Histoire du football américain à Cincinnati: Des origines à la NFL moderne

Le football américain a une longue et riche histoire à Cincinnati, remontant aux premières équipes semi-professionnelles du début du 20ème siècle. De ces modestes débuts a émergé une franchise NFL bien-aimée, les Cincinnati Bengals, qui ont captivé les fans pendant des décennies.

Les premières années: Les Celts et les Reds

Les Bengals que nous connaissons actuellement ont démarré leurs activités professionnelles en 1968, mais ils n’ont pas été la première équipe de football de la ville. Les Celts ont été les pionniers du mouvement dans la cité de l’Ohio. Entre 1910 et 1919, ils ont démarré dans l’Ohio League en tant qu’équipe semi-professionnelle composée principalement de joueurs de l’université de Miami-Ohio.

Une année en indépendant, avant d’évoluer au niveau professionnel en American Professional Football Association (APFA, 1921). Incapables de rivaliser avec les autres concurrents (1 victoire, 3 défaites. 14 points marqués et 117 concédés), ils se sont retirés dès l’année suivante pour redevenir indépendants, avant de finalement disparaitre en 1923 en raison de difficultés économiques.

10 ans plus tard, le football est revenu en ville. Baptisée Reds, cette formation a évolué en National Football League pendant un peu plus d’un an. Ils ont été suspendus au cours de la saison 1934 pour non-paiement des cotisations de la ligue, puis remplacés par les Gunners de Saint Louis pour les trois derniers matchs. Ils détiennent la distinction douteuse d’avoir les plus faibles totaux de points marqués officiellement reconnus dans l’histoire de la NFL (38 points inscrits en 10 matchs en 1933, 10 en 8 matchs l’année suivante).

En 1937, les premiers Bengals ont vu le jour grâce à Hal Pennington. Le football professionnel a fait son retour 26 ans après.

La naissance des Cincinnati Bengals modernes

Le 24 mai 1967, Cincinnati a obtenu une équipe dans la dernière mouture de l’AFL créée par Lamar Hunt. La franchise étant attribuée à un groupe local dirigé par Paul Brown. Mais la planification a commencé trois années avant que l’elle ne commence à jouer en 1968.

Fondateur et entraineur à succès des Browns pendant 17 ans (75,9 % de victoires, 7 titres au total), Brown n’était qu’un propriétaire minoritaire à Cleveland et n’avait pas les ressources nécessaires pour racheter les parts restantes. En 1961, Art Modell a pris le contrôle de l’équipe et a licencié de façon controversée son entraineur le 9 janvier 1963 suite à plusieurs différents.

Désireux de reprendre du service après trois ans d’inactivité, il a rencontré le gouverneur de l’époque, Jim Rhodes, qui l’a convaincu que l’état pouvait accueillir une deuxième équipe de football professionnel. Ils ont considéré Cincinnati comme un choix logique au vu de son positionnement géographique.

En 1966, les choses se sont accélérées avec la fusion des deux ligues existantes. Composée de 9 équipes, l’AFL a été autorisée à ajouter une franchise supplémentaire car son homologue, avec bientôt 16 pensionnaires au sein de ses rangs, voulait un nombre pair de formations dans la nouvelle ligue. Les deux parties étaient satisfaites.

La National Football League préférait voir une nouvelle franchise chez son rival car cela signifiait une dilution des talents, tous les autres membres de l’organisation devant fournir des joueurs à la nouvelle équipe lors de la draft d’expansion. Pour l’American Football League, l’argent rapporté était le principal motif d’acceptation. Ils ont ainsi pu facturer les droits d’entrée à 10 millions de dollars, 400 fois plus que 25 000$ déboursés par les huit propriétaires initiaux en 1960.

Avant l’annonce du rapprochement, Brown ne souhaitait pas rejoindre l’American Football League, la considérant ouvertement comme une concurrence inférieure (« Je ne vais pas payer dix millions de dollars pour être dans l’AFL »). Cependant, avec le regroupement acté, il a réalisé que cette franchise d’expansion serait probablement sa seule voie réaliste pour revenir en NFL à court ou moyen terme.

La ligue s’étant déjà étendue avec Miami en 1965, elle se laissait le choix entre Atlanta, Seattle, Memphis et Cincinnati pour son dernier strapontin. Il a sauté sur l’occasion en acceptant la proposition, et a décidé de nommer son équipe « Bengals » en référence aux derniers représentants professionnels de la ville.

La problématique du stade est alors apparue. Le Nippert Stadium était trop petit selon les standards imposés, et la franchise des Reds en baseball avait besoin d’une installation pour remplacer le Crosley Field, vétuste et obsolète, qu’ils utilisaient depuis 1912. Avec l’aide du gouverneur de l’Ohio, le comté de Hamilton et le conseil municipal de Cincinnati ont décidé de construire un nouveau bâtiment polyvalent sur une partie abandonnée en bordure de rivière.

Une fois toute ces considérations actées, les Bengals ont fait leurs débuts en 1968 au Nippert Stadium. La résidence des Bearcats de l’université de Cincinnati a servi de domicile provisoire en attendant la fin du chantier du nouveau stade.

Paul Brown lui-même a dirigé l’effectif pendant les huit premières années, avant de prendre sa retraite sportive en 1975 pour endosser le rôle de président. Pour les débuts, il a fait appel à Bill Johnson, Rick Forzano et Bill Walsh pour le seconder dans sa tâche ; son fils Mike a lui rejoint le front office pour devenir le bras droit de son père. Bob Johnson, un centre de l‘université de Tennessee, a été le premier joueur drafté par la franchise.

Brown avait le don pour repérer des futurs talents dans des endroits inhabituels. L’une de ses stratégies consistait à sélectionner des joueurs dotés d’une intelligence supérieure à la moyenne qui ont eu des carrières fructueuses sur et en dehors des terrains. À l’image de Pat McInally (WR/P) tout droit sorti de Harvard, ou bien encore Reggie Williams (LB) de Dartmouth qui siégeait au conseil municipal de Cincinnati pendant qu’il faisait partie de l’effectif.

Sur le terrain, les débuts étaient encourageants. Après une défaite lors du premier match à San Diego face aux Chargers (29-13) le 6 septembre, l’équipe a enchainé deux succès sur ses terres face aux Broncos (24-10) et aux Bills (34-13). Ils sont ensuite redescendus sur terre en ne remportant qu’un seul des 11 derniers matchs pour clôturer l’exercice avec 3 victoires et 11 défaites au compteur. L’un des points forts de l’équipe a été Paul Robinson (RB), qui a remporté le titre de rookie de l’année en AFL avec 1 023 yards et 9 touchdowns.

La saison suivante ne s’est pas beaucoup mieux passée avec une fiche de 4 victoires, 9 défaites, 1 nul avant le passage dans la nouvelle NFL. Après la fusion, les Bengals ont déménagé au Riverfront Stadium et ont été placés dans la division Central de la conférence AFC en compagnie des Oilers de Houston, des Browns et Steelers. Ces deux derniers ont fait partie des trois équipes qui ont accepté de changer de conférence (avec les Colts de Baltimore à l’époque) afin d’offrir le même nombre d’équipes de chaque côté. La demande a été formulée par Art Modell, le but étant de faire naitre une rivalité au sein de l’état contre les Bengals. L’antagonisme est né instantanément, alimenté au départ par l’opposition entre Modell et Brown.

Cincinnati a connu une décennie de hauts et de bas dans les années 1970. Ils ont atteint les playoffs trois fois, sans pour autant remporter une seule de ces rencontres éliminatoires. En 1970, une blessure a mis à la carrière de Cook avant le début de la saison, forçant l’équipe à miser sur Virgil Carter, un remplaçant qui pouvait effectuer des passes courtes précises mais ne pouvait pas envoyer la balle comme le faisait son prédécesseur. Paul Brown et son assistant Bill Walsh ont mis au point un système offensif basé sur les limites de Carter, les prémices de la West Coast offense utilisée plus tard à San Francisco.

Une saison où ont eu lieu les premiers affrontements face à Cleveland. Le premier s’est mal passé (défaite 30-27 où Brown a refusé de serrer la main de l’entraineur adverse après la rencontre), mais il a pu prendre sa revanche lors de la seconde opposition. Une victoire 14 à 10 qu’il a qualifié lui-même de « plus grande victoire de sa carrière ». Ils ont ensuite gagné la division (8v-6d) et sont devenus la première équipe d’expansion à remporter un titre de quelque nature que ce soit en seulement 3 ans. Le parcours s’est arrêté en Divisional Round contre les Colts (défaite 17-0).

L’année suivante, ils ont sélectionné Ken Anderson au troisième tour de la draft, un quarterback du peu connu Augustana College. Une saison pour apprendre les rouages du métier avant de se voir confier les rênes de l’attaque en 1972. Un poste qu’il a conservé pendant plus de 10 ans, lui permettant d’établir de nombreux records de franchise à la passe.

L’équipe a remporté une seconde fois la division en 1973, mais a été éliminée par les Dolphins d’entrée de jeu (défaite 34-16). Deux ans plus tard, ils ont enregistré le plus haut pourcentage de victoires (78,6 %) de l’histoire de la franchise avec ses 11 victoires en 14 matchs. Insuffisant pour devancer les Steelers (12-2) qui allaient remporter le Super Bowl quelques semaines plus tard. Comme les fois précédentes, le parcours s’est achevé dès le Divisional Round contre les Raiders (défaite 31 à 28).

Dans son rôle de dirigeant, Brown a pris l’une de ses meilleures décisions en sélectionnant le tackle offensif Anthony Muñoz en 1980, pilier de la ligne des Bengals pendant 13 ans et considéré comme l’un des meilleurs joueurs de ligne offensive du football avec ses 11 Pro Bowls consécutifs (1982 à 1992). Un choix rapidement payant.

Dirigé par Forrest Gregg, Cincinnati a démarré la saison 1981 sous leurs nouveaux uniformes à rayures tigrées. Un bon début (3 victoires en 4 matchs) et une bonne série de 5 victoires consécutives en milieu d’exercice leurs ont permis de décrocher la division et la place de numéro 1 en AFC (12v-4d). Grâce à ses 3754 yards et 29 passes de touchdowns, Ken Anderson a remporté le titre de MVP et de joueur offensif de la saison. La plupart de ses ballons atterrissant dans les mains du receveur Chris Collinsworth, impressionnant pour sa première saison (67 réceptions, 1009 yards, 8 touchdowns).

Ils se sont ensuite débarrassés des Bills (28-21, avec le touchdown à la réception de Collinsworth en toute fin de rencontre) pour le premier match de playoffs au Riverfront Stadium. Avant de geler San Diego 27-7 en finale de conférence dans des températures polaires pour se hisser à son premier Super Bowl. Au Pontiac Silverdome, l’affiche de cette 16ème édition voyait s’affronter deux équipes qui étaient dans les bas-fonds du classement la saison précédente avec San Francisco comme représentant NFC.

Les Super Bowls et les années difficiles

Les Bengals n’ont eu aucun problème pour faire avancer le cuir (356 yards contre 275), mais trois pertes de balle en zone rouge ont aidé les 49ers à prendre le large à la mi-temps (20-0). Après la pause, ils se sont ressaisis pour recoller progressivement au score sous l’impulsion d’Anderson, mais la défense héroïque des californiens, notamment sur un goal line stand, a tenu le coup. Le touchdown à 16 secondes de la fin de Dan Ross (TE) n’a rien changé. Cincinnati n’a pas récupéré la possession sur l’engagement et les coéquipiers de Joe Montana se sont imposés 26-21.

Ils sont retournés en playoffs en 1982 malgré une saison écourtée à cause de la grève. Le bon bilan de 7 victoires - 2 défaites était suffisant pour décrocher la troisième place en AFC, synonyme d’avantage du terrain contre les Jets au premier tour.

En 1984, avec Sam Wyche comme nouvel entraineur en chef, la franchise a commencé à se tourner vers le futur en sélectionnant le quarterback Boomer Esiason de l’université du Maryland. Après un départ calamiteux (5 défaites en 5 matchs) et plus aucune chance de décrocher un strapontin pour les phases éliminatoires, il s’est vu donner une chance de devenir le futur titulaire en récupérant les rênes en fin de saison. Quatre victoires en 4 matchs et Cincinnati a terminé à l’équilibre, suffisant pour décrocher le poste à plein temps dès la saison suivante.

Ses 3443 yards et 27 passes de touchdowns, ainsi que l’apport du rookie offenssif de l’année Eddie Brown (942 yards, 8 touchdowns) n’ont pas suffi à se hisser en playoffs (7v-9d). Tout comme les deux saisons suivantes. À l’issue de la piètre saison 1987 (4-11), Wyche s’est vu poser un ultimatum : les playoffs ou la porte. Message reçu 5 sur 5.

Il a mis au point avec son coordinateur offensif de l’époque, Bruce Coslet, un système offensif rythmé, la no-huddle offense, sur l’ensemble d’une rencontre. Une tactique qui n’était jusque-là utilisée que lorsqu’une équipe était menée au score avec peu de temps restant au chronomètre. Le but était simple, fatiguer l’adversaire en accélérant le tempo, empêchant ainsi l’adversaire d’effectuer des changements.

Emmené par un Esiason en mode MVP (3572 yards, 28 touchdowns), Cincinnati a surfé sur son excellent début de saison (6 victoires en 6 matchs) pour décrocher la division et la place de numéro 1 en AFC (12-4). Le running back rookie Ickey Woods a largement contribué au succès avec 1066 yards et 15 touchdowns, tous célébrés par la danse « The Ickey Shuffle », alors qu’un nouveau chant rugissait des gradins du Riverfront Stadium « Who Dey, think is gonna beat Dem Bengals. »

Lors du Divisional Round, la ligne offensive menée par Anthony Muñoz a détruit les Seahawks tout au long de la rencontre. Le jeu de courses des Bengals était si dominateur qu’Esiason n’a eu besoin de lancer que 7 passes (toutes complétées) pour se qualifier en finale de conférence (21-13). Une rencontre âpre et disputée face aux Bills dont ils sont sortis vainqueurs 21 à 10 pour se hisser à nouveau au Super Bowl. Encore contre San Francisco.

À Miami, ils ont subi une énorme perte au début du match lorsque le tackle Tim Krumrie s’est cassé la jambe dans le 1er quart-temps. Le match est resté serré jusqu’à la mi-temps (3-3) avant que Cincinnati ne prenne les devants à la fin du troisième quart-temps sur un retour de coup de pied de Stanford Jennings. 13-6, puis 16-13 à 3 minutes 20 de la fin du match grâce au field goal de Jim Breech. Sur un drive méthodique de 90 yards, Joe Montana a mangé le temps restant et dévoré le terrain. À 34 secondes de la fin, il a finalement trouvé John Taylor dans la zone d’en-but pour briser le cœur des Bengals (20-16).

À la suite d’un nouveau titre AFC Central deux ans plus tard, et d’une élimination face aux Raiders en Divisional Round, la formation a rapidement connu des moments difficiles. En fait, la victoire 41-14 face aux Oilers en wild card est encore à ce jour son dernier succès en playoffs. Peu avant le début de la saison 1991, elle perd son fondateur à l’âge de 82 ans, laissant son fils Mike prendre le contrôle. Une lourde perte, ainsi que celle de Sam Wyche licencié après un horrible bilan de 3-13. Tout au long des années 90, ils ont été considérés comme l’une des pires franchises des quatre grandes ligues sportives professionnelles nord-américaines, avec 14 campagnes négatives consé...

L'ère moderne et le renouveau

En 2019, les Bengals ne gagnent que deux rencontres. Il est temps de reconstruire l'équipe. Le quarterback Joe Burrow arrive en 2020, puis le receveur Ja'Marr Chase en 2021. Le pari de la jeunesse est payant. Cincinnati vit un bel hiver : retour en play-offs et qualification pour le Super Bowl.

Joe Burrow et Ja'Marr Chase, symboles du renouveau des Bengals

Les Cincinnati Bengals ont décroché leur qualification pour les play-offs de la Ligue nationale de football américain (NFL) après leur succès face aux Denver Broncos 37 à 28, lundi. Les Bengals participeront à la phase finale pour la quatrième année consécutive après leur 10e victoire, pour quatre défaites et un nul. Les Denver Broncos, finalistes malheureux du Super Bowl 2014, étaient déjà qualifiés pour les play-offs, mais une victoire leur aurait assuré de finir la saison régulière avec l'un des deux meilleurs bilans de l'AFC, ce qui les aurait dispensé du premier tour. Un dernier billet est encore à saisir dans cette conférence lors de la dernière journée dimanche, San Diego (9 v-6 d) étant en ballotage favorable.

Au-delà de la performance sportive, l'identité visuelle des Bengals a également évolué au fil des ans. Des uniformes calqués sur ceux des Browns à leurs débuts aux rayures tigrées emblématiques d'aujourd'hui, les Bengals ont su créer une image de marque forte et reconnaissable.

Au début, les uniformes des Bengals étaient calqués sur ceux des Browns. L’histoire raconte que Paul Brown possédait toujours l’équipement utilisé par Cleveland lorsqu’il a été licencié par Art Modell en 1963. Il a tout emballé et s’en est servi pour sa nouvelle équipe. Lorsque l’équipe a rejoint l’AFC Central en 1970, ils optent pour un casque en 2D orange, positionné de côté, avec le mot « Bengals » en lettres majuscules noires encerclées de blanc.

En 1981, ils ont conservé le design du casque mais avec une grille de protection plus grande et des contours plus définis. La palette de couleurs a également été modifiée : l’orange est devenu nettement plus foncé. Des lignes ondulées, qui simulent les rayures d’un tigre, ont également été ajoutées. Six bandes noires de différentes longueurs et épaisseurs s’étendent du haut vers le bas, se tortillant légèrement aux extrémités : les débuts du look « varicose pumpkin ».

En 1990, il n’y a eu que de légères modifications sur le motif de casque orange conservé. À l’extérieur, le même schéma était similaire, le blanc et le noir échangeant juste leur positionnement. Les tenues ne comprenaient pas de numéros de télévision sur les épaules ou les manches. Le casque était orange, avec le terme « Bengals » de chaque côté, en lettres moulées noires entourées de blanc. Peu après, ils se sont enfin décidés à opter pour un look unique. Les numéros étaient cerclés d’un contour orange.

Jusqu’en 2004, les uniformes n’ont pas connu de grands changements, seul le logo alternatif du tigre bondissant a été ajouté sur les manches en 1997. Lors du dernier changement, un nouveau motif de rayures a fait son apparition pour donner plus de caractère à l’uniforme. Une identité visuelle également appliquée sur le casque. Davantage d’accents et le nouveau motif de rayures ont été ajoutés, ainsi que des panneaux latéraux. Il comprend des chiffres blancs aux contours noirs, des panneaux latéraux blancs, des épaules et des manches noires avec des rayures tigrées orange.

En 2016, dans le cadre de l’opération Color Rush, ils ont ajouté une combinaison entièrement blanche à l’exception du casque. Les Bengals dévoilent leur nouvelle mouture de tenues en avril 2021. De nouveaux ensembles beaucoup plus modernes : au lieu des empiècements multiples qui donnent un côté très années 2000, ils optent pour plus de simplicité. Une couleur dominante. Quelques rayures. Des chiffres arrondis.

Le casque emblématique des Bengals ne bouge pas : une continuité inébranlable dans l’identité visuelle de la franchise depuis ses débuts. Un nouveau casque blanc apparaît durant la saison 2022 avec l’approbation de la ligue pour l’utilisation de casques alternatifs. Il comporte une couche de base blanche avec les rayures noires emblématiques de l’identité visuelle de l’équipe. Les Bengals ont porté le « White Bengal » à quatre reprises avant 2023. Il a fait ses débuts lors de la victoire des Bengals contre les Dolphins de Miami en 2022. Les Bengals ont également porté ce casque blanc lors d’une victoire en 2022 contre les Steelers de Pittsburgh. Les Bengals ont porté cette tenue blanche une seule fois en 2024. C’était la semaine dernière, contre les Eagles de Philadelphie. Une apparition de cet uniforme aussi rare que l’animal dont ils portent le nom.

Open In Orange lance une nouvelle tradition pour célébrer le match d’ouverture à domicile des Bengals en 2024. Pour les fans, il s’agit de célébrer le Orange Out, c’est à dire de venir au stade avec une tenue majoritairement orange. L’orange est la couleur de l’énergie, de la confiance et de l’optimisme. L’orange est également la couleur de la lutte contre la faim et septembre est le mois d’action contre la faim.

Stripe The Jungle est une autre mode vestimentaire à destination des fans des Bengals. La date pour 2024 revient lorsque les Bengals affronteront les Browns lors du Thursday Night Football, le 19 décembre. Les fans sont évidemment encouragés à consulter le plan du stade pour voir quelle couleur porter durant ce match.

La mascotte officielle de l’équipe de Cincinnati est un tigre du Bengale nommé Who Dey. Son nom est directement inspiré du chant officiel de l’équipe qui porte le même nom. L’une des histoires les plus populaires sur l’origine du chant « Who Dey ? » implique une bière Cincinnati de la Hudepohl Brewing Company.

Le sport est plus qu’un simple divertissement dans la région de Cincinnati : il est ancré dans son histoire. C’est dans le stade emblématique du Great American Ball Park que s’entraînent les Cincinnati Reds, la plus ancienne équipe professionnelle de baseball des États-Unis. Que vous assistiez à un match ou que vous visitiez les lieux, ne ratez pas le Cincinnati Reds Hall of Fame and Museum. Le Paycor Stadium, où les Cincinnati Bengals jouent au football américain, se trouve lui aussi au bord de l’eau, dans le centre-ville.

Aujourd'hui, les Bengals continuent d'inspirer et de rassembler les fans de Cincinnati et d'ailleurs. Avec une équipe jeune et talentueuse, un entraîneur passionné et une base de fans fidèle, l'avenir s'annonce prometteur pour le football américain à Cincinnati.

The Season: The Cincinnati Bengals Run to Super Bowl LVI

Tableau des saisons notables des Cincinnati Bengals

Saison Résultats Faits marquants
1970 8-6 Première participation aux play-offs après la fusion AFL-NFL
1981 12-4 Premier Super Bowl (défaite contre les 49ers)
1988 12-4 Deuxième Super Bowl (défaite contre les 49ers)
2021 10-7 Retour au Super Bowl (défaite contre les Rams)

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