La rivalité entre Al Ahly et l'Espérance de Tunis (EST) est un classique du sport africain, particulièrement en handball et en football. Ces deux clubs, parmi les plus prestigieux du continent, se sont affrontés à de nombreuses reprises, créant des moments mémorables et des matchs palpitants.

Handball : Domination et Confrontations Épiques
En handball, Al Ahly et l'Espérance de Tunis se sont souvent retrouvés en Championnat d’Afrique des clubs. Le 13 mai 2025, Al Ahly s’est imposé face à l ‘Espérance de Tunis en finale de la Super Coupe d’Afrique (24-15). C’était un tournoi difficile d’abord face au Zamalek puis en finale face à l’Espérance. Grâce à une maîtrise parfaite du ballon, les handballeurs d’Al Ahly prennent rapidement l’avantage dans cette finale en terminant la première période sur le score de 11 à 8. L’Espérance Sportive de Tunis malgré sa ténacité n’arrive pas à suivre le rythme.
Mais l'Espérance a également connu des succès. Non contente de s’être qualifiée pour la finale de la prestigieuse Ligue des champions d’Afrique de football dans son édition 2024, l’Espérance sportive de Tunis a remporté dès le lendemain la finale de la 40e édition du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe à Oran. Ainsi l’Espérance de Tunis a remporté en Algérie la finale du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs des coupes de handball. La formation espérantiste a battu les égyptiens du Zamalek sur le score de 30 à 25. Dès la mi-temps, l’Espérance de Tunis menait par 16 à 11 dans cette finale, une avance confortable de 5 buts qu’elle a pu conserver.

Football : Des Finales Mémorables en Ligue des Champions CAF
En football, la confrontation entre Al Ahly et l'Espérance de Tunis est particulièrement marquante en Ligue des Champions CAF. L'Espérance de Tunis va défier Al Ahly en finale de la Ligue des champions CAF, ce samedi 25 mai. Tenant du titre, les Égyptiens d'Al Ahly font figure de favoris. Mais l'Espérance souhaite créer la surprise pour ce match retour après le match nul (0-0) à l'aller. Al Ahly et l'Espérance de Tunis se retrouvent pour cette finale retour après un match aller intense qui s'est soldé par un nul (0-0) le 18 mai dernier. Al Ahly, tenant du titre, dispute sa 17e finale de la compétition, la septième sur les huit dernières éditions. Ils comptent déjà 12 trophées à leur palmarès, ce qui les place logiquement en favoris. De l'autre côté, l'Espérance de Tunis aspire à déjouer les pronostics. L'équipe tunisienne, jouant sa 9e finale et la première depuis 2018, a montré lors du match aller qu'elle pouvait se montrer dangereuse.
Une finale mémorable reste celle de 2018, où l'Espérance a remporté son troisième titre en battant Al Ahly 3-0 après avoir perdu 3-1 à l'aller. Battu à l'aller (3-1), au terme d'un match marqué par les polémiques, le club de Tunis s'est vengé à domicile pour décrocher, vendredi face à Al Ahly (3-0), sa troisième Ligue des champions. Dans un stade olympique de Radès chauffé à blanc, les Sang et Or savaient qu'ils n'avaient pas le choix : il fallait gagner face au géant égyptien et ses huit sacres continentaux. Saad Bguir a entendu le message, et c'est lui qui a montré la voie avec un doublé (45e+2, 54), complété par Anice Badri (87e), synonyme de troisième couronne africaine après celles de 1994 et 2011. Pas franchement aidés à l'aller par l'arbitrage, qui avait sifflé trois penalties dont deux pour les Egyptiens, les Espérantistes ont été très maladroits au retour. Ils ont éprouvés les pires difficultés à entrer dans le match et leur buteur Anice Badri aurait pu, aurait dû tuer le match plus tôt. Mais, heureusement pour eux, les Egyptiens, dirigés par le Français Patrice Carteron, ont montré encore moins d'envie.
D'autres confrontations ont également marqué l'histoire de ces deux clubs. Lors du match aller à Radès, les sang et or avaient dû compter sur le talent de leur duo brésilien : réaliste, le milieu offensif brésilien, Yan Sasse, servi par une passe magistrale de Rodrigo Rodrigues en profondeur, avait réussi à déjouer la défense sud-africaine pour marquer le seul but du match face au portier des Mamelodi, l’expérimenté Ronwen Williams. Memmiche, révélation du tournoi, à seulement 20 ans à peine, c’est le jeune gardien de but espérantiste, Amen Allah Memmiche, qui fut incontestablement la sensation de cette Coupe d’Afrique, ce qui lui garantit une place de titulaire dans la sélection nationale des Aigles de Carthage, longtemps sans grand portier. Exceptionnelle, sa parade en fin de match aller (84e minute) a sauvé les siens via une impressionnante détente qui claque le ballon en corner. Ses réflexes sauveront également l’EST à plusieurs reprises à Pretoria.
Lors du match retour, la seule réalisation de la rencontre a été signé par Raed Bouchniba qui vient crucifier à la 57e minute Williams par une frappe tendue, à bout portant, en première intention. Score total, 2-0, malgré des conditions météorologiques difficiles qui ont causé l’interruption du match dès la 21e minute de jeu, pour plus d’une heure de temps, en raison d’une violente averse et de risque de coups de foudre.
Finale Retour CL 2018 Espérance Sportive de Tunis 3-0 Al Ahly SC - Résumé du Match
Les Clubs Algériens et leur Impact sur le Football Africain
Pour comprendre l'importance des clubs comme Al Ahly et l'Espérance de Tunis, il est essentiel de considérer le contexte historique et culturel du football en Afrique du Nord. Le football est plus qu'un simple sport en Algérie. C’est une fierté, une lutte, une passion. Le club a renforcé l’identité nationale plus que le sport, depuis les terrains poussiéreux des années 1930 jusqu’aux stades rugissants des 70 dernières années. Pour comprendre l'importance des clubs de football en Algérie, il faut remonter à l'époque coloniale. Le football est né en Algérie sous le régime colonial. Les jeunes Algériens ont créé les premiers clubs locaux dans les années 1920, afin de se démarquer des équipes françaises. Ces clubs n’étaient pas seulement des équipes de sport, ils incarnaient un message fort, une réponse silencieuse à l’oppression. Ils défendaient la culture, la fierté et parfois la liberté. Jouer un match peut signifier se lever.

Le Rôle des Clubs dans la Lutte pour l'Indépendance
Le MC Alger et l’USM Blida n’étaient pas de simples organisations sportives. Ce sont des armes communautaires contre l’oppression. Même dans les années 1950, le FLN (Front de libération nationale algérien) a constitué son équipe avec les meilleurs joueurs algériens qui avaient quitté la France pour soutenir la lutte pour l’indépendance. L’équipe ne se contentait pas de jouer, elle faisait aussi des déclarations politiques sur ces terrains internationaux.
Évolution du Football Algérien Après l'Indépendance
L’Algérie a accédé à l’indépendance en 1962 et a ensuite commencé à mettre en place son système de championnat. Les clubs ont fonctionné de manière semi-professionnelle jusqu’aux années 1990, mais les choses ont commencé à changer. Ce changement a apporté au professionnalisme une structure, des contrats et une concurrence sérieuse. Les principaux tournants ont été les suivants :
- 1994 : Création de la Ligue professionnelle 1 algérienne.
- 2009 : Le règlement stipule que le manque de professionnalisme entraînera la suspension des clubs.
L’ES Sétif et la JS Kabylie ont commencé à attirer des talents et des sponsors sérieux. Les droits de diffusion télévisuelle ont rapporté de l’argent et ont transformé le football en business. Ces changements n’ont pas seulement amélioré le championnat. Ils ont fait des clubs algériens des concurrents africains de premier ordre. Un plus grand nombre de supporters avaient de quoi se réjouir, de meilleures données pour les parieurs, des équipes plus fortes et de vraies rivalités à suivre.
Réalisations des Clubs Algériens sur la Scène Africaine
Les clubs algériens ont gagné à domicile et sur le continent. Certains ont choqué des géants et d’autres ont construit des dynasties. Si leurs victoires n’ont pas été chanceuses, ils ont travaillé dur pour les obtenir, avec du cran, de la tactique et un football sans peur. Ce sont ces clubs qui ont terrorisé le continent dans les compétitions de la CAF, transformant des héros nationaux ordinaires en héros continentaux.
L’assassin silencieux de l’Afrique, c’est la JS Kabylie. En 2000, 2001 et 2002, elle a remporté trois fois de suite la Coupe de la CAF. En outre, le club a remporté plusieurs titres nationaux et a failli remporter la finale de la Ligue des champions de la CAF en 1983. La JSK est toujours un nom à retenir pour les parieurs lorsqu’ils recherchent une cohérence historique et une mentalité de coupe.
Culture des Supporters et Rivalités Locales
En Algérie, la vie est au football. Les tambours, les fumigènes, les pétards et les chants assourdissants remplissent les stades. Chaque club a ses couleurs et son hymne. Pour beaucoup, le football n’est pas un divertissement, c’est un héritage. La rivalité la plus féroce ? MC Alger contre USM Alger. C’est le « Derby d’Alger », plus qu’un simple match. Les billets se vendent en quelques heures. Les fusées éclairent le ciel. La défaite n’est pas envisageable, les supporters pleurent, crient et parfois se battent - autres affrontements légendaires : JS Kabylie vs CR Belouizdad ou CS Constantine vs ES Sétif. Chaque région a son combat. Et chaque bataille a une histoire.
Al Ahly et l'Espérance de Tunis incarnent cette passion et cette histoire, faisant de leurs confrontations des événements incontournables pour les amateurs de sport africain.