La Famille Ball : Une Dynastie du Basket Entre Gloire et Controverses

La famille Ball, composée de LaVar Ball et de ses trois fils, Lonzo, LiAngelo et LaMelo, est devenue un nom incontournable dans le monde du basketball. Leur ascension, marquée par des moments de gloire et des controverses, continue de captiver l'attention des fans et des médias.

Les Ball, c’est un peu les Kardashian du basket. Les parents ont flairé le bon coup, et leurs trois fils sont déjà des stars depuis le lycée. Tous les États-Unis ont fait connaissance avec ce couple d’anciens basketteurs d’université en Californie, devenu éleveur de champions. Parfois meilleurs sur les réseaux sociaux que sur les terrains de basket. Mais LaMelo Ball, le petit dernier, lui excelle dans les deux.

Les Débuts Prometteurs et les Attentes Élevées

Dès leur plus jeune âge, les frères Ball ont été propulsés sous les projecteurs grâce à leur père, LaVar Ball, un personnage médiatique qui n'a jamais hésité à faire des déclarations audacieuses sur le potentiel de ses fils. Cet obscur joueur de basket universitaire et de football US s'est très tôt imaginé en éleveur de champions.

Il y a le père LaVar, le chef de l’entreprise familiale, qui a vu en ses trois garçons une belle occasion de concilier talent et business. Persuadé qu’il tenait là le successeur de Michael Jordan.

Avant même les débuts de Lonzo en NBA, il l'annonçait déjà plus fort que Stephen Curry (Golden State), alors meilleur joueur de la ligue. Ce qui fera dire ceci à Charles Barkley, membre de la Dream Team reconverti analyste : "Je conçois qu'on puisse être fier de son fils, mais à un certain point ça devient de la bêtise."

Il faut dire que la devise chez les Ball, c’est surtout d’avoir le verbe haut. Et pas peur du ridicule. Quand le père LaVar se dit sûr de battre Michael Jordan en un an contre un, Sa Majesté lui a répondu : impossible même sur une jambe.

L'HISTOIRE INCROYABLE DE LAMELO BALL

Lonzo et LaMelo : Deux Frères en NBA

Lonzo, l'aîné, a été sélectionné en deuxième position lors de la draft 2017 par les Lakers de Los Angeles, et évolue désormais à New Orleans.

LaMelo, le benjamin, a été drafté en troisième position en 2020 par les Hornets de Charlotte. Chaque nouvelle soirée de NBA offre un premier affrontement entre LaMelo Ball et son frère Lonzo. C'est un duel relativement particulier qui s'est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi.

Dans le cadre de la saison régulière de NBA, les Hornets de Charlotte sont allés s'imposer sur le parquet des Pelicans de New Orleans, devant les 750 spectateurs du Smoothie King Center (110-118). Au-delà de ce résultat final, cette rencontre a mis aux prises deux frères membres d'une célèbre dynastie, celle des Ball. Et finalement, c'est le meneur américain LaMelo Ball (19 ans), pensionnaire des Hornets de Charlotte, qui l'a drafté en troisième position en 2020, qui a pris le meilleur sur Lonzo, pensionnaire des Pelicans de New Orleans.

L'affrontement entre les Charlotte Hornets et les Chicago Bulls (125-123) a permis un duel très spécial : LaMelo Ball contre son frère Lonzo. Avec les nombreuses blessures du meneur des Bulls, les deux hommes n'avaient plus joué l'un contre l'autre depuis le 29 novembre 2021. Pour la 4ème fois, ils ont donc eu l'opportunité de s'affronter en NBA. Un rendez-vous forcément particulier.

De son côté, Lonzo (6 points, 3 passes décisives et 3 rebonds) a été plus discret en sortie de banc. "Cela aurait été bien mieux avec la victoire (rires). Jouer contre lui, c'est définitivement plus grand que la plupart des matches pour moi. Nous sommes désormais à 2-2. Donc il ne peut être trop heureux de ce succès. Mais lui dit qu'il y a 3-1."

Cette aventure est tout simplement incroyable. Toute la famille, c'est toujours génial quand je peux voir mes frères.

LiAngelo : Entre Controverses et Reconversion Musicale

LiAngelo, le frère du milieu, a connu un parcours plus tumultueux. Le joueur d’UCLA évoluant en ligue universitaire (NCAA), a été arrêté avec deux de ses coéquipiers (Cody Riley et Jalen Hill) pour vol à l’étalage dans des magasins de luxe. Cet événement pourrait mettre un frein à la carrière de celui qui sort d’une très bonne saison avec le lycée de Chino Hill (33,8 points de moyenne).

C'était fin 2017, après la libération de ­LiAngelo, arrêté en Chine avec deux coéquipiers pour un vol dans une boutique Louis Vuitton, lors d'une tournée avec l'université UCLA.

Renvoyé de l'université de Californie (UCLA) en 2017, après avoir commis un vol de lunettes de luxe lors d'un déplacement de l'équipe en Chine, le jeune homme n'a pas trouvé preneur lors de la Draft de la NBA en 2018. Il décide alors de partir en Lituanie signer son premier contrat professionnel.

LiAngelo Ball n’a pas connu le même succès que ses deux frères en NBA. En effet, il connait un succès retentissant grâce à… la musique ! Récemment, le second de la fratrie s’est lancé dans le rap, et le moins que l’on puisse dire, c’est que son premier titre est un banger de l’autre côté de l’Atlantique.

Grâce à son titre “Tweaker”, sorti le 3 janvier, qui est très rapidement devenu un hit au point de carrément se hisser dans le Top 10 sur Spotify aux Etats-Unis ! Avec ce beat digne des années 2000, LiAngelo Ball, qui se fait appeler “G3” dans le milieu, pourrait bien commencer à se faire un nom dans un domaine qui ne lui était pas forcément prédestiné, mais qui semble lui réussir.

Nombreuses sont les salles NBA qui ont également décidé de passer ce succès retentissant pour l’échauffement. Le succès est tel qu’il a déjà signé un contrat de 13 millions de dollars chez Def Jam Records.

LaVar Ball nourrissait de grandes ambitions pour ses gamins, et si ça a été plus facile pour Lonzo et LaMelo de percer en NBA en tant que joueurs, ça s’annonçait plus compliqué pour LiAngelo.

LaVar Ball : Un Père Omniprésent et Controversé

Personnage très médiatique, LaVar Ball a dû être amputé du pied droit, selon TMZ. Le père de LaMelo et Lonzo Ball a notamment acquis une grosse notoriété il y a quelques années avec ses prises de position radicales pour mettre en valeur ses fils.

Co-fondateur de Big Baller Brand, une entreprise d’équipement sportifs, LaVar Ball a beaucoup fait parler de lui il y a quelques années pour sa personnalité volubile et haute en couleur. Le plus âgé n'a que 19 ans, mais les trois frères Ball font déjà saliver bien des équipes NBA qui ont repéré depuis longtemps ces prodiges que leur père voit éclipser les plus grands et même Michael Jordan.

Propriétaire d'un centre de préparation physique, Ball père, assisté de sa femme, ancienne joueuse de basket dans le championnat universitaire féminin, entraîne ses enfants depuis qu'ils ont quatre ans et n'a aucune inquiétude pour leur avenir ou équilibre.

Il est pourtant vrai que, plus tôt cet été, LaVar Ball avait annoncé qu’il y aurait bien un show sur sa famille. Si vous trouvez les Ball déjà insupportables, évitez de regarder « Ball in the Family« , qui est une surdose majeure de ce que cette famille représente. Mais si vous sortez du taf avec un crâne explosé, et souhaitez vous divertir sans réfléchir, LaVar sera ravi de vous divertir.

Aucun doute pour lui, le petit dernier sera le premier à la draft. "Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais vous prenez le plus talentueux et le plus populaire [pour le choix numéro un]", a-t-il asséné cette semaine dans Sports Illustrated.

Ball père est si agité et trouve tant d'écho dans les médias que Donald Trump lui a consacré un de ses fameux tweets. C'était fin 2017, après la libération de ­LiAngelo, arrêté en Chine avec deux coéquipiers pour un vol dans une boutique Louis Vuitton, lors d'une tournée avec l'université UCLA. "LaVar Ball ne reconnaît pas ce que j'ai fait pour son fils et raconte que ce vol n'était pas si grave, écrit alors le président américain.

Comme le dit son père LaVar (aussi génial qu'insupportable), c'est avec lui qu'il a passé le plus de temps, pour en faire une étoile montante du basket-ball. Des séances quotidiennes à la maison, en plus des entraînements au collège, au lycée puis à l'université.

En balançant constamment sur le tacticien des Los Angeles Lakers, l'équipe de son fils aînés Lonzo Ball, LaVar Ball a brièvement mis Walton sur un pied d'égalité avec les entraîneurs qui supportent chaque weekend les plaintes des pères et des mères persuadés d'avoir à cœur les intérêts de l'équipe de leur enfant. Mais il est probablement allé trop loin en déclarant publiquement que le coach avait "perdu le contrôle du vestiaire des Lakers" et que les joueurs "ne l'écoutaient plus."

Avec un slogan inavoué : toute publicité est bonne à prendre, même quand elle est mauvaise. Car le procédé et l'objectif sont les mêmes à chaque fois : attirer l'attention vers lui, et si possible vendre des casquettes et autres produits de la marque familial Big Baller Brand. C'est ainsi qu'il s'est élevé au rang de personnage médiatique incontournable. Incroyable.

Dans toutes ces histoires, on en oublie peut-être l'essentiel. Les messages les plus importants sont écartés des discussions. A l'heure où toute la planète basket se remue pour soutenir Walton, pourquoi la direction des Lakers ne s'est-elle pas exprimée une seule fois sur le sujet ? Pas même une déclaration publique de Magic Johnson (président) ou Rob Pelinka (GM) pour défendre le coach. Pas une seule sortie ferme pour contrer LaVar. Eux aussi ont leur part de responsabilités. Ils savaient à quoi s'attendre en draftant Lonzo.

Et quid du jeune Ball lui-même ? Il est pris dans une situation insolite et sacrément délicate. Le postérieur entre deux strapontins. D'un côté, son père, celui qui l'a élevé. De l'autre, son coach, celui qui essaye de développer ce potentiel intrigant en superstar NBA. Sa carrière vient de débuter et il est déjà au cœur de tous les projecteurs. Malheureusement, ce sont bien souvent pour les mauvaises raisons - les agissements de son père - et non pour évoquer les performances brillantes du jeune homme.

Pour ses deux petits frères, c'est encore pire. Ils ont été pris dans le tourbillon bien avant d'avoir ne serait-ce qu'une chance d'arriver en NBA. Pendant que les propos de LaVar tournaient en boucle, LiAngelo, 19 ans, et LaMelo, 16 balais, ont dû s'expatrier loin des leurs, en Lituanie, pour débuter un semblant de carrière professionnelle.

Les gamins sont devenus des enfants de la téléréalité. C'est bien dommage.

Surtout que certains des combats de LaVar Ball peuvent paraître légitimes, de l'exploitation des étudiants-athlètes non payés par une NCAA qui brasse des millions à celle des équipementiers. Mais tous ces points clés sont finalement mis sous silence, étouffés par un clown qui donne à la société ce qu'elle attend : du divertissement permanent.

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