Aux yeux des fans de basket du monde entier, le surnom de Dream Team reste fondamentalement et inévitablement rattaché à l’équipe américaine victorieuse des Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone. Avant Michael Jordan et compagnie, une autre équipe composée de monstres sacrés de la balle orange avait pourtant marqué les esprits au cours d’un tournoi olympique.
Les années passent mais les exploits, eux, demeurent éternels. Les ères changent, les noms des stars également et il est souvent facile de mettre au placard les anciens, ceux qui n’avaient pas les réseaux sociaux ou les moyens de communication modernes pour relayer leurs exploits. De qui parle-t-on exactement ? Team USA 1960.
Depuis l’intégration du basket en discipline olympique en 1936, l’équipe américaine n’a cessé de montrer sa supériorité sur le monde. 4 tournois, 4 médailles d’or, aucune défaite concédée. L’Oncle Sam est invincible et personne ne lui arrive à la cheville.
Pour décider du groupe qui ira défendre l’honneur américain dans la ville éternelle, le comité de sélection veut la crème de la crème. Néanmoins, on est en 1960 et les joueurs de NBA ne peuvent donc pas participer à la compétition. Les Jeux Olympiques sont encore limités aux amateurs et ce sont les joueurs universitaires (ou issus de championnats amateurs) qui ont la lourde tâche de représenter leur pays.
Pour décider qui rejoint le groupe, aucune invitation envoyée dans un paquet de chocapic mais des sélections très relevées. 96 joueurs répartis en 8 équipes se font face dans un mini tournoi. « Ils [les membres du comité de sélection, ndlr] invitaient des joueurs qu’ils répartissaient dans les équipes. Les équipes jouaient chaque soir pendant 5 jours de suite. Les joueurs du 5 de départ de l’équipe qui remportait le tournoi étaient intégrés au groupe de Team USA. Le reste était choisi parmi les joueurs des autres équipes.
Pete Newell, sélectionneur de Team USA pour les JO, doit alors choisir les sept autres membres du groupe mais il n’est pas seul décisionnaire. Le comité de sélection souhaite intégrer plusieurs joueurs venant de l’AAU, une entité qui a alors un gros poids dans les décisions autour de Team USA.
Douze joueurs sont finalement choisis et personne ne se doute alors que quatre d’entre eux deviendront des légendes de NBA. À eux quatre, ils cumulent 37 sélections au All-Star Game et quasiment 87 000 points inscrits en NBA (86 896 pour être exact). D’autres éléments ayant fait une bonne carrière par la suite sont aussi de l’aventure comme Terry Dischinger mais aussi l’intérieur Bob Boozer.
Si le comité a eu du flair sur ces noms, ce n’est pas le cas pour tous. Burdie Haldorson, Allen Kelley ou encore Lester Lane n’ont pas marqué les esprits par la suite. Dommage quand on sait que d’autres Hall of Famers attendaient tranquillement un coup de fil. En effet, Lenny Wilkens et surtout John « Hondo » Havlicek n’ont pas passé le cut ! On est donc passé à un rien de voir pas moins de six futurs Hall of Famers en puissance jouer les Jeux Olympiques au sein de la même équipe. On aurait même pu en avoir sept si Wilt Chamberlain avait fini son cursus à la fac (Wilt avait perdu son statut d’amateur en 1958 en rejoignant les Harlem Globetrotters puis avait rejoint la NBA en 1959).
On a parlé du groupe, maintenant place aux choses sérieuses avec le tournoi en lui-même. Les Jeux Olympiques de 1960 avaient une formule particulière car il n’y avait aucun match à élimination directe. Pas de quart, pas de demi ni même de finale à disputer. Tout se déroulait avec des phases de groupe.
Les équipes disputaient trois matchs dans un premier groupe. S’ils finissaient aux deux premières places, ils allaient dans un second groupe. Le premier tour de Team USA ? Une promenade de santé. L’hôte italien est balayé chez lui, le Japon et la Hongrie servent tout juste de sparring partners. Au second tour, rebelote. La Yougoslavie est humiliée, tout comme l’Uruguay, mais tout le monde attend surtout l’opposition avec l’URSS pour le troisième match. Si les Soviets tiennent bon en première mi-temps, le retour des vestiaires de Team USA fait valdinguer la défense russe.
Avec une victoire d’avance sur l’URSS au moment d’attaquer la dernière phase de poule (le résultat direct du second tour étant conservé comme expliqué plus haut), Team USA n’avait plus qu’à corriger l’Italie et le Brésil pour s’adjuger l’or. Les Italiens, bien que plus inspirés offensivement, ne font pas beaucoup mieux que lors de leur première opposition. Le Brésil ne fit même pas transpirer l’ogre américain. La victoire est une démonstration de force.
Cette équipe de 1960 a plusieurs fois reçu le surnom de première Dream Team mais peut-elle vraiment être comparée à celle de 1992 ? Les stats et la domination font dire que oui mais on parle de deux mondes totalement différents et des statuts également qui n’ont rien à voir. Comme le dira plus tard Jerry West, il s’agissait alors d’une bande de gamins à qui on versait un dollar par jour durant le tournoi pour venir défendre l’honneur de la nation.
On parle néanmoins d’un véritable rouleau compresseur et peut-être de la meilleure équipe d’amateurs jamais assemblée par Team USA. Selon Oscar Robertson, seule l’équipe de 1984 (Michael Jordan, Patrick Ewing, Chris Mullin) aurait pu challenger ce statut. Ultime preuve de sa légende, l’équipe de Team USA de 1960 a été intégrée au Basketball Hall of Fame à titre collectif en 2010.

Pour Paris 2024, la Team USA a sorti le grand jeu, dans des proportions comparables à l’équipe légendaire de Barcelone 1992. Les 12 joueurs sélectionnés cumulent 14 titres de NBA et 8 trophées de MVP de la ligue nord-américaine. Les légendes LeBron James (une première depuis 2012), Stephen Curry et Kevin Durant sont présentes aux côtés d’autres stars bien plus jeunes, comme Jayson Tatum ou Anthony Edwards.
Des noms qui donnent le tournis, surtout lorsque l’on sait que les Etats-Unis n’avaient pas eu besoin de cumuler autant d’immenses stars pour l’emporter à Tokyo, comme lors de 15 des 19 autres tournois. Bref, on ne voit pas bien qui peut stopper ces Américains, et ce malgré la piqûre de rappel avec la victoire très étriquée décrochée contre le Soudan du Sud en préparation.
Présentation des 12 joueurs sélectionnés par Steve Kerr, patron des Golden States Warriors et de la Team USA.
- Intérieurs
- Bam Adebayo
- Anthony Davis
- Joel Embiid
- Jayson Tatum
- Arrières
- Devin Booker
- Anthony Edwards
- Derrick White
- Meneurs
- Stephen Curry
- Tyrese Haliburton
- Jrue Holiday
- Ailiers
- Kevin Durant
- LeBron James
Intérieurs
Bam Adebayo
Miami HeatÂge : 27 ansTaille : 2,06 mChampion olympique à Tokyo, Bam Adebayo va disputer ses deuxièmes Jeux à Paris. Le pivot américano-nigérian vient d’être nommé parmi les meilleurs défenseurs de NBA, et ce même si sa franchise, le Miami Heat, s’est incliné dès le premier tour des play-offs, après avoir remporté la Conférence Est en 2023. Utile en sortie de banc, le joueur longiligne (2,06 m) peut même ajouter d’autres cordes à son arc. On l’a par exemple vu à l’aise à trois points en préparation…
Anthony Davis
Los Angeles LakersÂge : 31 ansTaille : 2,08 mAnthony Davis a une sorte de revanche à prendre sur les JO, après avoir été médaillé d’or en 2012 à Londres en jouant très peu. Depuis, l’ailier fort a pris du galon, à La Nouvelle Orléans puis chez les Los Angeles Lakers, qu’il a rejoint en 2019. En Californie, Davis a remporté la NBA en 2020 et continue d’être régulier : malgré les déboires de sa franchise ces dernières années, il a fait son retour au All Star Game après trois ans d’absence et a été retenu parmi les meilleurs défenseurs.
Joel Embiid
Philadelphie 76ersÂge : 30 ansTaille : 2,13 mOn l’attendait pour ces Jeux avec la France. L’Américano-franco-camerounais Joel Embiid a décidé, après de longs mois de tergiversation, de jouer avec la Team USA. A 30 ans, le pivot aux mensurations XXL (2,13 m ; 127 kg), MVP de la saison 2022-23, sort d’une nouvelle saison de haute volée sur le plan comptable, avec 34,7 points de moyenne avec les 76ers de Philadelphie. Reste à savoir comment il s’intégrera dans cette équipe de stars et si son physique, qui l’a ennuyé début 2024 (genou, maladie de Bell) le laissera tranquille.
Jayson Tatum
Boston CelticsÂge : 26 ansTaille : 2,03 mIl est au sommet de son art. Champion de NBA avec les Bostons Celtics cette année, Jayson Tatum sort de play-offs extraordinaires. L’ailier, sacré pour la première fois avec la franchise où il a toujours évolué, va prendre part à ses deuxièmes JO, après avoir glané l’or à Tokyo. Le MVP du All Star Game 2023 va devoir se battre au milieu de cette armada de stars, alors qu’il vient de signer le contrat le plus cher de l’histoire de la ligue nord-américaine : 315 millions de dollars sur 5 ans.
Arrières
Devin Booker
Phoenix SunsÂge : 26 ansTaille : 1,98 mA 27 ans, Devin Booker va participer à ses deuxièmes Jeux olympiques, après 2021. L’arrière des Phoenix Suns sort d’une saison aboutie avec 27 points de moyenne, dans la lignée des précédentes avec une quatrième sélection aux All Star Game en cinq ans. Il est attendu plutôt en sortie de banc pour ces JO, où il devrait être en concurrence avec Anthony Edwards.
Anthony Edwards
Minnesota TimberwolvesÂge : 22 ansTaille : 1,93 mAnthony Edwards, benjamin de cette Team USA, fêtera ses 23 ans le 5 août, en plein milieu des JO. Très polyvalent (arrière, meneur ou ailier), le premier choix de la draft 2020 sort d’une saison resplendissante aux côtés de Rudy Gobert à Minnesota, achevée en finale de conférence. Sélectionné lors des deux derniers All Stars Games, il va découvrir les JO cet été après avoir été l’un des cadres des Etats-Unis lors du dernier Mondial.
Derrick White
Boston CelticsÂge : 30 ansTaille : 1,93 mSélectionné à la dernière minute le 10 juillet, Derrick White va participer à ses premiers JO, à 30 ans. La suite d’un été doré pour le meneur ou arrière des Boston Celtics, sacré champion de NBA avec sa franchise et prolongé avec un pont d’or à la clé. White a été rappelé après la défection de Kawhi Leonard, retenu par sa franchise des Los Angeles Lakers. Il est un habitué des préparations tronquées : pour sa seule compétition au Mondial 2019, il avait aussi rejoint le groupe en cours de route.
Meneurs
Stephen Curry
Golden States WarriorsÂge : 36 ansTaille : 1,88 mA 36 ans, Stephen Curry va disputer les tous premiers Jeux de sa carrière. Le meneur des Golden States Warriors, quatre fois champion de NBA avec sa franchise (2015, 2017, 2018 et 2022) est encore en pleine forme, comme en témoigne sa sélection au dernier All-Stars Game. La 10e de cette carrière époustouflante, qui fait de lui l’une des icônes du basket américain et des Warriors, qu’il n’a jamais quitté depuis son arrivée en 2009.
Tyrese Haliburton
Indiana PacersÂge : 24 ansTaille : 1,96 mIl est devenu une vraie référence en NBA et va disputer ses premiers Jeux. Dans la ligue nord-américaine depuis quatre saisons, Tyrese Haliburton a franchi un palier depuis sa signature aux Indiana Pacers en 2022. Le meneur de 24 ans a en effet été sélectionné lors des deux derniers All-Star Games et reste sur deux saisons à plus de 20 points de moyenne. Il a mené son équipe jusqu’en finale de Conférence Est cette année.
Jrue Holiday
Boston CelticsÂge : 34 ansTaille : 1,93 mMédaillé d’or en 2021, Jrue Holiday dispute ses deuxièmes Jeux olympiques. Le meneur des Boston Celtics sort d’une saison de très bonne facture, auréolée d’un deuxième titre en NBA en quatre ans, après celui glané avec les Milwaukee Bucks en 2021. A 34 ans, l’ancien de Philadelphie ou de La Nouvelle-Orléans dispose d’une très grande expérience, comme en témoignent ses 15 saisons et près de 1000 matchs disputés en NBA.
Ailiers
Kevin Durant
Phoenix SunsÂge : 35 ansTaille : 2,11 mOn ne le présente plus. A 35 ans, Kevin Durant va briguer une quatrième médaille d’or olympique, après 2012, 2016 et 2021. Devenu 9e meilleur marqueur de l’histoire de la NBA cette année, il ne faiblit pas malgré une saison moins aboutie des Phoenix Suns, éliminés au 1er tour des play-offs. Sélectionné pour la 14e fois aux All Stars Games cette année, l’ailier au gabarit XXL (2,11 m ; 109 kg) a été désigné meilleur joueur des derniers Jeux à Tokyo.
Lebron James
Los Angeles LakersÂge : 39 ansTaille : 2,06 mIl est incontestablement l’une des plus grandes stars de ces Jeux. A bientôt 40 ans, il était déjà de la partie en 2004, 2008 et 2012 mais n’a plus participé au tournoi olympique depuis. 12 ans après, il fait son grand retour avec la Team USA. Celui qui a prolongé sa carrière aux Lakers pour jouer avec son fils Bronny est le joueur le plus sélectionné (20) aux All Star Games et détient le record de points marqués en NBA (40 474).
Depuis la constitution de la Dream Team en 1992 à Barcelone, Team USA a établi un standard d’excellence dans le basket mondial, instaurant une véritable hégémonie. Cet assemblage légendaire de talents a capturé l’imagination du public et élevé les attentes envers toutes les sélections américaines futures. Mais plus grandes furent les désillusions.
L’été 1992 marque un véritable tournant pour le basket-ball. Pour la première fois de l’histoire des Jeux olympiques, les basketteurs professionnels peuvent participer à la compétition. Team USA, qui avait l’habitude de se présenter avec une équipe constituée de jeunes universitaires, sort d’une bien décevante troisième place à Séoul en 1988. Désormais, la fédération américaine peut compter sur ses meilleurs joueurs NBA et compte bien frapper un grand coup en constituant la meilleure équipe sportive de tous les temps.
Douze joueurs sont rassemblés. La crème de la crème. Michael Jordan en tête, Magic Johnson, Larry Bird, Scottie Pippen, Charles Barkley, David Robinson, Patrick Ewing, Karl Malone, Clyde Dexler, John Stockton, Chris Mullin et le seul joueur universitaire de l’effectif, Christian Laettner. La Dream Team est née : 32 ans plus tard, cette équipe est encore considérée comme la plus grande de tous les temps. Elle a fait rêver le monde entier et a servi de vitrine mondiale pour le basket.
Non seulement, la présence de la Dream Team aux JO a eu un impact significatif sur la globalisation de la NBA, mais elle a également servi de catalyseur pour l’amélioration du niveau de jeu dans le monde entier. Avec leur notoriété et leur influence, les stars américaines ont transcendé le sport pour devenir des icônes culturelles.
Si l’impact de la Dream Team a été durable sur le développement du basket international, sa domination lors des Jeux de Barcelone l’a positionné comme une formation invincible, promise à la victoire finale sur chaque compétition.
Si en 1996 aux Jeux olympiques d’Atlanta puis en 2000 à Sydney, Team USA va facilement remporter deux nouvelles médailles d’or, l’équipe va ensuite s’effondrer une première fois, à domicile, lors des championnats du monde 2002 à Indianapolis.
Cette fois, le roster a bien meilleure allure malgré le désistement de certaines stars NBA de l’époque : Kobe Bryant, Shaquille O’Neal, Tim Duncan ou encore Allen Iverson. Emmenés par Reggie Miller, les Américains déroulent parfaitement en phase de poule mais concèdent un premier revers contre l’Argentine lors de la dernière rencontre du deuxième tour. Une défaite sans conséquence sportive puisque l’équipe entraînée par George Karl avait déjà validé son billet pour les quarts de finale contre la Yougoslavie.
« Ce n’est pas cette façon qu’on voulait entrer dans l’histoire mais nous l’avons fait définitivement », déclarait alors le pivot Ben Wallace au Los Angeles Times. Pire encore, Team USA va s’incliner une troisième fois dans ce tournoi lors d’un match de classement face à l’Espagne du jeune Pau Gasol et va donc terminer à une très, très décevante sixième place. Les médias américains parleront même de cauchemar pour décrire le résultat obtenu par ses joueurs.
Si le fiasco de 2002 aurait dû servir de leçon pour la fédération américaine, il n’en fut rien. Aux Jeux olympiques d’Athènes, en 2004, les Américains continuent d’empiler les gros noms estampillés NBA, espérant que cela suffise à redorer le blason de la bannière étoilée.
Et pourtant, dès l’entame du tournoi, les États-Unis vont subir la plus lourde défaite de l’histoire de la sélection face à Porto-Rico et même une seconde face à la Lituanie quelques jours plus tard. Les tensions sont vives au sein de l’effectif où un clivage se crée entre les différentes générations.
Les hommes de Larry Brown parviennent tout de même à se qualifier pour le second tour et à rallier la demi-finale où ils retrouvent l’Argentine. Complètement euphorique sur ses terres et emmenée par un Manu Ginobili de gala, l’Albiceleste prive les États-Unis de finale, qu’elle remportera face à l’Italie.
🇺🇲 🏀 L'extraordinaire Dream Team lors des JO de 92
Sous la direction de Jerry Colangelo et avec Mike Kryzewski comme entraîneur, Team USA va entamer une période de renouveau mais surtout de domination. De nombreux changements sont initiés que ce soit dans la constitution de l’équipe et la préparation des compétitions, le tout avec un accent renforcé sur la cohésion, l’engagement à long terme et l’adaptation au jeu international.
Contrairement aux années précédentes, où les joueurs étaient souvent choisis sur la base de leur notoriété individuelle, l’accent a été mis sur la formation d’une équipe cohérente, capable de jouer ensemble et de s’adapter au style de jeu international plus tactique.
Le premier test majeur de cette reconstruction fut la Coupe du monde 2006 au Japon et cela va constituer une nouvelle désillusion avec une troisième place et une défaite en demi-finale contre la Grèce.
Deux ans plus tard, aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, Team USA se présente avec le surnom Redeem Team : l’équipe de la rédemption. Cette fois, les meilleurs sont là, Kobe Bryant, LeBron James, Carmelo Anthony, Dwyane Wade, Jason Kidd ou encore Dwight Howard.
La domination de cette Redeem Team va se poursuivre aux championnats du monde 2010 et 2014 mais surtout aux Jeux olympiques 2012 et 2016. Les États-Unis font peur et démontrent enfin l’efficacité d’une approche plus structurée et cohérente.
Depuis 2016, le paysage du basket-ball mondial a profondément évolué avec une plus grande diversification et montée en puissance des talents à travers le monde. Cette évolution reflète une globalisation accrue du talent, avec des joueurs internationaux qui deviennent des stars en NBA et contribuent significativement à l’essor de leurs équipes nationales. Le défi s’avère donc être de plus en plus compliqué pour Team USA.
Cela s’est traduit notamment durant la Coupe du monde 2019 en Chine. Un moment particulièrement difficile où l’équipe américaine termine à une décevante septième place, son plus mauvais résultat dans un tournoi majeur. Certes, les États-Unis ont su rectifier la mire lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021 (initialement prévus en 2020 mais reportés en raison de la pandémie de Covid-19), mais non sans difficultés.
Aujourd’hui, il est clair que le basket international continue de s’homogénéiser en termes de talent et de compétitivité. Team USA, tout en restant une force dominante, doit continuer à s’adapter et à respecter la montée en puissance des équipes nationales du monde entier. L’équipe américaine ne se présente plus comme un candidat assuré au sacre suprême et les futures compétitions promettent d’être de plus en plus disputées.
Sérieuse, Team USA a évité la sortie au prix d’un énorme quatrième quart temps contre la Serbie de Jokic. Attention donc à l’excès de confiance.
Palmarès de Team USA
Les États-Unis ont un palmarès impressionnant dans les compétitions internationales :
- Coupe du Monde : 5 (1954, 1986, 1994, 2010, 2014)
- Jeux Olympiques Hommes : 17 (1936, 1948, 1952, 1956, 1960, 1964, 1968, 1976, 1984, 1992, 1996, 2000, 2008, 2012, 2016, 2020, 2024)
| Compétition | Nombre de titres | Années |
|---|---|---|
| Coupe du Monde | 5 | 1954, 1986, 1994, 2010, 2014 |
| Jeux Olympiques | 17 | 1936, 1948, 1952, 1956, 1960, 1964, 1968, 1976, 1984, 1992, 1996, 2000, 2008, 2012, 2016, 2020, 2024 |
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