Le Paris Saint-Germain (PSG), l'un des clubs de football les plus emblématiques au monde, se retrouve régulièrement au centre de l'attention, non seulement pour ses performances sportives, mais aussi pour des événements qui dépassent le cadre du terrain. Récemment, le club a été au cœur d'une controverse suite au déploiement d'un tifo pro-palestinien par le Collectif Ultras Paris (CUP) lors d'un match de Ligue des champions.

Au lendemain du match PSG-Atlético de Madrid, nous avons été nombreux à découvrir la signification du terme tifo. Mais, cette découverte fut aussitôt éclipsée par un constat inquiétant : la propagande islamo-gauchiste, qui se déploie sans entrave depuis l’attaque du 7 octobre, continue de produire ses effets toxiques sur les sociétés occidentales.
Le Tifo en Détail
Le Collectif Ultras Paris a déployé un tifo en soutien à la Palestine avant le match de Ligue des champions face à l’Atlético de Madrid. Ce tifo géant a attiré tous les regards avant le début du match entre le PSG et l'Atlético de Madrid.
Mais revenons sur cette banderole qui fait polémique. Entre le message de paix écrit (« La guerre sur le terrain, mais la paix dans le monde ») et les dessins présents sur la bâche, le décalage est énorme. On peut observer une mosquée avec son minaret et le slogan « Free Palestine », ainsi qu’un enfant avec un drapeau du Liban en bas à gauche.
Comment imaginer un message de paix entre le décalage du texte et des dessins ? Pourquoi le CUP n’a-t-il pas mis un drapeau de la Palestine et d’Israël côte à côte au regard des nombreuses victimes innocentes dans cette guerre du Moyen Orient ? Autant de questions qui demeurent et ne devraient pas avoir lieu d’être.
Sur fond d’un drapeau palestinien troué et taché de sang, un homme au visage recouvert d’un keffieh (coiffe traditionnelle devenue symbole de la cause palestinienne) devant le message « Free Palestine » (libérez la Palestine), où le « I » a été remplacé par la carte d’Israël remplie par le motif du keffieh. Également sur ce dessin, un jeune enfant porte sur ses épaules le drapeau du Liban.
Au pied de cet imposant tifo, une bannière comportant la phrase suivante : « La guerre sur le terrain mais la paix dans le monde ».
Ce tifo a laissé place, avant le coup d’envoi, à un second plus traditionnel, reprenant les couleurs du PSG et avec l’inscription « Ultras Paris », s’étendant jusque sur la tribune Paris.

Réactions et Conséquences
Les réactions à ce tifo ont été vives et contrastées. Certains ont salué le courage du CUP pour avoir exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien, tandis que d'autres ont dénoncé un message de haine et un appel à la disparition d'Israël.
Le club a réagi en condamnant le message politique affiché dans son stade et en annonçant des sanctions contre le CUP. L'UEFA a également été saisie de l'affaire, mais a finalement décidé de ne pas engager de procédure contre le PSG.
Conséquence du tifo « Free Palestine » déployé lors de PSG/Atlético, le Collectif Ultras Paris a été interdit de tifo par le PSG jusqu'à la fin de l'année 2024. Et d'autres sanctions de la part du club devraient venir.
Quelques heures après la réunion, les premières sanctions sont tombées et le CUP n'a plus accès au Parc des Princes en dehors des jours de match. Sur les deux derniers mois de l'année, il reste trois matches au Parc, plus un éventuel quatrième en Coupe de France qui est assez improbable vu la façon dont le tirage au sort fonctionne, mais une seule affiche avec la réception de l'OL le 15 décembre prochain.
Mais le PSG, qui assure que le CUP n’a « pas respecté le règlement » liant les deux parties, devrait également annoncer d'autres sanctions à moyen terme. Une procédure bien plus stricte de contrôle des tifos, notamment pour garantir l'absence de message à caractère politique, va être mise en place tandis que d'autres sanctions devraient toucher le CUP.
L'UEFA, l'instance européenne du football, a annoncé qu’elle n’engagerait aucune procédure contre le PSG « puisque la banderole déployée ne peut pas être considérée comme provocatrice ou insultante dans ce cas précis ».
PSG : un immense tifo en soutien à la Palestine déployé par les supporters • FRANCE 24
Pourtant, le règlement de l’UEFA interdit tout message politique dans les enceintes sportives.
L'Incident du Drapeau Ukrainien
Un autre incident survenu au Parc des Princes concerne un supporter ukrainien qui s'est vu refuser l'entrée avec un drapeau de son pays. Cet événement a suscité l'indignation et a soulevé des questions sur la politique du club en matière d'affichage de symboles politiques.
Au cœur de la polémique : le trident ukrainien, ou tryzub, emblème historique et officiel du pays, apposé sur le drapeau qu’arborait le supporter. Signe de la résistance nationale dans le contexte de la guerre avec la Russie, il a suscité l’incompréhension des agents de sécurité.
Face à l’insistance, le soldat dit avoir pris une décision radicale. Aucun commentaire officiel du PSG n’a pour l’heure été communiqué.

Le supporter insiste sur son intention pacifique : "Je voulais juste assister au match et montrer nos couleurs. Alors que l’Ukraine est en guerre depuis plus de deux ans, cet incident résonne de manière particulière. "
Ces incidents soulignent la complexité pour les clubs de football de gérer l'expression politique de leurs supporters tout en respectant les règles de l'UEFA et en évitant de diviser leur public.
Le Point de Vue du Collectif Ultras Paris (CUP)
Le Collectif Ultra Paris (CUP), auteur de la banderole, assure que son tifo ne véhiculait pas "un message de haine", mais bien "un appel à la paix".
"En aucun cas, ce tifo n'avait vocation à véhiculer un message de haine. Bien au contraire, le message qui l'accompagnait est explicite et est un appel à la paix entre les peuples", indique le groupe de supporters du Paris SG dans un communiqué diffusé sur le réseau social X.
Le Nouveau Groupe : Beriz Crew
Depuis le début de la saison, un nouveau groupe a fait son apparition dans le Virage Auteuil du Parc des Princes, le "Beriz Crew". Ce petit nouveau prend physiquement la place des LPA, auto-dissous pendant l’été.
En interne, certains choix de la direction du collectif posent question avec des visions très différentes sur les combats à mener.
Ce groupe, validé par l'assemblée générale du Collectif Ultras Paris, le 8 juillet dernier, rassemble des visages bien connus du Virage Auteuil. Des anciens de la "Porte 411" et des "Laskars" sont présents et accompagnent des jeunes recrues. Ils sont nombreux depuis plusieurs saisons à avoir le souhait d’intégrer un groupe de supporters du Paris Saint-Germain.