Le rôle d'entraîneur de l'équipe nationale de soccer du Canada est crucial pour le développement et le succès du sport au pays. Cette position implique non seulement la gestion de l'équipe sur le terrain, mais aussi une vision stratégique pour l'avenir du soccer canadien.
Le 6 mai 2017 restera à jamais gravé dans l’histoire du soccer canadien. Lors de l’assemblée annuelle des membres de la fédération canadienne (Canada Soccer), la création d’une ligue de soccer professionnelle a été approuvée unanimement, elle portera le nom de Première Ligue Canadienne (CPL ou CanPL pour Canadian Premier League en anglais).
Historique du soccer professionnel au Canada
Aux abonnés absents depuis la disparition de la Canadian Soccer League en 1992, le soccer professionnel canadien se donne enfin un second souffle, même si les questions demeurent :
- La CanPL peut-elle survivre au Canada ?
- Pourra-t-elle faire face à la MLS ?
- Quelles villes seront représentées ?
- Quels sont les objectifs de la CanPL ?
Apparu au début du XIXème au Canada, le soccer commence à se structurer en 1877 en fondant sa première compétition à laquelle participent principalement des équipes collégiales ontariennes. Ce n’est qu’en 1926 que la ligue acquiert le statut de ligue professionnelle et se donne le nom de National Soccer League (NSL). Cette ligue permet de voir des équipes du Québec affronter des équipes de l’Ontario (Montréal Carsteel, Montréal Maroons, Québec Selects, Toronto Ulster United, Hamilton Westinghouse…). Dans ces années-là, la durée de vie des clubs est très courte et plusieurs ne parviennent pas à survivre plus d’un an.
Fondée en 1961, la ECPSL attire des foules de plus de 10 000 spectateurs avant de rejoindre les rangs de la NSL en 1967 afin de donner une seconde vie à la seule ligue professionnelle du pays. Le premier gros tournant du soccer canadien survient lors de la création de la North American Soccer League (NASL) en 1968. Cette ligue regroupe des clubs des États-Unis et du Canada et permet aux joueurs professionnels canadiens d’évoluer parmi les stars internationales que la ligue attire (Pélé, Beckenbauer, Carlos Alberto, Cruyff, Gerd Müller, George Best…).
L’émergence de la NASL fait de l’ombre à la National Soccer League qui continue malgré tout d’exister malgré la fuite des meilleurs talents canadiens vers la plus lucrative et prestigieuse NASL. En 1985, la NASL rend l’âme et le Canada décide alors de prendre le taureau par les cornes en fondant, en 1987, une nouvelle ligue de soccer professionnel. Durant sa brève histoire, la Canadian Soccer League (CSL) a regroupé des clubs de six provinces canadiennes (Québec, Ontario, Alberta, Colombie Britannique, Manitoba et Nouvelle Écosse), mais n’a pas réussi à générer assez de fonds afin de pouvoir rester à flot. Le rêve de l’Association Canadienne de Soccer (Canada Soccer) ainsi que celui de la Canadian Soccer League prend fin en 1992.
Reléguée au rang de ligue semi-professionnelle avec des clubs uniquement en Ontario, la National Soccer League change de nom à plusieurs reprises au fil des ans et prend finalement le nom de Canadian Soccer League en 2006 en hommage à la ligue défunte. Canada Soccer ne baisse tout de même pas les bras et continue de travailler afin de promouvoir le soccer au pays. Alors que certains nouveaux clubs canadiens rejoignent la MLS, la NASL (version 2 disparue en 2017), la PDL ou l’USL (ligues comportant des clubs des États-Unis et du Canada), Canada Soccer se contente de ses ligues semi-professionnelles : la Canadian Soccer League, la League 1 Ontario et la Première Ligue de Soccer du Québec.
Afin de ne pas tomber à nouveau dans le pétrin financièrement, le commissaire de la CanPL David Clanachan annonce le 28 mars 2018 la création d’une nouvelle entité appelée la Canadian Soccer Business (CSB). Le CSB aura pour mission de gérer les partenariats corporatifs (naming des anciens et nouveaux stades, droits TV, actifs commerciaux…) de Canada Soccer incluant ceux des équipes nationales masculines et féminines, de la CanPL, et du championnat canadien (Voyageurs Cup équivalent de la Coupe de France ou de la FA Cup en Angleterre) sur une durée de dix ans. La centralisation de l’aspect économique du soccer canadien devrait permettre une certaine équité à travers la ligue ainsi qu’une vision commune de tous les clubs participants à l’aventure.
La CanPL est-elle un sérieux rival de la MLS (Major League Soccer, division 1 des États-Unis) ou de l’USL (United Soccer League, division 2 des États-Unis)? Pas à court terme. Le but principal de la CanPL est de développer les jeunes joueurs canadiens et leur donner la chance d’évoluer au sein d’une ligue professionnelle. Présentement, ces jeunes joueurs canadiens sont obligés d’immigrer s’ils ne trouvent pas preneurs en MLS ou en USL quand ils finissent leur formation au sein d’une académie ou au sein d’un club semi-professionnel (exemple : Samuel Piette). La Première Ligue canadienne sera là pour les accueillir et leur permettre de continuer leur progression. La CanPL est loin d’avoir les moyens de rivaliser avec ces deux ligues établies depuis quelques années déjà (2010 pour la USL et 1996 pour la MLS).
De plus, les trois clubs canadiens en MLS (Impact de Montréal, Whitecaps de Vancouver et Toronto FC) ont essuyé le refus catégorique de la CanPL concernant la possibilité de voir leurs clubs réserve au sein du championnat local. Sept clubs ont été officialisés par Canada Soccer comme étant les clubs fondateurs de la CanPL. Tous, excepté le FC Edmonton (ancien pensionnaire de la défunte NASL), ont été nouvellement créés. Ce nombre pourrait augmenter d’ici le début de la saison 2019.
Suite à l’annonce du Fury, le commissaire David Clanachan a annoncé être en discussions avec plusieurs groupes intéressés par un club dès 2019 mais que la ligue pourra tout de même débuter avec sept clubs pour sa première saison. La CanPL espère aussi pouvoir s’implanter dans toutes les autres provinces du pays dans les années futures afin de donner une chance à tous les canadiens d’évoluer au sein d’une ligue professionnelle.
Clubs fondateurs de la CanPL
Qui sont-ils ?
- Pacific FC: Fondé le 5 mai 2018, le Pacific FC a pour particularité d’avoir deux ex-internationaux canadiens au sein de son administration; Josh Simpson (Président) et Rob Friend (CEO). Simpson n’a pas tardé à sortir son carnet d’adresses et a réussi à engager l’ex-international danois Michael Silberbauer comme premier Entraîneur de l’histoire du club (Silberbauer et Simpson ont joué ensemble sous les couleurs du club suisse des Young Boys de Berne).
- Cavalry FC: Fondé le 5 mai 2018, le Cavalry FC représentera la quatrième plus grande ville du Canada, Calgary. Tommy Wheeldon Jr. agira comme directeur général et Entraîneur de l’équipe première du club. Wheeldon a été joueur professionnel en Angleterre avant d’embrasser la carrière d’Entraîneur. Il a été assistant Entraîneur de l’équipe nationale canadienne des moins de 17 ans pendant deux ans avant de prendre les rênes des Calgary Foothills qui évoluent en PDL (Premier Development League). Pour sa dernière année à la barre des Foothills, son club remporte le championnat de la PDL le 4 août 2018.
- Edmonton FC: Fondé le 10 novembre 2009, Edmonton FC a vécu des hauts et des bas ces dernières années. Forcé de mettre la clé sous la porte après la dissolution (temporaire ?) de la NASL en 2017, le club albertain s’est remobilisé grâce à ses supporters et a rejoint la CanPL. ‘The Eddies’ (surnom du club) seront vraisemblablement une force au sein de la CanPL dès 2019 et seront entrainés par leur ex-Entraîneur assistant Jeff Paulus. Les rencontres du club se joueront au Clarke Stadium qui pourra accueillir 7 000 spectateurs dès 2019 (4 200 présentement).
- Valour FC: Fondé le 6 mai 2017, le Valour FC est un des deux premiers clubs à voir son nom associé à la CanPL. Le club appartient au club de football américain des Blue Bombers de Winnipeg qui a nommé un de ses anciens joueurs Wade Miller comme président et CEO. Miller est un entrepreneur reconnu pour son innovation dans le monde des affaires et devra trouver la bonne formule afin de gérer au mieux son club de soccer.
- Forge FC: Fondé le 6 mai 2017, le Forge FC est le deuxième club à avoir été associé à la CanPL. Appartenant (entre autres) au même propriétaire que celui du club de football américain des Tiger-Cats de Hamilton, le club tarde à officialiser son nouvel entraîneur. ‘The Hammers’ (surnom du club) joueront leurs matchs au Tim Hortons Field qui peut recevoir jusqu’à 40 000 supporters pour les occasions spéciales (un peu plus de 23 000 en temps normal). Malgré l’incertitude autour du club, l’engouement des supporters de Hamilton est incroyable.
- York 9 FC: Fondé le 5 mai 2018, le nom de York 9 FC donne son importance aux neuf municipalités de la région de York. Le propriétaire du club Carlo Baldassarra est né en Italie et a émigré au Canada à l’âge de 19 ans. Bien évidemment passionné de soccer, Baldassarra s’est bien entouré en nommant Preben Ganzhorn (ex Toronto FC) comme président et l’ex-international canadien Jim Brennan comme entraîneur du club et vice-président du club.
- HFX Wanderers FC: Fondé le 5 mai 2018, le HFX Wanderers FC représentera la Nouvelle-Écosse au sein de la CanPL. Propriétaire du club, l’ancien joueur de football américain Derek Martin a frappé fort en nommant Stephen Hart comme entraîneur de son équipe première. L’entraîneur trinidadien reprend du service au Canada après avoir été à la tête de l’équipe nationale canadienne de 2009 à 2012.
Lors de sa nomination au poste d’Entraîneur des Wanderers de Halifax, Stephen Hart a mentionné par inadvertance l’adhésion future du Fury d’Ottawa à la ligue (en USL depuis seulement un an, 2ème division des États-Unis). ⚽️We share the CPL’s objective of providing Canadian pros a chance to play professionally in North America and we wish the league nothing but the best in the future. ??
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Le scandale de Bev Priestman aux Jeux Olympiques de Paris 2024
Le Canada, futur adversaire de la France (dimanche à 21 heures), a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir suspendu sa sélectionneuse. Bev Priestman a été exclue après une affaire d'espionnage par drone de deux entraînements de la Nouvelle-Zélande.
« Au cours des dernières 24 heures, des informations supplémentaires ont été portées à notre attention concernant l'utilisation de drones contre des adversaires, avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, précise un communiqué. Canada Soccer a pris la décision de suspendre l'entraîneur principal de l'équipe nationale féminine, Bev Priestman, pour le reste des Jeux Olympiques de Paris 2024 et jusqu'à la fin de l'enquête externe indépendante ».
Mercredi, un superviseur des sites olympiques d'entraînement de Saint-Étienne avait signalé la présence d'un drone non autorisé au-dessus des Néo-Zélandaises pendant leur entraînement. La police avait identifié et interpellé un membre du staff canadien aux manettes, finalement condamné à huit mois de prison avec sursis.
La FIFA a ouvert une procédure contre l'équipe et la sélectionneuse, qui s'est retirée d'elle-même de la rencontre face à la Nouvelle-Zélande, finalement remportée 2-1. Elle a été remplacée par son adjoint Andy Spence, qui officiera jusqu'à la fin de la compétition.
« Nous ne sommes pas des tricheuses, a clamé la défenseuse Vanessa Gilles après la victoire. Honnêtement cela n'a pas été facile. Il y a eu beaucoup d'émotion, de frustration et d'humiliation car en tant que joueuse, cela ne reflète pas nos valeurs et ce que nous voulons représenter en tant que compétitrice aux JO. Les Jeux, c'est la représentation du fair-play. Comme Canadienne, ce ne sont pas nos valeurs, notre pays. », a poursuivi la joueuse qui évolue à l'OL.
La sélectionneuse du Canada, Bev Priestman, a été définitivement écartée de son poste après le scandale survenu lors des Jeux olympiques de Paris. Bev Priestman a été définitivement écartée de son poste de sélectionneuse de l’équipe du Canada. Bev Priestman a été définitivement écartée de son poste de sélectionneuse de l’équipe du Canada.
« Les trois personnes actuellement suspendues par la Fifa ne reviendront pas. LIRE AUSSI. France - Israël.
Le Canada avait gagné le match contre la Nouvelle-Zélande, mais s’était vu sanctionné d’un retrait de six points pour tricherie.
Cet incident met en lumière les pressions et les enjeux éthiques auxquels sont confrontés les entraîneurs d'équipes nationales, ainsi que les conséquences sévères en cas de transgression des règles.

Liste des joueurs de l'équipe du Canada pour la Coupe du monde 2022
Le groupe des 26 :
- Gardiens: Milan Borjan, James Pantemis, Dayne St. Clair.
- Défenseurs: Samuel Adekugbe, Joel Waterman, Alistair Johnston, Richie Laryea, Kamal Miller, Steven Vitoria, Derek Cornelius.
- Milieux de terrain: Liam Fraser, Ismaël Koné, Mark-Anthony Kaye, David Wotherspoon, Jonathan Osorio, Atiba Hutchinson, Stephen Eustaquio, Samuel Piette.
- Attaquants: Liam Millar, Lucas Cavallini, Iké Ugbo, Tajon Buchanan, Jonathan David, Cyle Larin, Alphonso Davies, Junior Hoilett.
Mieux vaut Qatar que jamais. Trente-six ans après, le Canada revient. Les Rouges se sont qualifiés pour la deuxième Coupe du monde de leur histoire, après une incursion lors du Mondial 1986 au Mexique. Auteurs d’une phase de qualifications aboutie, les coéquipiers de Jonathan David débarquent à Doha forts d’une progression constante.
John Herdman : Un sélectionneur globe-trotteur
Le sélectionneur : John Herdman, 47 ans. Anglais, globe-trotteur, il a fait ses gammes en 2011 sur le banc de l’équipe féminine du Canada, auréolées de deux médailles de bronze olympiques (en 2012 et 2016). Le Britannique fait la bascule en 2018. Désormais aux manettes de l’équipe masculine canadienne, Herdman la transforme en équipe compétitive. Celui qui avait précédemment présidé au destin des Néo-Zélandaises aborde le Qatar comme un plongeon dans le grand bain : « bâtir les fondations » afin d’arriver au Mondial 2026 - que le Canada hébergera avec le Mexique et les Etats-Unis - en étant « plus compétitifs et efficaces ».
Note de synthèse du cabinet Le Monde
- Les points forts : pendant des années, lorsqu’il était question de la suprématie footballistique en Amérique du Nord et centrale, on ne parlait que du Mexique et des Etats-Unis. Le Canada a déboulé dans l’équation, et terminé les qualifications de la confédération en tête, porté par les jeunes étoiles Alphonso Davies (Bayern Munich), Jonathan David (Lille) ou Tajon Buchanan (Bruges). Portés par une génération montante décidée à imposer le football au pays du hockey, les Canadiens ne manquent pas d’arguments pour briller au Mondial.
- Les points faibles : sans expérience à ce niveau de la compétition, les Canucks débarquent à Doha dans l’inconnu. Au sein d’un groupe relevé (avec la Belgique, le Maroc et la Croatie), parviendront-ils à rééditer leurs performances continentales sur la scène mondiale ? Et, surtout, devront-ils faire sans leur star du Bayern Munich, Alphonso Davies ? Victime d’une déchirure musculaire à la cuisse à moins de deux semaines du coup d’envoi du Mondial, le très offensif piston gauche n’est pas assuré d’être complètement remis.
La note du cabinet (sur 5) : 3
Opposés à la Belgique, demi-finaliste du dernier Mondial, à la Croatie, finaliste en 2018, et au Maroc pour leurs débuts dans la compétition, les Canadiens ne doivent pas manquer leur entrée en lice. Mais si elle passe l’écueil de la phase de groupe, la sélection des Canucks a une bonne tête de surprise du Mondial.
Gardez un œil sur lui Jonathan David ne souhaite rien moins que d’« aider à changer ce qu’est le football pour les Canadiens ». A 22 ans, celui qui fait partie des meilleurs buteur de la Ligue 1 cette saison (9 buts en quinze journées) a de grandes ambitions. Fer de lance de l’attaque des Canucks, Iceman - son surnom, en lien avec son sang-froid - voit dans la Coupe du monde « une incroyable opportunité » de placer son pays sur la carte mondiale du football.
Arrivé au Canada à l’âge de 6 ans, en provenance de New York, où ses parents, Haïtiens, étaient installés, David aurait pu, comme de nombreux partenaires en équipe nationale, défendre les couleurs d’un autre pays. « On a tous choisi de jouer pour le Canada, on sait qu’on peut faire quelque chose de spécial ensemble, ça nous rassemble », a relaté cet attaquant complet, qui a grandi dans la banlieue d’Ottawa - où jouer au football est tout sauf une coutume locale.
Figurez-vous Arsène… que les Canadiens se sont illustrés en juin, non pas sur le terrain, mais en refusant d’y apparaître. Ils ne se sont pas opposés à descendre du bus, mais les partenaires d’Alphonso Davies ont fait grève, forçant leur fédération à annuler un match amical contre le Panama. Leurs griefs ? Le partage des primes versées par la FIFA, l’absence de transparence de l’Association canadienne de soccer (ACS) et l’exigence de « conditions équitables avec l’équipe nationale féminine ».
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