Laurent Bonadei : Parcours et Ambitions de l'Entraîneur de l'Équipe de France Féminine de Volley

Laurent Bonadei est une figure montante dans le monde du volley-ball français. Arrivé en octobre après avoir été l’adjoint d’Hervé Renard pendant un an et demi, il a rapidement pris les rênes de l'équipe de France féminine. Son approche et ses choix ont suscité l'attention, notamment lors de ses premières convocations et entretiens avec les joueuses.

Avec ces non-convocations, « le projet de jeu ne va pas changer », a assuré Laurent Bonadei.

Il a expliqué aux 24 joueuses convoquées « ses choix forts » de se tourner vers l’avenir lundi lors d’une réunion puis il s’est entretenu avec elles en « entretiens individuels », a-t-il détaillé. « Je tenais à faire en sorte qu’elles soient rassurées », a-t-il insisté.

Un Parcours Inspirant : L'Histoire d'Hélène Rousseaux-Feray

Pour illustrer le parcours exceptionnel des athlètes de haut niveau, prenons l'exemple d'Hélène Rousseaux-Feray, une joueuse dont la carrière est riche en expériences et en succès.

Quand on s’appelle Hélène Rousseaux et qu’on a fait les beaux jours de Rzeszow, Busto-Arsizio, Besiktas Istanbul, qu’on a été draftée pour figurer parmi les six étrangères du très lucratif championnat coréen (en 2020/2021), on est en droit de prétendre retourner en Italie ou rester en Turquie. Au lieu de cela, Hélène Rousseaux-Feray a choisi Mulhouse.

« Je me suis mariée en juillet 2021 à Faruk - Feray Dzankovic, Serbe d’origine et naturalisé turc qui fut son coach à Nilüfer Belediyespor en Turquie en 2019 - et pendant notre première année de mariage on ne s’est pas vu. Cette dernière saison a été horrible mentalement... Il n’était pas question de la répéter »,raconte la néo-Mulhousienne.

« Et moi, je veux à nouveau gagner un titre. Passé les 31 ans, les occasions vont être de plus en plus rares… C’est la saison ou jamais ! », avoue Hélène Rousseaux-Ferayqui a raté de peu les trophées italiens et polonais avec Modène et Rzeszow.

C’est sous les couleurs du Volero Zurich qu’Hélène Rousseaux entame son palmarès avec les doublés coupe-championnat de Suisse en 2010 et 2011.

Et, deux ans plus tard, après avoir remporté la Coupe de la CEV avec Muszyna, elle réussit le coup d’éclat avec la sélection nationale belge en prenant une part active pour remporter la médaille de bronze de l’Euro 2013 aux dépens de la Serbie championne d’Europe en titre.

« Nous étions sans ambition particulière à cet Euro, se souvient Hélène Rousseaux-Feray. Avec une équipe encore relativement jeune, nous avions pour seule envie de grandir à la fois individuellement et collectivement ».

Pour un pays qui n’a atteint qu’une seule fois le top 10 européen durant les vingt années précédentes (7e en 2007), l’exploit est retentissant.

« Pourtant, j’étais partagée entre deux sentiments, poursuit la Belge. Une relation tendue, toujours d’actualité, puisque Gert Vande Broek a été confirmé à son poste malgré les retraites anticipées de quelques piliers dont Van de Vyver, Aelbrecht, Courtois et Rousseaux et les accusations d’harcèlement moral qui pèsent sur lui.

« Même l’année où j’ai été sacrée meilleure attaquante en Pologne et MVP de la finale, je n’étais pas assez bonne pour lui, poursuit Hélène Rousseaux. Il prenait un malin plaisir à écraser les filles susceptibles de lui résister. Mais, je suis ok avec ça aujourd’hui.

Chez les Rousseaux dont le palmarès sportif n’est plus à vanter, entre le père qui a connu son heure de gloire avec Knack Roeselare et l’équipe de Belgique (247 sélections), vainqueur de la Golden Cup avec l’équipe de France féminine dont il est l’entraîneur, et le frère Tomas actuellement à Katowice qui évolue en Pologne depuis 2017, Hélène Rousseaux-Feray ne dépareille pas.

« Je n’ai pas d’explication concernant cette forme de réussite familiale si ce n’est qu’il y a mon père au point de départ, commente cette dernière. Pour mon frère, il a été présent beaucoup plus longtemps puisqu’il a été son coach au KnackRoeselare. Moi, j’ai surtout fait l’école de mouvement avec lui dans mes plus jeunes années avant d’aller à l’institut fédéral.

Aujourd’hui, quand on se retrouve en famille, on évite de parler volley. Sauf cette année… D’habitude, je ne lui demande pas où aller. Mais là, son avis s’imposait. Depuis qu’il est l’entraîneur de l’équipe de France féminine, il estbien placé pour me donner des renseignements sur Mulhouse.

Les Préférences d'Hélène Rousseaux-Feray

  • Cryothérapie ou sauna ? Jeux Olympiques ou championnats du monde ?JO sans hésiter tout en sachant que je ne ferai ni les uns ni les autres. Mais c’est quelque chose que j’accepte aujourd’hui sans regret.
  • Mer ou montagne ? Turquie ou Belgique ? Pour le job la Belgique et pour la retraite la Turquie.
  • Bière ou vin ? Je ne suis pas très bière ce qui est un sacrilège pour une Belge.
  • Moules-frites ou Kebab ? Cuisine turque sans hésiter.
  • Ballons Molten ou Mikasa ?

Le Rôle Crucial des Encadrants : Emmanuel Fouchet et Jean-Yves Vandewalle

Le succès d'une équipe ne repose pas uniquement sur l'entraîneur principal et les joueurs. Des figures comme Emmanuel Fouchet et Jean-Yves Vandewalle jouent également un rôle essentiel.

Emmanuel Fouchet : Manager et Développeur

Entraîneur des équipes seniors du Volley club concarnois, Emmanuel Fouchet est aussi le manager de l’équipe de France féminine de volley, depuis 2018. Bonne pioche pour Concarneau !

Emmanuel Fouchet a pour objectif le développement de l’école de volley du VCC. Il entraîne en outre les équipes seniors masculines (PN) et féminine (Région).

« Le VCC m’a accueilli quand je n’avais plus de club. Je lui en suis reconnaissant », soulignait, lundi, Emmanuel Fouchet. « Mon moteur premier est la passion, peu importe le public. J’étais content de retrouver un terrain d’expression ».

En 2017, le VCC lui confie ses M13 et M15, alors qu’il entraînait depuis huit ans des équipes professionnelles. Un retour aux sources qui ne contrarie ni l’ancien éducateur, ni le professeur d’EPS en disponibilité.

C’est à Évreux (27) qu’Emmanuel Fouchet a été formé au volley. Un sport qu’il découvre sur le tard, à l’âge de 14 ans, après avoir pratiqué l’athlétisme. Joueur et entraîneur à la fois, il devient un taulier de l’Évreux Volley-ball.

En 2011, et durant quatre ans, il encadrera les joueuses pros de la Ligue A. « Nous avons participé à la Coupe d’Europe, deux années durant », confie-t-il. « Il m’en reste de formidables souvenirs ».

En 2014, Emmanuel Fouchet quitte la Normandie pour la Bretagne. Sa mission ? Aider l’équipe féminine élite de Quimper Volley à accéder à la Ligue A. Défi tenu en deux ans de labeur.

« Aujourd’hui, mon objectif est de développer le vivier des jeunes du VCC. Avec une trentaine d’enfants, l’école fonctionne bien ».

Depuis 2018, manager de l’équipe de France féminine, c’est lui qui se charge de leur vie quotidienne.

Jean-Yves Vandewalle : L'Ostéopathe au Service des Bleus

Jean-Yves Vandewalle, ostéopathe de formation, a intégré le staff de l'équipe de France en août 2012. Son rôle est crucial pour la préparation physique et la récupération des athlètes.

Fonction: Ostéopathe

Date de naissance: 20 novembre 1965 (59 ANS)

Kinésithérapeute de formation, diplômé en 1988 à Berck-sur-Mer, Jean-Yves Vandewalle s'est spécialisé dans le domaine de l'ostépathie depuis 1997. Il exerce en tant que libéral sur la Côte-d’Opale et en tant qu'enseignant dans les écoles de kinésithérapie, à Lille et à Berck-sur-Mer.

Après avoir collaboré avec de nombreux sportifs issus de disciplines différentes, il a intégré le staff de l'équipe de France en août 2012, au début du mandat de Didier Deschamps.

Palmarès

  • Coupe du monde 2018 Russie
  • Ligue des Nations de l'UEFA 2021
  • Finaliste de la Coupe du monde 2022

Le saviez-vous ?

  • Jean-Yves Vandewalle est-il sportif ? Oui. Il a pratiqué plusieurs disciplines. Le foot, quand il était enfant, à Ardres, mais aussi le rugby et la boxe.
  • Pourquoi Jean-Yves Vandewalle est souvent avec les gardiens lors des entraînements ? C'est une habitude prise depuis ses débuts chez les Bleus. A la demande du Dr Le Gall, Jean-Yves Vandewalle est toujours posté près de Franck Raviot lors des séances d’entraînement des gardiens. Il est chargé d'intervenir en cas de blessure.
  • Pourquoi Jean-Yves Vandewalle ne prend jamais place sur le banc de touche ? Il s'est assis une seule fois sur le banc : pour France - Côte-d'Ivoire (0-0, le 15 novembre 2016), le match ayant lieu à Lens, dans sa région.
  • Jen-Yves Vandewalle est chargé de l’analyse médicale vidéo pendant les matches. Du haut de la tribune, il fournit une première évaluation de la blessure au Dr Le Gall, lui précise les causes.
  • En tant qu'ostéopathe, Jean-Yves Vandewalle ne travaille-t-il qu'avec ses mains ? Non. Il utilise aussi des crochets pour aller chercher des muscles inaccessibles à la main. Il a mis au point deux techniques tissulaires pour travailler sur les muscles : l'inhibition fusoriale et la libération intertissulaire passive.
  • Dans quels autres clubs Jean-Yves Vandewalle a-t-il exercé ? Il a suivi le pôle France gymnastique à Calais en 1999 et la préparation de l’ensemble France pour les Jeux Olympiques 2000 à Sidney. Il s'est également occupé des basketteurs de Gravelines (pro A de 1999 à 2006), a exercé dans le volley et le basket féminin (COB Calais, Ligue 1). Il a également été l'ostéopathe des footballeurs de Boulogne-sur-Mer, en 2011 alors que le club évoluait en Ligue 2.

Parcours en bleu

Équipe de France du 13 août 2012 à Aujourd'hui

Jérôme Piquet, MK du Sport à Tours assure avec une formation pour le staff de l’équipe de France de Volley Ball soutenue par Elite Médicale avec le HCR 1002 Human Tecar et EMS Swiss Dolorclast et son onde de choc focale le PiezoClast.

En période de préparation pour l’Euro Volley, les joueurs ont un emploi du temps chargé. Remettre le corps à l ‘équilibre, le plus vite possible en utilisant l’accélération des flux circulatoires, c’est la force de Human Tecar. Sa précision extrême de la gestion de la température, sa puissance sont capitales pour être efficace le plus rapidement possible.

Les Récentes Performances de l'Équipe de France Féminine

L'équipe de France féminine a récemment démontré sa force et sa cohésion lors de plusieurs matchs, notamment contre la Géorgie.

Et un, et deux, et trois 3-0. Comme face au Danemark et au Portugal la semaine passée, l’équipe de France féminine a dominé la Géorgie sans perdre un set (3-0), ce mercredi soir, à Belfort.

Cela n’a pas empêché les Bleues, après un bon début de partie (3-0), de quelque peu déjouer durant cette entame de match, où ce sont les Géorgiennes, regonflées à bloc après leur victoire au Danemark, et sans complexe, qui ont fait la course en tête (5-8 puis 10-12 et 15-19).

Dos au mur, les Tricolores, comme elles l’avaient fait dimanche dernier, ont réussi à accélérer pour se tirer d’un mauvais pas dans ce premier set, en égalisant sur de belles attaques d’Alexandra Dascalu et Juliette Fidon (19-19), avant de passer devant sur un gros bloc de Christina Bauer (21-19).

Le deuxième acte sera assez similaire dans son déroulement, avec des Françaises devant au score (7-3), mais qui seront encore menées (11-14) avant de passer la vitesse supérieure. Cette fois c’est au service que les Bleues ont haussé le ton, avec de belles séries pour Pauline Martin (11 points dont 5 aces) et Alexandra Dascalu (20-17) avant que ce soit encore Juliette Fidon, en bonne capitaine, qui apporte le dernier point du set… sur un ace (25-22).

Dans la troisième manche, les Bleues n’ont cette fois laissé aucun espoir aux Géorgiennes, en se détachant au milieu du set (10-5 puis 18-11) pour finir sur un 25-13 qui a régalé le public de Belfort, heureux de communier avec ses joueuses dans un beau "clapping".

Emile Rousseaux et ses joueuses retrouveront cette salle début janvier avec la réception du Portugal. Si tout se passe bien, les Bleues seront déjà qualifiées pour l’Euro 2019, ce qui pourrait être officiel dès cette semaine.

Emile Rousseaux, entraîneur de l’équipe de France: "Si on m’avait dit qu’on gagnerait trois fois 3-0 contre ces trois adversaires, je ne l’aurais pas cru. Après cette période de vache maigre, ce que nous avons fait jusqu’ici est au-delà de toute attente. Mais on a montré aussi notre fragilité. Heureusement que j’ai plusieurs filles qui ont un service canon. Aujourd’hui, on a pu être moyen dans les autres secteurs du jeu, c’était un match très moyen dans l’ensemble. Mais on a assuré l’essentiel avec le service. On a montré deux visages depuis le début, qu’on pouvait faire de belles choses, comme au Portugal, mais qu’on était aussi trop instable, trop fragile à certains moments. Il n’y a rien d’étonnant. Il faut laisser le temps aux filles de grandir. La qualification est proche ? Je suis quelqu’un de très rationnel.

Juliette Fidon, capitaine de l’équipe de France et meilleure marqueuse du match (12 pts): "Un bilan parfait ? Je ne dirais pas que c'est parfait, mais c’est sûr que c'est bien. Il y a encore plein de choses à travailler, des petites choses à revoir, mais c’est très bien de gagner à chaque fois en trois sets, de ne pas passer trop de temps sur le terrain, parce que mine de rien les matchs s’enchaînent et les déplacements aussi. Quand on est menées au score, contre ces équipes-là, on voit qu’on a une petite marge et qu’il faut rester sérieuses. On se répète toujours qu’il ne faut pas lâcher, qu’il faut continuer à jouer avec les meilleures intentions. Dans le money-time, on a su faire la différence à chaque fois. Le public ?

tags: #entraineur #equipe #de #france #feminine #volley