Ce lundi, la cité biterroise commémore les trente ans de la disparition d'Armand Vaquerin. Le pilier gauche reste un des symboles du Grand Béziers, une équipe en avance sur son temps qui a largement dominé le rugby français entre 1971 et 1984.
En 1971, Béziers n'est pas encore le Grand Béziers. Créé en 1911, le club a alors vécu sa période la plus faste au début des années 1960. L'ASB est malheureux finaliste en 1960, 1962 et 1964. Vainqueur du championnat en 1961 en restant invaincu toute la saison.
Retour en 1971. Raoul Barrière s'est appuyé sur une majorité de joueurs qu'il a déjà conduits au titre de champion de France Junior Reichel en 1968. Après avoir écarté le Stade poitevin, Dijon, le Stade bagnérais et Agen en phase finale, les Rouge et Bleu croiseront, en finale, Toulon. Ce match restera dans les mémoires avec les côtes cassées d'André Herrero, la cravate sur Jack Cantoni en pleine relance folle qui amène l'essai de René Séguier. Les Biterrois l'emportent au Parc Lescure de Bordeaux, 15-9 après prolongation.
Pilier gauche de l'équipe championne en 1961 et membre de l'équipe de France partie en Afrique du Sud pour la mythique tournée de 1958, Raoul Barrière a commencé, donc, par entraîner les jeunes à l'ASB. En 1968, le prof de sport a pris en main l'équipe première. Il est devenu l'architecte du Grand Béziers. Précurseur, visionnaire, il changera à tout jamais l'histoire de Béziers, créant une armada avec beaucoup de joueurs du cru. C'était lui qui a fait des avants les premiers attaquants.
C'était aussi lui qui leur a demandé de faire des passes après contact, stratégie payante tant les Vaquerin ou Estève étaient des formidables joueurs de ballon. Au-delà du terrain, Raoul Barrière était un éducateur mais aussi en recherche permanente de nouvelles méthodes pour améliorer les performances de ses joueurs. Il est le premier à avoir introduit les entraînements quotidiens, les tests sanguins, les votes à bulletins secrets ou la sophrologie.
Longtemps, le Sorcier de Sauclières et son équipe ont été critiqués et haïs pour leur différence. Mais force est de constater, quarante-cinq ans après le départ de l'entraîneur, que les Biterrois ont toujours plusieurs records, dont certains ne seront jamais battus.
Voici quelques records impressionnants du Grand Béziers:
- Du 1er septembre 1970 au 18 février 1973, soit deux ans, 4 mois et 17 jours, Béziers a signé un record d'invincibilité, toutes compétitions confondues.
- Lors de la saison 1978, Béziers a marqué 124 essais soit 6,52 essais par match.
- Béziers a terminé cinq saisons invaincu en championnat : 1961, 1971, 1972, 1975, 1978. C'est d'ailleurs un record de France tous sports collectifs confondus.
- Trois saisons, en 1972, 1975 et 1977, l'ASB a fait le grand chelem, remportant toutes les compétitions dans laquelle elle était engagée : le Bouclier d'automne, le Challenge Jules-Cadenat, le Challenge Yves-du-Manoir et le championnat.
En 1978, Roger Couderc, au commentaire de la finale ASB-Clermont, a eu cette phrase : "Béziers joue déjà le rugby de l'an 2000".
En ce jour anniversaire de sa disparition, l'ensemble du club a une pensée pour lui et pour ses proches. Ce jour-là, Béziers s'est incliné dans son stade de Sauclières contre La Voulte, 10-19. Une des plus grandes séries de l'histoire du sport venait de se briser. Durant onze ans et neuf mois, l'ASB n'a pas perdu une rencontre à domicile. Durant onze ans et neuf mois, les supporters biterrois ne sont jamais ressortis du stade situé entre l'Orb et le Canal du Midi déçus. Durant onze ans et neuf mois, chaque équipe se rendant à Béziers est repartie sans s'imposer. La dernière défaite des Rouge et Bleu remontait alors au 5 janvier 1969, face à Brive (8-9). Cette longévité est un record en France, toutes disciplines confondues.
De nombreux records ont été cités dans les paragraphes précédents. Cet après-midi de décembre, deux ont été battus. Le premier, celui du nombre de points inscrits dans un match. Béziers s'impose contre une équipe de Montchanin remaniée sur le score sans appel de 100-0 ! Et c'est précis car les joueurs ont calculé pour que le score soit pile de 100 points marqués. Pas 99, pas 101, l'objectif était 100, l'ouvreur Patrick Fort manquant volontairement la dernière transformation. Avec des adversaires incapables de marquer le moindre point, cela se transforme en une véritable démonstration.
La motivation des Biterrois à pulvériser les Bourguignons se trouve dans un déplacement à Montchanin, en septembre 1975. Les Héraultais, invaincus en championnat depuis vingt mois, étaient alors tombés 16-12. Si ce match a été un succès collectif, un homme est ressorti du lot : Michel Fabre. L'ailier a inscrit... onze essais, aux 4e, 29e, 35e, 40e, 45e, 50e, 55e, 60e, 64e, 75e et 78e minutes. Il a effacé le record du Briviste Michel Puidebois et ses huit essais en 1973. En deuxième mi-temps, ses coéquipiers ont tout fait pour qu'il inscrive le plus d'essais possible. À l'époque, un essai ne valait que quatre points.

Raoul Barrière (à gauche) avec Richard Astre en 1978.
Un dernier voyage à Paris, au Parc des Princes. Un suspense haletant, 21 partout. Un dénouement aux tirs au but, pour la seule fois en Top 14. Un ultime retour festif dans le sud et une dernière présentation du bouclier de Brennus sur les allées Paul-Riquet. Béziers a remporté son onzième championnat contre Agen. Le dernier du club à ce jour. C'est la fin de l'époque dorée, du Grand Béziers, une des plus grandes équipes de l'histoire du rugby, voire du sport en général.
En 1986, le capitaine de Béziers Pierre Lacans décède dans un accident de voiture. En 1993, c'est la disparition d'Armand Vaquerin qui émeut la cité biterroise. Puis vient le déménagement de Sauclières au Stade de la Méditerranée, le professionnalisme, les moyens qui se font rares, les relégations...
Félix Lacrampe, qui venait d’être sacré avec Lourdes contre Toulon au Pont Jumeau, rejoignait lors de la saison 1949-1950 le club Biterrois. Au départ venu pour rejoindre un club treiziste qui affichait des velléités de s’installer durablement dans la cité de Paul Riquet, les dirigeants de l’ASB CB (cheminots biterrois) le ramenaient illico dans le giron quinziste, coupant l’herbe sous les pieds au pseudo agent de joueur de l’époque. Ils lui proposaient la plus belle station service de la ville avec ses cinq pompes, située route d’Agde. L’affaire tournait court et l’on promit en échange à Félix, le Café de la Comédie. Là encore on était allé un peu vite en besogne et l’affaire ne put se réaliser immédiatement. C’est donc dans un petit bar de la Rue Solferino, devenu le rendez-vous incontournable de tous les amateurs de rugby à Béziers, qu’il fit des débuts fracassants.
Très rapidement, il prit ensuite la direction du Café la Comédie, suivi par tous les Biterrois qui l’adoraient et avaient fait du café du capitaine des Bleu et Rouge, un rendez-vous incontournable. Dans le rôle de capitaine, il conduisait dès sa première saison l’équipe biterroise en finale de Coupe de France le 11 Juin 1950 à Toulouse aux Ponts Jumeaux. Malheureusement, le FC Lourdais, bête noire de l’époque pour les Biterrois s’imposait 16-3. L’engouement était énorme autour du club biterrois. Sauclières devenait une citadelle inviolable.
Ancien joueur et entraîneur de Béziers, l'ex-troisième ligne aile Claude Saurel, qui a aussi coaché plusieurs sélections étrangères, est décédé dimanche à l'âge de 77 ans. D'abord joueur de Béziers, actuel sixième de Pro D2, en tant que troisième ligne aile, puis entraîneur, Claude Saurel aura beaucoup bourlingué après avoir offert au club biterrois deux de ses trois derniers titres de champion de France, sur 11, en 1981 et en 1983. Toujours comme coach, il remportera également un titre de champion au deuxième échelon, avec Mèze, avant de tenter l'aventure avec plusieurs sélections étrangères. D'abord au Maroc, parvenant à obtenir la qualification pour la Coupe du monde de rugby à 7 en 1997, mais surtout en Géorgie, qu'il a qualifiée pour son premier Mondial en 2003, puis avec la Tunisie et la Russie.
Nommé par l'International Rugby Board (IRB) au titre d'entraîneur de l'année en 2001, il avait fini par revenir à Béziers en octobre 2012, mais avait été remercié après seulement un mois sur le banc. En 2023, dans un entretien à Sud Ouest, Claude Saurel était revenu sur son départ en Géorgie en 1996, alors que le pays sortait d'une guerre civile. Une sélection qui pousse désormais pour intégrer le Tournoi... « J'avais décidé de m'amuser un peu à l'étranger, parce que j'avais fait le tour en France après les deux titres avec Béziers. Et puis je voulais m'éloigner de cet état d'esprit du rugby français, du clientélisme, du copinage », confiait-il alors.
Il avait « retrouvé une sorte de pureté »« L'histoire a commencé par un rendez-vous au siège de la Fédération, à Tbilissi, dans un bâtiment complètement défoncé, poursuivait-il. Une quinzaine de gars m'attendaient. On a commencé par une séance de tableau noir. L'après-midi, c'était terrain. Cela a duré 10 jours, et à la fin, on était 50. Ils étaient passionnés, intelligents, avaient le morphotype et les qualités pour jouer au rugby... J'ai retrouvé une sorte de pureté que je ne trouvais plus chez nous.
Raoul Barrière est mort vendredi à l'âge de 91 ans. Dans les années 1970, il entraîna la mythique équipe de Béziers qu'il emmena six fois au titre de champion de France. Celui que les connaisseurs surnommaient « le Sorcier de Sauclières » s'est éteint vendredi à l'âge de 91 ans. Pilier international (une sélection en 1960) - il était de la tournée de 1958 en Afrique du Sud - Raoul Barrière, champion de France en 1961 comme joueur, est surtout connu pour avoir construit comme entraîneur ce que l'on appelle « le grand Béziers », club champion de France à six reprises entre 1971 et 1978 sous sa férule.
Raoul Barrière, c'est surtout une approche novatrice du jeu de rugby basée sur les préceptes du Lucien Mias, deuxième-ligne de Mazamet et capitaine du XV de France dans les années 50, méthode conceptualisée par Pierre Conquet dans son ouvrage de référence, « Les Fondamentaux du rugby ». À savoir la prise immédiate de la ligne d'avantage par les avants derrière les phases de conquête ou le premier centre dans l'axe du terrain dans le but de faire reculer la défense pour la déstabiliser et mieux la percer ou la contourner. En ce sens il a été un précurseur en France. Il a aussi été le premier, avec l'AS Béziers, à instituer dans les années 70 les entraînements quotidiens, les tests sanguins et la sophrologie. Professeur d'éducation physique, il n'a jamais cessé de réfléchir à l'évolution du jeu. Après Béziers, il a entraîné Millau, Narbonne et Valence avant de se retirer non loin du stade de la Méditerranée.
Quand nous lui avions rendu visite, il y a trois ans, il nous avait confié son regret « de ne pas avoir entraîné l'USAP », lui né à Béziers de famille catalane, élevé à la dure et fier de ses racines. Pédagogue, éducateur, entraîneur et chercheur, jusqu'au bout Raoul Barrière sera resté au contact du rugby d'aujourd'hui, intéressé par les différentes avancées tactiques. À sa famille et à ses proches, L'Équipe adresse ses plus sincères condoléances.
Raoul Barrière est mort ce vendredi, à l’âge de 91 ans. Inoubliable pilier de l’AS Béziers de 1954 à 1963, celui que l’on surnommait « le Sorcier de Sauclières », professeur de sport de métier, en fut surtout l’un des coachs les plus emblématiques, de 1968 à 1978. Entraîneur de renom, il a permis au grand Béziers de remporter six fois le championnat de France, entre 1971 et 1978, à l’époque où la ville était la capitale de l’Ovalie.
L’ASBH, le club de rugby de Béziers, a salué ce vendredi avec une « immense tristesse » leur Raoul, qui restera « l’une des figures mythiques de notre club rouge et bleu et du rugby français en général ». « Il nous a tant fait rêver avec le grand Béziers et ses héros. Il incarnait un rugby de bravoure, de fraternité et était un grand technicien. C’était un homme généreux et bienveillant. L’AS Béziers a régné sur le rugby français des années 70, autour d’une génération dorée et d’un entraîneur hors-pair : Raoul Barrière. Treize titres majeurs en treize ans. Ces chiffres, dans leur brutalité, disent tout de la domination de l’AS Béziers à l’époque où la télévision passa du noir et blanc à la couleur.
Dix fois, les Héraultais ont brandi le Bouclier de Brennus, à Lyon, à Bordeaux puis au Parc des Princes. Trois fois, ils ont embrassé le Du-Manoir (grosse importance en ces années-là). Sur dix-huit finales majeures, ils n’en ont perdu que cinq, quatre en fait car un Du-Manoir leur fut refusé après un nul face à Narbonne en 1978. Plus fort encore, en 1971-1972, l’ASB a vécu une saison à zéro défaite : en 1976-1977, elle n’a perdu qu’un seul match et a fini la saison lesté d’un quintuplé extraordinaire (championnat, Du-Manoir, bouclier d’automne, titres juniors Crabos et Nationale B). Le club est aussi resté invaincu pendant onze ans et demi à domicile (1969-1981). Cette équipe était une vraie machine de guerre comme le rugby français en a rarement produit (seuls Lourdes et Toulouse à notre sens peuvent rivaliser).
Au-delà des chiffres, Béziers c’était aussi des gueules, un peu effrayantes, le visage dur d’Alain Estève, la chevelure et la moustache de Michel Palmié, la détermination d’Armand Vaquerin. Même Olivier Saisset, qui passait pour un homme instruit, ne faisait pas rigoler. Mais l’aventure du « Grand Béziers », nous l’avons surtout apprécié avec du recul, des années après, en mesurant l’injustice des clichés qu’on faisait circuler à son sujet. On entendait parler d’un pack énorme et impitoyable, d’une équipe qui « ne faisait pas de jeu » ou qui « cachait le ballon » (critique suprême et tarte à la crème). Les Biterrois étaient tellement forts qu’ils suscitaient la jalousie, notamment dans un certain « Sud-Ouest » drogué à l’idéologie du jeu basco-landais.
Nous avons mis des années à dépasser les préjugés et à comprendre que Béziers, c’étaient des avants terribles mais aussi une méthode et une façon de jouer révolutionnaire. Un rugby qui avait dix ans d’avance, au bas mot. Et aussi des trois-quarts qui marquaient des essais. Et même un arrière, Jack Cantoni, qui réussit en finale 1971, sous la pluie de Bordeaux, la relance la plus limpide de l’histoire soutenue par un ailier René Séguier dont le « cad-deb’ » n’avait rien à envier aux plus purs attaquants bayonnais ou montois. Notre admiration différée fut encore plus intense quand on prit conscience d’une chose : c’est que cette « machine de guerre » était composée à 80 % de joueurs du cru. Ils avaient tous, ou presque, appris le rugby aux alentours de la sous-préfecture. Cela fait presque sourire aujourd’hui de voir qu’Alain Estève (de Castelnaudary, via Narbonne) était considéré comme un étranger, tout comme Richard Astre et Jack Cantoni (de Toulouse). Ils étaient passés entre les mains d’un entraîneur hors pair, Raoul Barrière. Cet ancien pilier international fut à l’origine de tout. Il avait hérité d’une génération exceptionnelle, championne de France Reichel en 1968. à partir de ce matériau doré, il sut enclencher une dynamique qui dura quinze ans et qui se perpétua même après son départ, en 1978. La façon de jouer révolutionnaire, c’était la sienne. Comment la résumer ? Une sorte de « conservation » du ballon avant la lettre (le mot n’existait pas encore), où les avants essayaient de franchir tout de suite la ligne d’avantage en restant debout au moyen de petites passes courtes à l’intérieur puis les trois-quarts prenaient le relais.
À ceux qui veulent comprendre Béziers, on conseillera d’abord de ne pas confondre le fond et la forme. La rudesse des avants était une façade ou plutôt un socle qui empêchait l’adversaire de tricher et de pourrir les ballons. Qui se souvient que le colossal Alain Estève était surtout un formidable joueur de rugby, rapide, adroit et collectif ? Son coach avait su déceler ces qualités en lui. Qui se souvient que Barrière fut un entraîneur curieux de tout ? Toujours prêt à une innovation pour améliorer tel ou tel détail : la sophrologie, les entraînements filmés, les axes de poussée en mêlée, les discussions collectives aussi. « Il était très attaché à la notion de modernité. N’oubliez pas que nous étions dans une atmosphère post-soixante-huitarde. Tous les joueurs pouvaient participer à la construction de notre jeu et s’exprimer. à un moment donné, les joueurs votaient même pour la composition d’équipe », nous expliqua un jour Richard Astre. Le troisième ligne centre Yvan Buonomo nous avait confirmé : « On essayait, nous testions plein de trucs et tout le monde apportait sa pierre à l’édifice. Mais ce ne fut pas si facile car il lui a fallu trois ans pour forger notre style et notre sens du collectif, fondé sur le soutien et la conservation du ballon, qu’il ne fallait surtout pas faire tomber. L’AS Béziers fascinait aussi parce qu’elle était une conjonction de personnalités pas toujours accordées entre elles. On disait que les joueurs n’étaient pas forcément tous amis et ils n’en rajoutaient pas dans ce registre.
En 1911, les premiers joueurs de rugby de Béziers foulaient la pelouse d’un terrain situé au bord de l’Orb : Sauclière…, qui deviendra vite une place forte du rugby français. Avant lui, un autre grand joueur marqua l’histoire du club : le riche propriétaire Jules Cadenat, international de 1910 à 1913 quand il évoluait au Sporting Club Universitaire de France (le SCUF). D’autres leur succédèrent, à commencer par Raymond Barthez comme entraîneur, et Pierrot Danos, un demi-de-mêlée doublé du rôle de chef d’orchestre d’une phalange redoutée, à l’origine, sans vraiment le savoir, d’une décennie qui imposera le respect… C’était le jeu d’avant(s). En 1961, l’ASB remporte le championnat de France face à l’équipe de Dax. En 1968, Raoul Barrière devient entraîneur du "grand Béziers". C’est le début d’une domination sans partage, avec une formidable cavalcade sur les sentiers de la gloire puisque le club remporte six titres en 1971, 1072, 1974, 1975, 1977 et 1978. Comme un rite, le bouclier de Brennus descend les allées Paul-Riquet à chaque sacre au Parc des Princes. Au début des années 80, la victoire est toujours au rendez-vous : 1980, 1981, 1983 et 1984… Onze fois champion de France, dix fois en treize ans, l’ASB règne en maître absolu sur le rugby français, avec les Vaquerin, Palmié, Martin, rois de la fourchette - et pas qu’au restaurant.
Le tableau suivant résume les principaux titres remportés par l'AS Béziers sous l'ère de Raoul Barrière :
| Compétition | Années de victoire |
|---|---|
| Championnat de France | 1971, 1972, 1974, 1975, 1977, 1978 |
| Challenge Yves du Manoir | 1972, 1975, 1977 |

L'équipe de l'AS Béziers célébrant une victoire.
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