Le panthéon du football européen regorge de confrontations qui, à jamais, resteront gravées dans les mémoires des amoureux du ballon rond. L'affiche FC Barcelone - Liverpool sent bon le parfum de coupes d'Europe. Ce Liverpool - Barcelone mérite incontestablement d’en faire partie. Le tirage au sort de la Ligue des Champions a réservé une belle affiche européenne, qui est pourtant loin d'être un classique.
Malgré leur grand vécu et un palmarès global revendiquant 17 coupes d'Europe (Ligue des Champions, Coupe UEFA/Ligue Europa et Coupe des Coupes confondues), les deux équipes ne se sont affrontées qu'à huit reprises en un peu plus de 40 ans et jamais cette affiche n'aura comporté autant d'enjeux que cette saison. Petit retour historique sur ces duels où le Barça n'est jamais sorti vainqueur lors d'une double confrontation face aux Scousers.
Avant cette demi-finale aller de Ligue des Champions, Barça et Liverpool s'étaient déjà joués à ce stade de la compétition lors de la saison 1975/1976 mais c'était en Coupe UEFA. Les Reds sont alors au sommet de leur art face à une formation catalane, qui commence seulement à se distinguer sur le vieux continent. Dirigés par le mythique Bob Paisley, les Anglais font respecter la hiérarchie. Ils s'imposent 1-0 au Nou Camp grâce à un but de John Toshack, avant de tenir le score au retour 1-1. Les présences des deux Hollandais volants Cruyff et Neeskens dans les rangs catalans n'auront pas assez pesé.
En finale, Liverpool battra le Club Bruges (3-2 à l'aller, 1-1 au retour), poursuivant cette longue décennie de succès (6 coupes d'Europe entre 1973 et 1984). Il faudra attendre 25 ans pour assister à une nouvelle opposition entre les deux équipes. Entre temps, elles se sont forgées un palmarès hors du commun mais ont aussi connu des périodes plus compliquées.
En 2001, elles se retrouvent une nouvelle fois en demi-finale de Coupe UEFA. La partie s'annonce serrée mais le Barça, emmené par ses Néerlandais (De Boer, Reizinger, Cocu, Overmars, Kluivert), ses Catalans (Puyol, Guardiola) et Rivaldo, Ballon d'Or 1999, part avec une longueur d'avance. La double confrontation est âpre, disputée et après un 0-0 en Espagne, Liverpool finit par l'emporter 1-0 au retour sur un penalty de McAllister. Si la demi-finale ne restera pas dans l'histoire, elle offrira une finale d'anthologie, remportée par les Reds face à Alavés 5-4 au but en or.
À l'automne de la même année, les deux équipes se retrouvent mais cette fois-ci lors de la deuxième phase de poules de Ligue des Champions. Chacun est sorti vainqueur de son groupe lors du premier tour et ils apparaissent comme les deux favoris dans cette nouvelle poule aux côtés de la Roma et de Galatasaray. Le Barça tiendra cette fois-ci sa revanche. Malgré un nul au Nou Camp 0-0, les Espagnols gagneront en Angleterre 3-1, Kluivert, Rochemback et Overmars répondant à l’ouverture du score de d'un Michael Owen, Ballon d'Or un mois plus tard.
Les deux équipes sortiront de la poule mais ne brilleront pas. Liverpool partira dès les quarts de finale face au Bayer Leverkusen, futur finaliste, quand le Barça se fera éliminer contre le Real Madrid, vainqueur quelques semaines après, au terme d'un double Clasico entré dans la légende.
Avant celle de mercredi prochain, l'ultime opposition entre les deux a eu lieu à l'hiver 2007. Vainqueur de la Ligue des Champions en 2005, Liverpool affronte, le Barça, vainqueur en 2006, en 8e de finale de la compétition. Autant dire que nous assistons à une finale avant l'heure. La domination est anglaise à Anfield au premier round mais c'est bien le Barça qui prend une option avec un but de Gudjohnsen (1-0). Seulement au match retour, Liverpool retourne la situation (2-1). Deco pense pourtant offrir la qualification en ouvrant le score mais Bellamy égalise avant la pause et relance tout.
La rencontre devient folle avec des occasions de chaque côté et c'est finalement Riise le gaucher, qui met terme au suspens d'une grosse frappe du droit en lucarne. Titulaires ce soir là, Ronaldinho laisse déjà ses plus balles années de football derrière lui et Messi n'a pas encore soulevé 5 Ballons d'Or.
Ce Liverpool - Barcelone mérite incontestablement d’en faire partie. Sévèrement battus à l’aller (3-0) et privés de deux de leurs plus fines gâchettes (Mohamed Salah et Roberto Firmino), les Reds sont parvenus à renverser les Blaugrana ce mardi (4-0) en demi-finale retour de la Ligue des Champions.
Divock Origi et Georginio Wijnaldum ont chacun signé un doublé, propulsant ainsi le club de la Mersey vers une finale qui pouvait lui sembler inaccessible. Passé au travers de sa deuxième période, le Barça subit pour sa part une nouvelle désillusion en C1.
Entonné d’une seule et même voix par tout un peuple, le célèbre “You’ll Never Walk Alone” a annoncé la couleur : oui, les fidèles d’Anfield croyaient dur comme fer en leurs protégés. Et il ne manquait plus qu’une étincelle pour que l’ambiance devienne complètement folle. Celle-ci est arrivée très rapidement.
Opportuniste, Divock Origi a rapidement poussé le ballon au fond des filets suite à une parade de Marc-André ter Stegen devant Jordan Henderson (1-0, 7e). De quoi donner encore plus d’allant à une équipe de Liverpool déchaînée pendant le premier quart d’heure et qui aurait peut-être pu obtenir un penalty, Sadio Mané ayant été déséquilibré par Sergi Roberto dans la surface catalane (10e).
Acculé dans sa moitié de terrain, le Barça a laissé passer l’orage, avant de placer quelques banderilles qui auraient pu être fatales. Mais ni Lionel Messi (14e), ni Philippe Coutinho (18e), ni Jordi Alba (45e+4) n’ont trompé la vigilance d’Alisson au cours d’une première période disputée sur un tempo effréné. Quarante-cinq minutes durant, cette affiche a tenu toutes ses promesses.
Il manquait cependant un petit ingrédient pour qu’elle bascule dans l’irréel, dans l’irrationnel. Cet ingrédient, c’est Georginio Wijnaldum qui s’est chargé de l’apporter. Entré en jeu au retour des vestiaires, le Néerlandais a signé un doublé en l’espace de deux minutes, trompant Marc-André ter Stegen d’une reprise à ras-de-terre (2-0, 54e) puis d’une tête imparable (3-0, 56e).

Georginio Wijnaldum célèbre son but contre Barcelone. Crédit: Getty Images
Totalement survoltés, les hommes de Jürgen Klopp ont pris l’ascendant sur des Blaugranas dépassés dans tous les domaines. Et la sentence est tombée à dix minutes du coup de sifflet final : suite à une feinte étonnante de Trent Alexander-Arnold sur corner, Divock Origi a profité d’une erreur de marquage et d'un manque de concentration de la défense adverse pour s’offrir à son tour un doublé (4-0, 79e).
Malgré un timide sursaut d’orgueil dans les ultimes minutes de la rencontre, Barcelone n’est pas parvenu à inscrire ce but qui aurait tout changé. Si brillant depuis le début de la compétition, Lionel Messi a abdiqué. Ce mardi soir, son équipe n’était, tout simplement, pas à la hauteur de l’événement.
Un an après la “Romatada”, les joueurs d’Ernesto Valverde subissent une nouvelle déroute européenne. Pour les supporters des Reds en revanche, le répertoire des inimaginables retournements de situation vient de s’élargir, quatorze ans après l’inoubliable finale de C1 à Istanbul.
Quatorze ans après avoir qualifié de « miracle d'Istanbul » la remontée fantastique de Liverpool, mené 0-3 à la mi-temps de la finale de la Ligue des champions 2004-2005, avant de l'emporter aux tirs au but (3-3, 3 t.a.b.).
Les médias anglais encensent particulièrement l'entraîneur Jürgen Klopp, artisan de ce come-back auquel nul, à part lui, ne croyait. Car le charismatique technicien allemand court toujours après son premier trophée avec Liverpool, encore en lice pour le Championnat (à un point de Manchester City avant l'ultime journée) et qualifié pour sa seconde finale de Ligue des champions d'affilée, le 1er juin prochain, face à l'Ajax Amsterdam ou Tottenham.
La roublardise de Trent Alexander-Arnold sur le corner victorieux (4-0, 79e) et la naïveté de la défense du Barça sur cette action ont également inspiré les commentateurs anglais : « Après 79 minutes de jeu, l'équipe la plus célébrée de l'ère moderne avait été réduite à un groupe de spectateurs à la dérive. »
Réactions dans la presse espagnole
De l'autre côté des Pyrénées, la presse espagnole tire à boulets rouges sur l'élimination du FC Barcelone : « Une honte », cingle Mundo Deportivo, accablant « un Barça sans âme » : « Le but du 4-0, une action ridicule sur corner, est l'épitaphe d'une équipe qui a reproduit l'élimination de Rome » (la saison dernière en quart de finale [4-1, 0-3]).
« Le sommet historique du ridicule », titre Sport en énormes caractères sur fond noir, dans une Une aux allures de faire-part de deuil : « Le Barça écrit sa page la plus sombre en étant éliminé de la Ligue des champions de manière impardonnable », poursuit le quotidien catalan, très critique vis-à-vis de l'entraîneur Ernesto Valverde.
Dans ce concert de critiques, les journaux madrilènes se montrent moins virulents. « Coup de tonnerre à Anfield », titre AS, tandis que Marca pointe « Un échec historique », se lançant dans un inventaire à la Prévert des chances gâchées par le Barça.

Couverture du journal Sport après la défaite de Barcelone. Crédit: Sport
Liverpool 4-0 Barcelone: Les notes des joueurs
Comment Liverpool a renversé un déficit de 3-0 contre Barcelone • Liverpool 4 Barcelone 0 Analyse tactique
Liverpool a réalisé l’un des plus grands come-backs de l’histoire de la Ligue des champions en renversant le FC Barcelone (4-0) en demi-finales retour. Les Reds de Jürgen Klopp ont réalisé un immense exploit pour valider leur qualification pour la finale du 1er juin, à Madrid. Héroïques, efficaces, solides et portés par un Anfield en fusion, les Scousers ont réalisé l’impossible et renvoyé le Barça à son cauchemar de l’an dernier, où ils ont été éliminés par la Roma à l’issue d’un scénario similaire.
- ALISSON (8.5): Le Brésilien a été infranchissable hier, frustrant autant Lionel Messi, Luis Suarez, Philipe Coutinho ou Jordi Alba.
- ALEXANDER-ARNOLD (9): Deux passes décisives, dont un malicieux corner joué vite, l’ont récompensé.
- MATIP (9): Il a brillé par sa capacité à se placer et à ne pas tomber dans le jeu théâtral des Barcelonais.
- VAN DIJK (8.5): Tout en sobriété, le n°4 a brillé par sa capacité à organiser la défense autour de lui.
- ROBERTSON (7): Un demi-match pour l’Écossais, touché suite à un vicieux contact avec Luis Suarez.
- WIJNALDUM (10): Plein de hargne, il marque deux buts coup sur coup pour faire basculer le match dans une nouvelle dimension. L’étincelle pour enflammer Anfield.
- FABINHO (9): Il a sorti un nombre incalculable de ballons et a mis à profit ses qualités physiques dans les duels.
- HENDERSON (9): Sa percée dans la surface à la 7e minute permet à Divock Origi d’ouvrir le score et de croire à la Remontada.
- MILNER (8): Son volume de jeu a été exceptionnel. L’infatigable vétéran anglais a mordu les mollets des Catalans dès qu’il le pouvait.
- SHAQIRI (7): Son centre parfait pour la tête victorieuse de Wijnaldum l’a transformé.
- ORIGI (9.5): Premier et dernier des buteurs du soir. Déjà décisif à Newcastle samedi pour les Reds, le Belge a ouvert les vannes en reprenant une frappe d’Henderson.
- MANÉ (8.5): Ses dribbles, accélérations et mouvements ont déstabilisé la défense du Barcelone.
- TER STEGEN (4): Il commet une erreur de mains sur le 2e but de Liverpool. Il est inattentif au possible sur le corner décisif d’Alexander-Arnold.
- SERGI ROBERTO (3.5)
- PIQUE (4): De tous les défenseurs du Barça, c’est pourtant lui qui semblait le plus concerné. Il est le seul à se montrer attentif sur le 4e but au cœur d’une défense aux abois.
- LENGLET (3.5): Le Français se laisse dominer bien trop facilement par Wijnaldum sur le 3e but anglais.
- ALBA (3): Sa relance à l’envers profite à Mané sur l’ouverture du score. Et l’Espagnol ne s’en est jamais vraiment remis.
- VIDAL (5): Dans le combat, le Chilien s’est montré à son aise, frustrant le milieu de Liverpool en première période.
- BUSQUETS (5.5): L’Espagnol a fait de son mieux pour injecter sa vision de jeu et sa qualité de passes.
- RAKITIC (4.5): Comme ses coéquipiers, il a disparu des radars en deuxième mi-temps.
- COUTINHO (3): Barcelone l’a acheté à Liverpool pour 160 millions d’euros, du vol. "Le Petit Magicien" a de nouveau fait preuve d’une improbable timidité en laissant ses coéquipiers prendre seuls ses responsabilités.
- MESSI (4): Brassard au bras, le meilleur joueur du monde n’a pas réitéré ses coups de magie de l’aller.
- SUAREZ (3.5): L’ex-idole du Kop a pris un malin plaisir à se mettre Anfield à dos avec sa panoplie complète : coups bas, tentatives de déstabilisations des joueurs comme de l’arbitre.
Les remontadas historiques en Ligue des Champions
Les incroyables renversements de situation sont légion en Ligue des champions. Pour signer son exploit, Liverpool avait quelques exemples en tête. L'enceinte d'Anfield a vibré ce mardi soir à l'occasion de la demi-finale retour de la Ligue des Champions entre Liverpool et le FC Barcelone. Auteurs d'un match héroïque, les Reds ont rendu possible l'impossible en remontant trois buts à Barcelone, avant le coup de grâce en fin de match. Cette soirée, qui restera dans l'Histoire du football, s'inscrit dans la nouvelle tendance de la compétition reine où les fameuses "remontadas" sont devenus monnaie courante.
Ci-dessous, voici un rappel de ces équipes qui ont réussi à franchir un tour à élimination directe dans l'épreuve reine après avoir pourtant essuyé un échec conséquent à l'aller.
| Année | Stade | Match | Score Aller | Score Retour |
|---|---|---|---|---|
| 1999/2000 | Quarts de finale | Chelsea-Barça | 3-1 | 1-5 a.p. |
| 2003/04 | Quarts de finale | Milan-Depotivo La Corogne | 4-1 | 0-4 |
| 2011/12 | Huitièmes de finale | Naples-Chelsea | 3-1 | 1-4 a.p. |
| 2015/16 | Quarts de finale | Wolfsburg-Real Madrid | 2-0 | 0-3 |
| 2016/17 | Huitièmes de finale | PSG-Barcelone | 4-0 | 1-6 |
| 2017/18 | Quart de finale | Barça-AS Roma | 4-1 | 0-3 |
| 2018/19 | Huitièmes de finale | Atletico Madrid-Juventus | 2-0 | 0-3 |
Chelsea-Barça (3-1, 1-5 a.p.): À la fin du siècle dernier, sous la houlette de Louis Van Gaal, le Barça peine à se faire respecter sur la scène européenne. Toutefois, quand en printemps 2000, les Catalans croisent la route de Chelsea en quarts de finale de la Ligue des Champions, ils retrouvent subitement leur superbe et ce côté rouleau compresseur qui fait leur réputation. Après une défaite 1-3 à l'aller, ils renversent tout au retour en gagnant 5-1 après prolongation. Rivaldo est le héros de cette soirée avec un doublé réussi, tandis que Luis Figo, futur merengue, signe son dernier avec les Blaugrana sur la scène continentale.
Milan-Depotivo La Corogne (4-1, 0-4): Milan est champion d'Europe en titre quand il croise le fer avec le Deportivo La Corogne en demi-finale de l'édition 2003/04 de la C1. Victorieux 4 à 1 à l'aller, les Rossonerri croient logiquement que le billet pour le dernier carré est dans la poche. Mais, à l'extérieur, les Lombards se désagrègent totalement. Au Riazor, les hommes de Carlo Ancelotti se loupent dans des proportions incroyables et livrent une prestation indigne de leur statut. À la pause, ils se retrouvent déjà en position d'éliminés en prenant trois buts. Au retour des vestiaires, ils en encaisseront un quatrième. "La Galice jusqu'à la lie".
Naples-Chelsea (3-1, 1-4 a.p.): En 2012, et après une très longue attente, Chelsea finit par monter sur le toit du continent. Les Blues sont couronnés, mais en ayant connu un parcours tortueux avec notamment un huitième de finale contre Naples où ils sont passés par toutes les émotions. Didier Drogba et consorts ratent leur voyage à San Paolo, s'inclinant sur le score de 3-1. Personne ne les voit alors renverser la vapeur. C'est pourtant c'est ce qu'ils feront au retour devant leur public. A domicile, ils l'emportent 4-1 après prolongation avec un but décisif, signé Branislav Ivanovic.
Wolfsburg-Real Madrid (2-0, 0-3): Zinedine ZIdane serait-il toujours à la tête Real Madrid aujourd'hui si en avril 2016 son équipe s'était faite sortir par Wolfsburg en Ligue des Champions ? Il y a fort à parier que non. Avant de soulever la première de ses trois Coupes aux grandes oreilles en tant que coach, le Français a sérieusement tremblé, notamment après le revers 2-0 à l'aller en Allemagne. Les affaires étaient mal engagées, mais Cristiano Ronaldo a endossé le costume du sauveur pour marquer un triplé à Bernabeu et propulser les siens en demi-finale.
PSG-Barcelone (4-0, 1-6): Sous la coupe d'Unai Emery, le PSG a réussi en 2016/17 l'une de ses prestations les plus abouties sur la scène européenne en laminant le Barça au Parc des Princes (4-0). Malheureusement pour les Franciliens, cette démonstration de force a été suivie par un véritable fiasco au match retour. En terre catalane, les champions de France se font surclasser, et multiplient les erreurs les unes après les autres. Jusqu'à un quart d'heure de la fin, et malgré cette copie calamiteuse, ils ont toujours trois buts d'avance au tableau d'affichage. Un avantage qui va fondre comme la neige au soleil avec un dernier but fatal inscrit par Sergio Roberto dans les arrêts de jeu. C'est de ce renversement de vapeur qu'est née l'appellation "remontada".
Barça-AS Roma (4-1, 0-3): Le Barça a renversé le PSG en 2017, mais la saison d'après c'est au tour des Catalans de vivre une cruelle désillusion avec un scénario comparable. En quarts de finale, Messi et ses coéquipiers croient avoir assuré le plus dur en dominant l'AS Roma tranquillement sur le score de 4-1. Cependant, au Stadio Olimpico, ils proposent un visage totalement contrasté. Certainement trop sûrs en leur force, ils passent complètement à côté de leur match. Dzeko, De Rossi et Manolas précipitent l'élimination de l'ogre blaugrana.
Atletico Madrid-Juventus (2-0, 0-3): Le tout premier déplacement de l'histoire de la Juventus au Stade Wanda Metropolitano se solde par un cuisant échec. Malgré une première période solide, les Bianconeri tombent contre les Rojiblancos en encaissant deux buts sur les coups de pieds arrêtés. La qualification devient alors compromise. La Vieille Dame réussit cependant à se rebiffer au match retour. Un sursaut d'orgueil qui porte la signature de Cristiano Ronaldo. Déchainé, après avoir notamment été pris en grippe par les supporters espagnols à l'aller, le Portugais réalise un match éclatant, agrémenté par un triplé.