La Garenne-Colombes: Histoire et Actualités d'une Ville Dynamique

Dans le cœur vibrant de La Garenne-Colombes, là où les pavés résonnent des échos du passé, se dessinent les silhouettes indélébiles de ceux qui, par leur vision et leur détermination, ont façonné le visage de notre commune. Ces élus, aujourd’hui disparus, ont été bien plus que de simples figures politiques ; ils ont incarné les aspirations et les luttes de leur époque, s'engageant corps et âme pour bâtir un avenir meilleur.

Leurs voix résonnent encore dans les rues que nous arpentons, dans les parcs où les rires des enfants s’élèvent, et dans les écoles qui accueillent nos jeunes. Chacun d'eux, à sa manière, a laissé une empreinte profonde, un héritage dont nous sommes les héritiers. En nous remémorant leurs actions, nous honorons leur mémoire et ravivons la flamme de leur engagement.

À travers ce parcours “A la mémoire de nos élus”, nous vous invitons à plonger dans l’histoire de ces hommes et femmes qui ont, avec passion et dévouement, participé à l’écriture d’un chapitre essentiel de La Garenne-Colombes. Leur parcours nous rappelle que le véritable pouvoir réside non seulement dans les décisions prises, mais aussi dans la capacité à rêver et à agir pour le bien commun.

Historien renommé de la région d'Île-de-France, et plus particulièrement de la banlieue nord-ouest de Paris, Léon Quénéhen a mis la même passion à écrire cette Histoire de la Garenne-Colombes qu'en effectuant ses précédents travaux sur Colombes et sur Bois-Colombes, tous deux réédités. Aussi ne pouvait-on laisser dans l'ombre ce dernier élément de la trilogie qui complète superbement le dossier.

Ici, l'homme de lettres, lauréat de l'Académie française, nous invite à découvrir, ou à retrouver, illustrations à l'appui, le passé d'un terroir qui n'était jadis qu'une petite forêt et qui ne reçut l'appellation officielle de La Garenne qu'au XVIIe siècle, bien avant de devenir une commune à part entière en 1910.

Mais originellement, le territoire était un ancien fief qui fut cité pour la première fois dans un document de l'abbaye de Saint-Denis (1222) et qui ne pouvait être possédé que par un chevalier mouvant de la communauté dyonisienne.

Cette terre giboyeuse fut transformée, au XVe siècle, par les religieux, en une garenne fermée où ils firent construire une maison qui leur servait de résidence pendant la période de la chasse.

Blason de La Garenne-Colombes

Les Dames de Saint-Cyr, ayant obtenu en 1686 la mense abbatiale (l'exploitation de la ferme), cédèrent La Garenne, en 1707, au marquis de Tanlay, en échange d'une ferme qu'il possédait à Cormeilles.

Le domaine, qui eut plusieurs propriétaires par la suite, revint dans la famille de Tanlay pendant la Révolution, il appartint aussi à Corvisart, le médecin de Napoléon, puis à Pierre-Urbain Sartoris, banquier à Londres et à sa descendance, avant le morcellement de 1867, la vente des lots et la naissance réelle du village.

Les chaussées furent empierrées, les trottoirs établis, des pavillons et des villas s'élevèrent.

Découverte du Patrimoine de La Garenne-Colombes

Partez à la découverte des lieux emblématiques qui font la richesse de cette ville.

La Halle du Marché du Centre

Construite en 1879, cette halle abrite le marché du Centre, le deuxième marché aux comestibles des Hauts-de-Seine. La construction de la halle est inspirée des travaux du célèbre architecte Gustave Eiffel et des halles de type Baltard.

Marché de La Garenne-Colombes

Église Saint-Urbain

Cet édifice était initialement une chapelle de secours bâtie avec les seuls deniers des habitants sur un terrain offert par les héritiers du banquier Pierre-Urbain Sartoris. La première pierre est posée en 1866 et l’inauguration a lieu en 1875. En hommage à Urbain Sartoris, la chapelle est baptisée du prénom de celui-ci.

Un ensemble de clercs et de laïcs dit « conseil de fabrique » est chargé d’administrer les fonds et revenus pour la construction et l’entretien d’une véritable église. En 1898, une souscription locale permet les premiers travaux d’agrandissement de la chapelle. La Garenne devient une paroisse en 1907 avec son église et son curé, le chanoine Vory.

L’accroissement de la population conduit à des agrandissements et embellissements successifs : chœur et transept en 1934, vitraux du verrier d’art moderne Eric Bonte en 1987, réfection du toit, ravalement, éclairages intérieur et extérieur en 2008…

La Garenne-Colombes compte trois autres lieux de culte : une synagogue, rue Léon-Maurice-Nordmann, l'église Saint-André-Sainte-Hélène, rue Pasteur et le Temple protestant, 21 rue Médéric.

La Colonne

La Colonne est implantée en un lieu qui fût un rendez-vous traditionnel pour les chasseurs, à l’époque où La Garenne-Colombes n’était qu’un bois giboyeux. La Colonne n’apparaît qu’à partir de 1886 sur les plans de la commune tracés par J.B.H. Lafolie.

Plusieurs hypothèses ont été émises sur son origine : on a longtemps cru que la Colonne avait été élevée en l’honneur du marquis de L’Aigle et du comte de Sartoris, fondateurs du village de la Garenne. Mais en réalité, elle semble avoir été érigée à l’occasion du morcellement du nouveau village de La Garenne en 1865.

La Colonne aurait également servi à partir de cette date de poteau indicateur sur le passage des diligences ou des postes au seul carrefour de la commune appelé autrefois « place de la Colonne ». La Colonne fait l’objet d'importants travaux en 1961. Les lanternes sont enlevées et replacées quarante ans plus tard.

Le Mastaba 1

JEAN-PIERRE REYNAUD - SON MASTABA À LA GARENNE-COLOMBES : L'Art est la richesse de sa vie.

La ville a fait l’acquisition, en avril 2006, de la «maison-musée» de Jean Pierre Raynaud, l'un des artistes contemporains les plus renommés dans le monde. Ce bâtiment qui s’inspire des monuments funéraires de l’égypte antique a été conceptualisé en 1986 par Jean Pierre Raynaud et construit en 1987, avec l’architecte des monuments de france, Jean Dedieu.

Des travaux d’aménagement ont permis d’adapter ce lieu pour accueillir le public à l’occasion de lectures et conférences.

Le Mastaba a ouvert pour la première fois ses portes au public à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre 2009. il ouvre désormais au public tous les week-ends et jours fériés (sauf le 25 décembre et le 1er janvier) de 14 à 18 heures.

Hôtel Particulier

Cette Villa a été construite en 1899 par un rentier de Colombes, Gustave Aubry, sur un domaine ayant appartenu au marquis de L’Aigle et à la famille Sartoris. L’édifice comprend alors des remises, des écuries, des dépendances, un jardin potager et d’agrément.

L’hôtel est vendu en 1926 à un couple originaire de Russie et demeurant à Paris : Lidje Khinsky et son époux Szlama Monoson, un riche négociant en fourrures. Le couple parcourt le monde entre Paris, Berlin et New York. En conséquence, la Villa est surtout utilisée comme résidence secondaire et demeure largement inoccupée jusqu’au milieu du vingtième siècle.

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