L'équipe nationale féminine de handball de Norvège est l'une des sélections les plus titrées de tous les temps. Elle a à son actif dix-huit titres majeurs et trente-sept podiums internationaux, ce qui constitue un record absolu au handball féminin et masculin confondus. La domination des Norvégiennes est la plus visible aux Championnats d'Europe, où elles ont remporté en 2024 leur dixième titre en seize éditions. Avec également quatre titres mondiaux et trois titres olympiques, la sélection scandinave est la première à avoir remporté au moins deux fois les trois compétitions majeures. Seuls la Corée du Sud, le Danemark et la France sont parvenus à soulever chaque trophée au moins une fois.

L'équipe nationale de handball féminin de Norvège lors du Championnat d'Europe 2018.
Les Débuts et l'Ascension
Le premier match de l'équipe nationale a eu lieu le 29 septembre 1946, devant 9000 spectateurs, au stade du Bislett à Oslo, face à l'équipe de Suède. Malgré la présence de la très polyvalente Laila Schou Nilsen, la Suède l'emporte par 5-2 après une rencontre de deux fois 15 minutes. L'équipe se qualifie pour son premier championnat du monde en 1971 qu'elle termine à la 7e place sur neuf équipes. Elle obtient sa première médaille au Championnat du monde 1986. Elle finit à la troisième place après sa victoire face à l'Allemagne de l'Est (23-19).
Durant 10 saisons de 1984 à 1993, l'équipe nationale est dirigée par Sven Tore Jacobsen. Poursuivant sur sa lancée, l'équipe confirme sa dynamique en remportant deux médailles d'argent aux Jeux olympiques de 1988 à Séoul puis de 1992 à Barcelone et prend place dans la hiérarchie des meilleures équipes mondiales.
L'Ère Marit Breivik
Ancienne joueuse internationale, Marit Breivik prend les rênes de la sélection nationale norvégienne en 1994. Elle conduit l'équipe vers les sommets et remporte six championnats majeurs entre 1994 et 2009 : le championnat du monde 1999, les Jeux olympiques de 2008 ainsi que quatre championnats d'Europe (1998, 2004, 2006 et 2008), grâce notamment à un jeu basé sur une assise défensive en 6-0 et des contre-attaques rapides.
Lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008, la Norvège remporte tous ses matchs du tour préliminaire et se qualifie facilement pour les quarts de finale. Une large victoire face à la Suède lui permet de rejoindre les demi-finales où elle rencontre la Corée du Sud. En demi-finale, l'équipe norvégienne se qualifie après une rencontre accrochée conclue sur un but d'écart marqué à la dernière seconde par Gro Hammerseng. En finale, la Norvège retrouve la Russie, double championne du monde en titre.
La Période Þórir Hergeirsson
Þórir Hergeirsson, adjoint de Breivik à compter de 2001, est nommé sélectionneur national en 2009. Les bons résultats de l'équipe se poursuivent avec une troisième place au championnat du monde 2009 et la victoire au championnat d'Europe 2010. Leur première place au championnat du monde 2011 permet à l'équipe de Norvège de détenir simultanément les trois titres majeurs du handball.
Le championnat du monde 2013 est la première compétition terminée hors du podium (cinquième place après une élimination en quart de finale par la Serbie) depuis huit ans et le championnat du monde 2005. L'équipe renoue avec la victoire en 2014 en remportant pour la sixième fois le championnat d'Europe, qui lui permet de se qualifier pour les Jeux olympiques. Elle enchaîne avec une nouvelle campagne victorieuse lors du championnat du monde 2015 où elle décroche son troisième titre de championne du monde en dominant les Pays-Bas en finale (31-23). Aux Jeux olympiques de 2016, la Norvège est éliminée par la Russie en demi-finale et perd son titre olympique. Elle remporte néanmoins la petite finale face aux Pays-Bas et ramène ainsi une médaille de bronze.
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L'Ère Ole Gustav Gjekstad
Ole Gustav Gjekstad a dévoilé son groupe pour sa première compétition à la tête de la Norvège. Depuis son arrivée au poste, Gjekstad façonne le renouveau d'une sélection où les repères restent solides même après avoir tournée la page Thórir Hergeirsson. Dans son rôle de cheffe d'orchestre et de joueuse cadre, le retour de Nora Mørk est essentiel, après quelques péripéties. Sur l'aile droite, Anniken Wollik est de retour après sa dernière apparition depuis 2022. Privé de Camilla Herrem, retraitée internationale, et de Sanna Solberg-Isaksen, enceinte, elle est la seule gauchère appelée sur le poste par Ole Gustav Gjekstad. Selma Henriksen et la jeune gardienne June Krogh fêteront leur premier grand tournoi international. Des débuts à surveiller de près avec Henriksen placée dans le bloc central en défense, non sans rappelée une certaine Kari Brattset Dale, elle aussi enceinte.
En phase de poule, la Norvège affrontera la Corée du Sud, l'Angola et le Kazakhstan. Si le dernier cités semble un ton en dessous, les Norvégiennes devront se méfier de leurs deux autres adversaires, jamais simples à manœuvrer. Avant le Mondial, la Norvège jouera la Posten Cup, avec trois matchs tests contre l’Espagne, la Hongrie et la Serbie à Sotra.
Le Match contre la Corée du Sud
Le grand favori de ces championnats du monde de handball féminin, la Norvège, entre en piste ce jeudi à Trèves en Allemagne. Championnes Olympiques à l’été 2024 puis championnes d’Europe en fin d’année, les Norvégiennes dominent le handball mondial et semblent tout simplement sans concurrence pour cette édition 2025. Malgré un changement de sélectionneur avec Ole Gustav Gjekstad qui prend la succession de Thorir Hergeirsson, les Scandinaves ont l’expérience collective et les individualités pour monter sur le trône mondial. Dans le sillage de la meilleure joueuse de la planète Henny Reistad et de sa gardienne expérimentée Katrine Lunde, la Norvège sera l’ogre de cette compétition et la première victime ce jeudi pourrait bien être la Corée du Sud.
Nation dominante durant les années 90, la Corée du Sud est depuis rentrée dans le rang. Les Coréennes, finalistes des derniers Championnats d’Asie l’hiver dernier, peinent sur la scène internationale depuis maintenant plusieurs années. Éliminée au premier tour des derniers JO à Paris, l’équipe dirigée par Kye Chung Lee n’a pas atteint les quarts de finale d’un mondial depuis maintenant 16 ans. Une disette pour une équipe sud-coréenne qui a connu les succès il y a plusieurs décennies et qui compte de très bonnes joueuses dans son effectif comme Yeongyeong Lee, Bitna Woo ou encore Boeun Gim.
Ces dernières années, la Norvège a toujours pris le dessus sur cette nation sud-coréenne, notamment grâce à leur attaque (34 buts inscrits en moyenne lors des 4 dernières confrontations) et des rencontres à plus de 57 buts de moyenne. Ce premier match dans ce mondial pourrait être du même acabit entre les deux équipes qui ont hâte de démarrer leur compétition.
| Équipe | Moyenne de buts inscrits |
|---|---|
| Norvège | 34 |
| Corée du Sud | Non disponible |
| Moyenne totale de buts par match | 57+ |