L'année 2023 a marqué un tournant pour le football américain en France avec l'arrivée d'une franchise française en ELF (European League of Football) : les Mousquetaires de Paris. Pour la première fois dans l’histoire du football américain, une franchise française participe à un championnat européen. Ce club incarne la volonté d'ancrer durablement ce sport populaire outre-Atlantique dans l'Hexagone. Ce sport n’a jamais déchaîné les foules dans l'Hexagone, restant notamment dans l’ombre du rugby.

Les Débuts Prometteurs en ELF
Ce samedi 3 juin était un jour de grande première pour les Mousquetaires de Paris. En effet, la nouvelle franchise de l’European League of Football (ELF) disputait la toute première rencontre de son histoire à Cologne. Les Mousquetaires du quarterback Zach Edwards ont remporté leur premier match face à Cologne. C’est ce que l’on appelle des débuts réussis. Pour leur premier match en ELF (European League of football), les Mousquetaires de Paris se sont imposés face aux Centurions de Cologne (17-24).
Tout s’est joué dans les deux derniers quart-temps avec notamment des touchdowns de Florian Larose, Kyle Sweet ou encore Amir Kilani.
Les Parisiens ont réussi leurs débuts en s'imposant 24-17, dans un match où les deux équipes n'avaient marqué aucun point dans leurs deux premiers quart-temps. Prochain rendez-vous samedi prochain face à Stuttgart au Stade Jean-Bouin, l'antre habituel du Stade Français Paris en rugby.
Une Ligue Professionnelle qui Donne des Envies
Lorsque l’on se rend sur le terrain prêté par l’US Métro à Antony, un détail étonne : la présence d’un éclair jaune sur de nombreux casques. Tous sont venus avec un objectif : faire de leur passion leur profession. L’ELF "se veut professionnelle. Professionnelle dans son entièreté, c’est-à-dire que ça concerne le paiement des joueurs, la prise en charge des joueurs, le niveau de la ligue", ajoute Jason Aguemon.
L’ELF l’a annoncé, son but est de donner leur chance aux joueurs européens de se montrer sur la scène internationale avant de s’envoler - peut-être - pour la NFL. Cette opportunité qui se présente pour les joueurs français devrait être bénéfique pour le football américain en France.
Le 9 juillet 2022, le Flash de La Courneuve était devenu champion de France en battant les Blacks Panthers de Thonon devant 3 000 spectateurs. La rencontre était également diffusée à la télévision, preuve d’une appétence grandissante du public français pour le football américain.
Les Mousquetaires Taillés Pour Jouer le Titre ?
En ELF, les règles ordonnent aux équipes d’avoir une grande majorité de joueurs locaux. Chaque franchise a le droit à six joueurs européens et quatre joueurs non-européens. Le reste de l’effectif pouvant atteindre soixante athlètes en football américain est donc exclusivement français en ce qui concerne les Mousquetaires.
Et la franchise parisienne a vu les choses en grand en recrutant les meilleurs joueurs français, comme Mamadou Sy, Mamoudou Doumbouya ou encore Rémi Bertellin. "Tu savais qu’ils devaient faire partie de l’aventure. Tu vas tout faire pour recruter ces joueurs parce que même en Europe, ils sont incontestés." explique Aguemon.
En regroupant les meilleurs joueurs tricolores, les Mousquetaires devraient clairement aider l’équipe de France en soudant encore un peu plus un noyau dur présent en équipe de France. Mais cela est également très positif pour les Parisiens qui construisent une équipe qui semble en mesure de rivaliser avec n’importe quelle équipe de la Ligue.
Les dirigeants des pensionnaires du stade Jean-Bouin sont ambitieux après avoir notamment recruté le meilleur quaterback (Zach Edwards) et le meilleur receveur (Kyle Sweet) de la saison dernière, qui évoluaient ensemble chez les Dragons de Barcelone. Ce dernier est devenu le premier en ELF à remporter la triple couronne : 115 réceptions (1er), 1561 yards (1er), 17 touchdowns (1er).
"On a aussi recruté un tight end, qui est champion en titre avec les Vikings (Adria Botella Moreno), pour dire son palmarès. C’est un petit peu ça à tous les postes donc sans dire qu’on veut être champions… on veut l’être !" assure le running-back français.
En effet, l’équipe domiciliée au stade Jean-Bouin, antre du Stade Français en Top 14, a réalisé une saison presque parfaite avec seulement deux défaites dans une poule pour le moins relevée. « En dehors des deux matches contre le Rhein Fire, le tenant du titre, on a réussi à s’imposer à chaque fois. On sort d’une poule de très haut niveau qui a vu trois équipes se qualifier pour les play-offs. De quoi être prêt avant d’affronter ce qui se fait de mieux en Europe, avec cette demi-finale sur la pelouse des Vikings de Vienne.
Même s’ils font figure d’outsider, les Musketeers auront une vraie chance de se qualifier en finale avec un groupe de joueurs renforcé à l’intersaison « pour bonifier l’équipe ». Une intersaison qui a fait la différence cette année selon le directeur général parisien. « On a pu faire une vraie préparation. L’année dernière on n’avait pas d’expérience sur ce qu’il fallait faire, sur ce qui était nécessaire. On n’avait pas eu le temps de se préparer, cette année on a eu ce temps nécessaire. Tout était nouveau, les coachs ne connaissaient pas les joueurs, les joueurs ne se connaissaient pas non plus. L’identité de l’équipe n’était pas encore définie et imprimée. Un plan qui sera complètement réussi si les Mousquetaires parviennent à soulever le trophée de l’ELF, le 22 septembre prochain à la Veltins-Arena de Gelsenkirchen.
La Genèse des Mousquetaires de Paris
Voyant l’European League of Football devenir de plus en plus populaire en Europe, les fans Français ont commencé à montrer leur envie d’avoir une équipe Française d’ELF. C’est ainsi qu’en 2023, les Paris Musketeers sont nés. Ils jouent leur première saison d’ELF la même année.
L’équipe est née d’une collaboration entre des passionnés de football américain dont un certain Marc-Angelo Soumah, ancien joueur français NFL et de l’équipe de France et Frantzy Dorlean, ex-joueur universitaire aux États-Unis et de l’équipe de France. Aujourd’hui, John McKeon est le CEO des Paris Musketeers.
À la naissance de la ligue en 2021, l'idée d'une franchise à Paris commençait à germer. « On a travaillé là-dessus pendant plus de deux ans, raconte Frantzy Dorlean, ancien joueur et désormais président des Mousquetaires. L'ELF souhaitait aussi investir en France. On est reconnus comme une nation forte du foot US. »
Les Mousquetaires sont nés en septembre. La franchise, privée, n'est pas rattachée à la Fédération française (FFFA). Mais elle a signé une convention avec celle-ci. « On est la petite cerise sur le gâteau, confie le manager général Marc-Angelo Soumah, qui avait tenté le camp d'entraînement des Cleveland Browns en NFL en 2002 et fut président de la FFFA (2010-2014). Tout ce qui brille, on le renverra vers la Fédération. »
Des stages avec l'équipe de France sont ainsi prévus.
Le Logo et les Couleurs des Paris Musketeers
Quoi de mieux pour décrire la France et Paris que le bleu ! C’est cette couleur que les Paris Musketeers ont choisis pour porter fièrement sur leur uniforme de football américain. Mais pas n’importe quel bleu ! Un bleu plus sombre que le bleu du drapeau français qui rappelle la royauté et montre toute la force de cette équipe.
Le logo, lui, représente à la fois une croix sacrée et la fleur de lys. La fleur de lys est très liée au patrimoine historique de la France qui a beaucoup été utilisée par la royauté française mais aussi dans les domaines religieux, artistiques et surtout par les mousquetaires.
Le nom Musketeers rappelle les mousquetaires français, ces soldats d’infanterie armés d’un mousquet aux XVIIème et XVIIIème siècles prêt à donner leur vie pour défendre leur pays.
Les Mousquetaires veulent faire leur show. Marc-Angelo Soumah croit au succès du football américain à Paris : « Au niveau d'au-dessous, il y a du bon travail fait par les clubs et la Fédération. Mais la discipline manque de vision médiatique. Or, là, il y aura une vision européenne. Ça va aider à montrer le foot US. À Paris, il y a le foot, le rugby et le basket. Mais il y a la place pour un sport différent, un public différent. »
Les Mousquetaires ont en plus prévu de faire de chaque match à domicile un événement. Ils s'inspireront de ce que le Stade Français, leur voisin, a créé en rugby. « On veut de l'ambiance, du spectaculaire, glisse Frantzy Dorlean. Un avant, un pendant et un après-match. Une troisième mi-temps. » La première des Mousquetaires à Jean-Bouin aura lieu le 10 juin face à Stuttgart.
Les Défis et les Ambitions des Mousquetaires
Ce sport n’a jamais déchaîné les foules dans l'Hexagone, restant notamment dans l’ombre du rugby. La concurrence entre ces deux sports se fait ressentir lorsque l’on observe une carte de l’Europe. Le football américain trouve son public dans des pays n’ayant pas de grande culture rugby.
Le club présidé par Frantzy Dorlean espère surfer sur la vague des sports US qui touche l’Europe. Les sports américains, toujours dans le but d’intéresser de nouveaux pays, organisent de plus en plus de matchs sur le Vieux Continent.
En début d’année, dans le cadre de la saison régulière de NBA, les Detroit Pistons avaient ainsi affronté les Chicago Bulls, à Paris. En novembre dernier, la NFL a posé ses valises à Munich pour le match entre les Seattle Seahawks et les Tampa Bay Buccaneers. La rencontre fut un véritable succès, se disputant dans une Allianz Arena pleine à craquer. Trois autres confrontations se disputeront sur le sol allemand lors des trois prochaines saisons.
Les Joueurs
Comment je te l’ai dit un peu plus haut, les équipes d’ELF doivent être principalement constituées de joueurs dont la nationalité est celle de l’équipe. Le premier quarterback de l’histoire des Paris Musketeers a été Zach Edwards transféré des Dragons de Barcelone. Le quarterback actuel est Jaylon Henderson.
Un recrutement international, des matchs à Jean-Bouin. La franchise, basée à Paris, dispose d’un budget d’environ un million d’euros pour s’implanter localement et recruter des joueurs. La première étape s’est concrétisée avec l’installation de son centre d’entraînement dans les installations de l’US Métro, dans les Hauts-de-Seine, et le choix de disputer les matchs à Jean-Bouin, habituelle enceinte du Stade Français, où les Mousquetaires joueront pour la première fois le samedi 10 juin contre Stuttgart. La franchise espère attirer 5 000 spectateurs et s’est mise en quête d’un diffuseur hexagonal pour ses rencontres, disponibles en attendant sur l’application de l’ELF.
La seconde s’est faite petit à petit, avec un noyau dur constitué de joueurs passés par l’équipe de France, championne d’Europe en 2018, et par le Flash de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et constitué notamment via un camp de détection en novembre. Un effectif à terme de 60 joueurs, en majorité obligés de travailler en parallèle, constitué de dix étrangers, quatre Américains et six Européens.
« Ça a été facile de vendre Paris à ces joueurs, souligne Frantzy Dorlean, président de la structure. Les étrangers adorent cette ville et on leur dit qu’ils ont l’occasion de marquer l’histoire en participant à cette aventure. » « Je ressens une superbe énergie dans ce projet, abonde le quarterback américain Zack Edwards, chargé de mener le jeu de son équipe. Les installations sont tops, on a tout ce qu’il faut pour être bien. »
« On veut former des gars qui pourront peut-être aller en NFL » Le patron sportif ? L’Américain Marc Mattioli, passé par l’Italie, et à la tête d’un staff franco-américain. Ce jeudi soir d’entraînement, c’est lui qui envoie les balles à ses joueurs au cœur d’une séance où l’on échange en anglais. « La mayonnaise prend bien, note Jason Aguemon, Français revenu d’Allemagne pour le projet. On s’entraîne depuis un mois, mais on se connaissait déjà d’avant. Je sens qu’on peut faire un truc sympa. »
« On va essayer de créer notre marque, notre identité, souligne Marc-Angelo Soumah. On veut faire du football américain, mais à la française. Dans notre manière de travailler avec notre environnement, dans nos animations autour des matchs et dans cette équipe, constituée de 80 % de joueurs de chez nous. On veut valoriser nos talents français, et former des gars qui pourront peut-être aller en NFL.
À la tête des Mousquetaires, figurent les Américains Marc Mattioli (entraîneur, 37 ans) et Zach Edwards (quarterback, 27 ans). Ils oeuvraient déjà en ELF, à Barcelone pour ce dernier (2021-2022).
| Saison | Conférence | Bilan | Playoffs |
|---|---|---|---|
| 2023 | Ouest | 6-6 | Non qualifié |
| 2024 | Ouest | 10-2 | Défaite en demi-finale |
Les Supporters Répondent Présents sur les Réseaux Sociaux
Enjeu majeur pour la reconnaissance d’une équipe : la bataille des réseaux sociaux. Paris a compris cet enjeu. Les Mousquetaires sont devancés par les Milano Seamen (près de 44 000) et les Fehérvar Enthroners (plus de 25 000) si l’on ne prend que les franchises arrivant en ELF cette saison. Ces deux équipes ne sont pas nouvelles puisqu’elles évoluaient auparavant dans leur championnat national.
Club omnisport, les Panthers de Wroclaw dominent le classement avec plus de 56 000 abonnés.
La Conférence Ouest Pour les Paris Musketeers
Dans l’European League of Football, les équipes sont regroupées en 3 conférences. La conférence Ouest, Est et Centre. Cette conférence est très relevée à cause de la présence du Rhein Fire et du Frankfurt Galaxy qui sont deux équipes qui vont très souvent en playoff.
Mais les Parisiens vivront la ferveur allemande, puisque, dans leur division, ils affronteront Cologne, Düsseldorf, Francfort et Hambourg. « C'est la division la plus difficile, cela veut dire que l'ELF nous prend au sérieux, sourit Soumah. Mais on peut s'en sortir. L'objectif est d'être compétitif lors de tous les matches (12 de saison régulière) et d'atteindre les play-offs (pour le vainqueur de chacune des trois divisions et les trois meilleures équipes suivantes). Et, là, tout est possible. »
Le 1er Match des Paris Musketeers
Le premier match officiel des Paris Musketeers en ELF s’est joué le 3 juin 2023 contre les Cologne Centurions. Le match s’est soldé sur une victoire des Musketeers sur le score de 24-17.
Le Palmarès des Musketeers
Lors de la saison 2024, avec un bilan de 10 victoires pour 2 défaites, les Paris Musketeers se qualifient pour la première fois de leur histoire en playoffs. Ils seront battus en demi-finale 31 à 47 par les Vikings de Vienne.
Où Jouent les Paris Musketeers ?
Pour aller voir jouer les Paris Musketeers, tu devras te rendre à Bondoufle au sud de Paris au stade Bobin. Il a une capacité de 18 850 places. Les Paris Musketeers se partagent l’enceinte avec le Paris Football Club féminine (équipe de soccer).
Pour réserver ta place afin d’aller voir un match des Paris Musketeers, rendez-vous directement sur Ticketmaster. Tu peux également utiliser le site web des Paris Musketeers. En plus des news et des résultats, tu y trouveras toutes les informations pratiques dont tu as besoin.
Un Français a joué en NFL (Richard Tardits à New England de 1990 à 1992). D'autres ont intégré des camps d'entraînement d'équipes US ou pris part à la NFL Europe (de 1995 à 2007). Et l'équipe de France a gagné les Jeux Mondiaux 2017 et le Championnat d'Europe 2018.
Les Mousquetaires ont signé un bail de cinq ans avec l'ELF et joueront leurs matches au stade Jean-Bouin, enceinte de 20 000 places, où évolue l'équipe de rugby du Stade Français. La saison se déroulant l'été, les Mousquetaires n'empiéteront pas sur celle des rugbymen. Ils espèrent entre 3 000 et 5 000 spectateurs par match. Loin des 10 000 à 15 000 fans qu'on peut trouver en Allemagne, pays où le football américain a gagné sa place.
Ce samedi 7 septembre, à 15 h 15, les Paris Musketeers vont jouer le match le plus important de leur histoire : une demi-finale d’European League of Football (ELF), la ligue professionnelle de football américain basée en Europe, contre les Vikings de Vienne.
Intégré à l’European League of Football, une sorte de NFL européenne en 2023, la franchise parisienne a réussi l’exploit d’atteindre le dernier carré de cette saison 2023-24 en éliminant les Ravens de Munich (40-37) le 31 août dernier. « On a déjà rempli notre objectif de la saison : atteindre les play-offs, reconnaît Marc-Angelo Soumah, directeur général des Paris Musketeers. La saison dernière on rate de peu les play-offs avec un bilan de 6-6, donc au début de cette saison 2024-25, on avait pour ambition de se qualifier pour les play-offs.
« C’est clairement le match le plus important de notre jeune histoire », assure le joueur des Musketeers. Au point de penser déjà à une possible finale européenne ? « Non pas du tout, les joueurs, le staff, les dirigeants sont tous focalisés sur Vienne et seulement sur Vienne. » Un son de cloche que l’on retrouve chez Jason Aguemon. « On est vraiment focus sur nous, notre jeu, notre identité.
En ce 14 juillet 2024, la France célèbre sa fête nationale avec une résonance toute particulière. Cette année marque en effet le 80e anniversaire des Débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire de 1944. À l’occasion de cet événement historique, une rencontre de la European League of Football (ELF) mettant en scène les Paris Football Team (Musketeers) a pris une dimension symbolique forte. Cette fleur bleue, emblème de mémoire et de solidarité, rappelle le sacrifice de ceux qui ont donné leur vie pour la nation.
Porter le Bleuet de France, c’est bien plus qu’un geste : c’est un acte de reconnaissance envers nos héros passés et présents. Dans les forces armées françaises, le sport occupe une place prépondérante. Au-delà du maintien de la condition physique nécessaire au combat, il véhicule des valeurs essentielles : dépassement de soi, cohésion d’équipe et volonté de vaincre. Ainsi, en applaudissant l’équipe du « Football Américain des Armées » au Stade Jean Bouin de Paris, le public a salué bien plus que des athlètes talentueux. Il a rendu hommage à des hommes et des femmes engagés pour la sécurité et la liberté de tous les Français.
Première équipe Française de football américain dans l’European League of Football (ELF), les Paris Musketeers ont permis de réaliser un pas de géant dans la démocratisation du football américain en France.
Pour beaucoup de passionnés de foot US dont moi, les Paris Musketeers ont été une super nouvelle ! Grâce à cette équipe de foot US d’ELF, aujourd’hui, nous pouvons enfin voir des matchs professionnels de football américain en France avec une ambiance qui se rapproche des matchs de foot US des États-Unis.
Si le nom, qui se décline aussi dans sa version anglo-saxonne (Musketeers), ne vous évoque pas encore grand-chose, c’est normal. On parle d’une équipe qui n’a jamais joué le moindre match de son histoire. Enfin, jusqu’à ce samedi 3 juin et cette rencontre chez les Allemands de Cologne et les débuts officiels de la première franchise française de football américain de l’ELF, ligue européenne privée lancée en 2021 et disputée de juin à septembre.
Une nouvelle tentative de développement sur notre continent de ce sport roi aux États-Unis, après une défunte « NFL Europe ». Si l’Allemagne est le cœur économique de cette ligue, une poignée d’investisseurs est persuadée du potentiel de ce sport dans l’Hexagone. Et mise sur les Mousquetaires, un temps baptisé « Saints », portés par Frantzy Dorlean, ex-joueur universitaire aux États-Unis, et Marc-Angelo Soumah, figure médiatique du « foot US » en France connue pour avoir participé à la préparation d’une formation de NFL en 2003.
C'est une belle année pour les mousquetaires : le chef-d'oeuvre d'Alexandre Dumas a fait son retour sur grand écran et une équipe de football américain est née à Paris. Sauf que là, ils ne seront pas trois (ou quatre), mais soixante (50 Français, 10 étrangers dont 4 Américains). Point d'épée non plus, mais des casques et des épaulettes. Samedi (17 heures), les Mousquetaires de Paris, première équipe professionnelle dans l'histoire du football américain en France, feront leur entrée dans l'European League of Football (ELF), sur le terrain des Cologne Centurions. Par la même occasion, l'ELF, ligue pro de 17 équipes dans 9 pays, lancera sa troisième saison.
Côté parisien, on trépigne d'impatience. « Je vais participer à l'essor du foot US en France, c'est exceptionnel, lance tout sourire le running back français Jason Aguenon (31 ans), qui a déjà tâté de l'ELF à Leipzig puis à Düsseldorf. J'ai tout vu, tout ressenti en Allemagne. Je vais maintenant le voir et le ressentir en France. »
« On est la petite cerise sur le gâteau » Marc-Angelo Soumah, manager général des Mousquetaires. Le football américain est arrivé dans l'Hexagone au début des années 80.
Marc Mattioli, le coach des Mousquetaires.
À la naissance de la ligue en 2021, l'idée d'une franchise à Paris commençait à germer. « On a travaillé là-dessus pendant plus de deux ans, raconte Frantzy Dorlean, ancien joueur et désormais président des Mousquetaires. L'ELF souhaitait aussi investir en France. On est reconnus comme une nation forte du foot US. »
« Leeeeeeet’s gooooo ! » Le cri, lâché d’un anglais à la très forte tonalité outre-Atlantique, résonne tout autour de la pelouse où s’ébrouent plusieurs groupes d’armoires à glace. Sur la butte qui surplombe le terrain, une enceinte crache du gros son américain en vue d’ambiancer tout ce beau monde. Depuis un mois, ce complexe sportif d’Antony a pris l’habitude d’un singulier spectacle, celui des entraînements des Mousquetaires de Paris.
