Fédération Uruguayenne de Football: Une Histoire de Passion et d'Identité Nationale

Le football, plus qu'un simple sport, est devenu un élément central de l'histoire et de l'identité de l'Uruguay. Des chants passionnés des supporters aux victoires emblématiques, le football uruguayen raconte une histoire riche et complexe. Cet article explore l'histoire de la Fédération Uruguayenne de Football (AUF), de ses origines à son rôle dans la mondialisation du football, en passant par les moments clés qui ont façonné l'attachement unique des Uruguayens à leur équipe nationale.

Les Débuts du Football en Uruguay (1891-1916)

Les inventeurs du football moderne introduisirent directement sa pratique en Uruguay durant le dernier tiers du XIXe siècle. Ces contingents d’Anglais venus s’installer dans le Río de la Plata accompagnaient les nombreux investissements insulaires, principalement dans les domaines des chemins de fer, de la banque et des assurances.

Au départ restreinte à cette communauté d’expatriés anglo-saxons, la pratique du football infusa néanmoins très rapidement dans le substrat social du pays d’accueil. Les premiers clubs du pays furent créés dans les années 1890 et ces derniers se fédérèrent en 1900 en fondant l’ancêtre de l’Association uruguayenne de football (AUF), la Uruguay Association Football League, dont le nom initial en anglais témoigne de l’influence britannique.

L’apparition de cette League accompagna la mise sur pied d’un championnat national, mais elle permit également d’aligner une équipe officielle en mesure d’assumer la représentation de l’Uruguay sur la scène footballistique internationale. C’est ainsi que débuta en 1902 pour l’Uruguay l’épopée du football de sélection.

Dans les premières phases de son développement, le football uruguayen profita d’avantages déterminants offerts par sa situation géographique. L’excellente connexion fluviale entre Buenos Aires, Montevideo et Rosario - les trois épicentres du football dans le Cône Sud - permit dès la fin du XIXe siècle une appréciable circulation des jeunes clubs fraîchement fondés dans ces trois villes portuaires.

Avec l’apparition de la sélection nationale uruguayenne au tournant du siècle, ce furent les rencontres contre le onze représentatif argentin qui accaparèrent l’attention. En effet, la rivalité sportive naissante entre les deux pays fournissait un terrain d’expression efficace aux enjeux identitaires régionaux et permettait notamment aux Uruguayens d’assouvir leur besoin existentiel de différentiation vis-à-vis de leurs « grands frères » argentins, historiquement et culturellement si proches.

De plus, cette précoce ébullition sportive régionale permit au Rio de la Plata d’atteindre la masse critique nécessaire pour attirer d’autres compétiteurs plus expérimentés. Ainsi Southampton en 1904, Nottingham Forest en 1905, puis Tottenham Hotpsur et Everton en 1909, vinrent-ils visiter les côtes du Rio de la Plata pour disputer plusieurs matchs de part et d’autre de l’estuaire. Ces rencontres avec les professionnels anglais permirent aux joueurs locaux de se mesurer aux meilleurs praticiens de l’époque et donc de perfectionner leur maîtrise du ballon rond en puisant à la meilleure source.

Par ailleurs, le développement du football en Uruguay profita également d’un cadre politique favorable, celui du « batllisme ». Du nom de son leader, José Batlle y Ordoñez, arrivé au pouvoir en 1903, cette mouvance politique du Partido Colorado instaura dans le pays une social-démocratie avant l’heure durant les trois premières décennies du XXe siècle. Durant cette période, l’État mena en parallèle une politique active de promotion du sport.

Au-delà des nombreuses similitudes régionales que présentent les processus de diffusion du football dans le Cône Sud, le cas uruguayen se démarque de celui de ses voisins argentin, brésilien, mais aussi chilien, par le rapide effacement de sa composante anglaise. Cette présence très précoce de joueurs d’extraction « latine » dans le football uruguayen renvoie avant tout à une caractéristique domestique de cette jeune nation au début du XXe siècle.

Par ailleurs, en s’affranchissant très précocement du patronage anglais, la sélection de football uruguayenne fut en mesure d’assurer, dès ses premiers pas, la double représentativité qui fait aujourd’hui figure de norme dans le monde footballistique : celle institutionnelle de représentation de l’association sportive nationale et celle, plus large, de représentation de l’ensemble de la « communauté imaginée ».

Contrairement à d’autres pays où l’élitisme et la poudre de riz étaient encore de mise, la sélection uruguayenne est devenue, dès les premières années du XXe siècle, un fidèle échantillon représentatif du pays, ce qui en décupla le pouvoir de convocation et d’adhésion auprès de la population. En conformité avec les réalités migratoires et démographiques du moment, aux reliquats de la communauté anglo-saxonne des premières heures, s’additionnèrent des Italiens, des Espagnols, des Français, des Basques et, fait remarquable pour l’époque, des afro-descendants.

La Globalisation du Football Uruguayen (1916-1930)

Pour répondre aux attentes d’une société toujours plus friande de défis internationaux, l’Uruguay opéra un saut d’échelle dans sa volonté de projection internationale. En 1916, suite à une initiative de l’ancien président de l’AUF, Héctor Rivadavia Gómez, l’Argentine, le Brésil, le Chili et l’Uruguay fondèrent la Confederación sudamericana de fútbol.

La sélection uruguayenne fit une entrée remarquée sur la scène continentale. Pour la plus grande joie du public, la Celeste s’imposa donc d’emblée comme le poids lourd de la compétition en enchaînant les titres au détriment de sa grande rivale argentine et de l’encore hésitant football brésilien. Entre 1916 et 1926, l’Uruguay remporta six des dix premières éditions. Comme en atteste le volume croissant des pages dédiées à ces victoires dans la presse nationale - aussi bien généraliste que sportive - les succès rencontrés sur la pelouse ne firent qu’alimenter l’engouement de la société uruguayenne pour ce sport en vogue.

Mais ce ne fut que lors de la décennie suivante, à l’occasion des victoires olympiques, que le football de sélection prit en Uruguay l’aspect d’un « fait social total », tel que l’a défini Marcel Mauss, au sens où il acquit la capacité de mobiliser autour de ses résultats et de ses conquêtes l’ensemble de la société uruguayenne.

En 1924, forte de ses succès continentaux, la Celeste s’embarqua pour disputer le tournoi de football des Jeux olympiques de Paris. Les conditions de participation aux Jeux de l’époque étaient pratiquement prohibitives pour les délégations venant de l’autre bout du monde. Après avoir adopté les dispositions nécessaires à sa traversée de l’Atlantique, la sélection uruguayenne - parfaitement inconnue du public européen au moment du coup d’envoi - s’imposa rapidement comme la grande prétendante au titre.

Du côté européen, l’émerveillement et l’étonnement qu’ont suscités les succès de la Celeste témoignent de l’ignorance de l’Europe pour le football sud-américain - et donc a fortiori de la relation asymétrique de centre/périphérie qu’entretenaient dès cette époque les deux continents du football.

La Coupe du Monde 1930: Un Tournant Historique

Du 13 au 30 juillet 1930, alors qu’il fêtait son centenaire de vie indépendante, l’Uruguay a accueilli dans sa capitale, Montevideo, la première Coupe du monde de football de l’histoire.

Le gouvernement uruguayen souhaitait s'appuyer sur cet événement sportif mondial pour célébrer le centenaire de l'indépendance officielle du pays fut choisi pour l'organiser. Sur les 13 pays qui y participèrent, quatre seulement (dont la France) venaient d'Europe car beaucoup d'équipes redoutaient les conséquences pour leurs performances, d'un voyage en bateau qui durait deux semaines.

La compétition se déroulera exclusivement dans la capitale Montevideo et l'Uruguay a construit un gros stade pour l'occasion de 95 000 places... qui ne sera terminé que cinq jours après le match d'ouverture.

Comme on pouvait s'en douter, la finale opposa le pays organisateur à son plus proche voisin : l'Argentine. Grâce à la victoire de son équipe, le peuple d'Uruguay put célébrer avec ferveur le centenaire de son indépendance. Le lendemain de la victoire fut même proclamé fête nationale.

Il est 15h30 ce 30 juillet, lorsque les deux géants locaux lancent la finale de la première Coupe du Monde. Les deux nations entretiennent déjà une grande rivalité et lorsque la fédération uruguayenne décide de ne mettre en vente que 10 000 places pour les Argentins, la veille de la finale, ils sont déjà plus de 30 000 à avoir pris le bateau depuis Buenos Aires et à arriver à Montevideo.

Il ne faut que douze minutes pour voir les filets trembler, Pablo Dorado, d’une frappe à ras de terre, délivrant le Centenario et lançant sa Celeste. L’euphorie ne dure qu’un temps. Car les Argentins égalisent rapidement (Peucelle, 20e) et domine le premier acte qu’elle termine en tête grâce à un but du meilleur réalisateur du tournoi, Guillermo Stábile. Le second acte sera totalement uruguayen.

Mieux organisés, plus fluides, les locaux égalisent peu avant l’heure de jeu par Pedro Cea et prennent l’avantage sur un golazo signé Santos Iriarte. Il reste vingt minutes à jouer et alors que Stábile trouve la transversale, Héctor Castro vient sceller le sort du match dans les derniers instants (4-2, 90e). Le Centenario peut exploser, l’Uruguay décroche le premier titre de champion du monde, sa troisième étoile.

Jules Rimet remet alors le trophée à Raúl Jude, président de l’Association Uruguayenne de Football (AUF). Pendant qu’à Buenos Aires, des incidents éclatent devant l’ambassade d’Uruguay, Montevideo peut célébrer.

La Coupe du monde de 1930 fut un modèle du genre : bonne organisation, succès populaire, succès des locaux. L'objet de cette thèse est de contribuer à historiciser cet événement sportif qui constitue à la fois un des exemples les plus aboutis d’utilisation politique du sport à des fins de construction nationale et un jalon majeur dans le processus de globalisation du football à l’œuvre durant l’entre-deux-guerres.

Le Mundialito: Un Précédent Controversé (1980-1981)

Constatant cela, Washington Cataldi, l’un des dirigeants qui comptent dans l’Uruguay voisin et qui est au mieux avec la junte qui dirige le pays depuis 1973, se dit que ce serait bien de faire pareil chez lui. Problème numéro un, la junte ne veut pas. Ou plutôt, dans un pays à 100% d’inflation, elle veut bien que ça se fasse chez elle mais pas devoir la financer, et donc la fédération uruguayenne non plus. Alors, où trouver les ressources ?

Car pour ne pas devoir poireauter une quinzaine d’années pour organiser une compétition venant de passer à 24 équipes, Cataldi va imaginer un tournoi réunissant les anciens champions du monde et lui donner le nom en question. Il a eu l’idée et, grâce à son copain João Havelange qu’il vient d’aider à être élu « président du monde », il reçoit l’approbation de la FIFA, à qui il vend cela comme le cinquantenaire commémoratif de la première Coupe du monde (justement organisée au même endroit). Et comme la ligne officielle du patron brésilien (lui-même alors en excellents termes avec la junte de son pays) est de ne pas juger de la politique des gouvernements qui organisent, tout roule et le problème numéro 2 est (partiellement) résolu.

Cela semble couler de source aujourd’hui, mais à l’époque, les financements des grandes manifestations sportives sont exclusivement publics. Le Mundialito va créer un précédent après lequel plus rien ne sera comme avant. Il va se financer grâce à des fonds privés, et on va retrouver de tout, parmi les généreux intermédiaires mus par leur seul intérêt pour le sport.

C’est lui qui achète les droits de diffusion de l’épreuve (désormais prévue au nouvel an 1980-81 parce que tout ça prend du temps) et les redistribue ensuite, mettant ainsi pour la première fois le pied à l’étrier de la retransmission sportive (que d’emblée il enrobe de spectacle de variété). Le couple football-télé, l’argent brassé par flots, la publicité envahissante, l’évènement basé sur invitation plutôt que sur mérite sportif, tout y est, le Mundialito préfigure quasiment les orgies contemporaines de retransmission ad nauseam.

Reste en 1980 pour les organisateurs à faire venir les six sélections alors déjà titrées mondialement (pour rappel : Uruguay, Italie, Allemagne de l’Ouest, Brésil, Angleterre et Argentine). Et là aussi il y a des soucis : si les Sud-américains n’ont rien à y redire, les Européens se font plus tirer l’oreille.

Les Anglais s’excusent, officiellement parce que leur championnat (de 42 journées) bat son plein à cette époque de l’année, mais aussi parce que l’Amérique du Sud leur est terrain hostile. On appelle les Néerlandais pour les remplacer, qui après débat envoient leur équipe B formée exclusivement de joueurs locaux. Les Italiens hésitent, en partie parce qu’ils accueillent bon nombre de réfugiés politiques uruguayens. Ils iront, après débat là aussi, mais leur sélection est encore sous le choc du scandale du Totonero (les paris clandestins ayant entraîné des matches truqués). Seuls les Allemands, qui en ont vu d’autres point de vue dictature, envoient toutes leurs forces.

Le tirage au sort met leur sélection dans le groupe avec les Pays-Bas et l’Italie, les moins redoutables équipes, laissant dans l’autre groupe triangulaire Argentine, Brésil et Allemagne. La goutte d’huile fait bien les choses… Le calendrier aussi : un mois avant l’épreuve, désormais ficelée et labellisée FIFA, la junte uruguayenne a prévu de se faire légitimer populairement par un plébiscite.

Sauf qu’elle n’a pas tout anticipé et qu’elle laisse ce dernier se dérouler en toute transparence : le « non » (à la dictature) l’emporte avec 57% des suffrages. Pour l’opposition, qui a détourné les affiches du Mundialito pour sa campagne (notamment en retournant un de ses slogans en « marque un but à la dictature »), c’est une surprise autant que pour le pouvoir en place, qui sait désormais que ses jours sont comptés (il s’accrochera cependant encore jusqu’en 1983).

La junte commence par vouloir privilégier la chanson officielle de la « Coupe d’Or », un machin lourdingue tenant du couplet politique, au détriment de l’hymne officieux du tournoi, une chanson pop bien dans son époque (pas un chef d’œuvre impérissable non plus). Sauf que là encore, les radios locales tiennent bon et même en ne diffusant la chanson pop qu’après 22h, en font un succès.

Les joueurs, eux, en profitent et demandent une voiture chacun en cas de succès, ce qui est plus prudent qu’une prime en peso dévalué. Les Argentins, dont le sélectionneur profite du tournoi pour mixer les champions du monde seniors et juniors, se font caillasser et insulter en pleine rue sans que les forces de l’ordre ne bronchent. Elles seront plus promptes à réagir lorsque Brésil-Argentine se termine en bagarre générale. Les Italiens, qui osent résister à leurs hôtes, subissent un penalty qui débloque leur match du premier tour (qu’ils terminent à neuf) et ouvre la voie de la finale aux locaux.

Ces derniers auront une semaine pour s’y préparer, soit le double de leurs adversaires brésiliens. Mais le public montevidéen n’en a cure. Il profite du tournoi pour hurler la chanson, qui du coup passe de facto sur toutes les antennes. Il scande à chaque rencontre que la dictature va chuter. En gros, tout le contraire de ce que la junte ambitionnait.

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Et ce public voit son équipe remporter - à la force du jarret mais sans contestation possible - la finale 2-1, le même score face au même adversaire que lors de la finale historique trente ans auparavant du Maracanazo. Ironie du sort, quand les officiels militaires viennent prévenir le staff que c’est OK pour la prime d’une automobile, le Brésil égalise… Comme deux ans auparavant à Buenos Aires, la fête est populaire, et le futur président de la République Pepe Mujica, alors embastillé, dira que ce fut le seul cas de de moment de joie partagée entre toutes les factions du pays, y compris geôliers et prisonniers.

Mais les circonstances glauques du Mundialito, sa récupération, son association à une période crépusculaire pour tous - doublée d’oppression pour certains - feront qu’une fois la fête finie, tous en tourneront la page. Jusqu’à l’Association uruguayenne de football, pourtant prompte à mythifier le passé glorieux de la Celeste, et qui ne rend compte de l’évènement nulle part.

Rétrospectivement, le tournoi de la junte aura tout de même servi « son » camp politique : il aura permis au futur patron du Milan AC d’acquérir une dimension internationale et d’entamer la carrière qu’on lui connaît.

Le Renouveau de la Celeste et l'Héritage de Tabarez

Considéré comme le grand architecte du 'revival' uruguayen, Tabarez était revenu à la tête de la sélection en 2006, après un court bail entre 1988 et 1990. À l’époque de la retraite de Zizou, l’Uruguay est un pays du football certes, mais un pays aux abois, non qualifié pour les Coupes du monde 1994, 1998 et 2006 et éliminé du premier tour du Mondial 2002.

« Il y a toujours eu une compétitivité débordante dans le football uruguayen, mais il y a un avant et un après Tabarez, affirme Molina. Quand il arrive, il érige un modèle qui va des moins de 15 ans aux professionnels, il développe la détection sur tout le territoire uruguayen et va travailler avec un groupe réduit de joueurs », poursuit Molina.

L’ancien professeur va aussi développer la culture historique commune des jeunes joueurs, reposant sur les exploits passés de la Celeste.

Pour raviver la flamme et montrer l'exemple, Tabarez a pu compter sur la ressurection des cadres en sélection, Diego Lugano et Diego Forlan. Petit jeune, Edinson Cavani a toujours vouvoyé le premier, son capitaine en sélection, avec la formule « usted » (vous), tant il le respectait.

Demi-finaliste du Mondial en 2010, vainqueur de la Copa America 2011, la Celeste est redevenue une référence mondiale, qui fait la fierté des 3,5 millions d’Uruguayens.

Figures Emblématiques du Football Uruguayen

Le football uruguayen a vu émerger des figures emblématiques qui ont marqué l'histoire du sport. Parmi eux, on peut citer :

  • Alvaro Recoba: Un esthète au pied gauche magique, capable de gestes techniques exceptionnels et de coups francs mémorables.
  • Ruben Paz: Un milieu offensif technique et créatif, surnommé le "Maradona uruguayen", connu pour sa précision sur coup franc.
  • Fernando Morena: Recordman de buts du championnat d'Uruguay, un goleador complet et adulé par les supporters de Peñarol.

Tableau Récapitulatif des Titres Majeurs de l'Uruguay

CompétitionNombre de TitresAnnées
Coupe du Monde de la FIFA21930, 1950
Jeux Olympiques21924, 1928
Copa América151916, 1917, 1920, 1923, 1924, 1926, 1935, 1942, 1956, 1959, 1967, 1983, 1987, 1995, 2011
Mundialito11980

La Fédération Uruguayenne de Football a traversé des époques de gloire et des moments difficiles, mais elle a toujours su incarner la passion et l'identité d'un peuple. Des pionniers anglais aux stars contemporaines, le football uruguayen continue d'écrire son histoire, en portant haut les couleurs de la Celeste sur la scène internationale.

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