L'équipe de France de rugby à 7 féminin est au cœur d'un scandale qui met en lumière une « culture de l'omerta » et un « sentiment d'insécurité généralisé », selon un rapport d'audit interne. La Fédération française de rugby (FFR) a mandaté un cabinet extérieur, AD Conseil, pour enquêter sur des faits troublants concernant un kinésithérapeute de l'équipe et la gestion des signalements par l'encadrement tricolore.

L'équipe de France de rugby féminin. Source: L'Express
Les Accusations et les Premières Réactions
D'après le rapport d'AD Conseil, finalisé en juin 2025, douze internationales ont exprimé un « malaise profond, durable et partagé ». Les conséquences ont été immédiates :
- Le kinésithérapeute mis en cause a été licencié (il nie les faits).
- Le directeur médical de la FFR, Jacques Girardin, a été écarté pour s'être « abstenu de signaler » certains faits à sa hiérarchie, ce qu'il conteste.
- Le sélectionneur David Courteix a été écarté puis blanchi en janvier après une enquête administrative du ministère des Sports.
Chronologie des Événements
2019 : Premier Signalement
Tout commence en 2019. Une joueuse, souffrant de pubalgie, alerte sur un geste déplacé du kiné lors d'un soin. Le soignant se serait excusé, invoquant un geste d'inattention. Une réunion est organisée, et le kiné réitère ses excuses. Lors de cette réunion, il aurait également été demandé aux Bleues de ne pas venir aux soins en « tenue affriolante ».
Pour AD Conseil, cette consigne est inappropriée et constitue un renversement de « la responsabilité (des faits) sur les joueuses ». David Courteix comme le kiné affirment, pour leur part, ne pas avoir été à l'initiative de cette remarque, qui aurait été formulée par des internationales elles-mêmes (ce qu'une joueuse a confirmé à la mission d'audit). Ce sujet aurait été remonté à l'époque, notamment pendant des stages ou des tournois à l'étranger, lors desquels des internationales se seraient rendues en soins très peu vêtues.
En 2019, aucune mesure conservatoire ou disciplinaire n'est prise. Jacques Girardin, alors médecin au sein de la FFR, en aurait parlé au président du comité médical de l'époque, qui atteste par écrit que, la joueuse ne voulant « donner aucune suite », aucun signalement formel n'avait été fait. Elle a en revanche attesté par écrit qu'elle n'avait pas, à l'époque, ressenti les faits comme une agression sexuelle.
2022 : Nouvelle Plainte
Trois ans plus tard, en juillet 2022, une jeune joueuse mineure se plaint à son tour du kiné. Laurent Gabbanini, alors directeur général de la FFR, est informé et met en place une mesure conservatoire : le kiné ne doit plus avoir la jeune joueuse en soins. Il aurait appris qu'il y avait déjà eu une situation ambiguë en 2019, avec une joueuse qui avait manifesté ne pas avoir été à l'aise pendant un soin.
Une réunion est organisée en août. Y assistent Laurent Gabbanini, Christophe Reigt (manager général de l'équipe de France féminine de rugby à 7), la DRH et le kiné. « Le ton est direct et cash, assure l'ex-directeur général. Nous informons le kiné qu'il est suspendu immédiatement et déporté vers les U20. Il avait aussi, de mémoire, menacé de contester cette sanction, ce qu'il n'a pas fait. »
L'ancien DG a rencontré la joueuse et lui a présenté ses excuses au nom de la Fédération. Elle nous a dit qu'elle ne voulait pas que ça aille plus loin et qu'elle était satisfaite que Monsieur (le kiné) sorte de l'encadrement.
2024 : Lancement de l'Audit
En août 2024, une kiné confie à un conseiller technique sportif (CTS) des confidences de plusieurs internationales sur les comportements problématiques du kiné. Un signalement aurait tout de même été fait auprès de Signal Sports, avec en copie plusieurs cadres de la fédé, dont Florian Grill. En octobre 2024, une infirmière, un ostéopathe et une joueuse de l'équipe de France se manifestent auprès de la DRH de la FFR.
Début 2025, un audit est lancé, confié à AD Conseil. Une cinquantaine de personnes ont livré leurs impressions. Le résultat, selon AD Conseil : un « corpus de récits cohérent, précis et circonstancié, qui dépasse le registre du ressenti subjectif ou du malentendu isolé ».
« L'absence de réactions managériales claires a conduit les joueuses à garder le silence pendant plusieurs années », observe le rapport. AD Conseil évacue cependant toute « défaillance généralisée de l'organisation de la prévention », préférant parler d'un « défaut d'effectivité localisé ».
Réactions et Mesures Prises
La FFR insiste sur le fait que ce dossier aurait mérité bien plus en termes de sanctions. Six ans après les premiers faits, le kiné et Jacques Girardin ont été licenciés. La Fédération reproche notamment à ce dernier de s'être abstenu de signaler les faits et d'avoir banalisé les alertes.
Selon AD Conseil, le signalement parvenu en août 2024 à Florian Grill et d'autres cadres de la fédé aurait mis un mois à être traité avant d'être classé sans suite. La FFR, elle, parle d'une « mauvaise interprétation du dossier » et assure que le signalement n'a pas été classé, mais « était en cours de traitement ».
La Fédération explique qu'elle savait que le ministère avait été saisi via Signal Sport et que la situation était donc prise en main. Elle précise que le signalement de l'infirmière, d'une joueuse et d'un ostéopathe fin 2024 était « plus complet » et a donné lieu au lancement de la mission d'AD Conseil. « On a complètement simplifié la procédure de signalement, dit encore la FFR. Elle est aujourd'hui plus rapide, efficace, parfaitement libre et indépendante ».
Le rapport interne sur le management de Courteix a quant à lui été transmis au ministère des Sports, qui a ouvert une enquête administrative. « Il a été totalement blanchi. Il a fourni une quarantaine d'attestations de soutien (dont certaines émanant de cadres de la FFR) et quatre joueuses qu'il a entraînées sont venues témoigner, à l'oral, en sa faveur, devant la commission », relève son entourage. Son syndicat, Tech XV, le soutient, comme une partie des cadres de la fédé. La FFR, elle, continue à parler de « dysfonctionnements significatifs ».

Florian Grill, président de la FFR. Source: Eurosport
Nouvelles Mesures et Prévention
La FFR a dévoilé un nouveau cadre pour les équipes de France, avec 26 mesures visant à agir en urgence contre les dérives comportementales, incluant l'interdiction de consommer de l'alcool dans certaines circonstances, un protocole de sanctions, et un programme de surveillance de la santé mentale.
« Les dérives comportementales sur le plan extra-sportif imposent aujourd’hui d’agir en urgence », estime la FFR dans un communiqué. Après les États généraux fin août, elle a annoncé « 26 mesures » qui vont s’appliquer à l’ensemble des équipes de France de rugby, à commencer par l’équipe masculine arrivée ce week-end à Marcoussis pour préparer les test-matchs de novembre.
Parmi les mesures, la Fédération veut « interdire aux staffs et aux joueurs et joueuses de l’équipe de France la consommation d’alcool dans certaines circonstances », notamment « les lieux de performance », sans préciser lesquels.
Les « divertissements basés sur la consommation d’alcool » seront aussi prohibés. L’instance souhaite aussi se doter de prérogatives pour effectuer des « tests sur la prise de stupéfiants et la consommation d’alcool ».
Les personnes « extérieures à la délégation officielle » et aux familles pourront être reçues uniquement « dans les pièces communes » des hébergements des XV de France. Et les soirées de fin de compétition seront désormais organisées « dans des lieux privatisés ».
Un Protocole de Sanctions Mis en Place
La FFR a aussi « officialisé la responsabilité des manageurs d’équipe sur le respect du cadre de vie » et va formaliser « une charte d’engagement » à signer chaque saison.
En cas de non-respect de ces règles, un « protocole de sanctions et un mécanisme de décisions clairs et transparents » ont été définis, et les primes seront désormais indexées sur « les comportements individuels et collectifs ».
Les mesures comportent aussi un volet prévention, avec un « programme anonymisé de surveillance de la santé mentale » ainsi que le développement dans les centres de formation d’une « démarche de prévention autour des addictions ».
La tournée en Argentine du XV de France cet été avait été marquée par l’inculpation pour viol aggravé de deux joueurs du XV de France, Oscar Jegou et Hugo Auradou. Le parquet de Mendoza, où est instruite l’enquête, a requis un non-lieu, qui sera étudié lors d’une audience fixée à vendredi.
L'Affaire de Mendoza et ses Répercussions
L'affaire de Mendoza est survenue un mois après l'ajournement du procès des agresseurs de Marie (l'un d'eux n'était pas en mesure d'y assister). Elle suivait de 24 heures celle de Melvyn Jaminet tenant des propos racistes dans un état manifestement second dans une vidéo que, de lui-même et par erreur, il avait publiée sur Instagram. Il y a eu alors, dans le monde du rugby, comme un trop-plein.
Ces faits m'ont renvoyé à des récits qui m'avaient été confiés pendant mon enquête sur le meurtre de Chantal Cécillon, à d'autres histoires que l'on raconte, dans le milieu, en se tapant parfois sur le ventre. L'alcool, la fête à l'excès, les filles, les dérapages, et tout cela venait percuter ce que j'avais vu et vécu dans ma modeste vie de joueur amateur, venait aussi percuter notre époque Me Too.
Le 13 mars 2017, Marie a porté plainte. Sept ans après, ses agresseurs seront, à partir du 2 décembre, jugés devant la cour d'assises de la Gironde. Trois d'entre eux pour répondre de viol en réunion, les deux autres pour abstention volontaire d'empêcher un crime contre l'intégrité d'une personne. Présumés innocents, ces cinq hommes sont des (ex-) joueurs de rugby professionnels. Est-ce un hasard ? Je veux comprendre.
Les cas s'ajoutent à ces autres agressions sexuelles connues, jugées ou en cours d'instruction, qui ont concerné Josaia Raisuqe et Baptiste Lafond. Ils s'ajoutent aux cas de violences physiques et morales perpétrées dans le cadre conjugal pour lesquelles ont été condamnés Wilfrid Hounkpatin, Mohamed Haouas et George Tilsley, aux cas de violences physiques sur des tiers masculins pour lesquelles Bastien Chalureau, Antoine Battut, Waisea Nayacalevu, Enzo Forletta et Thomas Darmon ont été condamnés, pour lesquelles Cheslin Kolbe aurait pu lui aussi se retrouver devant un tribunal.
On peut encore ajouter cette troisième mi-temps virant au drame à Montauban avec ce joueur samoan, Kelly Meafua, sous alcool et cocaïne, qui, en sortie de boîte de nuit, sauta d'un pont dans un élan quasi suicidaire et finit par se noyer.
Mal à l'aise, le milieu s'agite. Tout en admettant un problème avec l'alcool, la cocaïne et, du bout des lèvres, la violence, tout en reconnaissant l'urgence d'agir, il scande d'une voix quasi chorale que le rugby ne se résume pas à ces quelques cas qui ternissent une discipline à la vertu formatrice et intégrative exemplaire. Quelques cas ?
Il y a, depuis l'été dernier, des prises de parole et des déclarations d'intention répétées, de dirigeants, de figures, de consultants, par exemple le serrage de vis promis par Florian Grill, traduit, depuis, par le curieusement nommé « projet de performance renforcé pour le rugby français », dont je parle plus bas. Le rugby, entend-on de toutes parts, est sonné, meurtri, ce sport si porté sur le respect de l'autre a mal.
Ce qu'on entend aussi, c'est ce concept tout fait, servi à l'envi comme s'il témoignait d'une prise de hauteur relevant de la sociologie, le « c'est un phénomène sociétal » et « générationnel » (Sébastien Chabal, Richard Dourthe et Marc Lièvremont sur Canal+ le 8 septembre ; Malik Hamadache, président de Provale, dans L'Équipe du 29 août) ou « Les maux de la société ne s'arrêtent pas aux frontières du rugby » (Olivier Lièvremont, Directeur technique national, dans La Dépêche du 7 octobre), concept qui, donnant une portée globale, dédouanerait le monde du rugby, au moins en allège la responsabilité propre puisqu'il est atteint comme toutes les autres sphères de la société.
Rares, pour ne pas dire inexistantes, sont les prises de parole mentionnant les mots femme, violence, violences faites aux femmes, viol, agression sexuelle, sexisme. Dans ces discours tenus la mine grave, on reste sur la fête, la fameuse troisième mi-temps, rite nécessaire, indéboulonnable, qu'il faut vivre dans le respect des autres et de l'institution. Mais cette fête, nous dit-on, doit être mieux encadrée, quitte à punir, puisqu'un mal « sociétal », la cocaïne s'ajoutant à l'alcool, la gangrène désormais... et parce que, c'est le DTN qui parle, « les joueurs sont en situation d'être des proies pour la société ».
La cause mérite pourtant qu'on se positionne haut et fort.Le rugby n'est pas que dérives ni violences sexistes et sexuelles, on le sait. Il n'est pas non plus le seul sport concerné. Mais il est aussi cela. Il est proposé ici de regarder en face, et avec l'aide d'apports extérieurs, les coutumes d'un monde et de sa culture viriliste et capitaliste à bien des égards - les deux allant souvent de pair.
Camila Mendoza : Mise à jour — De nouvelles informations remettent son ex-petit ami sur le devant...
La Fabrique de l'Homme Viril
Qui étaient ces hommes ? Aucun n'était premier violon d'un orchestre symphonique ou joueur de hautbois. Ces hommes, j'enfonce une porte ouverte, étaient des joueurs de rugby. Ils l'étaient depuis leur enfance pour la plupart, à l'adolescence ils avaient été initiés à la troisième mi-temps et son indissociable compère, l'alcool, que ce temps festif du rugby pousse à consommer sans modération ; initiés souvent par des encadrants adultes.
Je n'invente rien. Je ne salis rien. C'est connu, documenté, étudié, la consommation d'alcool est, dans le rugby, une institution, banalisée et ritualisée.
Les psychologues Carole Boyer et Amaël Seddeki, du programme de Prévention des addictions en milieu sportif, qui interviennent auprès des comités et clubs de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes, le confirment. Les sociologues Christophe Bonnet, Yan Dalla Pria et Jean-Marc Chamot publiaient, eux, en 2015, une étude intitulée « Alcool et rugby : anatomie d'une déviance institutionnalisée », dans laquelle ils expliquaient que la troisième mi-temps « préexiste et s'impose aux individus qui n'ont d'autres choix que d'en tirer bénéfice ou de s'y soumettre ».
C'est l'image d'Épinal, la fête bon enfant, l'amitié qui naît au milieu de verres qui se vident. Et c'est vrai. « J'y ai connu les plus beaux moments d'humanité et de partage, confie Vincent Clément, qui fut capitaine de l'équipe de France U19 championne du monde en 2000, troisième ligne rassembleur à Colomiers, Albi puis Lyon, où il a fini sa carrière en 2013. C'est à ces endroits qu'on se sent le plus proche les uns des autres, que se révèle une vulnérabilité qu'on se refuse sur le terrain car il faut être fort et conquérant. Après le match, on peut se permettre d'extérioriser les failles de notre humanité. J'ai reçu, dans ces moments, les confidences les plus profondes de certains de mes partenaires sur, par exemple, leur infertilité ou les violences qu'ils avaient pu vivre enfant... » Le doux qui suit le rude, comme l'image Daniel Herrero.
Et c'est pour cela, les blagues potaches et l'intimité, pour tous les souvenirs joyeux et d'amitié, qu'on la regarde encore avec tendresse, cette troisième mi-temps, parce qu'elle nous ramène à l'enfance de ce sport et à l'insouciance, que le professionnalisme a balayées - quitte à effacer les souvenirs cuisants, les copains dégobillant à quatre pattes, les copains dansant trop près de la jolie nana, les copains ramenant une fille tellement ivre qu'il faut la faire vomir avant de la..., quitte donc à détourner le regard de ce qui se cache derrière toute cette belle poésie : la déviance. Les comportements à risque.
L'Affaire Jaminet et les Propos Racistes
Après la diffusion d’une vidéo sur Instagram, dans laquelle il tient des propos racistes, dimanche 7 juillet, le joueur du XV de France Melvyn Jaminet est au cœur de la tourmente. Épinglé par son club de Toulon, puis écarté par la Fédération française de rugby du groupe bleu, l’arrière de 25 ans a présenté ses excuses sur les réseaux sociaux dans la foulée.

Melvyn Jaminet. Source: YouTube
« Je suis profondément désolé et honteux de mes paroles. Je tiens à m’excuser auprès de tout le monde, écrit l’international français. Je comprends que cela ait pu blesser et offenser de nombreuses personnes, et je tiens à dire clairement que ces propos ne reflètent en aucun cas mes valeurs ou celles de l’équipe de France de rugby. Le racisme, sous toutes ses formes, est inacceptable et va à l’encontre de tout ce en quoi je crois.
La sanction dont l'arrière de Toulon écope est lourde : 34 semaines de suspension qui pourront être réduites à 26 si le joueur effectue des activités d'intérêt général au bénéfice de la FFR, soit six actions de prévention portant sur les dangers liés à l'alcool et les réseaux sociaux auprès des équipes de France jeunes ou des stagiaires de centres de formation et six actions de promotion des valeurs du sport portant sur la lutte contre les discriminations auprès des écoles de rugby. De plus, Jaminet devra également s'acquitter du paiement d'une sanction financière de 30 000 euros.
L'Affaire Jegou-Auradou : Accusations de Viol Aggravé
Accusés de viol, Oscar Jegou et Hugo Auradou, deux rugbymen français, sont actuellement en détention à Mendoza, en Argentine. Les faits se seraient déroulés après la victoire du XV de France contre l'Argentine le samedi 6 juillet, dans un hôtel de la ville de Mendoza. Les joueurs ont été arrêtés à l'hôtel de la délégation française à Buenos Aires, affirmant que la relation était consentie.
Cette affaire, qui s'est déroulée pendant la tournée du XV de France en Argentine a rapidement captivé l'attention des médias en Argentine et en France.
Rafael Cuneo Libarona, qui a défendu les joueurs en Argentine, fut l’un des grands artisans de la libération d’Oscar Jegou et Hugo Auradou. Bénéficiant désormais d’un non-lieu dans leur affaire pour accusation de viol aggravé, Oscar Jegou et Hugo Auradou sont de nouveau déclarés à disposition du XV de France.
Tableau Récapitulatif des Affaires
| Affaire | Personnes Impliquées | Faits | Conséquences |
|---|---|---|---|
| Scandale Rugby à 7 Féminin | Kinésithérapeute, David Courteix, Jacques Girardin | Comportements inappropriés, gestion inadéquate des signalements | Licenciements, enquête administrative |
| Affaire Jaminet | Melvyn Jaminet | Propos racistes sur les réseaux sociaux | Suspension, amende, actions d'intérêt général |
| Affaire Jegou-Auradou | Oscar Jegou, Hugo Auradou | Accusations de viol aggravé en Argentine | Détention, enquête judiciaire, non-lieu puis appel |