Alors que la saison de hockey bat son plein et que de grosses échéances internationales approchent, pour Laila Edwards comme Mitch Marner, on a décidé de plonger dans l’histoire du hockey sur glace.

Schéma d'une patinoire de hockey sur glace.
Les origines du hockey sur glace
Comme on l’avait dit lorsque l’on s’était attardé sur les bagarres au hockey sur glace, le mot “hockey” a été mentionné pour la première fois en 1773, dans un livre titré “Juvenile Sports and Pastimes” et paru en Angleterre. Malgré cela, il est assez difficile de trouver la source précise du sport. Comme pour le football qui ressemble par certains aspects aux Calcio florentin ou à la soule (qui donna également naissance au rugby), des sports ressemblant au hockey sur glace ont été pratiqués dans divers pays, en Europe et ailleurs.
Rien qu’au Royaume-Uni, le bandy en Angleterre, le shinty en Écosse ou le hurling en Irlande sont autant de cousins du hockey moderne. Même si les sources sont assez peu nombreuses, plusieurs d’entre elles affirment que les Micmacs, un peuple autochtone et les premiers résidents du Canada, jouaient à l’aide de crosses et d’un ballon sur les étendues gelées au XIXe siècle.
Ce qui est certain, c’est que le hockey connu s’est véritablement développé en Amérique du Nord, et plus particulièrement au Canada. À l'époque, vous pouvez oublier toutes les règles que vous connaissez puisqu’il y en avait peu ou pas. En bonus : les protections étaient apparemment jugées non nécessaires. Heureusement, autour de 1890, des gardiens ont commencé à utiliser des protections de cricket pour éviter les chocs au niveau des jambes. À partir de là, même si cela va prendre un certain temps, la machine était lancée.
Développement et professionnalisation en Amérique du Nord
En 1877, à l’Université McGill, le premier club de hockey sur glace est fondé. Peu de temps après, d’autres universités emboîtent le pas et, dès 1883, le premier “World Championship of Hockey” a lieu. Dans les faits, il s’agissait plutôt de la coupe des clubs de Montréal, mais comme l’a noté Noah Lyles, les habitants du continent nord-américain ont tendance à abuser du terme “champions du monde”.
En 1888, le gouverneur du Canada, un certain Frederick Stanley, s’est rendu à Montréal pour assister au spectacle. Aujourd’hui, après chaque tournoi, tout le monde s’attend à voir un magnifique trophée être soulevé. À l'époque, c’était beaucoup moins le cas. Quatre ans plus tard, en 1892, le gouverneur a donc offert un bol en argent au vainqueur, son nom ? La Dominion Hockey Challenge Cup. Heureusement, il sera rapidement changé pour devenir celui que l’on connaît aujourd’hui : la Stanley Cup (c’est quand même un peu plus cool).
Au début du XXe siècle, les premières équipes professionnelles voient le jour dans le nord des États-Unis et au Canada. Pour soutenir le développement de celle-ci et renforcer le sentiment de rivalité, ils ont aussi la bonne idée de pousser à la création d’une franchise dédiée aux joueurs francophones : les Canadiens de Montréal.
Avec cette nouvelle ligue, de nombreux changements sont apportés : on passe de 2 à 3 périodes, et les pénalités majeures et mineures sont introduites.
Petit à petit, comme cela a été le cas dans d’autres sports américains comme le basket, les équipes se sont retrouvées à naviguer entre les différentes ligues, essayant de maximiser les revenus pour pouvoir s’offrir les meilleurs joueurs (et survivre).
La naissance des conférences
Quelques années plus tard, deux anciens joueurs décident de créer une nouvelle ligue à l’ouest du Canada nommée la PCHA (Association de hockey de la Côte du Pacifique). Du fait de leurs liens avec d’anciens collègues, ils ont peu à peu réussi à récupérer quelques joueurs de la NHA et, finalement, il a été décidé que la Stanley Cup reviendrait chaque année au vainqueur d’une série opposant la meilleure équipe de chaque ligue.
En 1915, les premières finales de la Stanley Cup ont lieu entre les Sénateurs d’Ottawa et les Millionaires de Vancouver. Qui l’a emporté ? Vancouver. Plus de 100 ans plus tard, les Millionnaires sont finalement devenus les Canucks, et combien de titres ont-ils ajouté à leur palmarès ? Zéro. Plaisanterie à part, la PCHA a été responsable de l’ajout de nombreuses règles cruciales comme les lignes bleues, la zone de but, le tir de pénalité ou la fin de l’obligation de rester debout pour les gardiens.
En plus de tout cela, c’est à cette ligue que l’on doit le format des playoffs, avec l’affrontement en finale du vainqueur de chaque conférence.
En 1917, certains des propriétaires de la NHA, fatigués par des tensions internes, ont fini par se dissocier et ont formé une nouvelle ligue excluant l’équipe de Toronto. Vous l’aurez deviné, ce championnat se nomme NHL. On l’a dit, de lointains cousins existaient il y a plusieurs centaines d’années, et des nations comme la Tchéquie, la Suède ou la Russie ont pratiqué ce sport depuis le début du XXe siècle.
À l'international, le hockey a très vite été reconnu, et il a fait ses premiers pas en tant que sport de l’Olympe en 1920 chez les hommes, et en 1998 chez les femmes. Ces compétitions ont d’ailleurs donné lieu à des affrontements cultes, comme le “Miracle sur glace” de 1980, match au cours duquel les Américains ont détrôné en finale l'Union soviétique, à l’époque réputée imbattable.
Chaque année, les noms des joueurs de l’équipe qui remporte la NHL viennent s’ajouter à la Stanley Cup. Le trophée, qui mesurait 18 centimètres de haut en 1892, en fait aujourd’hui 90. Mitch Marner y gravera-t-il un jour son nom ?
Les bases du jeu
Le hockey sur glace, généralement appelé hockey, est un sport collectif qui se pratique sur une patinoire spécialement aménagée. Deux équipes de six joueurs s'affrontent sur la glace, cherchant à marquer des buts. L'équipe qui comptabilise le plus de buts remporte la partie.
Une partie de hockey sur glace est divisée en trois périodes de vingt minutes chacune. Les joueurs, équipés de nombreuses protections et d'un casque, se déplacent sur la patinoire avec des patins spéciaux. Ils manient une crosse pour contrôler le palet, un disque en caoutchouc.
Ce sport est né au Canada et a connu une croissance importante au XIXe siècle en Amérique du Nord. C'est là que se déroule le championnat de hockey sur glace le plus populaire.
Composition et rôle des joueurs
Lors d'un match de hockey sur glace, deux équipes de six joueurs s'affrontent dans le but de mettre le palet dans le but adverse le plus de fois possible. Le nombre maximum de joueurs qu'une équipe peut sélectionner est de vingt, sauf dans la Ligue Nationale de Hockey (LNH) d'Amérique du Nord où ils ne peuvent être qu'à dix-huit. Toutefois, seuls six d'entre eux se trouvent sur la glace.
Parmi ces vingt joueurs, seulement deux peuvent être gardiens de but et l'un des vingt joueurs est capitaine (le seul à pouvoir discuter avec l'arbitre). L'équipe est composée d'un gardien de but, de deux défenseurs et de trois attaquants. Parmi les attaquants, on retrouve un centre et deux ailiers.
Une des particularités du hockey sur glace est que les changements peuvent se faire à tout moment et que l'ensemble des joueurs peut être changé en même temps. Le jeu ne s'arrête pas pour que les changements puissent se faire.
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Arbitrage et dimensions de la patinoire
Une rencontre est généralement dirigée par un ou deux arbitres principaux et deux juges de lignes présents sur la glace. Les dimensions de la patinoire peuvent varier mais doivent avoir une longueur entre cinquante-six et soixante-et-un mètres et une largeur entre vingt-quatre et trente mètres.
La glace de la patinoire peut être naturelle, mais est généralement artificielle. Des lignes sont tracées sur la glace afin de délimiter des zones défensives et offensives. Il y a également des zones d'engagement : une centrale et quatre dans chaque moitié de terrain (deux en zone neutre et deux en zone offensive/défensive).
Il existe également une zone réservée aux arbitres dans laquelle aucun joueur n'est autorisé à rentrer lorsque les arbitres se concertent pour prendre une décision. Cette zone se trouve devant la table de marque où les décisions se prennent. Une autre zone, de 1,80 mètre de rayon, est celle des gardiens de but, dans laquelle aucun attaquant n'a le droit de rentrer lorsqu'un but est inscrit.
Équipement des joueurs
Les joueurs de hockey sur glace sont généralement équipés d'un casque (avec une visière ou une grille) obligatoire depuis 1979, d'une crosse, de patins à glace et d'une tenue de protection. La crosse est aussi appelée le « bâton » et peut être recouvert d'une bande adhésive.
Un équipement spécifique est dédié aux gardiens qui sont plus exposés et donc mieux protégés (par des protections en mousses) que les joueurs. Leur casque est fermé et superpose un masque de protection. Les protections au corps sont plus complètes et empêchent le palet d'entrer en contact avec la peau.

Équipement de hockey sur glace.
Règles du jeu
Les engagements ont lieu en début de chaque période ou lorsqu'un arrêt de jeu a été sifflé. Pour remporter une rencontre, une équipe doit marquer plus de buts que son adversaire au cours du temps réglementaire ou après les prolongations.
Il existe une règle dite du « dégagement interdit » interdisant à l'équipe qui attaque de passer le palet en zone d'attaque, mais seulement si le joueur faisant le dégagement se trouve derrière la ligne rouge centrale. Si cette règle n'est pas respectée, le palet est rendu à l'équipe adverse et l'équipe fautive ne peut pas faire de changements sur cet arrêt de jeu. Si une équipe joue en infériorité numérique, cette règle n'est plus valable.
La règle du hors-jeu désigne le fait que le palet ne peut pas passer en zone d'attaque si un joueur de l'équipe qui mène l'offensive se trouve dans cette zone. Les joueurs peuvent se faire des passes avec leurs crosses ou avec leurs patins mais pas avec leurs mains.
Contacts et pénalités
Au hockey sur glace, beaucoup de coups sont autorisés et font d'ailleurs partie du jeu et de la stratégie mise en place. Les coups servent à déstabiliser, fatiguer, contrer les adversaires et portent le nom de « mise en échec ». Ces mises en échec sont toutefois très surveillées.
Il est fréquent que deux joueurs se battent sur le terrain, ce qui est plus ou moins autorisé selon les ligues. Au niveau international, beaucoup de compétitions sont organisées par la Fédération internationale de hockey sur glace, que ce soit pour les juniors, les femmes ou les hommes. Le hockey sur glace fait partie des sports olympiques et une coupe du monde est également organisée.
Compétitions et organisations
La Fédération internationale de hockey sur glace compte 72 membres. Au niveau national, on connait surtout la Ligue Nationale de Hockey (LNH) jouée en Amérique du Nord. Elle existe depuis 1917 et le plus beau palmarès est détenu par les Canadiens de Montréal.
Lexique du Hockey sur glace
Etant donné que cette discipline sportive est originaire d'Amérique du Nord, le vocabulaire du hockey sur glace regorge de termes anglais.
- Le bully: correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football.
- L'icing: ou dégagement interdit : si un joueur tire ou dévie le palet hors de sa zone de défense et jusqu'au delà de la ligne de but de l'équipe adverse, l'arbitre siffle un icing.
- Le penalty: le tir de pénalité : le joueur ayant subi la faute peut tenter un but en remontant seul vers la cage adverse où seul le gardien de l'équipe adverse est en mesure de défendre le but.
- Overtime: prolongations : en cas d'égalité à la fin du temps de jeu règlementaire une prolongation en mort subite de 5 minutes peut être jouée pour déterminer le vainqueur.
- Play-off / série éliminatoire: les play-off sont une sorte de compétition ayant lieu à la fin d'une saison régulière permettant de déterminer le vainqueur.
Le hockey sur glace en France
En 1892, le baron Pierre de Coubertin joue également au hockey sur glace sur les bassins gelés du château de Versailles. La France est alors le premier pays d’Europe où le hockey se joue. La première patinoire de France est construite cette même année 1892 rue de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris.
Deux ans plus tard, c’est la création du Hockey Club de Paris qui évolue dans cette même patinoire, Pôle nord. Un des premiers matchs internationaux a lieu le 12 décembre 1897 avec une opposition entre le HCP et le Prince’s Club de Londres.
À l’invitation du français Louis Magnus, des représentants du hockey sur glace de Belgique, de France, de Grande-Bretagne, et de Suisse sont réunis le 15 mai 1908 à Paris et ensemble ils fondent la Ligue Internationale de Hockey sur Glace afin d’unifier les différentes règles du hockey sur glace. Le premier championnat d’Europe de hockey a lieu en 1910 à Montreux.
En 1931, le Vel d’Hiv devient le Palais des Sports de Grenelle. Jeff Dickson International Sports organise en plus des traditionnels matchs de boxe et course de vélos, d’autres compétitions sportives dans l’enceinte, tennis, basket-ball mais également hockey sur glace et patinage (grâce à un équipement adéquat permettant la réalisation d’une patinoire). C’est le début des « années folles » du hockey sur glace.
Histoire du hockey sur glace féminin
L’histoire du hockey sur glace féminin débute quasiment en même temps que le premier match de hockey sur glace masculin a lieu en salle. En effet, en 1889, quelques mois après que Lord Stanley a vu son premier match de hockey lors du Carnaval d’hiver de Montréal, la presse locale rapporte qu’une de ses filles, Isobel, a joué au sein d’une équipe composée de jeunes filles de la maison du gouverneur et a battu une autre formation féminine. Avant la fin du siècle, des équipes se créent un peu partout au Canada.
Au fur et à mesure des années qui passent, les rencontres de hockey féminin deviennent de plus en plus populaires et des compétitions d’un côté à l’autre du Canada sont organisées.
Rôle des joueurs
Les joueurs de champ, eux, ont plusieurs tâches. En effet, tout changement dans la situation de jeu requiert de la part des joueurs une certaine polyvalence et un soutien constant à leurs coéquipiers. Cela signifie qu'un défenseur peut très bien attaquer le but adverse en situation offensive et qu'à l'inverse, un attaquant peut prêter main-forte à la défense.
Les attaquants se doivent d'être agiles, les défenseurs prudents ; les gardiens de but détiennent les clés du succès : au hockey sur glace, chaque joueur joue un rôle clair et précis.
Le centre
Le centre, un des trois attaquants, est le principal acteur en situation offensive au hockey sur glace. Le joueur à qui est attribué le rôle de centre au hockey sur glace doit être particulièrement solide et savoir s'imposer.
D'une part parce que son rôle de soutien induit une large palette de tâches à remplir, qu'il s'agisse de marquer des buts, de défendre ou de désorganiser le jeu de l'équipe adverse, d'autre part puisqu'il est forcément la cible privilégiée des défenseurs adverses, qui font tout leur possible pour contrecarrer ses actions.
Le saviez-vous ? le célèbre hockeyeur canadien Wayne Gretzky, qui occupait entre 1979 et 1999 la position de centre en NHL, a déclaré un jour : « I skate to where the puck is going to be, not where it has been. », autrement dit : « je patine vers l'endroit où le palet va être, et non vers là où il a été. » Cette phrase a même inspiré Steve Jobs, qui le cita lors de la présentation du premier iPhone en 2007.
Les ailiers
Les deux ailiers (droit et gauche) composent avec le centre le trio d'attaque et jouent de part et d'autre du centre. Les deux ailiers agissent sur le côté gauche ou droit du terrain de hockey sur glace et sont donc appelés ailier gauche ou ailier droit. Cela signifie que l'ailier droit joue principalement sur le côté droit de la patinoire, l'ailier gauche sur le côté gauche.
Tout comme le centre, les ailiers sont amenés, selon la situation de jeu, à jouer un rôle différent. Eux-aussi ont pour tâche de tenter des buts, et en situtation défensive, ils doivent soutenir les défenseurs de leur équipe.
Les défenseurs
Les deux défenseurs de hockey sur glaces jouent, tout comme les ailiers, soit sur le côté gauche, soit sur côté droit du terrain, selon la position qui leur a été attribuée. Comme les autres joueurs de champ au hockey sur glace, les deux défenseurs doivent jouer plusieurs rôles.
En même temps, ils ne doivent pas laisser la zone de but vide et sans défense et doivent revenir rapidement dans cette zone, afin que l'adversaire ne puisse pas profiter de leur absence et contre-attaquer. Ces tâches variées affectées à la position de défenseur contribuent à faire du rôle de défenseur au hockey sur glace, un rôle très exigeant. Les défenseurs doivent réagir rapidement, communiquer avec leurs coéquipiers et être de bons patineurs - surtout en marche arrière ( !
Il est en effet fréquent que le duo de défense agisse sur la patinoire comme un duo bien soudé et bien rodé. Alors que les trois positions d'attaquants se mélangent en fonction des changements de joueurs réalisés tout au long du match, les deux défenseurs, eux, sont généralement étroitement coordonnés d'un point de vue tactique et connaissent bien les particularités et le fonctionnement de leur partenaire.
Le gardien de but
Le gardien de but de hockey sur glace défend contre les tentatives de buts de l'adversaire. Le poste de gardien de but est un poste clé faisant l'objet d'une formation spécifique.
La tâche principale du gardien de but est de défendre son but en bloquant les palets adverses, et, tout en défendant avec succès ses filets, de renforcer la confiance en soi de l'équipe.
La star canadienne de la LNH des années 1960, Gene Ubriaco, a résumé le rôle important du gardien de but comme suit : « Le gardien de but, c'est 75% du match. Sauf si c'est un mauvais gardien de but : ce sera alors 100%.
Les joueurs de champ doivent soutenir autant que possible le gardien de but qui doit repousser un grand nombre de tirs au cours d'un match. Leur soutien est plus particulièrement important en situation de rebond, c'est-à-dire lorsque le gardien de but a réussi à dévier le palet mais pas à le retenir, et qui offre ainsi à l'adversaire une occasion de deuxième tir rapide.
Alors que le gardien de but avait initialement pour rôle unique de protéger le but, il est s'engage de nos jours beaucoup plus dans le jeu.
À propos : à l'inverse des cinq joueurs de champ composant son équipe, le gardien est autoriser à « geler le palet » (en anglais : freeze the puck), c'est à dire, conserver le palet dans sa mitaine ou le couvrir pour provoquer un arrêt de jeu.
L'équipement spécifique du gardien de but comprend un gant d'attrape (ou mitaine), une crosse ou canne de gardien (plus large et plus arquée que celle des joueurs de champ), des patins de gardien (lames plus plates, coque renforcée...), des bottes de gardien (aussi appelées jambières ou guêtres), un bloqueur (un gant spécial surmonté d'une partie rectangulaire rembourrée et permettant de devier les tirs, portée du côté où le gardien tient le manche de sa crosse) et un masque (casque spécial dôté d'une grille de protection et protégeant toute la tête).
En effet, le gardien de but est particulièrement exposé à des tirs de palets extrèmement puissants et aux chocs directs. Une protection spéciale et renforcée est donc indispensable, et lui permet par ailleurs d'arrêter les tirs. L'ancien gardien de but canadien Glenn Hall résume - en connaissance de cause, ce que cela signifiait d'être gardien de but, avant que les masques ne deviennent la norme : « ma priorité était la survie, et seulement après, l'arrêt du palet.
Les dangers du hockey sur glace
Bien que ce sport soit renommé dans de nombreux pays, le hockey sur glace est perçu comme un sport relativement dangereux. Des jeux similaires au hockey ont émergé depuis l'Antiquité et ont été ajustés pour être pratiqués sur la glace.
On parle souvent des dangers du hockey à travers les blessures visibles, les chocs spectaculaires et les arrêts forcés. Dans le premier volet de cette série, le témoignage d’Alban Chabanet mettait en lumière l’impact physique d’une blessure et la manière dont elle bouscule un parcours sportif. Mais derrière le corps, il y a une autre zone de fragilité, moins visible, souvent moins verbalisée : le mental. Un terrain pourtant tout aussi exposé.
Si la dimension mentale est si peu évoquée, c’est d’abord parce qu’elle ne se voit pas. Arthur le souligne d’emblée : « Je pense que la dimension mentale est sous-estimée car elle ne se voit que très peu de l’extérieur comparée à la blessure physique, en plus d’être difficile à diagnostiquer. » Là où une fracture impose un arrêt, une rééducation et un calendrier clair, la fatigue mentale, le stress ou le doute s’installent souvent de manière diffuse, sans signal d’alerte évident.
Le hockey universitaire américain
Les universités ont été très tôt un des lieux du développement du sport américain, et le hockey sur glace n’a pas échappé à la règle, en particulier dans la zone historique de Nouvelle-Angleterre (autour de Boston) où les plus célèbres universités du pays (Yale, Harvard, etc) avaient parmi les meilleures équipes sportives dans les années 1920.
La NCAA n’a mis en place un tournoi national que dans l’après-guerre. Ce premier tournoi de 1948 a été marqué par un incident, puisque les officiels de la NCAA ont désavoué l’arbitre et validé un but-clé inscrit en pleine confusion à la table de marque.
Le principe du tournoi final était d’inviter les meilleures équipes, selon la décision d’un comité qui examinait les résultats obtenus par les différentes universités dans des calendriers libres. Ce tournoi se déroulait initialement dans le Colorado, qui n’avait pas une grande tradition de hockey sur glace américain. Le hockey universitaire allait y gagner en importance avec les premières victoires du Colorado College.
Quelques anecdotes
Le Canada est le pays créateur du hockey sur glace. Le hockey se joue principalement sur une patinoire. La zone neutre est située au milieu entre les deux lignes bleues. Le hockey sur glace est un sport de contact avec des charges qui peuvent être très violentes. Par conséquent, il est nécessaire d’avoir un bon équipement. Les équipements nécessaires pour jouer au hockey sont nombreux.