Prague est l’une des premières places fortes où se développa le football européen.

Les Débuts du Football à Prague
Le Slavia et le Sparta, les deux clubs historiques de la capitale tchèque, ont été fondés respectivement en 1892 et 1893. Dans le quartier de Žižkov, le FK Viktoria a été créé en 1903. L’AFK Vršovice, issu d’un quartier du sud-est de Prague, a quant à lui été fondé en 1905.
L'Épopée des Bohemians Prague
Les Bohemians Prague, l’un des clubs les plus populaires de République Tchèque, porte un kangourou sur son écusson, souvenir d’une tournée australienne qui changea la destinée du club de Vršovice. Il a connu une histoire mouvementée.
En avril 1927, l’AFK Vršovice est invité à une tournée en Australie. Les organisateurs locaux avaient souhaité l’équipe nationale de Tchécoslovaquie, ou l’un des deux grands clubs praguois, mais ils se sont résolus à inviter ce club de quartier au nom imprononçable. Afin de rendre l’affiche des matchs la plus attractive possible, l’équipe en tournée est rebaptisée les Bohemians de Prague.
La tournée de ces bohémiens est un triomphe. Les joueurs praguois remportent quinze des vingt rencontres disputées et ne concèdent que trois défaites. A l’issue de leur tournée, ils se voient remettre deux jeunes kangourous qui feront le voyage jusqu’en Europe et qui seront remis au zoo de Prague.
Le kangourou deviendra l’emblème du club. En outre, celui-ci décide de conserver le nom de Bohemians Prague. Le club de Vršovice changera toutefois souvent de nom.
Il est renommé Bohemia en 1940 par les envahisseurs allemands puis adopte le nom de Železničáři Praha, après la guerre, et puis Spartak Praha Stalingrad. Il retrouvera le nom de Bohemians Prague au début des années soixante. Pour les supporters, le club reste « Bohemka » et les joueurs sont surnommé les Kangourous (« klokani » en Tchèque).
Le club obtiendra en 1983 son premier (et seul) titre de champion de Tchécoslovaquie. Il atteint la même année la demi-finale de la Coupe UEFA.
1983 March 2 Bohemians Prague Czechoslovakia 1 Dundee United Scotland 0 UEFA Cup
Quand Bohemka voit double
Au vingt-et-unième siècle, les Bohemians Prague ont défrayé la chronique en se dédoublant. Lors de l’été 2005, le championnat tchèque de troisième division avait reçu l’inscription de deux clubs portant le même nom ou presque: Bohemians 1905 et FK Bohemians Praha. Dix ans plus tôt, le club de Vršovice avait atteint son centenaire en situation de faillite. Pour régler les dettes du club, les dirigeants vendirent tous les actifs et notamment… le nom du club.
Un obscur petit club pragois, le FC Strížkov, se porta acquéreur et devint très officiellement le FK Bohemians Praha. Dans le même temps, des supporters avaient récolté des dons pour investir un club amateur de Vršovice et de l’inscrire en troisième division tchèque sous le nom de « Bohemians 1905 ». La Fédération tchèque de football ne se préoccupa guère de cette incongruité.
Les Premiers Pas du Football en Autriche-Hongrie
Dimanche 12 octobre 1902, le Wiener AC-Platz de Vienne accueille le premier match entre deux sélections d’Europe continentale. Devant quelques centaines de spectateurs, l’Autriche balaye la Hongrie (5-0).
En 1887, God save the Queen retentit dans le port de Zadar. Sous les yeux du prince d’Edimbourg, deux équipages de marins anglais offrent un match de gala à un public local - croate et italien - enthousiaste. Depuis quelques années, le football est déjà connu des grandes villes de l’Empire austro-hongrois. Mais c’est bien sur le littoral dalmate que les premières rencontres sont jouées.
Les plus anciennes remontent à 1873 lorsqu’ingénieurs et ouvriers du Royaume-Uni viennent travailler sur les chantiers navals et les chemins de fer de Rijeka. L’Autriche-Hongrie, des Alpes aux Carpathes, demeure un État multinational, traversé par de vives tensions politiques en ce siècle du réveil des nationalités.

Après le Compromis de 1867 divisant le pays en Cisleithanie (Autriche) et Transleithanie (Hongrie), le pouvoir viennois se crispe, notamment envers les revendications des minorités slaves. Dans ce contexte, le football se développe surtout à Vienne, Budapest et Prague, porté par l’anglophilie des élites citadines.
Dans la capitale impériale, les employés britanniques de la banque Rothschild importent le bon goût de leur île en fondant le First Vienna en 1894. Budapest et Prague suivent la tendance et la première édition de la Challenge Cup, mise en place par le président du Vienna Cricket entre les clubs des trois plus grandes villes de l’Empire, voit le jour en 1897.
En Bohême, l’initiative est allemande. L’influent mouvement des sokols, programme d’activités physiques et culturelles exaltant le sentiment national tchèque, contrarie la popularité du football auprès de ce peuple. En 1896, plusieurs Allemands quittent le Regatta Prag pour donner naissance au DFC Prag, qui crée la sensation en 1902: il est le seul club étranger à prendre part au premier championnat d’Allemagne. Il dispose pour cela d’un solide atout: son président Ferdinand Hüppe, également président de la jeune fédération allemande.
En réaction à l’avance allemande dans une discipline de plus en plus pratiquée de manière informelle, étudiants et lycéens tchèques s’organisent dans une ville où l’université Charles constitue une place forte de l’identité nationale et du panslavisme. Le CFK Kickers se lance puis, en 1896, le cercle philosophique et littéraire Slavia met sur pied une équipe de football. Plusieurs équipes praguoises commencent alors à s’affronter lors d’un tournoi annuel. Le 29 mars 1896, le premier "derby des S" entre Slavia et Sparta se termine sur un 0-0.
Le XXe Siècle : Un Tournant pour le Football Austro-Hongrois
Le XXe siècle marque un tournant pour le football austro-hongrois. De nombreuses équipes anglaises visitent l’Empire lors de tournées. En janvier 1901, les Hongrois créent leur propre fédération et instaurent un championnat entre clubs budapestois. Les Tchèques leur emboîtent le pas avec une Fédération de Bohême-Moravie qui froisse les Autrichiens, car le royaume de Bohême est sous l’autorité de la Cisleithanie.
La sélection de Bohême-Moravie ne dispute son premier match qu’en avril 1903 contre la Hongrie, mais c’est une formation composée… d’Allemands et d’Autrichiens. L’éclosion du football tchèque se produit en 1905. Triple champion d’Écosse avec le Celtic, John Madden s’installe à Prague en tranquille retraité. À quarante ans, l’ancien ailier professionnel accepte d’entraîner le Slavia, où il introduit rigueur et discipline chez ces amateurs de bonne bière et de mauvais tabac.
Bientôt, le club praguois se substitue à une sélection de Bohême-Moravie entravée: le 8 juin 1908, réunie en congrès à Vienne, la FIFA rejette son adhésion sous la pression de ses hôtes. Cinq jours plus tard, les Tchèques reçoivent la sélection olympique d’Angleterre. Ils ne s’inclinent que 0-4, soit le plus faible nombre de buts marqués par les Britanniques lors de leur périple continental, là où les Autrichiens concèdent un vulgaire 1-11 et les Hongrois un vexant 0-7.
Le 5 octobre 1908, l’Autriche-Hongrie annexe la Bosnie-Herzégovine, territoire ottoman qu’elle administrait depuis 1878. La région est au bord de l’insurrection, la Serbie voisine mobilise. Le football doit faire ses débuts, en grande pompe, aux Jeux olympiques deux semaines plus tard, à Londres. Devant la provocation de François-Joseph, la Hongrie d’Imre Schlosser et la Bohême-Moravie de Jan Košek se désistent à la dernière minute.
L’année suivante, la Bohême-Moravie rejoint l’UIAFA, une fédération internationale dissidente à l’origine d’un championnat d’Europe tenu en marge de l’Exposition de Roubaix en 1911. Si elle est synonyme de tensions en Cisleithanie, 1908 est une année d’ouverture en Transleithanie.
Les Hongrois décident de sortir le football de la capitale en montant quatre championnats régionaux. Seuls les Croates déclinent l’invitation: depuis quelques années, Zagreb travaille à la reconnaissance de sa propre fédération sportive, obtenue en 1910 auprès de Vienne, ravie de pouvoir entamer le pouvoir de Budapest.
Dans les principales villes de province, les clubs sont surtout le fait de Hongrois, même là où ils sont minoritaires comme à Prešov ou Košice, cités à majorité slovaque, ou dans les centres urbains roumanophones de Transylvanie et du Banat. Ce sport est celui des étudiants de la bourgeoisie magyarophone au contact des milieux intellectuels budapestois. La stratégie de la fédération s’avère payante. Dans les années 1910, la Hongrie commence à prendre le dessus sur l’Autriche.
Cette extension favorise aussi l’émancipation culturelle de minorités. À Subotica, le Baka SAC le prouve: en 1901, il émerge au sein de la petite communauté des Bunjevci, présentés comme Serbes catholiques ou Croates serbophones selon que l’on parle depuis Belgrade ou Zagreb.
Cette effervescence est encore plus manifeste en Cisleithanie. Avant de toucher le monde ouvrier, à l’instar du Rapid Vienne, et de se cristalliser autour du clivage entre bourgeois et prolétaires, le football recouvre essentiellement une dimension communautaire. Les juifs, groupe alors davantage perçu comme national que confessionnel, sont parmi les plus actifs.
Dès la fin du XIXe siècle, sur le modèle du DFC à Prague, ils dirigent le Wiener SC et, plus tard, l’Hakoah à Vienne. En Bucovine et en Galicie, où ils sont parfois majoritaires dans certaines villes, les juifs fondent, par exemple, le Maccabi et l’Hakoah à Tchernivtsi. Ils y côtoient les Allemands du Jahn, les Polonais du Polonia, les Ukrainiens du Dovbus et les Roumains du Dragos Voda. À Lviv, on les retrouve au Hasmonea dans une cité multiethnique où des lycéens polonais auraient disputé un match dès l’été 1894.
Dans les régions peuplées de Slovènes, le football est même l’occasion de promouvoir une idée, encore confidentielle, consistant à réunir les Slaves du sud dans un même État: le yougoslavisme. À Gorizia, des lycéens frondeurs mettent sur pied le Jugoslavija en 1907. À Ljubljana, où la germanisation peut s’avérer agressive, des étudiants fondent Hermes et Ilirija, deux clubs qui finissent par fusionner en 1913. L’illyrisme est une composante du yougoslavisme.
À l’annonce de l’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo, l’Anarh hisse le drapeau noir dans la cour de l’école de charpenterie de Split. Le club estudiantin, apparu deux ans plus tôt en s’autoproclamant anarchiste, est immédiatement banni. Le port dalmate est en ébullition depuis la création de l’Edera en 1910 par la bourgeoisie italophone, tandis que le royaume de Victor-Emmanuel III a des vues de l’autre côté de l’Adriatique.
L’année suivante, des étudiants croates de Prague fondent le Hajduk, nom générique donné à tout rebelle armé des montagnes de l’Empire ottoman. Les matches de l’Edera contre l’Anarh ou le Hajduk virent régulièrement au pugilat devant l’impuissance du pouvoir autrichien. Déjà agacé par les agitations des Slaves, François-Joseph cherche à contenir l’irrédentisme italien.
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale marque un coup d’arrêt dans un Empire durement affecté par un conflit qu’il voulait à tout prix. Malgré des conditions de vie difficiles, l’Autriche réussit à maintenir un championnat à Vienne, suspendu quelques mois seulement en 1915 et sans relégation pour ne pas pénaliser les effectifs envoyés au front. La Hongrie ne reprend le sien, circonscrit à Budapest, qu’en 1916 au moment où la Fédération de Bohême-Moravie est dissoute.
L'Héritage de la Tchécoslovaquie
La légende raconte que, début 1918, le Hajduk tient tête à plusieurs équipages de la marine de guerre britannique dans l'Adriatique.
La Fédération de République tchèque de football hérite du siège de la Fédération tchécoslovaque à la FIFA et l’UEFA, ainsi que du titre remporté en 1976.
La Tchécoslovaquie sera ensuite reconstituée après la Seconde Guerre mondiale. C’est à cette période qu’elle s’imposera ensuite comme une nation majeure du football européen et mondiale à partir des années 1950. La Tchécoslovaquie, désormais démocratie populaire fut une nouvelle fois finaliste de la Coupe du monde de football en 1962. Elle remportera ensuite le Championnat d’Europe de football 1976 aux dépens la RFA.
La République Tchèque Indépendante
A titre annecdotique, il convient toutefois de rappeler que la Fédération tchèque de football (Českomoravský fotbalový svaz) est affiliée à la FIFA depuis 1907 et à l’UEFA depuis 1954. Dans sa forme actuelle, le premier match de la République tchèque fut une victoire contre la Turquie le 23 février 1994.
En 1996, soit trois années à peine après sa (re)création, l’équipe de football de la République tchèque atteint la finale du Championnat d’Europe des Nations, battus in extremis dans les prolongations par un but en or contre l’Allemagne (2-1). Ils avaient pour arriver à ce stade battu une première fois par l’Allemagne dans les poules qualificatives (2-0), battu l’Italie (2-1) et fait match nul avec la Russie (3-3).
En revanche en 2004, au Championnat d’Europe des Nations, la République tchèque atteint encore une fois el stade des demi-finales, écartée par la Grèce (1-0), futur vainqueur de l’épreuve.
L'Équipe Actuelle
En retrait par rapport à la génération dorée de Pavel Nedved au tournant des années 1990-2000, les Tchèques espèrent franchir le premier tour d’un grand tournoi pour la première fois depuis 2012. Leur surnom Narodni tym. Ce qui signifie tout simplement « l’équipe nationale ».
L’équipe qui devrait jouer : Thomas Vaclik - Jan Boril, Ondrej Celustka, Pavel Kaderabek, Vladimir Coufal - Tomas Soucek, Tomas Holes, Jakub Jantko, Vladimir Darida - Matej Vydra, Patrik Schick.
Au début des années 2000, la République tchèque tient d’incroyables talents avec son « petit Mozart », Tomas Rosicky, l’incontournable Pavel Nedved (Ballon d’or 2003) et l’inclassable Karel Poborsky. Moins connue et moins talentueuse, la génération actuelle a pourtant vu ces derniers mois émerger un jeune milieu de terrain : Tomas Soucek. C’est l’homme à tout bien faire de sa sélection : récupérateur, organisateur, passeur, buteur. A 25 ans, ce grand gabarit (1,92 m) a pris une nouvelle dimension depuis son arrivée à West Ham United, en janvier 2020. Avec les Hammers, équipe surprise de la saison en Angleterre, il s’est imposé comme l’une des références à son poste.
Les Clubs de Prague : Quel Supporter Êtes-Vous ?
Vous aimez le football mais ne savez pas comment vous orienter parmi les clubs de Prague ?
- Sparta Prague: Vous avez choisi le club qui a le plus gros palmarès et qui est le plus populaire du pays. Avec ses 38 victoires en championnat, le Sparta a de quoi regarder les autres de haut. Et puis, c’est le club des ouvriers, un club populaire par excellence.
- Slavia Prague: Vous aimez l’élite et vous tenez à ce que cela se sache. L’élégance vous colle à la peau et il vous est indispensable de vous différencier de votre plus grand rival. La classe, cela vous connaît. La victoire aussi, d’ailleurs : 21 titres de champion, ce n’est pas rien.
- Dukla Prague: Vous êtes probablement militaire et/ou nostalgique de la période communiste. Si le Dukla a remporté ses titres, c’est avant tout car il appartenait à l’Armée tchécoslovaque. Depuis que la démocratie a repris ses droits dans le pays, ce n’est pas trop ça.
- Bohemians Prague: Un nom étranger, un kangourou sur le blason… ce club aime se faire remarquer, tout comme vous. Avec leur ambiance atypique dans leur petit stade au cœur de la ville, les Bohemians avaient tout pour vous plaire. Ils n’ont pas les armes pour viser un titre de nos jours, mais la victoire est-elle la seule chose à apprécier dans le football ? Vous êtes certain que non et vous admirez ceux qui suivent une troisième voie, en dehors des choix qui vous sont imposés.
- Viktoria Žižkov: Vous êtes un vrai Pragois et vous tenez à ce que cela se sache. Vous faites partie du peuple et vous tenez, là aussi, à ce que ce cela se sache. Pour vous, la victoire dans le football n’est pas aussi importante que l’esprit de corps. Vivre sa passion et faire vivre son quartier, voilà qui est fait pour vous. Vous ne voulez surtout pas renier vos origines et ignorez les sirènes des grands clubs.
- Admira Prague, Loko Vltavín, Motorlet Prague, Slavoj Vyšehrad…: Vous n’aimez pas autant le football que l’odeur de la bière et de la saucisse à toute heure de la journée. Pour vous, une journée est réussie si vous pouvez l’agrémenter d’une dose de houblon et de viande de qualité discutable. C’est encore préférable si vous avez la chance d’assister à un match à 10 heures du matin, comme tant de rencontres de divisions inférieures. Pour vous, le football, c’est la convivialité avant tout.
- DFC Prague: Vous adorez vous plonger dans les archives et trouver des liens entre sport et politique à travers l’histoire. Vous ne jurez que par les récits atypiques et, là, vous êtes servi. Voici un club créé par la communauté juive allemande de Prague, champion de Tchécoslovaquie et finaliste du premier championnat d’Allemagne de l’histoire.
Personnalités Marquantes du Football Tchèque
Karel Poborsky
En neuf saisons, il dispute plus de 200 rencontres avec les Rouges et remporte six titres de champion ainsi que trois coupes nationales. Élu meilleur joueur de son pays à deux reprises, il honore sa première sélection en 1984 et devient très vite indéboulonnable en équipe nationale. Très intelligent, doué techniquement, il emmène la Tchécoslovaquie avec le brassard de capitaine jusqu'en quart de finale du Mondial italien, battu 1 but à 0 par le futur vainqueur allemand sur un penalty de Lothar Matthäus. Au lendemain de ce joli parcours, le célèbre numéro 14 saute le Rideau de Fer et rejoint l'Europe de l'Ouest, direction le RC Strasbourg en France. Un joli coup sur le marché des transferts pour le club alsacien, alors pensionnaire de D2. Durant quatre saisons, le petit milieu tchèque connaît une montée en 1992 et forme un beau tandem aux côtés notamment d'Olivier Dacourt. Vrai leader sur le terrain, il savait surtout marquer avec 27 buts en 79 rencontres. Joueur brillant, sa fin de séjour au Racing est dans une certaine mesure gâché par des blessures et une pubalgie.
Tomáš Řepka
Formé au Banik Ostrava, le natif de Slavičin, une ville de la région de Zlin, part ensuite jouer trois saisons dans le plus grand club de Tchéquie, le Sparta Prague. Arrivé en 1998 du côté de la Fiorentina, Tomas Repka va faire les beaux jours de la Viola durant trois années jusqu’en 2001. Auteur de 89 matches de Série A et vainqueur de la Coupe d’Italie lors de son dernier exercice, le club toscan comptait à l’époque un superbe effectif multiculturelle avec évidemment le goleador et capitaine argentin Gabriel Batistuta, le fantasque brésilien Edmundo, le génial meneur portugais Rui Costa ou encore le Belge à l'accent brésilien Luís Oliveira. Débarqué à West Ham pour un montant record de 5,5 millions de livres sterling, un chiffre désormais dérisoire à l'échelle de la Premier League aujourd'hui, il fête sa toute première apparition avec une expulsion. Après une deuxième rencontre plutôt calme, l'arrière des Hammers prend un nouveau carton rouge lors de son troisième match. Connu pour son tempérament de feu sur le terrain et un engagement à toute épreuve, Tomas a pris pas moins de 20 cartons rouges tout au long de son parcours de footballeur. Une mauvaise habitude qui lui a coûté l'Euro 96, une compétition où la République Tchèque avait réussi sa meilleure performance en terminant finaliste. Après avoir raccroché les crampons dans son pays, la pierre angulaire de la "Národní tým" entre 1993 et 2001 qui totalise 46 sélections connaît une après-carrière assez chaotique.
Pavol Srníček
Formé au Banik Ostrava, il a passé l'essentiel de sa carrière dans son pays natal, en Italie et surtout en Angleterre, dans plusieurs clubs d'outre-Manche dont notamment les Magpies, où il a évolué entre 1991 et 1998 et a rangé les gants comme gardien remplaçant lors de la saison 2006-07. Remplaçant de Petr Kouba à l'Euro 1996 en Angleterre, lors duquel les hommes de Dušan Uhrin s’étaient inclinés en finale face à l'Allemagne, Srnicek était titulaire lors de l'Euro 2000. Il n'a pas encaissé de but pendant 23 rencontres internationales sous les couleurs de la République tchèque. Après sa retraite, il s’est consacré à la formation des jeunes footballeurs tchèques et officiait en tant qu’entraîneur des gardiens du Sparta Prague. Victime d'un arrêt cardiaque le 21 décembre 2015 alors qu'il faisait son footing dans sa ville natale, son coeur s'est arrêté de battre pendant une vingtaine de minutes avant son transfert à l'hôpital. Plongé dans un coma artificiel, il est décédé neuf jours plus tard à l'âge de 47 ans.
Palmarès et Distinctions
- Finaliste de l'Euro 1996 (République tchèque)
- Vainqueur de la Coupe Kirin en 1998 (République tchèque)
- Vainqueur de la Supercoupe de République tchèque 2001/02
- 3ème de la Coupe des Confédérations en 1997 (République tchèque)
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