L’équipe de France militaire de football féminin représente la France dans les compétitions internationales militaires. Composée de joueuses talentueuses, elle a su se distinguer par ses performances et son esprit d'équipe. Cet article explore la composition de l'équipe, ses récentes réalisations, et les défis auxquels elle est confrontée.

Les françaises joueront leur Coupe du Monde face au Brésil en France. C’est la seconde fois depuis 1998. « Il parait » que la première fois, la France avait gagné et on avait décompté 1 million de personnes sur les Champs-Elysées qui avaient pu lire, au fronton de l’Arc de Triomphe, après son doublé : « Zidane Président ».
Un Sacre Mondial et un Parcours Remarquable
Après un premier sacre en 2016, l’équipe de France militaire de football féminin a remporté son deuxième titre mondial. L'équipe de France militaire de football féminin a remporté samedi le mondial organisé aux Etats-Unis. La défenseuse Léa Gauthier, âgée de 22 ans, a elle aussi participé au parcours sans faille des Bleues - Cinq victoires en autant de matchs, 19 buts marqués pour deux encaissés. Menées 1-0 par le Cameroun à la mi-temps, les Bleues ont renversé la vapeur en seconde période, pour s’imposer 2-1. Marion Braunwart, milieu gauche de 24 ans, s’est même signalée en offrant une passe décisive à Rachel Corboz pour le but de l’égalisation juste après la mi-temps.
Mickaël Combaud, entraîneur adjoint du MFC-TG, a du mal à cacher sa fierté. "Je les ai eues au téléphone plusieurs fois durant la compétition, c’est une expérience exceptionnelle qu’elles ont vécue. La cohésion du groupe a été top, et en plus de ça elles ont réalisé un parcours de rêve" raconte-t-il. "Évidemment, ça donne aussi une bonne image au club, ça montre que l’on travaille bien", ajoute le technicien. Les deux jeunes femmes vont maintenant pouvoir profiter d’un peu de repos et éviter la reprise des entraînements prévue ce jeudi pour le club de D2 féminine.
Coupe du Monde Militaire : Défis et Préparations
Championne l'année dernière, après sa victoire face au Cameroun (2-1), l'équipe de France militaire remet son titre en jeu, aux Pays-Bas. Ce jeudi 29 juin débute la Coupe du Monde militaire, compétition qui a lieu tous les deux ans et voit s'affronter les équipes nationales militaires de chaque pays participant.
A Bunschoten-Spakenburg, ville située à une trentaine de kilomètres d'Utrecht, les Bleues tenteront de conserver leur bien. Large vainqueure de l'Allemagne (6-0) lors de son premier match dimanche, l'équipe de France Militaire féminine, où évolue la stéphanoise Aude Moreau, n'a pas réussi à enchaîner, cette nuit. Dans un remake de la dernière finale du tournoi remportée par les Tricolores, les Bleues ont dû s'incliner 3-0 face au Brésil. Menées au score dès la 4e minute de jeu, les Françaises ont évolué en infériorité numérique durant toute la seconde période.
Alors qu'elle avait disputé l'intégralité du match victorieux face à l'Allemagne, Aude Moreau a débuté le match face à la Seleçao sur le banc, à l'image de huit autres titulaires. Entrée en jeu après la pause (48e), la joueuse de l'ASSE n'a pu renverser la tendance. Après ce faux pas, les Bleues devront attendre le lundi 2 juillet 2h30 (1er juillet, 18h30, heure locale) pour retrouver la compétition face au Bahrein.
Après leur belle entrée en matière face aux Pays-Bas (victoire 8-0), les Bleues rencontraient le Mali à Spokane (Washington) pour leur deuxième match de cette Coupe du Monde militaire 2022. En première période, l'équipe de France va appliquer son plan de jeu et devra faire beaucoup d'efforts pour trouver la faille. Les joueuses de Marc Maufroy vont parvenir à leur fin avec pour démarrer Sarah Palacin (9e), qui profite d’une récupération de Christy Gavory sur le côté droit, pour repiquer dans l’axe et battre Fatoumata Karentao 1-0.
A la reprise, les Bleues vont avoir un avantage, avec l'expulsion d'une Malienne (49e) après son deuxième carton jaune. Mais malgré cela leurs adversaires vont parvenir à réduire la marque quelques minutes après cela. Noutenin Bagayoko (53e) du Mali profite d'une mésentente défensive pour récupérer une passe et partir dans le dos de la défense française, avant d'envoyer le ballon dans les cages vides, 2-1. Les Maliennes vont tout faire pour tenter de revenir au score, à l'image de cette tentative de Mariam Keita (62e), captée par Solène Froger ou encore ce tacle salvateur de Vaihei Samin face à Noutenin Bagayoko (63e).
Après cette grosse frayeur, les Bleues parviennent à faire le break à nouveau, avec cette passe de Sarah Palacin pour Morgane Duporge (67e) qui parvient à envoyer le cuir au fond 3-1, avant que Christy Gavory (70e) ne vienne ajouter le quatrième but français sur un raid solo sur le flanc droit et une frappe croisée, qui ne laisse aucune chance à la Fatoumata Karentao, 4-1. Les Bleues vont aggraver la marque suite à une faute de Nana Diarra sur Christy Gavory dans la surface de réparation. L'équipe de France a eu plus de difficultés dans ce second match, avec une équipe malienne coriace et qui en voulait.
Composition des Équipes (Exemple) : France vs Brésil
Voici un exemple de composition d'équipe lors d'un match France contre Brésil :
| Position | France | Brésil |
|---|---|---|
| Gardienne | Pauline Peyraud-Magnin | Luana Liberato |
| Défenseures | Caroline La Villa, Justine Gourvil, Mélissa Godart, Charlotte Lorgeré | Daniele Barbosa, Karen Lang Rocha, Tania Maria Ribeiro, Patricia Derrico |
| Milieux | Léa Le Garrec, Audrey Cugat, Laura Bourgouin | Roberta Emiliao, Diany Martins |
| Attaquantes | Marjolaine Bernard, Solène Barbance, Faustine Robert | Larissa Pereira, Barbara Ferreira, Juliana Ferreira |
Défis et Perspectives d'Avenir
À 3 mois de la coupe du monde féminine, l’équipe de France sort d’une crise qui a failli gâcher la compétition. Les tensions et l’atmosphère pesante autour de l’équipe ont cassé l’élan insufflé par la progression du football féminin en France ces dernières années. Après une belle progression de l’équipe de foot féminin dans les années 2000, la France stagne régulièrement en quart de finale des différentes compétitions internationales.
Pour essayer de briser ce plafond de verre, le 30 août 2017, Corinne Diacre est nommée sélectionneuse de l’équipe de France avec comme objectif de bien figurer au mondial qui sera organisé par la France deux ans plus tard. Les soucis relationnels commencent à ressortir après cette première désillusion. S’enchaîne ensuite, la réunion de crise avec la capitaine Wendie Renard et le retrait de la gardienne Sarah Bouhaddi tant que Corinne Diacre sera en poste. En 2022, les françaises atteignent la demi-finale, meilleures performances de leur histoire, mais s’inclinent face à l’Allemagne.
Février 2023, à seulement quelques mois de la coupe du monde en Australie, 5 joueuses (Kadidiatou Diani, Wendie Renard, Marie-Antoinette Katoto et Perle Morroni) annoncent leur mise en retrait de l’équipe de France tant que Corinne Diacre sera la sélectionneuse. Le bilan sur 6 ans est positif en termes de résultats avec le plus grand taux de victoires que ses prédécesseurs, mais avec toujours une fragilité au moment des échéances importantes. Par contre, pas sûre que le jeu défensif produit laisse une trace dans les mémoires.
Le choix est vite devenu une évidence. Une aubaine à quelques mois de la Coupe du Monde. Le changement ne s’est pas fait attendre. Les premières 50 minutes commencent mal, la France est menée 0-2. Grâce à quelques changements opérés par le coach, l’équipe de France renverse la Colombie en 10 min grâce à un doublé de la revenante Eugénie Le Sommer. La bretonne Léa Le Garrec a aussi fait son retour en équipe de France. Pour Amandine Henry, bannie aussi de l’ère Diacre, le retour ne s’est pas fait non plus en ce début d’année. Mais Hervé Renard a rassuré la joueuse, elle fait partie des plans du sélectionneur.
Ce qui saute aux yeux après ces deux matchs de préparation est l’ambiance de groupe. Autre nouveauté avec le sélectionneur, l’arrivée d’un bébé à Clairefontaine. « La France est un peu en retard. Il faut arriver à avoir une structure organisée avec une nounou. Cela ne nuira pas au fonctionnement du groupe et psychologiquement, cela a une importance capitale. Certaines sélections sont déjà organisées pour accueillir les jeunes enfants des joueurs. A noter que Corinne Diacre avait déjà proposé cet accueil à sa gardienne Manon Heil, mais elle avait refusé de l’emmener.
La salle de presse n’avait jamais été autant garnie. Il faut noter aussi qu’Hervé Renard marque l’équipe de sa personnalité. Il n’a pas hésité à exprimer son mécontentement sur la programmation des matchs de l’équipe féminine. Malgré cette concurrence inégale, l’équipe de France de football féminine a fait l’exploit d’être regardé par 1.39 millions de téléspectateurs. Le bilan de ce premier rassemblement est positif pour l’équipe. Durant ces 9 jours, une cohésion de groupe semble se dégager. Il faudra encore retrouver l’assise défensive qui était une force de l’équipe de France.
Tous les sélectionneurs du monde connaissent la chanson lors d'une grande compétition internationale : dans une phase de groupes en trois matchs, et avant une phase à élimination directe où l’équipe jouera sa tête à chaque sortie, la 3e rencontre, si tout ne s’est pas trop mal passé avant, représente le seul créneau pour accorder du temps de jeu à des remplaçants trouvant forcément le temps du tournoi plus long. C’est le cas des Bleues de Corinne Diacre dans cette Coupe du monde 2019 en France : après avoir disposé de la Corée du Sud (4-0) puis de la Norvège (2-1), elles affrontent le Nigeria, ce lundi soir à Rennes, en étant déjà qualifiées pour les 8es de finale.
C’est donc sans surprise que la sélectionneuse a annoncé, dimanche en conférence de presse de veille de match, "quelques changements" dans son onze de départ. Au motif que : "On (le staff technique de l’équipe de France) prend en compte l'état de forme des joueuses. Surtout, on pense malgré tout un petit peu à la suite de la compétition, pas très loin, tout simplement au 8e de finale." L’idée étant donc à la fois de reposer les plus fatiguées tout en concernant celles qui pourraient, dans un proche avenir, faire pencher le destin du bon côté en entrant en cours de match.
Quelques Joueuses Clés et leur Rôle
- Eve Périsset : Arrière latérale, elle a su gagner la confiance de la sélectionneuse et pourrait jouer un rôle crucial dans les prochains matchs.
- Charlotte Bilbault : Milieu récupératrice, son apport physique est essentiel face aux équipes rugueuses.
- Delphine Cascarino : Jeune prodige, sa vitesse et ses dribbles sont des atouts précieux pour dynamiter les défenses adverses.
- Viviane Asseyi : Attaquante, elle doit saisir sa chance pour prouver sa valeur et gagner une place durable dans l'équipe.
Corinne Diacre a décidé de ne pas retenir Marie-Antoinette Katoto dans la liste des 23 Bleues retenues pour la Coupe du monde 2019 de foot féminin, en France. Après l'annonce de la liste des 23, Corinne Diacre est revenue sur l'absence de Marie-Antoinette Katoto. "C'est un choix difficile et je l'assume. Marie-Antoinette a un énorme potentiel, mais elle est jeune, elle a encore du temps devant elle.
La défenseure de l'équipe de France s'est aussi félicitée de participer au Mondial 2019. "J’étais très contente de voir mon nom dans la liste, a-t-elle indiqué hier. C’est une fierté. Il y a de plus en plus d’attente autour de nous. Les Français seront nombreux à nous suivre. Il y a encore de grands objectifs en club et c’est le meilleur moyen de bien préparer la Coupe du monde"
La latérale gauche de l'équipe de France féminine a également raconté comment elle avai vécu l'annonce de la liste des 23 pour la Coupe du monde 2019 : "J’étais chez moi. J’attendais ce moment avec impatience. Je suis super contente d’avoir vu mon nom. C’est une très grande fierté. J’ai hâte de débuter la compétition. J’ai déjà loupé une compétition. Physiquement, j’espère que tout va bien se passer pour moi. Il nous reste encore quelques matches avec le club et j’espère que cela nous inspirera pour la suite".
Delphine Cascarino, l'une de des valeurs montantes de cette équipe de France, s'est également exprimé sur le site Internet de son club de l'OL après l'annonce de la liste de Corinne Diacre pour la Coupe du monde : "C’était très stressant. J’ai eu des frissons. Je suis rassurée et très contente. Ce sera ma première compétition internationale. J’ai tout fait, beaucoup travaillé pour ne pas laisser le choix à la sélectionneuse. C’est vraiment un rêve qui se réalise".
La réaction d'Eugénie Le Sommer, attaquant de l'équipe de France : "Il y avait quelques incertitudes, des filles qui n'étaient pas dans la dernière sélection qui sont là, d'autres qui étaient là et qui ne sont pas là. Il y a eu beaucoup de mouvements lors de ces derniers 18 mois et aujourd'hui la coach a choisi son équipe. Il n'y a plus qu'à jouer, à aller à cette Coupe du monde et aller le plus loin possible".
La réaction de Wendie Renard, défenseure de l'équipe de France, sur le site Internet de L'Equipe, après l'annonce de la liste des 23 : "Je l'ai vécue entourée de mes amis, de mes proches. Il n'y a pas eu trop de surprises. À part deux, trois joueuses, le noyau on le connaissait déjà. Les 23 sont connues, on peut dire que la Coupe du monde démarre. Ça va arriver vite, même si on a encore des titres à aller chercher avec l'OL (NDLR : Ligue des champions et Coupe de France).
Patrice Lair, ancien entraîneur des équipes de foot féminin de Lyon et du PSG et aujourd'hui consultant pour la chaîne L'Equipe, a donné son avis sur la liste annoncée hier par la sélectionneure de l'équipe de France : "Corinne a annoncé une liste qui était un petit peu prévue, il n'y a pas eu trop de changements. C'est elle qui décide, c'est elle qui a choisi un peu son contexte. La vie de groupe est importante, mais aussi la performance dans les matchs amicaux. Pour Gauvin, devant, je pense que ça a été primordial, pour d'autres aussi qui ont dû bien participer à la vie de groupe, c'est toujours important pour pouvoir être performant et tirer le groupe vers le haut (...) Je pense que Katoto avait le niveau et le talent pour jouer dans cette équipe, au moins pour rentrer en cours de match, pour apporter quelque chose pendant cette Coupe du monde. Je pense que c'est une déception pour elle parce qu'elle a très bien travaillé ces deux dernières années, elle a été performante, marqué beaucoup de buts en championnat de France. Elle s'en remettra mais c'est vrai que ça va être compliqué pour elle. C'est une fille qui a besoin de confiance. Elle est un peu nonchalante, c'est peut-être ça qui lui a porté préjudice".
Emelyne Laurent a également eu quelques mots pour les absentes de cette sélection de l'équipe de France pour la Coupe du monde 2019, notamment pour Marie-Antoinette Katoto : "C'est une joueuse qui a un fort potentiel. Pour elle, ça doit être frustrant. Marie-Antoinette est encore jeune (20 ans), elle va se relever et être encore plus forte. Ce n'est pas fini, même si je sais qu'elle aurait aimé faire cette compétition. Beaucoup auraient aimé être dans cette liste. J'ai aussi une pensée pour Kheira Hamraoui qui a beaucoup de qualités. Ce sont les choix de la sélectionneuse".
L'attaquante de Guingamp, préférée à Marie-Antoinette Katoto, a fait part de sa satisfaction après l'annonce de la liste des 23 de Corinne Diacre pour la Coupe du monde. "Je suis agréablement surprise, a-t-elle confié à L'Equipe. Je n'ai que trois sélections en équipe de France. Ce n'est pas que je n'y croyais pas mais je me suis dit que ce ne serait que du bonus pour moi si j'étais prise, que je n'avais pas à rougir de mes prestations en sélection. J'ai fait ce que j'avais à faire. La sélectionneure avait été satisfaite mais on n'est jamais sûre de rien (...) Je ne réalise toujours pas. C'est énorme. J'ai tout de suite appelé mes parents, mais famille. Mon agent m'a envoyé des messages dès que la liste a commencé. Je ne voulais pas regarder au début. Je ne stressais pas mais je m'étais dit qu'on verrait bien. Mon agent m'a dit de rester devant la liste et de regarder. J'ai donc regardé le journal télévisé puis j'ai sauté partout quand j'ai vu mon nom (...) C'est une fierté".
Amandine Henry a réagi hier à l'annonce par Corinne Diacre de la liste des 23 joueuses retenues. "Je l'ai vécu comme un grand moment, chez moi, en famille, avec des amis, a-t-elle confié sur le site de l'OL. Pour moi c'est historique que ça passe sur TF1, devant une telle audience. Quand j'ai vu la liste, ça m'a semblé cohérent, il n'y a pas eu tant de surprises que ça. On a tout pour réussir, de la jeunesse, de l'expérience, de la technique, de la vitesse. L'équipe de France de foot féminin a enregistré des résultats encourageants lors de ses récents matchs de préparation : victoire 4-0 face au Danemark le 8 avril, victoire 3-1 contre les Japonaises le 4 avril, victoire 6-0 face à l'Uruguay le 4 mars... Après l'annonce de la liste des 23, les Françaises disputeront encore deux rencontres amicales : contre la Thaïlande le samedi 25 mai, à 16 heures, à Orléans, puis face à la Chine le vendredi 31 mai, à 21 heures, à Créteil.
Les filles de Corinne Diacre joueront ensuite leur premier match de la Coupe du monde face à la Corée du Sud le vendredi 7 juin, à 21h, au Parc des Princes. Les deux autres rencontres de poule seront France - Norvège, le mercredi 12 juin, à 21h, à Nice, et France - Nigeria, le lundi 17 juin, à Rennes (21 heures).