L'Italie, après sa défaite contre l'Argentine, a difficilement remporté son match face à la Géorgie 20 à 17, ce dimanche à Gênes. La rencontre, comptant pour l'Autumn Nations Series, a mis en lumière les difficultés italiennes, malgré une victoire arrachée en seconde période.

Un Match Haché et une Première Période Difficile pour l'Italie
La Nazionale, affaiblie par la sortie sur blessure de son capitaine Michele Lamaro dès la 3ᵉ minute, a concédé deux essais (23ᵉ et 37ᵉ) en première période, se retrouvant menée 17-6 à la pause. Les Géorgiens, toniques dès l'entame, avaient réussi leur première période en inscrivant deux magnifiques essais par Tabutsadze (23e) à la conclusion d'une belle combinaison et Lobzhanidze (37e) au soutien d'une relance au long cours de Niniashvili.
Remontée Italienne en Seconde Période
Au retour des vestiaires, l'équipe de Gonzalo Quesada a pris l'ascendant physiquement sur la Géorgie, moins ambitieuse et flamboyante qu'en première période. L'Italie a réduit l'écart grâce à un essai de pénalité (53ᵉ, 17-13), avant de prendre l'avantage pour la première fois depuis la 20ᵉ minute sur un essai d'Alessandro Fusco, transformé par Paolo Garbisi (64ᵉ, 20-17). Plus tranchants, les hommes de Gonzalo Quesada sont parvenus à inverser la tendance en fin de seconde période, profitant d'une supériorité numérique à la suite du carton jaune reçu par Aka Tabutsadze (53e) pour en-avant volontaire sur une situation d'essai. Mais ils accusèrent le coup ensuite, et c'est en bénéficiant d'un essai de pénalité (53e) après une série de temps forts et d'une percussion plein champ de Fusco (63e) aux abords de l'en-but géorgien que l'Italie s'est sortie de ce piège (20-17), dimanche.
Malgré une fin de match brouillonne, les Azzurri, privés notamment de l'arrière/ailier Ange Capuozzo, ont conservé leur avantage. L'ouvreur italien Paolo Garbisi, a été l'auteur de huit points face à la Géorgie.

Les Enjeux Autour de la Place de l'Italie dans le Tournoi des Six Nations
Le Débat Récurrent sur la Participation Italienne
La question de la place de l'Italie dans le Tournoi des Six Nations est régulièrement soulevée, étant donné leurs difficultés à remporter des matchs. Les Italiens n’ont plus gagné un match dans le Tournoi depuis 2015 et ont enchaîné avec 100% de défaites. Certains, comme Pierre Berbizier, estiment qu’il est légitime de se poser la question d’un remplacement de l’Italie dans le Tournoi. De son côté, Mirco Bergamasco estime qu’aucune équipe ne peut remplacer l’Italie. « Pour l’instant, la Géorgie n’a pas démontré qu’elle était supérieure à l’Italie dans les confrontations directes. Je pense que la Roumanie ou le Portugal ne seraient pas non plus de taille à bien figurer ».
D'autres figures du rugby, comme Sam Warburton, ont exprimé des opinions tranchées sur la question, suggérant des barrages entre l'Italie et la Géorgie pour déterminer le sixième participant au Tournoi. Warburton, un bon gallois hautain, qui crache sur tout le monde mais chez lui tout est beau.
Arguments pour et Contre le Maintien de l'Italie
- Pour : Aider l'Italie à progresser et à revenir à un meilleur niveau, favoriser le développement du rugby chez les "petites" nations européennes, intérêt économique pour les fédérations de rester à six nations.
- Contre : L'Italie est devenue la "banque du Tournoi", occasion pour les autres équipes d'engranger des points, nécessité de performances pour mériter la participation.
L’ex-troisième ligne Marzio Innocenti, président de la Fédération italienne depuis samedi, a déjà reconnu que l’Italie « devra mériter de participer avec des résultats », pas seulement par contrat. Ou seulement par l’apport que représente l’Italie en termes de droits télé.

La Géorgie : Une Alternative Crédible ?
La Géorgie est régulièrement évoquée comme alternative crédible en raison de ses bons résultats dans le Tournoi B. Pour autant, sa promotion « n’est pas d’actualité », assure Sébastien Bruno, consultant des « Lelos » dans le secteur de la mêlée lors de la Coupe d’automne des nations. « Si la Géorgie commence à faire de grosses performances et montre qu’elle est plus forte que l’Italie, la question va devoir se poser. Mais le débat risque de se prolonger tant que les Italiens ne mettront pas fin à leur disette de six ans sans victoire (et trois ans sans le moindre point par des bonus défensifs).
Ok mais déjà en match direct la Georgie n’a jamais gagné l’Italie et que c’est plus simple de prendre des points WR pour la Georgie car elle gagne 90% des équipes du T6N B alors que l’Italie se confronte aux meilleurs nations dans le même temps.