Le Volley-Ball Fait Grandir : Mythe ou Réalité ?

Chaque activité sportive a pour vocation de travailler quelque chose de précis chez celui qui la pratique. Certaines activités affermissent les muscles, tandis que d'autres favorisent la croissance. Le volley-ball est souvent cité comme un sport qui favorise la croissance, mais qu'en est-il réellement ?

Le volley-ball est l'un des sports les plus connus sur la planète. Il se joue avec deux équipes de six joueurs, disposés sur un terrain de part et d'autre d'un filet fixé en hauteur. Ces deux équipes s'affrontent en ayant essentiellement pour but de faire rebondir la balle dans le camp de l'adversaire. C'est un sport qui exige beaucoup de détente, de mobilité et de sauts chez le joueur.

Après le football, c'est le sport le plus connu sur la planète. Il est assez pratiqué, surtout dans des pays comme les États-Unis. Fort est-il de constater que presque tous les joueurs de basket mesurent au moins 1 m 80. Ceci est particulièrement dû aux nombreux sauts et shoots effectués lors du jeu.

Le Volley-Ball : Un Sport Complet ?

C'est un sport assez complet. De tous les autres précédemment cités, il est le seul à permettre un étirement complet et simultané de l'ensemble du corps. En un seul mouvement, c'est l'ensemble du corps qui est étiré. Quasiment, la totalité des muscles sont rallongés. Peut-être un peu moins que les autres, mais le hand-ball lui aussi peut favoriser la prise de taille.

Mythes et Réalités sur la Croissance et le Sport

Le monde du fitness et de la musculation est rempli de mythes et de fausses idées. L'idée selon laquelle les pompes arrêtent la croissance est une de ces légendes urbaines. Non, les pompes et la musculation en général ont très peu, voire pas du tout d'impact sur la croissance. Et encore moins quand il s'agit de pompes.

Il faut savoir que votre taille « adulte » sera principalement influencée par vos gènes. D'ailleurs, il est aussi bon de noter qu'aucun exercice n'a pu démontrer, dans l'autre sens, un avantage pour devenir plus grand.

Que dit la science sur les pompes qui arrêteraient la croissance ?

Le mythe d’un arrêt de la croissance si on commence la musculation trop tôt n’est à ce jour soutenu par aucune étude ou recherche scientifique. En ce sens, vous comprenez qu’il n’y a aucun risque pour que des pompes arrêtent la croissance.

Par contre un certain nombre de choses sont prouvées scientifiquement :

  1. Strength training: OK for kids? Celle-ci permet :
    • l’augmentation des performances musculaires et de l’endurance.
    • le renforcement des articulations, des muscles et des tendons en permettant ainsi d’éviter des blessures courantes.
    • l’amélioration des compétences de l’adolescent dans presque tous les sport, de la danse au football en passant par le basket.
    • l’apprentissage des bonnes techniques d’exécution et de forme d’exercice, qu’il pourra conserver toute sa vie.
  2. De plus, les entraînements de force ne sont pas uniquement utiles pour les athlètes. Même si votre enfant n’est pas intéressé par le sport, il y a toujours des bénéfices à tirer :
    • Le stress mécanique associé à une mise en charge des os chez les adolescents résultent en une augmentation de la minéralisation et de la densité osseuse.
    • ACSM’S Health & fitness Journal, Vol. 5, no.5. Cela aide à la conservation d’une bonne pression artérielle et d’un niveau de cholestérol adéquat.
    • L’exercice aide votre enfant à conserver un poids de forme correct.
    • Les compétences sportives améliorent la confiance et l’estime de soi-même.

Il ne faut cependant pas confondre travail de force, musculation et powerlifting ou bodybuilding. Il est déconseillé de vouloir « construire du muscle » avant l’âge de 16 ans, en utilisant des charges lourdes.

C’est pour cela qu’un entraînement avec des pompes et le poids du corps en général peut être recommandé.

Comment commencer les pompes pour un enfant ?

Faire un programme pour enfant n’est pas forcément une version simplifiée pour adultes. Toujours gardez ces principes en tête si vous voulez avancer de manière sécurisée :

  • Allez voir un professionnel. Par exemple, un coach ou un entraîneur professionnel qui a de l’expérience avec la musculation chez les enfants. Le coach peut créer un programme efficace selon l’âge de l’enfant, sa taille, sa force et les sports qui l’intéressent. Ou peut-être même le placer dans un cours spécialisé pour enfant, s’il en propose.
  • Toujours s’échauffer. En effet, il faut encourager votre enfant à commencer chaque séance de musculation par un réveil musculaire de faible intensité comme un footing ou du saut à la corde. Cet échauffement va le préparer à des activités plus intenses.
  • Mettre l’accent sur la technique. La forme et la technique sont bien plus importants que le poids pour un enfant. Il pourra augmenter progressivement les charges à mesure qu’il grandit.
  • Repos entre les séances. Assurez vous que votre enfant prend au moins un jour entier de repos avant d’entraîner le même groupe musculaire.
  • Cela doit rester amusant. Le but n’est pas que votre enfant s’ennuie ou n’ai plus envie d’aller s’entrainer. Varier les exercices et les routines pour garder de l’intérêt.

Pourquoi certaines personnes pensent que les pompes arrêtent la croissance ?

Dans cette section, nous allons voir toutes les raisons qui font croire que la musculation arrêtent la croissance.

Le risque de rupture du cartilage éphiphysaire

En premier lieu, pour comprendre le coeur de la polémique, nous devons parler d’un peu d’anatomie. La croissance des os long se fait au niveau du cartilage épiphysaire (aussi appelé cartilage de croissance). Celui-ci se transforme progressivement : les cellules grossissent, puis se mettent en colonnes. Elles se laissent ensuite envahir par les vaisseaux capillaires, se calcifient puis s’ossifient.

Le gros du mythe proviendrait que la pratique de la musculation augmenterait le risque de blessures du cartilage épiphysaire. Mais en effet, une fracture du cartilage épiphysaire mal soignée peut empêcher la croissance.

Cependant, une étude américaine a rassemblé des données sur les traumatismes des cartilages de croissance à grande échelle. Et la musculation s’en sort plutôt bien. En effet, ses résultats indiquent qu’environ 50% des fractures de la plaque de croissance surviennent dans des sports ou activités de loisir. Le football, le basketball, le skateboard, le rugby et le cyclisme sont les cinq activités pour lesquelles il y a le plus de fractures de la plaque de croissance épiphysaire.

Les sportifs de hauts niveau

Deuxièmement, certaines personnes pensent que la musculation ou que les pompes arrêtent la croissance à travers un raisonnement fallacieux. Il se base sur des comparaisons de sportif de haut niveau. Les haltérophiles sont en majorité petits et soulèvent de fortes charges… Soulever des fortes charges rendrait donc petit. À l’inverse, si l’on veut grandir, il faudrait faire des sports comme le basket ou le volley-ball. Tout ceci est bien sûr faux.

En complément, une autre étude n’a pas mis en évidence de relation de causalité entre le travail musculaire avec des anomalies de croissance.

Certaines personnes pensent que les pompes arrêtent la croissance en regardant la taille des haltérophiles professionnels.

Les petits sont juste favorisés en haltérophilie par réduction des bras de leviers et par réduction des contraintes. A l’inverse, il est plus difficile de « dunker » lorsque l’on mesure un mètre soixante plutôt que 2 mètres.

Une nouvelle légende pour expliquer une légende

Une autre légende circule sur internet pour appuyer l’origine de cette croyance. Nous devrions remonter au Japon dans les années 1970. Par contre, aura aucun rapport avec la musculation… Des « chercheurs » auraient remarqué que des enfants travailleurs japonais, soulevant de lourdes charges, étaient anormalement petits. Ils en auraient conclu que ce sont les poids qui auraient retardé leur croissance.

Cependant, cet histoire a toute les chances d’être complètement fausse. Impossible de mettre la main sur cette fameuse étude japonaise. De plus, le NY Times est le premier à en faire mention en 2010 - Bizarre pour une étude des années 70. Il ne cite ni l’année, ni les auteurs de la fameuse étude.

Les Solutions pour Grandir : Comment Faire pour Gagner en Taille !

La question m’est souvent posée : docteur, comment devenir plus grand ? Existe-t-il des conseils simples pour grandir ? Bien évidemment que votre taille définitive sera avant tout le résultat de votre génétique, mais quelques conseils sont à prendre en compte, pour une efficacité démontrée. Voici donc quelques conseils pour grandir.

Voici des conseils pour prendre quelques centimètres ; dans certains sports la taille jour bien évidemment un rôle : basket, hand, volley ; la natation aussi ou l’envergure est un des facteurs de la performance ; le cyclisme aussi : plus les jambes sont longues plus le coureur développe de la puissance ; idem pour le foot.

Conseils pour favoriser la croissance :

  • Consommer des aliments riches en arginine (qui est un acide aminé c’est à dire un constituant des protéines) stimule l’hormone de croissance ; c’est la sécrétion (surtout nocturne) de cette hormone qui stimule la croissance.
    • Ces aliments : le foie de veau, les céréales et légumes secs, blanc d’œuf, dinde, parmesan, gruyère, Vache qui rit, lait écrémé en poudre, mozzarelle, graines de fenugrec, flocons avoine, baies de Goji, saumon, viande rouge, légumineuses, protéines de soja.
  • Rexorubia: produit naturel riche en minéraux et oligo-éléments : 2 c-à café le matin au petit déjeuner.
  • Le sommeil : c’est pendant la phase de sommeil profond qu’une région du cerveau (l’hypophyse) fabrique et libère l’hormone de croissance ; cette hormone stimule la croissance et la reproduction des cellules de l’organisme.
    • Il faut donc BIEN DORMIR pour grandir !! Voici sur mon site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport quelques conseils pour bien dormir.
    • L’arrivée massive de nouveaux objets dans l’espace de sommeil (ordinateur, télévision, tablette, téléphone portable, réseaux sociaux) réduit considérablement le temps de sommeil chez les adolescents. A vous de voir … Quand on dort mal ado, on dort mal toute sa vie !!
  • Nager régulièrement pendant l’intersaison (surtout le dos crawlé), en tirant bien les bras derrière.
  • Posture: tonique, il faut regarder loin devant soi quand on marche. Ne regardez pas le sol ! Ne soyez pas voûté !
  • Se suspendre à une barre résistante (si possible … c’est mieux !) ou exercice sur un espalier, en étendant au maximum les muscles, les os, les tendons et les articulations.
  • Exercice du « cobra » = s’allonger sur le sol avec le corps et le visage vers le bas, et les paumes sous les épaules. Ensuite, arquer le dos et lever le menton jusqu’à former un angle.
  • Exercice du lever du bassin: s’installer sur le dos, avec les jambes pliées, les bras en arrière et les paumes des mains tournées vers le plafond. Lever le bassin et maintenir la position pendant 20 secondes.
  • Etirements réguliers, surtout les ischio-jambiers.

Je tiens à la disposition des sportifs qui me consultent une vidéo qui reprend avec beaucoup de détails tous les étirements chez le sportif. Sur ce site de sophrologie vous trouverez plein de séances que j’ai enregistrées pour le sportif : comment gérer le stress, comment se préparer pour un objectif, comment mieux récupérer, comment bien dormir, etc.

Le Sport et la Croissance : Qu'en Est-il Vraiment ?

On connait les bienfaits de l’activité physique sur les habilités motrices des enfants : le sport favoriserait la coordination, l’équilibre, la flexibilité, le développement psychomoteur de l’enfant. On sait également que la pratique sportive joue un rôle sur la santé mentale des enfants : les enfants actifs ont une meilleure estime d’eux-mêmes, une meilleure socialisation, ils sont moins enclins au stress et à l’anxiété.

Mais peut-on dire aussi que le sport fait -littéralement- grandir ? En vérité, aucune étude n’a pu le démontrer catégoriquement. Pourtant, les enfants sportifs ont tendance à être légèrement plus grands que les autres : l'explication résiderait dans le fait que ces enfants se dépensent tellement pendant leur pratique sportive que la durée de leur sommeil lent est plus importante, entraînant ainsi une augmentation de la production des hormones de croissance. C'est une possibilité, mais cela n'est pas prouvé.

Ce qui est sûr, c’est que l’activité physique peut définir des caractéristiques musculaires : « Un boxeur ou une boxeuse, même petit.e, va avoir une énorme élasticité musculaire à force de donner des coups de façon très rapide. Le message nerveux transmis au muscle sera plus rapide qu’un enfant qui va faire de la danse classique et qui, lui, aura une maîtrise du corps dans l’espace ».

Mais, l'activité physique ne va pas changer fondamentalement une taille, selon Jean-Baptiste Crépin, médecin du sport. « Si un enfant est destiné à faire 1,90 m adulte, même s’il fait de la gymnastique, il ne fera jamais 1,70 m ».

Le sport n’a donc pas d’influence sur notre taille : celle-ci est définie par notre patrimoine génétique avant la naissance.

En revanche, « on peut parler de modification génétique, reconnaît notre expert, par rapport aux sports qu’on pratique pendant la croissance. C’est l’épigénétique qui étudie ce phénomène : nos gènes se transforment un peu pour s’adapter le mieux possible à l’activité qu’on pratique, mais il n’est pas possible de modifier la taille de l’être humain de façon conséquente, c'est-à-dire passer de quelqu’un qui, d’après son patrimoine, devrait être petit, à quelqu’un de grand ».

En conclusion, bien que le volley-ball puisse contribuer à un développement physique harmonieux et à une bonne santé générale, il n'existe aucune preuve scientifique solide qu'il puisse influencer de manière significative la taille finale d'une personne. La génétique reste le facteur déterminant de la taille, mais une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant et une activité physique régulière sont essentiels pour optimiser la croissance pendant l'enfance et l'adolescence.

Exercice de réception : jeu de replacement | Volley-Ball

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