L'Histoire des Entraîneurs de Football en Algérie: Entre Pression Médiatique et Héritage Héroïque

Dans le monde passionné du football algérien, le rôle de l'entraîneur est central, souvent soumis à une forte pression médiatique et aux attentes élevées des supporters. Cet article explore l'histoire des entraîneurs de football en Algérie, mettant en lumière des figures emblématiques et les défis auxquels ils ont été confrontés.

La Pression Médiatique: Un Défi Constant

« En Algérie, la presse a un poids phénoménal et donc un fort pouvoir de nuisance ! » Cet ancien sélectionneur algérien n’a pas oublié la forte pression médiatique à laquelle il a dû faire face. Dans un pays où il existe une cinquantaine de quotidiens, de nombreux sites, des multiples talk-shows à fortes audiences et des supporters fanatiques, les attentes envers l’équipe nationale sont décuplées.

De tout temps, le sélectionneur a cristallisé les critiques d’une population et de médias dont certains « assument leur côté supporters ». Christian Gourcuff, en poste chez les Fennecs entre 2014 et 2016 avait dénoncé à l’époque ce climat : « C’est difficile de trouver la sérénité en Algérie. On aime mettre la pression sur les joueurs et critiquer à tout-va. Les joueurs ne peuvent pas être sereins dans ce cas. Ils sont constamment sous pression et ce n’est pas normal. Certains médias ne sont pas là pour aider la sélection.

Figures Historiques et Leur Impact

Saïd Amara: Un Pionnier du Football Algérien

Saïd Amara, né le 11 mars 1933 à Saïda, est un joueur et entraîneur algérien de football. Il officie comme joueur dans les années 1950 et 60. Il commence sa carrière au MC Saïda, avant de s'envoler pour l'USM Bel-Abbès. Il se fait connaître au RC Strasbourg durant la saison 1956-1957. Il est transféré à l'AS Béziers la saison suivante, et y reste jusqu'en 1960, année lors de laquelle il se voit propulsé sous les feux des projecteurs, en rejoignant l'Équipe du Front de libération nationale algérien de football.

Cette équipe était pourtant interdite par la FIFA et par la Fédération française de football. Il joue deux saisons avec ce « onze de l'indépendance ». Dès cette année, Saïd retourne en France, et plus précisément chez les Girondins de Bordeaux, équipe avec laquelle il arrive en finale de la Coupe de France en 1964. La saison suivante, il est de retour en Algérie, sous les couleurs du MC Saïda, et il gagne dès sa première saison la Coupe d'Algérie, en 1965. Il met un terme à sa carrière de footballeur en 1971, après avoir été entraineur-joueur de la JSM Tiaret. Cette année-là, il devient sélectionneur de l'équipe d'Algérie.

Rachid Mekhloufi: Un Héros de l'Indépendance

Né en 1936 à Sétif, Rachid Mekhloufi découvre très jeune le football et se fait rapidement remarquer pour son habileté et sa vision du jeu. Dans les années 1950, il rejoint l’AS Saint-Étienne en France, où il s’impose comme un attaquant d’exception. Mais en 1958, en pleine guerre d’indépendance algérienne, Mekhloufi fait un choix radical : avec d'autres joueurs évoluant en France, il abandonne tout pour rejoindre clandestinement l’équipe du Front de libération nationale (FLN), une équipe formée pour promouvoir la cause de l’indépendance algérienne sur la scène internationale.

Au sein de l’équipe du FLN, Rachid Mekhloufi devient une figure de proue d’un football engagé, utilisé comme moyen de diplomatie pour sensibiliser le monde à la cause algérienne. En pleine apogée de sa carrière sportive, Mekhloufi renonce à la gloire et aux compétitions officielles pour défendre son pays. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, Rachid Mekhloufi retourne à Saint-Étienne, où il continue à briller sur les terrains et enrichit son palmarès.

Rachid Mekhloufi, c’est bien plus qu’un simple footballeur. Son nom restera associé à un modèle rare de sacrifice et de loyauté. Son passage à l’équipe du FLN a fait de lui une figure historique, un héros qui a su utiliser le sport pour servir une noble cause.

Le nom de Rachid Mekhloufi restera à jamais gravé dans les mémoires, non seulement pour son génie footballistique, mais aussi pour son intégrité et son engagement.

Mustapha Zitouni: Un Défenseur d'Exception

Passé par Cannes et Monaco dans les années 50, Mustapha Zitouni a été probablement le meilleur défenseur du Monde à son époque et celui, aussi, dont le grand Alfredo Di Stefano avait reconnu, après un France-Espagne (2-2) disputé à Paris le 13 mars 1958, comme étant le plus brillant arrière central qu'il ait jamais rencontré. Il l'avait même invité à rejoindre le Real Madrid.

Né le 19 octobre 1928 à Alger, Mustapha Zitouni commence à tâter le ballon dès son plus jeune âge, sur les terrains vagues et les ruelles de son quartier de Saint Eugène. Il traverse la Méditerranée quelques mois avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Arrivé sur le tard en France, il démarre son parcours pro à l’AS Cannes, club qui formera plus tard un certain Zinedine Zidane, un autre génie lui aussi d’origine Algérienne. Nous sommes en 1953 et Zitouni a 25 ans.

Pionnier de la défense moderne "en zone", il possédait un formidable coup d’œil qui lui permettait d’anticiper sur de nombreuses actions et un placement sans égal qui l'aidé à ne pas courir dans le vide. Après un passage réussi sur la Croisette, il acquiert une autre dimension qui aiguise l’appétit d’un autre club sudiste: l’AS Monaco. Mieux armé, plus puissant économiquement, avec d’énormes ambitions, le club asémiste attire donc la perle du voisin. S’affirmant au fil du temps comme le meilleur arrière central de D1 à bientôt 30 ans, il est en passe de pousser vers la sortie l’inamovible titulaire du poste: le grand Robert Jonquet, axial du grand Stade de Reims et capitaine des Bleus. Paul Nicolas, le sélectionneur français de l’époque, se presse de l’introniser au centre de la défense tricolore. En quatre apparitions avec les Bleus, respectivement contre la Hongrie, la Belgique, l’Angleterre et l’Espagne, il devient incontournable à son poste.

On se rappelle encore du 13 mars 1958 où il a muselé le meilleur joueur de son temps, Alfredo Di Stefano, au Parc des Princes. Le génie défensif avait pris le pas sur celui de l’attaque.

Entre avril 1958 et novembre 1960, ils seront 32 joueurs à déserter la France et son championnat, partis rejoindre cette équipe du FLN qui tournera dans le monde lors de ces années de conflit, bien qu’elle n'a jamais été reconnue par la FIFA. Les footballeurs de la "Révolution" joueront de nombreuses rencontres et propageront à travers le ballon rond leur idée de la vie.

Il dirige ensuite d'autres formations en Algérie et en Libye, puis s’installe à Nice où il travaille un temps pour la compagnie aérienne algérienne Air Algérie. "Monsieur Football" perd son dernier combat à l'âge de 86 ans le 5 janvier 2014 à Nice, des suites d'une longue maladie.

Mahieddine Khalef: Un Visionnaire du Football Algérien

Le monde du football algérien est en deuil après l’annonce du décès de Mahieddine Khalef, figure emblématique du sport national. L’ancien entraîneur de la JS Kabylie et co-sélectionneur de l’équipe nationale lors de la mythique Coupe du monde 1982 s’est éteint ce mardi 10 décembre 2024 à l’âge de 80 ans.

Né le 17 janvier 1944 à Mechra Bel Ksiri, au Maroc, dans une famille algérienne originaire d’Aït Yenni, Mahieddine Khalef a marqué le football algérien dès ses débuts. Joueur au KAC Kénitra, il rentre en Algérie en 1967 et rejoint la JS Kabylie (JSK). Son passage sur le banc de touche débute en 1972, dans un contexte délicat où la JSK luttait pour son maintien.

Avec la JS Kabylie, Mahieddine Khalef a contribué à écrire les plus belles pages du football algérien. En duo avec le Polonais Stefan Zywotko, il a remporté pas moins de 8 titres de champion d’Algérie entre 1977 et 1990, ainsi qu’une Coupe d’Algérie, une Ligue des Champions de la CAF (1981), une Supercoupe d’Afrique (1982) et la Coupe de la CAF avec Nasser Sandjak.

Mahieddine Khalef était bien plus qu’un entraîneur : il était un visionnaire, capable de tirer le meilleur de ses joueurs et d’instaurer une discipline qui allait hisser la JSK au sommet du football africain. Fort de ses succès en club, Khalef fut appelé à co-diriger l’équipe nationale algérienne à partir de 1979, en collaboration avec Rachid Mekhloufi. La victoire contre l’Allemagne de l’Ouest (2-1) reste l’un des moments les plus marquants de l’histoire du football algérien.

Suite à l’annonce de son décès, les hommages ont afflué de toutes parts. La Fédération algérienne de football (FAF) a exprimé sa « profonde tristesse », qualifiant Mahieddine Khalef de « pionnier » du football algérien. La JS Kabylie, le club qu’il a porté au sommet, a également réagi avec émotion. « Toute la grande famille de la JSK est touchée et profondément attristée par cette perte. Mahieddine Khalef laisse derrière lui un héritage immense. Il était non seulement le plus titré des entraîneurs algériens, avec 13 trophées à son actif, mais aussi une figure qui a incarné l’excellence et la résilience. Sa notoriété, intacte jusqu’à la fin de sa vie, témoigne de son rôle central dans l’histoire du football algérien.

Djamel Belmadi: Un Leader Charismatique

Dès le premier rassemblement, le sélectionneur tout juste nommé Djamel Belmadi s’évertue à trouver les mots, les siens, ceux des glorieux aînés dont il diffuse la parole, pour toucher les cœurs et les esprits de ses joueurs, empêtrés dans un marasme sportif depuis des années. Savent-ils seulement qu’ils sont les héritiers d’une destinée héroïque ? Leur coach a en tête un objectif non-négociable : leur faire embrasser des valeurs qui, souvent dans le foot, ne sont que du vent.

« La première semaine, il a aussi organisé une grande réunion pour comprendre ce qui n’allait pas, raconte l’attaquant Islam Slimani. Elle a duré quatre heures, tout le monde a dit tout ce qu’il avait sur le cœur, sans filtre.

Pendant sept heures, dans un hôtel parisien, Belmadi, son pouvoir de conviction et son projet déjà précis enchantent Zetchi. C’est gagné, presque dix ans après la fin de sa carrière de joueur, l’ancien capitaine des Verts, suffisamment armé par son expérience qatarienne, estime-t-il, touche à ce qu’il qualifie de « Graal ».

Pour y arriver, l’intransigeant Belmadi impose sa méthode : il fixe à son groupe un règlement intérieur et un cadre de vie - respect des horaires, interdiction d’emmener des proches aux rassemblements, cheveux teints fortement déconseillés… -, redistribue les cartes en prouvant que c’est le plus performant qui jouera, structure le domaine médical et la nutrition, augmente les doses de tactique.

‍« Depuis qu’il est là, on travaille beaucoup comment défendre, bien garder le bloc compact, constate le latéral gauche Bensebaini. Avec lui, si tu ne défends pas, tu ne joues pas ! Il a ramené de la rigueur et l’idée de se battre les uns pour les autres. Et le coach et son staff sont très forts dans l’analyse de l’adversaire.

Le nouveau sélectionneur, qui exige « du cœur et des jambes » et s’efforce d’appliquer un management intense et franc - « il dit souvent que beaucoup d’entraîneurs jouent un rôle et qu’ils finissent toujours par être démasqués par leurs joueurs » (Abdeslam Ouaddou) - change certains visages de l’effectif : Djamel Benlamri, Baghdad Bounedjah, Ismaël Bennacer ou Youcef Belaïli, prodige à la trajectoire chaotique, contrôlé positif à la cocaïne en 2015, qui avait disparu des radars, gagnent leur place de titulaire. Et Riyad Mahrez, star d’une équipe pleine de talents, voit son aura renforcée par le brassard de capitaine.

La relation entre le sélectionneur et lui, forte de leurs nombreux points communs (naissance en Ile-de-France, racines dans l’ouest algérien, profil de manieur de ballons...), est un cas d’école : confiance réciproque et échanges permanents mais devoir d’exemplarité. Quand, avant la Coupe d’Afrique, le Citizen se pointe devant le car en partance pour l’entraînement avec quelques secondes de retard, le car démarre sans lui et le banc de touche l’attend au match suivant. ‍« Et pourtant c’est le joueur dont je suis le plus proche », sourira le sélectionneur.

La route vers la CAN se dessine, parsemée de moments fondateurs. La victoire éclatante au Togo (4-1) en novembre 2018, alors que l’Algérie n’arrivait plus à gagner à l’extérieur depuis trois ans, point de départ de l’impressionnante série d’invincibilité. Le stage préparatoire au Qatar, en juin 2019, où Belmadi se prive de voir sa famille pour faire corps avec ses hommes.

Jamais menés au score en sept rencontres, les Fennecs termineront meilleure attaque et meilleure défense du tournoi, rouleau compresseur à l’assurance écrasante, capable de plier sans même trembler en finale contre le Sénégal (1-0). En racontant ces heures glorieuses qui ont enchanté une nation en mal de bonheur, Islam Slimani a encore les yeux qui brillent. « C’était magnifique ! Quand on est rentrés à Alger, ils étaient des millions à nous attendre, dans ce pays où les gens vivent pour le foot, c’était si beau. On était dans le car, on a mis huit heures à faire quelques kilomètres ! Il y avait des grand-mères, des enfants en larmes, c’est un truc qu’on ne peut pas acheter. »

‍Ces célébrations, Belmadi, qui met en avant les qualités d’« un groupe de joueurs extraordinaire - ce sont eux, les acteurs principaux », les as vécues sans exubérance, attaché à la préservation de son intimité, déjà tourné vers les défis à venir.

De février 2019 à février 2021, aux quatre coins du pays, des manifestations rassemblent des milliers d’Algériens clamant leur envie d’ouverture démocratique. « Entre la jeunesse qui défilait dans la rue et celle qui gagnait sur le terrain, il y a eu comme une forme de fusion, souligne l’historien du sport Stanislas Frenkiel, auteur du livre "Le football des immigrés, France-Algérie, l’histoire en partage". Deux mondes jeunes, connectés, pacifiques, s’exprimant devant les yeux du monde entier, c’était fort symboliquement. Par ses discours, Belmadi, incarnation pas si courante du binational qui réussit aussi bien en France qu’en Algérie, a accompagné le hirak.

Car les conférences de presse, qu’il éclabousse de son franc-parler, sont l’autre grand terrain d’expression de Belmadi. Tour à tour cinglant et sarcastique quand il s’en prend aux consultants sportifs de la télévision algérienne qu’il qualifie de « criminels de l’audiovisuel qui enfilent leur costume de mariage pour raconter des bêtises », fin stratège des guerres psychologiques quand il prédit à une journaliste sénégalaise quel onze le sélectionneur des Lions de la Teranga alignera en finale, révolté et véhément quand il critique le choix d’Andy Delort de mettre la sélection nationale entre parenthèses. Cash, toujours cash. Trop ?

Ministre du bonheur au visage souvent fermé, adepte du « avec moi ou contre moi » - « Si j’ai un défaut à lui trouver, c’est que Djamel pense toujours avoir raison », estime un éducateur qui a travaillé avec lui -, Belmadi semble animé du souci de vouloir toujours tout maîtriser.

En juin 2019, pour ne pas dévoiler le jeu de son équipe, le sélectionneur décida d’interdire la diffusion télévisée d’un match amical contre la sélection du Burundi.

Un destin dont nous partons chercher les racines à Mostaganem, « la ville des mimosas », havre de paix situé à 80 kilomètres à l’ouest de la frénésie d’Oran. Ici, une affiche publicitaire géante expose fièrement le visage du sélectionneur algérien. Ici, Belmadi est chez lui, bien plus encore qu’à Alger ou dans le reste d’un pays grand comme quatre fois la France.

C’est à Mostaganem, dans le quartier de Montplaisir, et dans le village voisin d’Aïn-Tedles, que la famille Belmadi a établi ses bases il y a des siècles. Le coach y revient souvent, disputer un tournoi avec ses amis d’enfance quelques jours après un match de l'Algérie, ou se balader comme un habitant lambda au volant de la modeste voiture familiale. En novembre 2019, devant une foule qui n’attendait que ça, l’entraîneur a présenté à Mostaganem le trophée de la Coupe d’Afrique des nations.

« Tout le monde lui courait après, se souvient Kaddour, son cousin germain. Quand il est rentré à la maison familiale, des centaines de supporters l’attendaient pour une photo, il n’a repoussé personne. »Tous ici décrivent un homme qui « n’aime ni la lumière ni l’ostentation, comme tous les Belmadi ».

Un proche raconte : « Un jeune garçon du quartier Montplaisir, qui souffrait d’un grave problème cardiovasculaire, avait besoin d’une coûteuse opération à l’étranger. Sans même qu’il n’ait été nécessaire de le démarcher, Djamel s’est proposé de financer les soins. Un homme politique local a voulu se saisir de l’opportunité pour se valoriser et s’afficher avec un gros chèque à côté de lui... Djamel a donc préféré ne pas venir.

A Aïn-Tedles, ribambelle d’oliviers, de figuiers et de vignobles se succédant dans un paysage proche de l’Oranie décrite par Camus, « nous avons toujours vécu comme faisant tous partie d’une seule et même famille », raconte Houari Derbouz, ami des Belmadi, qui liste avec fierté les valeurs de la région : le respect des ainés, la générosité, le sens de la justice, l’attachement profond aux préceptes religieux.

Ici, il est un nom qui revient souvent dans la bouche de ceux qui côtoient le sélectionneur et les siens : Abdallah Bentorki, oncle maternel du coach algérien, récemment disparu, qu’il fréquentait, enfant, tous les étés et considérait comme son grand-père. « Un phare tant pour Aïn-Tedles que pour Djamel », poursuit-il.

« Un homme difficile d’approche mais aux principes rares, plein de piété et de sens de l’honneur, complète un proche. Quand une dispute éclatait, il était le réconciliateur. Quand un mariage s’étiolait, il était l’apaiseur. Djamel lui ressemble un peu. Il n’est pas parmi les plus bavards mais il en impose d’un regard ou par sa seule présence.

Grâce au triomphe du sélectionneur des Fennecs, tous les Algériens placent désormais Aïn-Tedles sur une carte. « Le président de la République a parlé de notre ville grâce à lui, tu te rends compte ! En novembre, des gens de Tamanrasset, à 2000 kilomètres, sont venus passer une nuit à l’hôtel ici juste parce qu’une rumeur disait que Djamel était là ! N’ayant trouvé que son père, ils lui ont laissé un cadeau à remettre à son fils et un autre pour sa famille », narre Kaddour, qui se souvient avec nostalgie des matches que Djamel jouait toujours à fond, dans leur jeunesse, lors des étés qu'il passait en Algérie.

« Quand il est passé pro, on ne voulait pas mettre le pied de peur de le blesser. Longtemps, le footballeur a pu venir se ressourcer à Mostaganem dans un relatif anonymat, entre promenades sur le front de mer du port de la Salamandre et baignades dans les criques environnantes. Désormais, une sortie en dehors de Montplaisir et c’est la cohue assurée.

Son image publique est devenue si puissante qu’elle donne parfois lieu à des demandes cocasses : « Il a une telle aura qu’un jeune homme lui a même transmis sa demande de logement social, sait-on jamais ! », rigole un voisin.

« Par ce qu’il a accompli en tant que sélectionneur, Djamel a su unifier les Algériens, qui en retour lui donnent beaucoup d’affection », conclut Houari Derbouz.

Vladimir Petkovic: Le Défi Actuel

Vladimir Petkovic est à la tête de la sélection algérienne depuis septembre 2024. Même s’il bénéficie d’une certaine mansuétude des médias, le sélectionneur Vladimir Petkovic joue gros sur cette CAN.

Après leur succès contre le Soudan en ouverture (3-0), les Fennecs affrontent le Burkina Faso ce dimanche (18h30).

“CONFÉRENCE”-L’ÉQUIPE ALGÉRIENNE DU FLN (1958-1962)🇫🇷⚽🇩🇿,À LA MAISON NATALE CHARLES DE GAULLE(LILLE)

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