Le monde du rugby est en deuil suite à la disparition de plusieurs figures marquantes. Ces pertes ont profondément affecté les clubs, les joueurs et les supporters, laissant un vide immense dans la communauté du rugby.

Disparitions récentes dans le monde du rugby
C'est une bien triste nouvelle pour le monde du rugby. Voici quelques personnalités récemment disparues :
- André Herrero: Le rugby français pleure la disparition d'André Herrero, figure emblématique du RCT, décédé à 87 ans.
- Roland Bertranne: Gloire du XV de France des années 70, Roland Bertranne est décédé. Ancien centre et ailier du XV de France dans les années 70, Roland Bertranne est décédé ce jeudi à l’âge de 75 ans.
- Jean-Louis Bérot: L’ancien demi de mêlée et d’ouverture international Jean-Louis Bérot est décédé accidentellement.
- Josaia Raisuqe: Ce jeudi matin, le joueur fidjien du Castres olympique est tragiquement disparu dans un accident de la route. Terrible nouvelle en provenance de Castres : le Fidjien Josaia Raisuqe a perdu la vie ce jeudi matin en se rendant à l’entraînement, victime d’un accident de la route.
- Ian McLauchlan: Ian McLauchlan est décédé à l’âge de 83 ans.
- Stu Wilson: Stu Wilson, ailier international de 1977 à 1983, est décédé ce dimanche à l’âge de 70 ans.
- Richard Mapuhi: Richard Mapuhi, ancien ouvreur passé par Valence et Pau, est mort ce mardi à l’âge de 62 ans.
- Claude Saurel: Claude Saurel, ancien joueur et entraîneur de Béziers notamment, s’est éteint ce dimanche 6 avril 2025.
- Alex Wyllie: Ancien troisième ligne et sélectionneur de la Nouvelle-Zélande, Alex Wyllie est décédé le 22 mars dernier.
- Eddie Jordan: Avec le décès jeudi dernier d’Eddie Jordan, Béziers a perdu un de ses repreneurs.
- Gaston Rouquette: Président de Béziers à la fin de sa grande époque dans les années 80, Gaston Rouquette est décédé ce lundi.
- Jean Salut: L’ancien troisième ligne du TOEC et du Stade Toulousain, Jean Salut, vient de nous quitter.
- Shane Christie: Ce mercredi, la disparition de Shane Christie a été annoncée.
- Cornal Hendricks: Ce jeudi matin, le décès de Cornal Hendricks, ancien des Springboks, a été annoncé.
- Daniel Fernandez Strauch: Daniel Fernandez Strauch est décédé jeudi à l’âge de 79 ans.
- Jacques Gasc: Jacques Gasc nous a quittés à 75 ans.
- Joeli Veitayaki: Joeli Veitayaki est décédé subitement à l'âge de 58 ans.
Ces disparitions rappellent la fragilité de la vie et l'importance de chérir chaque moment. Les hommages rendus à ces figures emblématiques témoignent de leur impact durable sur le monde du rugby.
Emak Hor : Un club touché par le deuil et porté par la mémoire
Le club d'Arcangues-Bassussarry, connu sous le nom d'Emak Hor, a été particulièrement éprouvé par la perte de plusieurs de ses membres. En deux ans, ce petit club de rugby d'Arcangues-Bassussarry, dans le Pays Basque, a perdu deux des siens. Emportés par une maladie, plus mesquine qu'une fourchette dans les yeux, plus douloureuse qu'un plaquage cathédrale, le cancer.
Pour eux, pour leurs frères, les rugbymen d'Emak Hor sont allés chercher un titre de champion de France de première série. Le premier de l'histoire du petit club basque en 34 ans.

Antton Mimiague et Jakes Aguerre : Des pertes inoubliables
Anthony Mimiague et Jakes Aguerre sont tombés « amoureux du village ». Demi de mêlée, entraîneur des jeunes puis de l’équipe première, « Antton » était un personnage truculent. Demi d’ouverture ou arrière, Jakes y a joué une saison, sous les directives de son pote, avant d’être stoppé par la maladie. Cancer.
Un sarcome a emporté Anthony à 33 ans, en juin 2016, après six ans et demi de lutte. Une profonde blessure pour tout un club. Créée en 1971, l’institution dont le terrain du stade Mendibista présente la particularité d’être à cheval sur les deux villages d’Arcangues et Bassussarry, n’avait jamais connu tel traumatisme. Elle aurait pu ne jamais s’en remettre. C’est tout l’inverse qui s’est produit.
« Les liens se sont resserrés, juge Garmendia. Les mecs sont devenus encore plus copains. » Quelques joueurs extérieurs au village se fondent dans le projet d’un club où la prime de match n’existe pas. « En début de saison, on se promet d’aller chercher le bouclier et de le déposer aux parents d’Antton. »
La qualification validée, le capitaine passe à l’hôpital annoncer la bonne nouvelle à Jakes. « C’est pour toi, mon copain. » C’est la dernière fois qu’il le voyait.
Le ressort aurait pu se détendre avec le temps. Après tout, certains jeunes aujourd’hui au club ont peu connu les défunts. Quelques joueurs partis ailleurs sont revenus finir leur carrière au village, convaincu par le bagout du manager Marc Unhassobiscay. La transmission s’est faite naturellement.
L'association « Segi Antton »
« Segi », mot répété sans cesse par Mimiague pour demander à son demi de mêlée de « suivre », de coller au ballon. Quelques semaines plus tard, l’association du même nom voyait le jour. Depuis huit ans, le tournoi Segi Antton, dont le parrain est Dimitri Yachvili, est organisé autour du 4 septembre, date de l’anniversaire du joueur. Il permet de récolter entre 10 000 et 20 000 euros. Deux associations en ont bénéficié lors du dernier opus. Même l’équipe de Vic-en-Bigorre, adversaire malheureux, y a participé.
De la joie dans le deuil
Quelques instants plus tôt, il sortait de la messe, avec son épouse, sous une haie d’honneur constituée de foulards Segi Antton. « Pour dire qu’il était là », apprécie tendrement Marie-Jo, les yeux humides.
« Ces jeunes, vous ne pouvez pas imaginer comment, sans s’en rendre compte, ils nous ont aidés dans notre deuil, poursuit Marie-Jo. J’ai perdu un fils et je n’ai pas gagné des enfants, mais ces jeunes-là, je les porte dans mon cœur. »
Roger a ressenti la même chose. « Aupa Jakes » a déferlé sur les foulards et casquettes du Pays basque à la mort de son petit frère. « Ça a permis à ses copains de faire leur deuil. » Lui entraîne désormais un groupe uni. « Je sais que je peux compter sur eux parce que dans le pire moment de ma vie, ils étaient là pour moi. »
Bernard Etcheverry : Un pilier du club et de la commune
Ancien 2e ligne à Emak Hor, Bernard Etcheverry a perdu son dernier match face à la maladie. Joueur dans sa jeunesse, donc au club Emak Hor, Bernard Etcheverry ne l’a jamais quitté. Comme ses deux frères, Jean-Claude et Serge.
« C’était la crème des joueurs pour un entraîneur, se souvient François Pinto qui perd un ami de quarante-cinq ans et un partenaire au sein du club. Bernard était très à l’écoute et aussi très bon conseiller. Il savait aussi faire la fête quand il le fallait ! Il est ensuite passé à la direction du club et est entré au Comité de rugby Côte basque Landes où il fut trésorier général adjoint. »
Bernard Etcheverry a été un homme de conviction : il savait faire aboutir ses idées sans jamais élever la voix qu’il avait grave. « Je ne l’ai jamais vu en colère, poursuit François Pinto qui évoque la longue amitié qu’ils ont connue. C’était un gars au service des autres.
Le club d'Emak Hor, malgré les épreuves, continue de se battre et de rendre hommage à ceux qui l'ont marqué. Leur esprit de camaraderie et leur détermination sont un exemple pour tous.