Le Dopage dans le Football : Histoire et Conséquences

Le dopage dans le football est un sujet qui suscite de nombreuses discussions et controverses. Il s’agit de l’utilisation de substances ou de techniques illégales par les joueurs pour améliorer leurs performances sur le terrain. Cela soulève des questions sur l’intégrité du sport, l’équité en compétition et la santé des athlètes. De tout temps, l’homme a cherché à améliorer ses performances par des moyens artificiels. En effet, les premières notions de dopage datent de l’Antiquité.

Il y a dopage à partir du moment où un sportif utilise des substances ou méthodes interdites pour améliorer ses résultats à l’entraînement et en compétition. En effet, tu pourrais subir un contrôle, certains de tes adversaires tricheront en prenant des substances interdites et tu pourrais toi-même être tenté de le faire.

Au Ier siècle avant J-C., PLINE LE JEUNE (ou selon les auteurs PLINE L’ANCIEN) indique que les coureurs de fond de la Grèce Antique utilisaient des décoctions de PRELE (Equisetum) pour se contracter la rate et prévenir les abandons lors des courses de longue durée. Le XXème siècle découvre et utilise le dopage clinique.

Le dopage, phénomène d’ampleur internationale, touche tous les sports (Football, Cyclisme, Rugby…). Les mesures préventives et répressives prévues par la loi du 23 mars 1999, doivent servir à protéger le sportif et à lui garantir une pratique saine. Il ne faut pas oublier que le dopage est avant tout une tricherie qui en plus peut gravement nuire à la santé. Parfois ils peuvent même les défaire et les détruire.

Les Pires cas de DOPAGE dans le Sport.

Historique du Dopage dans le Football

Le football serait-il à l'abri de cette pratique, malgré le procès de la Juventus et l'affaire des veuves du calcio ? Pour un sport d’une si grande ampleur, il paraît étonnant que le football n’ait connu que très peu de scandales liés au dopage. Le dernier scandale remonte à la fin des années 90. L’affaire dite des "veuves du calcio" commence quand on remarque le taux de décès prématurés élevés chez les anciens joueurs de la première division, chez qui on repère également une prévalence de certains cancers jusqu’à 10 fois supérieurs à la normale.

En 1998, pendant le Tour de France, apparaît au grand jour l’« Affaire Festina ». Les premiers J.O. datent de 776 avant J.-C. et se sont déroulés tous les 4 ans pendant près de 12 siècles. 1960 : suspicion de dopage du coureur cycliste danois ENEMARK mort à l’arrivée de la course des 100 km aux J.O.

Le CIO décida d’instaurer un contrôle antidopage et en 1963, mise en place d’une commission d’experts par les États Membres du Conseil de l’Europe (Congrès Olympique de Madrid). Ces mesures furent relayées en 1967 par l’HCI. On attendit 1968 pour voir l’application des premiers tests aux J.O. En France, la première Loi Anti-Dopage apparaît en 1965 (dite « loi Mazaud », avec une définition très précise du dopage mais seul l’état décide et agit en la matière. Il va ensuite progressivement associer les fédérations sportives à son action et renforcer son armement juridique par les décrets de Juin 1966 et Août 1967.

Le dopage dans le foot existait déjà il y a bien longtemps ; exemple juste après guerre , à Sedan , un entraineur qui faisait boire une mixture à son équipe quand ça n'allait pas à la mi-temps.

Quelques cas notables de dopage dans le football français

Avant Paul Pogba, six internationaux Français, convaincus de dopage, avaient connu le même sort pour des raisons variées, du cannabis aux amphétamines en passant par la nandrolone.

  • Fabien Barthez (Monaco, 1995): En octobre 1995, après le match Nantes-Monaco, et peu de temps après son retour de blessure (fracture d'un poignet), Fabien Barthez (24 ans), gardien de Monaco, est contrôlé positif au cannabis. Il est suspendu, à compter de mi-janvier 1996, pour quatre mois, dont deux fermes, par la Commission de contrôle dopage de la Fédération. Fabien Barthez manquera huit journées de Championnat avec Monaco en 1996.
  • Stéphane Paille (Mulhouse, 1995): Stéphane Paille (30 ans), avant-centre engagé comme chômeur par Mulhouse à la fin de l'été 1995, est contrôlé positif en septembre et est suspendu pour deux mois, le contrôle ayant révélé des traces de cannabis. En mai 1997, le joueur qui évolue alors à Heart of Midlothian est exclu par son club écossais immédiatement après avoir été suspendu quatre mois par la Fédération écossaise pour avoir absorbé un produit interdit, le Dinitel, médicament contenant notamment des amphétamines, afin de perdre un excès de poids. Cette affaire marquera la fin de sa carrière, lui qui comptera 8 sélections chez les Bleus à son actif.
  • Bernard Lama (PSG, 1997): En février 1997, Bernard Lama (33 ans), gardien du PSG, est contrôlé positif au cannabis lors du stage précédant France - Pays-Bas (son seul match avec les Bleus durant l'année 1997) à l'occasion d'un contrôle inopiné diligenté par le ministère de la Jeunesse et des Sports. En mai, il est condamné par la Commission de contrôle dopage de la FFF à cinq mois de suspension, dont deux fermes, qu'il doit purger au cours du Championnat.
  • Cyrille Pouget (Le Havre, 1997): En septembre 1997, après Bordeaux - Le Havre, Cyrille Pouget (24 ans) est contrôlé positif à la nandrolone. Il est suspendu le 2 juillet 1998 à dix-huit mois, dont six mois ferme.
  • Vincent Guérin (PSG, 1997): En octobre 1997, le milieu parisien Vincent Guérin (29 ans) est contrôlé positif à la nandrolone lors de Nantes - Paris-SG avant de disputer le dernier match européen de sa carrière le 5 novembre 1997 face au Bayern (3-1) en phase de groupes. Il est suspendu le 8 janvier 1998 pour dix-huit mois, dont six mois ferme. Il n'effectue que trois mois et demi de peine car la décision de la FFF a été annulée en juillet 1998.
  • Samir Nasri: En février 2018, sans club depuis son départ d'Antalyaspor en Turquie, Nasri est suspendu par l'UEFA pour une durée de six mois. Il encourait quatre ans. En août 2018, l'UEFA alourdit en appel la suspension de six à dix-huit mois. Nasri rejouera le 12 janvier 2019 avec West Ham.

Paul Pogba a été suspendu quatre ans jeudi après son contrôle positif à la testostérone.

Paul Pogba, suspendu pour dopage (© Onze Mondial)

Les Substances et Méthodes de Dopage

Le dopage dans le football ne se limite pas à une seule substance ou méthode. Parmi les techniques les plus courantes, on retrouve le dopage génétique et mécanique, ainsi que l’utilisation d’amphétamines, d’EPO, d’hormones de croissance, et de stéroïdes anabolisants. Certaines pratiques, comme la transfusion sanguine, sont également employées pour améliorer l’endurance des joueurs.

Les manipulations sanguines, génétiques et biologiques sont désormais connues et utilisées de façon illicite par les sportifs. Des produits médicaux ou scientifiques sont détournés pour l’amélioration des performances, quel que soit le prix à payer.

Dans le foot, on trouve surtout des anabolisants, des stimulants, des transporteurs d'oxygène qui permettent de courir sans être essoufflé et surtout de tenir le dernier quart d'heure. Après, tout dépend du poste que l'on occupe sur le terrain. Un attaquant va prendre un stimulant de type éphédrine pour augmenter sa puissance de démarrage. Le goal, du cannabis pour se désinhiber.

Il a fallu attendre l’affaire Festina pour que les autorités se décident enfin à dépister l’EPO, les hémoglobines synthétiques, les perfluorocarbones, les corticoïdes… alors que pour les corticoïdes par exemple, les chevaux de compétition sont contrôlés depuis 1985.

Les Conséquences du Dopage

Le dopage présente des risques significatifs non seulement pour la santé des joueurs, mais aussi pour leur carrière professionnelle. Les athlètes pris en train de se doper encourent des suspensions, des amendes, et la perte de leur réputation. Pour les clubs, cela signifie la perte de joueurs clés, des sanctions financières, et un impact potentiel sur leurs performances dans les compétitions. Les conséquences du dopage vont bien au-delà des terrains de football, affectant également les relations avec les sponsors et les supporters.

Les affaires de dopage ont un impact sur le football mais c’est en les affrontant qu’on a le plus de chances d’éradiquer le fléau et non en faisant l’autruche et en attendant qu’un beau jour le fruit trop mûr vous tombe sur la tête.

Se doper signifie que l’on pousse son corps jusqu’à ses limites extrêmes. Le dopage augmente la puissance musculaire, mais les tendons, qui sont les courroies de transmission de cette puissance, ne subissent pas le même développement. Ils sont donc soumis à un stress sévère.

Entre 1998 et 2010, 43 joueurs de la Serie A en sont morts, alors qu’elle touche en moyenne touche 6 personnes pour 100 000 dans le reste de la population. La maladie est peut-être due à une sommation de tous ces éléments. Il y a aussi un effet tératogène du dopage. En 2011, plusieurs joueurs algériens se sont retournés contre leur fédération car nombre de leurs enfants étaient nés avec des malformations.

La Lutte Antidopage : Mesures et Défis

Depuis l’introduction des contrôles sanguins par la Fédération internationale de football association (FIFA) en 2002, de nombreuses mesures ont été mises en place pour détecter et prévenir le dopage. Cependant, ces contrôles ont été retirés pour les Coupes du monde 2006 et 2010, soulevant des préoccupations quant à l’engagement réel de la FIFA envers un sport propre. En ratifiant le code de l’Agence mondiale antidopage (AMA) avant la Coupe du monde 2006, le football est devenu le dernier sport olympique à adopter ces standards.

La dernière en date est la loi n°2008-650 du 3 juillet 2008 qui étend la pénalisation, au delà de l’usage, à la simple détention de produits ou procédés interdits et prend en compte les exceptions liées à un besoin thérapeutique, les procédures de contrôle sont également plus détaillées.

La mise en place d’un contrôle antidopage répond à des normes strictes de respect d’une procédure afin d’éviter les contestations juridiques. Tout sportif licencié peut en compétition ou à l’entraînement être soumis à un contrôle anti-dopage. En cas de contrôle positif, une mise en place d’une contre-expertise sera effectuée à la demande du sportif qui, en cas de confirmation de ce contrôle, sera convoqué en première instance par la procédure disciplinaire de sa fédération. Le C.P.L.D. peut faire appel des sanctions.

L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a été fondée en 1999 à titre d’organisation internationale indépendante.

Il faudrait que les contrôles antidopage dans le foot soient enfin gérés par des organismes indépendants. Pour en finir avec l'image falsifiée d'un sport épargné par le dopage.

Un contrôle antidopage (© Eurosport)

Les Défis Persistants

Bien que des progrès aient été réalisés dans la lutte contre le dopage, ce problème persiste dans le football moderne. Les avancées technologiques et scientifiques permettent aux tricheurs de développer de nouvelles méthodes pour échapper aux contrôles. Les organisations sportives doivent rester vigilantes et adapter constamment leurs stratégies. La coopération internationale et les investissements dans la recherche sont essentiels pour détecter et dissuader le dopage de manière efficace.

Le problème c’est que le dopage est impossible à quantifier puisque les contrôles sont inopérants. Il y a de nombreuses substances indécelables, environ une vingtaine, d’autres que j’appelle borderline, à l’efficacité comparables aux drogues de la performance listées par l’Agence mondiale antidopage (AMA) mais qui ne sont pas prohibées par cette dernière.

Les acteurs de la lutte antidopage qui sont chargés de faire les contrôles appartiennent au monde du football. Donc bien entendu qu’ils vont dire qu’il n’y en a presque pas. La coupe du monde de football est l’épreuve sportive de grande importance où l’on détecte le moins de cas positifs de dopage.

Il est facile de se procurer les substances dopantes par internet. Certains dopants sont simplement des médicaments classiques détournés de leur usage premier, d’autres sont fabriqués par des laboratoires clandestins spécialisés, notamment en Chine.

Le dopage : un point de vue extérieur

La plupart des défenseurs du football disent que le dopage serait inefficace dans le football. A lire votre livre, on se rend compte que ce n’est pas vrai… Jean-Pierre De Mondenard : Il n’y a qu’à les entendre. A chaque fois qu’il y a une affaire de dopage le milieu du football prétend qu’il ne sert à rien de se doper dans ce sport. C’est un gros mensonge car pour leur défense les joueurs affirment ne consommer que de simples vitamines qui, si on suit leurs explications, seraient, elles, efficaces pour mieux jouer.

Non, le public n’est pas dupe. Rappelez-vous en cyclisme dans l’affaire Puerto, en 2006, en dehors d’une cinquantaine de coureurs impliqués, Jesus Manzano, qui a collaboré avec la Guardia Civil, a dit avoir vu des footballeurs des grands clubs espagnols entrer et sortir du cabinet du docteur Fuentes. Quelques temps plus tard, d’ailleurs, L’Equipea fait un sondage auprès de ses lecteurs en posant la question suivante : Pensez-vous que le football soit également gangréné par le dopage ? Sur 91 530 votants, 83% ont dit oui et seulement 17% non.

Selon Victor Conte, le responsable du laboratoire Balco, pourvoyeur de dopants aux athlètes américains, la majorité des finalistes du 100 mètres aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, étaient "préparés".

Statistiques et chiffres clés

Les chiffres de la FIFA montrent un faible pourcentage de cas positifs, mais ces statistiques sont souvent remises en question en raison des méthodes de contrôle et de la communication des résultats.

Année Nombre de tests Pourcentage de cas positifs
2009 32 526 0.21%

Dans le cyclisme 1,6% des compétiteurs sont contrôlés par an, 0,18% dans le rugby, 0,03% dans le tennis et à peine 0,002% dans le football.

En 2005, la FIFA a effectué 23 000 tests, ce qui lui a permis comme toujours de prétendre qu’elle était à la pointe de la lutte antidopage. Les tests ont révélé 78 cas positifs, donc 0,34%, dont 80 à la cocaïne et au cannabis.

Conclusion

Le dopage dans le football soulève des questions cruciales sur l’avenir de ce sport bien-aimé. Comment les instances sportives peuvent-elles renforcer la lutte contre le dopage tout en préservant l’intégrité du jeu ?

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