L'équipe de France de handball a connu des moments forts et des défis lors de ses récentes confrontations avec la Pologne, tant aux Jeux Olympiques qu'au Mondial. Cet article explore en détail ces rencontres, en mettant en lumière les performances clés, les stratégies et les moments décisifs.
Les championnes olympiques ont entamé de manière éclatante la deuxième phase du Mondial. Après une phase qualificative bien menée face à l’Angola (30-20) et la Slovénie (29-18), et un match un peu plus compliqué contre le Monténégro (24-19), les joueuses d’Olivier Krumbholz ont affronté les Polonaises à Granollers (Espagne) et n’ont pas fait de détail (26-16). Les voilà bien parties pour rejoindre les quarts de finale.
Après un match à plusieurs facettes, les Bleues affronteront plutôt rassurées, samedi, la Serbie, vainqueur du Monténégro (27-25). Elles pourraient se qualifier en cas de victoire. Elles seront ensuite opposées à la Russie lundi. « C’est bien, en attaque on a trouvé des solutions, sourit le sélectionneur Olivier Krumbholz. Il faut encore que certaines se décrispent individuellement. »
Les Tricolores ont d’abord paru légèrement empruntées, malmenées même parfois. Elles ont néanmoins réussi à se détacher sans trop de difficultés et à atteindre la mi-temps avec une avance confortable (14-9). Rien de transcendant mais du travail bien fait. Alicia Toublanc, la meilleure marqueuse tricolore en première période inscrivant trois buts sur ses quatre tentatives. Pauletta Foppa (5 buts) a elle été désignée joueuse du match.
Le léger moment de flottement au milieu du second acte n’a pas eu de conséquence même s’il faudra éviter ce genre de relâchement face à des nations plus solides que la Pologne, comme la Serbie par exemple. Le premier objectif, retrouver la confiance affichée lors des deux premières rencontres, est donc atteint. Les efforts consentis face au Monténégro n’ont finalement pas trop pesé sur les épaules des Bleues.
« Nous sommes moins bien qu’aux Jeux, notamment aux tirs, avait prévenu Olivier Krumbholz. Il faut retravailler pour se libérer l’esprit. »
Les Françaises se sont largement imposées face aux Polonaises (42-28) après une première mi-temps compliquée. Après deux victoires faciles face à la Chine (47-21) et la Tunisie (43-18), les Françaises ont parfaitement terminé leur phase préliminaire avec une victoire face à la Pologne, qui était l’adversaire le plus compliqué de ce premier tour.
Malgré le large score en faveur des Françaises, les joueuses de Sébastien Gardillou ont souffert en première mi-temps, notamment dans le secteur défensif. Elles ont également manqué d’efficacité dans les attaques placées, n’arrivant pas à déplacer le bloc défensif polonais. Elles ont aussi régulièrement buté sur une gardienne polonaise efficace.
Les Bleues ont donc été menées dès le début de la rencontre et ont même connu un retard de trois buts après un quart d’heure de jeu. Au retour des vestiaires, les Françaises ont montré un meilleur visage. Elles ont d’abord renforcé leur défense, en s’appuyant sur plusieurs interceptions et sur une gardienne plus solide pour lancer des contre-attaques cinglantes.
Léna Grandveau, élue joueuse du match, réalise un 100 % au tir (7/7). C’est elle qui a porté les Bleues en début de rencontre en marquant les 3 premiers buts. Sa connexion avec Lucie Granier du côté droit a également été très efficace.
La Pologne est une très bonne équipe, on s'attendait à ça. Le début de match a été compliqué mats on est resté fortes dans nos têtes, on est resté souder, et on a fait une bonne deuxième mi-temps. On a commencé le match, ça a été très serré. Ca a été difficile de bien défendre les premières 40 minutes. Les dernières 20 minutes, on a un peu plus lâché les chevaux, on a remis un peu de monter de balle avec beaucoup de contre attaque, donc ça allait mieux.

42 buts je suis assez surpris du nombre de buts. Je suis satisfait de notre réaction. En première mi-temps on était pas dans nos standards défensifs, on a retrouvé nos gardiennes en deuxième mi-temps. On a été fort à l'impact en deuxième mi-temps.
Les Bleues s'imposent largement grâce à une deuxième mi-temps maîtrisée. Trouvée dans la défense, Sarah Bouktit récolte un jet à 7m pour les Bleues. La relance de loin de la gardienne réussiyt très bien aux Bleues. La Française a ceinturé la joueuse polonaise.
Les Polonaises multiplient les erreurs en attaque. Alors que la contre attaque avait été très bien menée. Après une interception, Cygan percute Sako lors de sa réception. Grandveau trouve Granier du côté droit. Les fautes se multiplient des deux côtés.
La France gagne en confiance. La capitaine prend les choses en main. Les Françaises sont en difficulté sur cette première mi-temps. Depuis son entrée Wajoka fait du bien aux Bleues, en défense avec ses interceptions, comme sur ses projections en attaque. Nosek est expulsé 2 minutes.
Première fois que les Françaises volent le ballon lorsqu'elles sont en défense. Une bonne action qui permet aux Françaises de se projeter et marquer en contre attaque. Les Bleues sont en difficultés à la mi-temps de la première période. Les Françaises en difficulté en défense. Foppa expulsée deux minutes et les Polonaises obtiennent un jet à 7 m.
En face du but, Grandveau trouve parfaitement Foppa entre de défenseuse. Belle parade d'Hatadou Sako. La capitaine Monika Kobylińska, qui a évolué à Brest entre 2019 et 2021 sera vraiment la joueuse à suivre côté polonais. L’arrière droite est tout aussi capable d’aller au duel que de tirer de loin.
Les Françaises sont déjà assurées de disputer le tour principal des championnats du monde. Hatadou Sako, en tribune face à la Chine, retrouve sa place dans les cages. Les Polonaises sont deuxième du groupe derrière la France avec également deux victoires.
Les champions olympiques ont difficilement vaincu les Polonais qui jouaient à domicile, s’ouvrant presque ainsi les portes du tour principal. L’équipe de France de handball a difficilement dompté la ferveur locale pour réussir son premier match du Mondial, contre la Pologne (26-24) mercredi 11 janvier à Katowice. Ce succès éclaircit déjà son parcours : profitant d’une compétition rassemblant 32 équipes, dont seulement une par poule sera éliminée à l’issue du premier tour, les Bleus sont quasi déjà qualifiés pour le tour principal alors qu’ils affronteront la modeste Arabie saoudite samedi, puis la Slovénie lundi.

Les champions olympiques en titre, visent, le 29 janvier à Stockholm, une septième couronne mondiale qui les fuit depuis six ans. Avec cette première victoire contre la Pologne, les Bleus s’entrouvrent même la porte des quarts de finale en vue desquels seront conservés tous les points acquis face aux équipes qualifiés pour le tour principal. La Pologne en sera vraisemblablement, elle, qui est probablement l’adversaire le plus coriace des Français dans ce premier tour, portée par son public, 11 000 spectateurs chauffés à blanc et rouge, soutenant la « Polska, Polska ! ».
Même sans son meilleur joueur, le pivot du Paris Saint-Germain, Kamil Syprzak, elle a donné énormément de fil à retordre aux Bleus, privés de leur capitaine et pilier de la défense, Luka Karabatic, victime d’un lumbago, et de l’ailier droit Valentin Porte, blessé à la cuisse. « Il faut se rappeler la difficulté de démarrer une compétition et ce match avait tout du match piège : grosse pression du public, un peu de tension au niveau de l’arbitrage qui, je trouve, ne nous a pas permis de développer notre jeu », a insisté le sélectionneur, Guillaume Gille.
Son équipe a été jusqu’au bout sous la menace des Polonais, qui étaient même au coude à coude à dix minutes de la fin (21-21). Si Gérard a sorti les arrêts qu’il fallait au bon moment, les Bleus ont pu aussi compter sur un Dika Mem des grands soirs. L’arrière droit du FC Barcelone a marqué cinq de ses six buts après le repos, à une période où son équipe tanguait un peu en défense et semblait manquer de fluidité en attaque.
Thibaud Briet a alors enfin marqué le premier but français de la soirée au poste d’arrière gauche, avant d’être exclu deux minutes : pendant cette infériorité numérique, les hommes de Gille ont inscrit deux buts sans en encaisser un seul, pour prendre trois longueurs d’avance (52e, 24-21). Ensuite, deux arrêts successifs de Vincent Gérard (58e, 25-22), moins décisif en seconde période qu’en première et également moins protégé par sa défense, ont éloigné le spectre de la défaite.
Les Bleus auraient probablement pu s’épargner tant de sueurs froides s’ils étaient parvenus à mettre la tête sous l’eau des Polonais en fin de première période, alors qu’ils avaient pris quatre buts d’avance (12-8, 21e). Mais les changements effectués pour faire souffler les titulaires ont été peu efficaces.
« Le secteur défensif a apporté de la stabilité en l’absence d’une de nos tours jumelles en défense [Luka Karabatic], a estimé Guillaume Gille. En attaque, ça a été plus irrégulier avec quelques approximations, des ballons par terre. Les signes d’un début de compétition. »
Supérieure mais bousculée par la Pologne avant la pause, l’équipe de France a profité d’une seconde période en supériorité numérique pour s’envoler (4-1) et empocher un deuxième succès en une semaine en qualifications pour la Coupe du monde. Celle passée face à la Pologne ce vendredi soir (4-1) ne devrait pas être la plus périlleuse sur la route qui doit mener les joueuses de Laurent Bonadei vers le Mondial. Bien aidées par l’excès d’engagement de Nadia Kreyzman, la Polonaise de Dijon, débordée par son envie d’en faire trop devant son public habituel et expulsée juste avant la pause, les Bleues ont triomphé logiquement en prenant le large en seconde période. À une de plus, tout est devenu plus simple d’un seul coup.
Jusque-là, les Françaises avaient étalé leur supériorité autant que leur défaut majeur, celui d’une équipe qui ne sait plus terminer un match sans encaisser de buts. La dernière fois, c’était en juin à Valenciennes, lors d’un récital face à la Belgique (5-0) en amical avant l’Euro. Mais à Dijon, pour la onzième rencontre d’affilée, l’idée d’un clean-sheet a n’a pas fait long feu lorsqu’Ewa Pajor est venue égaliser à l’énergie à la demi-heure de jeu.
Sur ce coup, les Bleues payaient une apathie défensive en total contraste avec leurs intentions offensives justement récompensées par une tête de Marie-Antoinette Katoto (20e) - qui remettra les Bleues devant avant la pause (40e). Mais en face il y avait ces étonnantes Polonaises, souvent sur un fil défensivement et tout aussi capables de piquer sur la moindre contre-attaque comme sur les lourdes frappes de Pajor (4e) et Tomasiak (37e) repoussées par Pauline Peyraud-Magnin.
En supériorité numérique toute la seconde période, c’est donc devenu beaucoup plus facile pour les Françaises, invitées par Laurent Bonadei « à ne surtout pas ronronner ». Elles l’ont prise au mot en s’envolant grâce à un penalty de Sakina Karchaoui (58e) et un but de Kadidiatou Diani (71e) pour boucler une semaine à six points et lancer idéalement le voyage vers la Coupe du monde.
La suite, dans un mois, passera par deux matchs face aux Pays-Bas, l’adversaire le plus redoutable de ce groupe de quatre. À Breda, le 14 avril, puis à Auxerre, quatre jours plus tard, ça ne sera toujours pas le Brésil, mais cette double confrontation face aux Oranje en dira beaucoup plus sur la possibilité de déjà s’y projeter.
Suzanne Wajoka lors de France-Pologne au Mondial de hand 2025 à Bois-le-Duc (Pays-Bas), le 2 décembre 2025. Le plein de points et une première mission accomplie pour l’équipe de France. Déjà assurées de leur qualification pour le tour principal du Mondial, les Bleues ont largement dominé la Pologne dans leur dernier match du tour préliminaire, mardi 2 décembre, malgré une entame de match compliquée à Bois-le-Duc (Pays-Bas).
"Je suis amplement satisfait de notre réaction, on n’était pas dans nos standards défensifs, et on a retrouvé nos gardiennes en seconde période", a réagi le sélectionneur Sébastien Gardillou au micro de beIN Sports. Les Bleues s’imposent ainsi en marquant plus de 40 buts pour le troisième match consécutif, après la Tunise (43-18) et la Chine (47-21). "Je suis surpris de notre capacité à réitérer un nombre impressionnant de buts, ce n’est pas dans nos standards", s’est réjoui Sébastien Gardillou.
Tableau des Résultats Clés
| Match | Score | Compétition |
|---|---|---|
| France vs Angola | 30-20 | Mondial (Tour Qualificatif) |
| France vs Slovénie | 29-18 | Mondial (Tour Qualificatif) |
| France vs Monténégro | 24-19 | Mondial (Tour Qualificatif) |
| France vs Pologne | 26-16 | Mondial (Tour Principal) |
| France vs Chine | 47-21 | Mondial (Phase Préliminaire) |
| France vs Tunisie | 43-18 | Mondial (Phase Préliminaire) |
| France vs Pologne | 42-28 | Mondial (Phase Préliminaire) |
| Pologne vs France | 26-24 | Mondial (Katowice) |
| France vs Pologne | 4-1 | Qualifications Coupe du Monde |