L'équipe de France masculine de hockey sur glace a croisé à plusieurs reprises le fer avec la Hongrie, une nation en progression constante dans le monde du hockey. Ces confrontations, souvent disputées, sont importantes tant pour le classement international que pour la préparation des grandes échéances.

Coupe des Nations à Budapest
Du 10 au 14 décembre, l’équipe de France masculine retrouve la Coupe des Nations pour une deuxième manche disputée à Budapest. En décembre, l’équipe de France retrouve un rendez-vous important dans son calendrier : la Coupe d’Europe des Nations, dont la seconde étape se jouera dans la capitale hongroise. Un tournoi court, trois matchs en trois jours, mais déterminant, tant pour le classement international que pour la préparation des grandes échéances à venir.
À Budapest, la France aura face à elle trois adversaires qui évoluent tous dans son sillage : la Pologne (n°21), la Hongrie (n°18) et l’Italie (n°20), hôte des JO 2026. Une configuration qui rend chaque rencontre décisive, d’autant que les points engrangés comptent dans le classement mondial.
La France (n°14) arrive avec un bon souvenir de la première manche jouée à Épinal : deux succès de prestige, face au Danemark et à la Norvège, puis un dernier match accroché contre la Hongrie. Le sélectionneur Yorick Treille a fait un choix fort : laisser plusieurs cadres au repos pour cette fenêtre internationale et convoquer un effectif rajeuni, composé en majorité de joueurs nés après 2000. L’objectif est double : gérer la charge des titulaires très sollicités en club et offrir du temps de jeu à des profils susceptibles d’intégrer le groupe pour les Jeux ou le Mondial.
Entre jeunes prometteurs, talents déjà confirmés et joueurs en pleine progression, cette sélection est pensée comme une revue d’effectif à grande échelle. « C’est un stage important, même s’il est très court« , explique Yorick Treille, à la FFHG qui veut observer les comportements, tester des associations et évaluer la capacité du groupe à gérer l’enchaînement intense des matchs. Les Bleus entreront en lice le vendredi 12 décembre face à la Pologne (15h00), avant d’enchaîner contre la Hongrie le samedi (19h00), puis de conclure contre l’Italie dimanche (12h30).
Enjeux du maintien dans l'élite mondiale
Après une victoire et une défaite contre l'Autriche (2-1 a.p.) et le Danemark (3-4 a.p.), le week-end dernier, l'équipe de France va chercher ce soir à assurer son maintien dans l'élite mondiale. En cas de victoire ce soir sur la Hongrie (19 h 20), un concurrent direct, les joueurs de Philippe Bozon laisseraient leur adversaire du jour derrière eux au classement et éviteraient la dernière place de leur groupe, synonyme de relégation. Si le revers face au Danemark, après avoir dominé les deux tiers du match, a laissé des regrets, le bilan de santé dans ce Mondial est bon.
Les Bleus ont produit du beau jeu, en étant privés de nombreux cadres et avec un groupe jeune. « Globalement, notre jeu est en place, affirme l'entraîneur-adjoint Yorick Treille (42 ans). À cinq contre cinq, il y a énormément de bonnes choses et de l'engagement. »
Mais - parce qu'il y a un bémol - un domaine échappe aux Français : celui de la discipline. En deux rencontres, ils ont encaissé trois buts (sur quatre) en infériorité numérique, le plus marquant étant celui, crève-coeur, contre les Danois en prolongation. Se sont également ajoutées deux exclusions (Alexandre Texier contre l'Autriche et Valentin Claireaux face au Danemark).
« C'est le mot d'ordre : on doit être disciplinés, réagit Treille, dont le frère cadet Sacha (35 ans) est le capitaine des Bleus. Il faut gommer ces erreurs qui nous coûtent cher. On aurait pu avoir des points en plus et remplir l'objectif premier (le maintien). »
La Hongrie, promue cette année, n'est pas habituée à un tel niveau de compétition (reléguée en 2009 et en 2016, à chaque fois un an après avoir décroché sa promotion). Les Hongrois ont perdu contre le Danemark (1-3) et les États-Unis (1-7). « Contre les Américains, ce n'était pas ça, analyse Yorick Treille. Et, face aux Danois, ils sont passés au travers des deux premières périodes, mais, dans la troisième, ils ont montré leurs forces. »

Historique récent des confrontations
Les Bleus ont souvent peiné face aux Hongrois. La France n'oubliera pas qu'elle a souffert lors de ses deux dernières oppositions contre la Hongrie, gagnant 5-3 au TQO (tournoi de qualification olympique) il y a deux ans après avoir été menée 0-2, puis s'imposant en prolongation (2-1) en novembre dernier en amical. Elle pourra s'appuyer sur les conseils de Guillaume Leclerc, qui joue pour le club hongrois de Fehervar... dans le Championnat d'Autriche.
Bon nombre d'équipiers de Leclerc seront là ce soir. Et la sélection est dirigée par l'Américain Kevin Constantine, qui est également le coach de Fehervar. « Un très bon entraîneur, confie Leclerc. Surtout pour la défense. Il y a également quelques individualités qui peuvent faire la différence. Mais l'équipe n'a pas la même profondeur que nous. Ce n'est pas un gros pays de hockey, mais c'est une nation qui progresse. Le piège serait de ne pas jouer à notre niveau, de ne pas imprimer notre rythme. »
Mais, plus que le beau jeu pratiqué à Tampere, les Bleus opposeront surtout leur savoir-faire dans la quête du maintien dans un Mondial.
Victoire de l'équipe de France féminine contre la Hongrie
L'équipe de France féminine a battu la Hongrie ce jeudi soir à Albertville (4-2) en ouverture du tournoi amical des 4 Nations. Une bonne entrée en matière dans une saison qui mènera les Bleues à leurs premiers Jeux Olympiques.
C'est un joli symbole à moins de six mois des premiers JO de son histoire à Milan-Cortina (6-22 février 2026) : l'équipe de France entame sa saison par un tournoi des 4 Nations dans la Halle olympique d'Albertville (même si cette dernière n'avait pas accueilli le hockey mais le patinage artistique et le short-track aux Jeux de 1992). Ce jeudi, les Bleues, 14es au classement de la Fédération internationale, ont disposé en ouverture du tournoi de la Hongrie (4-2), 9e au classement mondial mais non qualifiée pour les JO.
Le match : France - Hongrie
Chloé Aurard, le fer de lance de l'attaque tricolore, a ouvert le score en supériorité numérique (1-0, 9e), avant que la défenseuse franco-canadienne Marie-Pierre Pélissou ne creuse l'écart (2-0 28e). Peu après la réduction du score magyare (2-1, 35e), l'expérimentée Estelle Duvin a redonné deux longueurs d'avance à la France (3-1, 37e). Dominatrices (30 tirs cadrés à 23), les Bleues ont scellé leur victoire par Jade Barbirati (4-1, 48e). Les Hongroises n'ont pu que limiter la casse à l'entame des dix dernières minutes (4-2, 52e). La gardienne Alice Philbert a signé 21 arrêts à 91 %.
Les joueuses de Grégory Tarlé se mesureront ensuite à deux autres qualifiés olympiques, le Japon (7e nation mondiale) vendredi (20 heures), puis l'Allemagne (8e) samedi (14h15). Elles auront encore deux autres tournois de préparation, du 3 au 9 novembre en Allemagne puis du 8 au 14 décembre à Dunkerque.
Match difficile pour l'équipe de France
Sans ses leaders (Bellemare, Treille et Auvitu absents), l’équipe de France entame la rencontre très difficilement. Les Bleus se créent pourtant la première occasion chaude par l’intermédiaire de Dylan Fabre, qui profite d’un bon travail du capitaine du jour Jordann Perret derrière la cage. Ensuite, Tom Aubrun s’emploie avec plusieurs interventions. Mais la Hongrie parvient à inscrire un premier but par Gergely Mattyasovzsky, puis un deuxième de Janos Hari dans la foulée sur un powerplay. Le cauchemar continue avec un nouveau but encaissé deux minutes plus tard, signé Mark Shlekmann sur un 2vs1.
Yorick Treille demande un temps mort et réveille les Bleus. Après avoir touché le poteau quelques minutes plus tôt, Guillaume Leclerc débloque le compteur tricolore ! Flavian Dair est envoyé au vestiaire après deux minutes de jeu dans le T2. Jordann Perret s’offre un face-à-face en échappée mais il ne parvient pas à tromper Levente Hegedus. La punition est immédiate puisque Marko Csollak envoie un missile dans le but tricolore pour porter le score à 4-1 en faveur des Hongrois.
La France réagit en reprenant le contrôle du palet et en multipliant les offensives, mais la Hongrie se procure une nouvelle supériorité numérique qui vient couper les efforts tricolores. Pire, Mark Shlekmann trouve la lucarne de Tom Aubrun, qui laisse sa place à Julian Junca après ce cinquième but hongrois.
Les Bleus attaquent le dernier tiers avec de meilleurs intentions, et cela paye rapidement. Dylan Fabre fait parler sa technique et traverse toute la glace avant de buter sur le gardien. Le palet revient sur Jordann Perret qui marque dans le but vide (2-5 ; 43’55). La France maintient la pression, Pierre Crinon s’essayant notamment après une belle possession. Malheureusement, Levente Hegedus se montre intraitable sur le powerplay français qui suit, malgré des tirs dangereux de Dylan Fabre et Charles Bertrand. Situé derrière la cage, Floran Douay trouve une passe plein axe pour Nicolas Ritz, qui bute d’abord sur un défenseur avant de marquer (3-5 ; 52’15).
Les espoirs français seront rapidement douchés avec le quatrième but sur powerplay des Hongrois dans la minute suivante, signé Gergely Mattyasovzsky. Cinq minutes plus tard, Jordann Perret récupère le palet derrière la cage et le transmet à Dylan Fabre, qui après une feinte envoie un tir puissant dans le petit filet (4-6 ; 57’07).