Équipe de France de Volley-Ball aux Jeux Olympiques : Composition et Ambitions

L’équipe de France masculine de volley-ball, double championne olympique, a été reçue à l’Élysée par le président de la République pour une cérémonie de remise de distinctions. L’équipe de France masculine de volley-ball, double championne olympique, a été reçue ce lundi à l’Élysée par le président de la République. Cette réception avait pour but la remise du grade d’officiers de l’Ordre National du Mérite à plusieurs joueurs : Benjamin Toniutti, Kevin Tillie, Jean Patry, Nicolas Le Goff, Jenia Grebennikov, Barthelemy Chinenyeze, Trevor Clévenot et Antoine Brizard.

Les Bleus se préparent pour leur troisième étape de la Ligue des Nations (VNL) qui se déroulera la semaine prochaine à Gdansk, en Pologne. La liste des joueurs sélectionnés pour ce déplacement sera communiquée très prochainement. Actuellement, l’équipe de France occupe une belle 5ème place au classement.

Le staff de l’équipe de France a indiqué qu’Earvin Ngapeth sera ménagé pour la fin de la Ligue des Nations.

Les Volleyeurs Français à un Pas d'un Doublé Historique

Les volleyeurs français sont à un pas d'un doublé historique. Ce mercredi, la France a complètement dominé sa demi-finale face à l'Italie (25-20; 25-21; 25-21) à l'Arena Paris Sud. Les Bleus ont offert une démonstration, notamment grâce à un Trevor Clevenot des grands soirs. Les Transalpins, eux, sont privés d'une troisième finale olympique, et joueront la médaille de bronze face aux États-Unis.

Samedi, les joueurs d'Andrea Giani affronteront la Pologne en finale avec la possibilité de conserver leur titre olympique. Trois ans jour pour jour après leur sacre olympique à Tokyo, les Bleus devaient s'imposer face à leurs rivaux italiens pour pouvoir continuer à rêver d'un back-to-back olympique qui n'a pas été réalisé depuis les États-Unis en 1984 et 1988.

Dans ce duel de miraculés des quarts de finale, l'entame de match a été logiquement équilibrée entre le champion olympique en titre et le champion du monde et vice-champion d'Europe en titre. Dans un premier temps, les joueurs d'Andrea Giani ont insisté sur le jeu au centre, ce qui a semblé surprendre les Italiens tant les Français avaient peu utilisé ce secteur de jeu depuis le début du tournoi.

Nicolas Le Goff et Barthélémy Chinenyeze se sont donc chargés de conclure les premiers points français, avant que Earvin Ngapeth et Trevor Clevenot ne prennent le relais par la suite. Et ils n'y sont pas allés de main morte.

Si le premier était forcément le plus attendu dans une rencontre à tel enjeu, et par sa proximité avec le volley italien, c'est surtout le second qui a brillé de mille feux dans cette demi-finale. Le natif de Royan a semblé inarrêtable tout au long de la rencontre, en attaque évidemment, mais également au bloc parfois. Clevenot termine son match avec une réussite affolante de 15/24 en attaque et même un 2/3 non négligeable au bloc.

Au milieu de tout cela, il faut également ajouter un Antoine Brizard particulièrement inspiré à la passe, notamment pour relancer Jean Patry lors de ses temps faibles. Le passeur des Bleus a parfaitement su alterner le jeu pour continuer d'étouffer l'équipe italienne tout au long de la rencontre et ainsi empêcher une possible remontée.

C'est justement au moment où le jeu allait mieux pour les Italiens que les Français ont su montrer tout leur caractère et rattraper un déficit de trois points (13-16). À ce moment-là, c'est l'énergie de Earvin Ngapeth qui a permis aux Bleus de rester dans la rencontre, poussés par un public de l'Arena Paris Sud évidemment acquis à leur cause.

Ensuite, Trevor Clevenot s'est chargé de conclure le deuxième set grâce à plusieurs duels remportés avec brio face au bloc adverse. Pour l'entame du troisième set, les champions olympiques en titre sont repartis sur les mêmes bases que les deux précédents, pour se procurer une avance de quatre points (5-1). Quelques erreurs dans le bloc français ont tout de même permis aux Italiens de recoller, mais ces derniers sont retombés dans leurs travers avec une nouvelle série de services manqués.

Les Bleus n'avaient alors pas besoin de bien plus pour se procurer une première balle de match avec six points d'avance (24-18).

La Composition de l'Équipe de France pour les JO de Tokyo

Laurent Tillie a tranché. Après douze matches de Ligue des nations, dont le dernier perdu jeudi soir contre l'Italie (2-3), le sélectionneur des Bleus a officialisé, vendredi matin, la liste des 12 joueurs qui tenteront de faire monter la France sur le premier podium olympique de son histoire, cet été à Tokyo (23 juillet - 8 août). Confronté à un embouteillage de talents sans pareil au poste de réceptionneur-attaquant, où six joueurs prétendaient à quatre places, l'entraîneur national a longuement hésité avec son staff, testant de nombreuses associations pour trouver la meilleure combinaison possible.

Au final, Tillie a choisi de faire confiance au quatuor Earvin Ngapeth, Trévor Clevenot, Kevin Tillie et Yacine Louati. Ce dernier, longtemps en balance avec Thibault Rossard, et dont le bras de feu gauche aurait été un atout précieux pour les Bleus au service, a vite trouvé sa place dans le groupe, capitalisant sur son entrée précieuse au tournoi de qualification olympique de Berlin, en janvier 2020.

Les 12 pour les JO de Tokyo

  • Passeurs (2): Benjamin Toniutti (cap.), Antoine Brizard.
  • Centraux (3): Nicolas Le Goff, Barthélémy Chinenyeze, Daryl Bultor.
  • Attaquants (2): Jean Patry, Stephen Boyer.
  • Réceptionneurs (4): Earvin Ngapeth, Trevor Clévenot, Kevin Tillie, Yacine Louati.
  • Libéro (1): Jenia Grebennikov.

« La décision a été dure à prendre, soulève le sélectionneur. Quelque part, elle est injuste pour Thibault dont l'investissement a été remarquable mais il fallait choisir. On a privilégié un équilibre sans lui. Je sais qu'il se tiendra prêt, qu'il restera en forme en cas de pépins physiques. » Sur les autres postes, pas de surprise, tant à la passe (Toniutti-Brizard) qu'à la pointe où Stephen Boyer épaulera Jean Patry ainsi qu'au poste de libéro avec l'incontournable Jenia Grebennikov.

Au centre, le Tourquennois Daryl Bultor a pleinement saisi sa chance, lui aussi, en l'absence de Kevin Le Roux pour « raisons personnelles ».

LE PROGRAMME DU PREMIER TOUR DES JEUX

  • 24 juillet, 14h45 : Etats-Unis - France
  • 26 juillet, 9h25 France - Tunisie
  • 28 juillet, 7h20 Argentine - France
  • 30 juillet, 14h45 Russie - France
  • 1er août, 4h05 Brésil - France

Qualifiée pour les Jeux de Seoul (1988), Barcelone (1992), Athènes (2004) et Rio de Janeiro (2016), la France n'a jamais dépassé le premier tour, se classant au mieux neuvième.

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JO Paris 2024 : Les Volleyeurs à la Défense de Leur Titre Olympique

Champions olympiques à Tokyo après une campagne incroyable, les coéquipiers d'Earvin Ngapeth rêvent à nouveau d'or. Les champions olympiques en titre auront donc l’immense défi, mais surtout le privilège de défendre leur titre à la maison. Trois ans après la médaille d’or conquise à Tokyo, les Bleus et leur sélectionneur italien Andrea Giani font également partie des favoris pour accrocher une breloque sur les terrains de l’Arena Paris Sud.

Antoine Brizard, Barthelemy Chinenyeze, Trevor Clevenot, Jenia Grebennikov, Nicolas Le Goff, Yacine Louati, Earvin Ngapeth, Jean Patry, Kévin Tillie et Benjamin Toniutti sont encore là, fidèles au poste depuis Tokyo et constitueront la solide colonne vertébrale des champions olympiques en titre, sublimés par quelques touches de la nouvelle génération.

Vainqueurs de la Ligue des nations fin juin, les héritiers de la « Team Yavbou » sont en tout cas dans les meilleures dispositions pour briller à Paris 2024.

Composition de l'Équipe

  • Passeurs: Antoine Brizard, Benjamin Toniutti
  • Récep/Attaquants: Earvin Ngapeth, Trévor Clevenot, Kévin Tillie, Yacine Louati
  • Libero: Jenia Grebennikov
  • Pointus: Jean Patry, Théo Faure
  • Centrals: Nicolas Le Goff, Barthélémy Chinenyeze, Quentin Jouffroy
  • Remplaçant: Thimothée Carle

Zoom sur Quelques Joueurs Clés

Passeurs

  • Antoine Brizard: Sacré meilleur joueur du monde en 2021, Antoine Brizard brille par la qualité et l'intelligence de son jeu.
  • Benjamin Toniutti: À 34 ans, il est le doyen, capitaine et joueur le plus capé en activité de l'équipe de France.

Récep/Attaquants

  • Earvin Ngapeth: Fils de l'illustre ancien international français Eric Ngapeth, Earvin est sans doute aujourd'hui la figure majeure de ce sport en France.
  • Trévor Clevenot: Comme beaucoup dans cette équipe, il est issu d'une famille de volleyeurs.
  • Kévin Tillie: Petit-fils de Guy et fils de Laurent Tillie, légende absolue de l'équipe de France, Kévin Tillie s'est lui aussi bâti une carrière impressionnante.
  • Yacine Louati: Ce globe-trotter du volley a connu pas moins de onze clubs et quatre pays différents depuis ses débuts en 2011.

Libero

  • Jenia Grebennikov: Fils de l'ancien international de volley avec l'URSS Boris Grebennikov, le franco-russe est né à Rennes et est l'un des joueurs les plus capés de l'histoire de la sélection française.

Pointus

  • Jean Patry: En Bleus, on se souvient surtout de lui pour ce match fou au TQO pour les JO de Tokyo, où il avait aidé la France à se qualifier face à la Slovénie.
  • Théo Faure: Formé à Toulouse et passé par Montpellier, Théo Faure a rejoint le Cisterna Volley.

Centrals

  • Nicolas Le Goff: International français depuis 2013, le natif de Paris fait partie des cadres de cette équipe de France.
  • Barthélémy Chinenyeze: Formé au Centre national du volley-ball (CNVB), révélé à Toulouse et arrivé à maturité à Tours, Barthélémy Chinenyeze est depuis 2017 de toutes les réussites de l'équipe de France.
  • Quentin Jouffroy: Le natif de Grenoble connaitra la saison prochaine sa première expérience à l'étranger.

Remplaçant

  • Thimothée Carle: Ces quatre dernières saisons au Berlin RV, Timothée Carle s'est bâti un palmarès premium.

Les Chances Françaises aux Jeux Olympiques

L’équipe féminine, grâce à sa place de nation organisatrice, a obtenu sa première qualification pour un tournoi olympique. Parvenues cette année au 15e rang mondial après une forte progression, une qualification en quarts de finale sera déjà un beau parcours pour les Françaises.

L’ambition est toute autre chez les garçons, qui rêvent de reproduire l’exploit de Tokyo, où ils avaient décroché la médaille d’or après une finale dantesque face à la Russie. Mais face à la concurrence de l’Italie, du Brésil ou de la Pologne, une médaille serait déjà une belle performance. Les Bleus, toujours emmenés par Earvin Ngapeth, sont néanmoins en forme puisqu’ils viennent de remporter la Ligue des nations.

Programme des Épreuves de Volley-Ball aux JO de Paris

Tournoi Masculin

  • Phase de poules :
    • Dimanche 28 juillet : 17H00, France - Serbie
    • Mardi 30 juillet : 21H00, France - Canada
    • Vendredi 2 août : 17H00, France - Slovénie
  • Quarts de finale : Lundi 5 août
  • Demi-finales : Mercredi 7 août
  • Finale : Samedi 10 août

Tournoi Féminin

  • Phase de poules :
    • Lundi 29 juillet : 21H00, France - Serbie
    • Jeudi 1er août : 21H00, France - Chine
    • Dimanche 4 août : 13H00, France - USA
  • Quarts de finale : Mardi 6 août
  • Demi-finales : Jeudi 8 août
  • Finale : Dimanche 11 août

Le Déroulement des Épreuves

Un tournoi masculin, un tournoi féminin. Les douze équipes dans les tournois masculin et féminin sont réparties en trois groupes de quatre au sein desquels chacune affronte ses trois adversaires. Les deux meilleures équipes de chaque poule et les deux meilleurs troisièmes se qualifient pour des quarts puis s’éliminent jusqu’à la finale pour la médaille d’or.

Le bronze est attribué au vainqueur du match entre les deux perdants des demi-finales. Chaque équipe compte trois joueurs au filet et trois joueurs au fond du terrain. Chaque équipe a le droit d’avoir un libéro parmi ses joueurs, c’est-à-dire un défenseur spécialisé qui ne peut pas effectuer de coups d’attaque. Le libéro porte une tenue d’une couleur différente du reste de son équipe.

Les matches se jouent au meilleur des cinq manches. Il faut 25 points pour remporter les quatre premiers sets, le dernier étant disputé en seulement 15 points. Tous les sets doivent être gagnés avec un écart de deux points au moins.

Équipe de France Championne Olympique à Tokyo 2021

Alors qu’elle n’avait encore jamais atteint les quarts de finale dans l’histoire des Jeux, l’équipe de France de volley a remporté la médaille d’or, samedi, contre la Russie. Pour la première fois de leur histoire, les volleyeurs français sont champions olympiques. Ils ont disposé de la Russie en finale des Jeux, samedi 7 août à Tokyo. Victoire trois sets à deux (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12), presque deux heures et demie après le coup d’envoi.

Le match terminé, les Bleus peuvent entamer une danse de la joie. Une sorte de French cancan, presque aussi atypique que leur jeu fait de feintes et de fougue. Mais qu’il aura fallu batailler ! D’abord au premier set : les Bleus sont menés de trois points (16-19) lorsque le sélectionneur, Laurent Tillie, demande un temps mort. Première explication, premières solutions : les Français reprennent l’avantage (23-22), sur le tard, passant devant grâce à un smash d’Earvin Ngapeth.

« A deux sets partout, on s’est dit : “Les gars, c’est pas grave, ce sera encore plus beau de gagner trois sets à deux que trois sets à zéro” », raconte Kévin Tillie, dont le père n’est autre que le sélectionneur. « On a eu un coup de barre, on n’avait plus d’énergie, mais on est allé chercher avec le cœur la médaille d’or », apprécie Trévor Clévenot.

Un Parcours Improbable

Cette finale récompense un parcours improbable, de ceux qui restent longtemps dans les mémoires. Imaginez une équipe qui perd deux de ses trois premiers matchs, contre les Etats-Unis et l’Argentine, et redoute de se faire éliminer dès le premier tour, comme aux Jeux de Rio, en 2016. Imaginez ensuite cette même équipe, toujours en phase de poules, dominer la Russie (déjà) et arracher un point du tie-break contre le Brésil, champion olympique en titre.

En quarts de finale, victoire sur les doubles champions du monde polonais, après avoir été menés deux sets à un ! C’était avant un succès sur l’Argentine, retrouvée en demi-finales, puis avant cette seconde victoire de l’été sur la Russie.

« Chaque fois que l’on s’est planté, c’est lorsque l’on pensait être favoris », résume le passeur Antoine Brizard. Ces Bleus ont surpris tout le monde, à commencer par leurs adversaires. « On fait des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir au volley, expliquait Jean Patry après la demi-finale. Un mélange de combativité et de créativité par moments. Avec des points qui peuvent faire mal à l’adversaire et nous renforcent mentalement. »

Comme Antoine Brizard ou Barthélémy Chinenyeze, Patry a rajeuni les rangs d’une génération déjà parmi les plus douées du volley français, celle des Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov et Benjamin Toniutti.

Une Bande de Potes Qui Jouent au Volley

« On a envie d’être tous ensemble dans la lumière », expliquait Grebennikov dès le premier rassemblement pré-olympique, à Mulhouse, au mois de mai. « On essaie d’oublier l’enjeu, on est une bande de potes qui jouent au volley », précisait Earvin Ngapeth.

Aujourd’hui, Laurent Tillie n’hésite pas à comparer équipes et époques. Comme joueur, il avait disputé les Jeux 1988 de Séoul, la première des cinq participations olympiques du volley français. Jusqu’à cet été, toutes avaient échoué avant les quarts de finale. Pour le sélectionneur, « il n’y a pas photo », la génération actuelle est « dix fois, vingt fois, cent fois plus forte ».

L’entraîneur de l’équipe de France s’apprête à céder ses fonctions au Brésilien Bernardo Rezende, une référence, après avoir conduit les Bleus jusqu’à leurs premiers titres : premier Euro (2015), premières Ligues mondiales (2015 et 2017) et désormais première médaille olympique, en or de surcroît.

Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov, Trévor Clévenot, Jean Patry, Kévin Tillie ? Tous fils d’anciens volleyeurs. Le sélectionneur national espère désormais que « des garçons et des filles » auront envie de se joindre à eux, bien au-delà des familles d’initiés. Le titre olympique, « magnifique vitrine », a donné à voir son sport. « Un sport sans contacts, esthétique, spectaculaire, mental », vante-t-il. Un sport « mondial ».

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