Histoire du Football à Belleville-sur-Saône: De Bruno N'Gotty aux Jeunes Talents Locaux

Le football à Belleville-sur-Saône possède une histoire riche et passionnante, marquée par des figures emblématiques et des succès collectifs. Cet article explore cette histoire, en mettant en lumière des moments clés et des personnalités marquantes.

Un Talent Local: Bruno N'Gotty

Pour tous les supporters français, la frappe de mule de Bruno N'Gotty restera un souvenir impérissable. Né à Lyon en 1971, c’est naturellement à l’OL que cet arrière aux origines camerounaises fait ses premiers pas dans le football.

Il intègre le groupe pro à l'âge de 17 ans avec l'arrivée d'un certain Raymond Domenech sur le banc. Le club est alors en seconde division. Bruno ne tarde pas à s’affirmer comme un titulaire à part entière. Il participe activement au retour du club en D1 en 1989, fraîchement racheté par Jean-Michel Aulas, jeune entrepreneur qui ne manque pas d'ambitions.

De 1987 à 1995, sous les couleurs lyonnaises, il dispute 253 rencontres et finit la saison 1994-95 vice-champion de France avec Florian Maurice et Franck Gava, derrière les Canaris de Coco Suaudeau. Il découvre également les joies de l’équipe de France le 17 août 1994 et honore sa première sélection chez les Bleus contre la République tchèque.

S'il s'affirme au milieu des années 1990 comme l'un des meilleurs défenseurs de D1, il se rend compte rapidement que le club situé entre Rhône et Saône ne grandit pas assez vite pour lui. Pour franchir un palier, il s’engage avec le Paris Saint-Germain en 1995, où il va continuer son ascension de manière fulgurante.

Pour sa première saison, il termine deuxième derrière l'AJ Auxerre, et surtout le 8 mai 1996 à Bruxelles, il entre à jamais dans l'histoire du football français en offrant au PSG son premier trophée européen: la Coupe des Coupes.

Une victoire 1 but à 0 face au Rapid de Vienne de Trifon Ivanov et Carsten Jancker. Son coup franc des 30 mètres fusille Michael Konsel, le portier autrichien, avec l'aide de Peter Schöttel, son défenseur. Rebelote en 1997 avec une nouvelle place de dauphin derrière l’AS Monaco et une nouvelle finale de C2, cette fois-ci perdue face au FC Barcelone de Ronaldo, avec un gros manque de réalisme côté parisien.

En cette saison 1996-97, le PSG connaît un nouveau staff technique. Luis Fernandez a quitté le club après le succès de 96 laissant sa place au duo Ricardo - Bats relativement inexpérimenté. Son ultime saison sous les couleurs du PSG lui permet de remporter une Coupe de la Ligue et une Coupe de France.

Mais à la veille du Mondial 1998, il s'engage avec le Milan AC, alors que la saison n'est pas terminée. Le coach brésilien n'apprécie pas et le scotche au banc de touche. Aimé Jacquet appliquera sa condition: aucun joueur remplaçant dans son club ne sera appelé en équipe de France.

C’est alors vers le grand Milan AC que Bruno N’Gotty se dirige. Malgré une première saison où il joue moins que d’habitude, il remporte le Scudetto avec les Rossoneri. C’est d’ailleurs un coup-franc de Bruno qui assure quasiment le titre pour le Milan AC en 1999. Mais son deuxième exercice ne se passe pas comme il l’entend.

Un passage au milieu de terrain devant Paolo Maldini où il alterne son temps de jeu avec Massimo Ambrosini et des blessures à répétition l’empêchent d’exprimer son talent dans les meilleures conditions et le joueur est alors prêté pour six mois à Venise. Finalement, il quitte la Botte par la petite porte après deux années éreintantes, pour s’engager avec l’Olympique de Marseille en 2000.

Associé en défense avec Zoumana Camara, l’OM évite de peu la relégation. D’abord réticent, le joueur accepte de partir chez les Wanderers. Il y restera finalement cinq années, redevenant une valeur sûre en défense, et prouvant que son talent ne s’est pas dissipé au gré de ses transferts.

Au cœur de la défense de pierre de Sam Allardyce, qui évolue souvent à cinq en Premier League, N'Gotty, élu joueur de l'année par les fans en 2005, est une sorte de clé de voûte à la fois physiquement avec son gabarit et psychologiquement avec son calme et son expérience.

En 2008, il est prêté à Hereford, en troisième division anglaise. Le club est relégué en division inférieure, et le joueur, qui s’est gravement blessé au tendon d’Achille, retourne à Leicester, qui le libère de son contrat dans la foulée.

Du haut de ses 20 ans de carrière, celui que les supporters lyonnais appelaient affectueusement "Nounours" a tout connu et raccroche les crampons en 2011 dans le club amateur de l'AS Lattes, quinze ans après son jour de Gloire à Bruxelles. Il prend même le temps de signer une licence à Belleville-sur-Saône, un club de DHR du Rhône.

Après sa longue carrière, il a passé ses diplômes, il a entraîné Belleville, Cruseilles, la Chapelle-de-Guinchay, dans les divisions régionales, et puis plus rien : « J'ai arrêté, le foot a changé. » Il aurait beaucoup aimé, un moment, entrer à l'OL dans un staff chez les jeunes, par exemple, avait envoyé un message à Jean-Michel Aulas, mais n'a jamais eu de réponse.

Parce qu'il ne voulait pas « rester à la maison sans rien faire », il a récemment pris un bar à Belleville-sur-Saône avec un ami : « On parle beaucoup de l'OL, du PSG et de l'OM, mais ça tombe bien, j'ai joué chez les trois », sourit-il.

Tous les ans, quand le PSG s'approche d'une finale, le souvenir de son coup franc contre le Rapid Vienne revient à la surface. Il sait qu'il sera toujours cette image, toujours ce buteur, et qu'il décrira éternellement cette frappe. Post-adolescent, il avait reçu ce conseil de Raymond Domenech, qui lui demandait de tirer les coups francs de loin : « Il me disait "frappe fort et essaie de choper une tête, la prochaine fois, ils vont se baisser". Mais en finale, c'était une frappe à ras de terre. La consigne, c'était que je tirais de loin, Paul Le Guen les coups francs pour un gaucher, et Youri Djorkaeff quand il le sentait. Mais on le sait, Youri les sentait tous (sourires). »

Bruno Ngotty au moment de sa frappe décisive contre le Rapid Vienne. À Bruxelles, face au Rapid Vienne, c'était vraiment loin. Une image, prise de côté, à la hauteur de la surface, suggère qu'il y avait plus d'espace entre le ballon et la surface qu'entre la surface et le but.

« Plus de 30 mètres, c'est sûr, tranche-t-il, peut-être 35 mètres. Devant le banc, Luis (Fernandez) faisait de grands gestes pour dire que c'était à moi de le tirer. J'ai frappé fort, à ras de terre, et je ne connais pas la vitesse du ballon, mais le gardien devait être masqué parce que quand le ballon a été légèrement dévié, il a semblé surpris tout à coup. Quand je vois le ballon partir, je comprends tout de suite qu'il n'aura pas le temps d'y aller, qu'il y aura but. »

Comme Basile Boli trois ans plus tôt à Munich, avec l'OM face à Milan (1-0), le seul buteur d'une victoire française en Coupe d'Europe était un défenseur portant le n° 4, d'origine africaine. Il sourit : « Bon, Ousmane Dembélé n'a pas le n° 4, et il n'y a pas de n° 4 au PSG, en ce moment, mais ce serait une belle histoire... »

Il avait dit à quelques coéquipiers, avant le match, qu'il sentait qu'il allait marquer : « Sur coup franc, oui, parce que de la tête, non, il y en avait de meilleurs que moi. Mais oui, j'avais eu des flashes dans la nuit. » Ce devait être en dormant, car le foot n'a jamais perturbé son sommeil, ni son appétit, une autre signature de sa carrière.

Il s'en amuse (« Je n'aurais jamais pris un nutritionniste ») autant qu'il s'en agace : « Cette saison-là, c'est vrai, après une blessure, j'étais parti en cure à Saint-Jean-de-Monts (Vendée). Mais on disait que mon hygiène de vie était le problème quand je me blessais, alors que j'ai joué sans blessure pendant 20 saisons sur 22 avec la même hygiène de vie... »

Il se souvient du retour de Bruxelles, de « la folie dans l'avion, de la visite à L'Équipe, le lendemain, et de la descente mémorable des Champs-Élysées ». Bruno Ngotty provoque la faute sur Ronaldo en finale de la Coupe des Coupes 1997, perdue par le PSG contre le FC Barcelone (1-0). L'année suivante, il a perdu la finale de la Coupe des Coupes face au FC Barcelone de Ronaldo (0-1), à Rotterdam, et ne risque pas de l'oublier : « C'est moi qui ai provoqué le penalty. Je suis bien placé, sur le côté de la surface, mais Ronaldo voit que je vais tacler, pousse le ballon, et se met dans mes jambes... Le meilleur joueur de tous les temps, c'est lui. »

Samedi, il ne sera pas à Munich, pour la finale contre l'Inter Milan. Le PSG l'avait invité à prendre l'avion et à rentrer après le match, mais il aurait adoré, plutôt, pouvoir acheter des places pour ses copains, « et rester à Munich faire la fête toute la nuit. En cas de victoire, ça peut finir en grandiose ».

La soirée pourrait finir comme ça, samedi, à Belleville, au bar du Commerce.

Bruno N'Gotty lors de la finale de la Coupe des Coupes en 1996

L'Union Football Belleville Saint-Jean-d’Ardières (UFBSJA)

Guère plus d’un mois s’est écoulé depuis la fin de la saison 2014-2015. Une saison qui s’était terminée sur un bilan très satisfaisant pour l’Union Football Belleville Saint-Jean-d’Ardières (UFBSJA), avec une 2e place pour l’équipe fanion en Honneur régional et une montée en Excellence pour la réserve, une première dans l’histoire du club.

Et déjà les footballeurs de l’Union doivent se préparer à rechausser les crampons. En effet, dès ce mercredi, ils vont reprendre le chemin du stade Rosselli où ils retrouveront Bruno N’Gotty, qui, suite au départ pour l’Olympique Lyonnais de Pierre Chavrondier (dont il a été le bras droit à la tête du staff technique de l’UFBSJA pendant les deux précédentes saisons), sera désormais l’entraîneur principal des équipes senior.

Avec Bruno N’Gotty, les joueurs seniors de l’UFBSJA vont bénéficier des conseils d’un joueur ayant évolué dans quelques-uns des plus grands clubs européens : Milan AC, PSG, l’OM, l’OL… et qui aura à cœur de faire aussi bien, sinon mieux, que son prédécesseur et ami, Pierre Chavrondier, à qui l’UFBSJA doit son accession dans l’élite régionale.

Pour mener à bien sa mission, Bruno N’Gotty sera épaulé par une solide équipe d’encadrement. Elle sera composée de Delal Atasoy, son adjoint, Pablo Bustos et Nicolas Dorme, chargés de la réserve, ainsi qu’Alain Strika et Luis Bourriquand, responsables de l’équipe 3. Un staff technique étoffé qui dispose à l’heure actuelle d’une cinquantaine de joueurs.

Un effectif qui devrait encore augmenter dans les jours à venir et qui a subi quelques changements à l’intersaison, avec les départs de Sylvain Chavrondier, en fin de carrière, de Sébastien Catala et Maxence Balaydier pour Charenbtay, et Mimet Doumi pour la Chapelle-de-Guinchay. Ces départs étant compensés par les arrivées de Rocco Commandé, milieu offensif, Raphael Vernus, défenseur et Laabidi Fawzi, défenseur.

La composition de la poule B en Honneur régionale, dans laquelle évoluera l’équipe fanion, a été annoncée et, comme l’a dit Bruno N’Gotty, la tâche s’annonce difficile avec des formations dont la réputation n’est plus à faire : FC Ambérieu, AS Saint-Priest 2, Grenoble Foot 2, Rachais Tronc, ES Vallières, Chambéry Savoie Foot, Bords de Saône, UGAL Décines, Cruseilles, Millery Vourles et FC Oyonnax.

Le premier match aura lieu le 6 septembre à Belleville où les Bleus recevront Bords de Saône. Un beau derby en perspective. Une ouverture officielle qui sera précédée de sept matchs amicaux, le premier étant prévu le 5 août à Feurs, et d’une préparation intensive avec pas moins de trois séances d’entraînement par semaine : le lundi, le mercredi et le vendredi à 19 h 30.

Bruno N'Gotty lors de son passage à l'UFBSJA

Les Équipes de Jeunes

David DUVERNAY - En compagnie de leur entraîneur Nicolas Dorme, les U15 découvriront la Promotion de Ligue la saison prochaine. Les U15 1 entraînés par Nicolas Dorme ont réussi ce pari, récompensant par la même occasion tout le travail de formation mené par les éducateurs du club depuis ces dernières saisons.

Une victoire suffisait au bonheur des jeunes bellevillois. Ils l’ont décroché devant leur public dimanche face à l’Asvel (2-0). La saison prochaine, cette équipe U15 1 évoluera donc en Promotion de Ligue. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.

Grâce à leur courte mais précieuse victoire sur le terrain de Belleroche (2-1), l’équipe U15 2 a aussi validé sa montée en Promotion d’Excellence. Actuellement deuxième à un point de Liergues, la formation coachée par Bernard Chastelliere peut encore décrocher le titre à trois journées de la fin du championnat.

La troisième équipe de la catégorie U15 a brillamment ponctué la belle série en s’imposant face à Limonest 2 (1-0). Egalement en lice le week-end dernier, les U19 ont décroché une victoire importante contre Vénissieux, scellant quasi-définitivement le maintien en Excellence.

Quant aux U17, ils voient le podium s’éloigner après la lourde défaite sur le terrain du FC Croix-Roussien (4-1).

J8 I Paris FC vs Montpellier HSC en direct (17H00) I ARKEMA Première Ligue 2025-2026

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