assurance et d'une technique qui font palir les défenses. Ainsi, il marque 14 buts en Premier League lors de la saison 2006-07 et s'en va foudroyer la concurrence remportant un titre de champion qui manquait à Manchester depuis quatre ans.

Au total, il remporte dix trophées majeurs avec les Red Devils, dont une Ligue des Champions en 2008 au terme d'une finale contre Chelsea qui l'a vu jouer arrière gauche puis être remplacé avant la séance de tirs au but dominée par ses coéquipiers. En 2011, le n° 10 marque en finale, mais son club s'incline contre le FC Barcelone (finale perdue 3 buts à 1). Touché par ces échecs successifs en sélection, c'est donc revanchard que celui qui enfile les trophées avec son club se rend en Afrique du Sud pour la Coupe du Monde 2010 afin de laver ce qu'il considère comme un véritable affront. Sauf que l'Angleterre est cette fois littéralement balayée par la Mannschaft (4 buts à 1) dès les huitièmes de final, quelques jours après une sortie médiatique plus que maladroite du principal intéressé au sortir de la rencontre face à l'Algérie (0-0). "C'est bien de se faire siffler par ses propres supporters. Ce sont des fidèles.", avait-il lâché devant les caméras de la chaine Live TV. Ambiance. Pour ouvrir son compteur en Coupe du Monde, Wayne Rooney doit donc attendre l'édition 2014 et un but sous le signe de la délivrance face à l'Uruguay lors du deuxième match des Three Lions au Brésil. Une délivrance toutefois personnelle, puisque les britanniques s'inclinent 2 buts à 1 face aux partenaires d'Edinson Cavani et Luis Suarez, avant de terminer derniers de leur groupe... Quittant le Mondial par la petite porte.

En club, comme nombre de joueurs de l'époque moderne, tels Andrea Pirlo ou Didier Drogba, Wayne Rooney a choisi de s'exiler en Major League Soccer pour, pensait-on, aller y terminer sa carrière. Mais l'ancien attaquant de Man UTD a surpris tout son monde en s'engageant avec Derby County. Si le club anglais n'a plus le niveau qui lui avait permis d'enlever deux titres de champion (1972 et 1975) sous la houlette de Brian Clough, le meilleur buteur de l'histoire des Three Lions l'a rejoint avec comme objectif d'être formé au métier d'entraîneur. Le contrat, signé le 6 août 2019 et devenu effectif le 1er janvier 2020, stipule en effet que Rooney est désormais joueur et adjoint de Phillip Cocu. Jeudi 26 décembre, les deux anciens internationaux anglais s’affronteront, depuis le banc de touche. Plymouth Argyle, l’équipe dirigée par Wayne Rooney se rendra à Coventry pour affronter les joueurs de Frank Lampard.

Robbie Fowler

Dans les traces d’une divinité qui aura marqué toute une génération. Né dans la banlieue de Liverpool, le jeune Robbie est un véritable scouser, mais supporte durant toute sa jeunesse Everton. Tout comme Jamie Carragher, Michael Owen ou encore Ian Rush, son enfance brillera d’une petite flamme bleue. Il avouera même avoir longtemps détesté le moustachu Welsh Wizard pour son insolente réussite dans les Merseyside Derbies. Pourtant et à l’instar de ces derniers, sa carrière le verra surtout briller sous la tunique frappée du Liverbird. Le 9 avril 1992, pour ses dix-sept ans, les Reds lui offrent son premier contrat professionnel. À partir de ce moment, sa carrière s’accélère très rapidement. Il débute en Cup et marque déjà contre Fulham. Mais beaucoup de supporters se souviennent surtout du match retour, lorsqu'il plante cinq réalisations. La légende est en marche. Dès lors, l’anglais va s’évertuer à devenir l’une des meilleures gâchettes du football mondial, avec pas moins de 183 buts pour le compte des Reds, dont un triplé en moins de cinq minutes face à Arsenal en 1994. Cependant, il ne parvient pas à gagner le championnat.

Dommage, les ennuis commencent pour lui lors de la saison 1997-98, lorsqu’une blessure au genou le met sur la touche pour de longs mois et lui fait ainsi manquer la Coupe du Monde en France. Malgré 18 buts en 1998-1999, les tabloïds parlent plus de lui dans leurs pages Gossip que dans la rubrique Sport. La saison est ainsi marquée par une embrouille avec le toujours charmant Graeme Le Saux lors du quart de finale de la Cup face à Chelsea, Fowler ayant eu la mauvaise idée de mettre en cause ses préférences sexuelles à plusieurs reprises durant la rencontre. Ensuite, après avoir marqué un penalty lors du derby contre Everton, il s'accroupit le long de la ligne de but et fait mine de sniffer la ligne blanche devant les yeux médusés des Toffees. Ça lui vaudra six matchs de suspension et une amende de 60 000 livres. Deux ans avant, Robbie Fowler avait déjà eu des soucis: pour avoir porté un T-shirt en soutien aux dockers de Liverpool licenciés après une grève, il avait dû payer une amende de 2 000 Francs suisses pour la simple et bonne raison que les joueurs ne doivent pas avoir de logos politiques. Inutile de préciser que le Kop avait apprécié ce geste.

Quatre jours plus tard, lors d'une rencontre face à Arsenal, le numéro 9 trébuche dans la surface. L’arbitre siffle immédiatement penalty. Le portier anglais David Seaman ne l’ayant pas touché, Fowler se dirige vers l’arbitre en lui disant qu’il n’y a pas penalty. Il ne veut rien savoir et maintient sa décision. N’arrivant pas à faire changer l’arbitre d’avis, il tire alors sur le gardien des Gunners. Un de ses coéquipiers ayant suivi l’action marque malheureusement le but. Il échoue à Leeds en pleine déconfiture, puis rate sa tentative de relance chez les Citizens en 2002. Rafa Benitez le rappelle chez les Reds pour un dernier baroud d’honneur. Les blessures à répétition et la concurrence auront pourtant raison de lui. La suite de sa carrière sera anecdotique entre expériences mitigées et championnats exotiques. Même durant ses piges loin de son Angleterre chérie, il ne remporte aucun titre de champion. Il peut toutefois se consoler avec le quadruplé (C3, FA Cup, League Cup, Supercoupe d’Europe) réalisé en 2001 avec la formation liverpuldienne. Au-delà du footballeur donc, il restera un personnage hors norme, charismatique mais aussi résolument humain. Alors que la sphère du football se détache petit à petit de sa base, de ses supporters, Robbie restera ce joueur proche de ses fans, un mec avec des blessures, des victoires, des joies et des peines. Cet attachement au peuple rouge lui vaudra d’ailleurs un surnom des plus explicites : "God". Au final, malgré les sales coups du destin, malgré un corps trop fragile, la légende de Robbie Fowler a rejoint celles de King Kenny Dalglish, de Bill Shankly et autres Kevin Keegan sur le "Wall of Fame" ou plutôt la "Walk of fame" des Reds.

Tony Adams

Né le 10 octobre 1966 à Romford, le jeune Tony grandit à Dagenham, une grande banlieue dans l’Est de Londres. L'histoire d'amour entre lui et Arsenal commence en 1980 lorsqu'il rejoint le centre de formation londonien. Trois ans plus tard, il fait ses débuts avec les professionnels le 5 novembre 1983, contre Sunderland. C’est lors de la saison 1985-86 qu’il devient titulaire et remporte son premier trophée la saison suivante, en battant Liverpool en finale de la Coupe de la Ligue anglaise. Le 1er janvier 1988, Tony Adams entame la nouvelle année sur un record: à 21 ans, il devient le plus jeune capitaine de l'histoire d'Arsenal. Il conserve ensuite le brassard pendant les quatorze saisons suivantes, jusqu'à sa retraite. En mars 1989, notamment, le Daily Mirror le caricature avec des oreilles d'âne le lendemain d'un match nul face à Manchester United, où il a eu le malheur de marquer un but dans chaque camp. Son addiction à l'alcool et à la drogue lui vaudra aussi de nombreuses moqueries. Accident de voiture où il avait un taux d’alcoolémie dans le sang trois fois supérieur à la limite autorisée, prison, rixes en lieu public, l'arrivée d'Arsène Wenger en 1996 lui sera d'une grande aide.

Mais contrairement à beaucoup d’autres, et c’est tout à son honneur, Adams a su dire stop. L'entraîneur français, fin psychologue, lui apporte un soutien indéfectible jusqu'au terme de sa carrière, en 2002. Il est le premier joueur de l'histoire du championnat anglais à avoir remporté un titre de Premier League lors de trois décennies différentes (1989, 1991, 1998 et 2002) en tant que capitaine. Taulier emblématique du club, il n'a obtenu seulement que 15 sélections en tant que capitaine de l'équipe d'Angleterre. Il ne participe pas à la Coupe du Monde 1990, à la grande surprise des supporters anglais, ni à l’Euro 1992 pour cause de blessure. Les Three Lions étant absent lors du Mondial 1994, il a dû attendre l’Euro 1996 à domicile pour représenter son pays dans une compétition internationale, avec le brassard de capitaine. Devenu symbole de la lutte contre l’alcoolisme, fondateur d’une association, son autobiographie (“Addicted“) bouleversera les Britanniques. Désormais, il symbolise le glorieux passé d'Arsenal. Et le 9 décembre 2011, la légende a pris forme. Arsenal lui a en effet consacré une statue de bronze qui trône aux abords de l'Emirates Stadium.

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