Bien souvent, on découvre des anecdotes sur des personnages de dessins animés de notre enfance des années plus tard. L’apparence physique des personnages est rarement laissée au hasard : que ce soit au niveau de leurs traits ou de leurs fringues, il y a parfois des histoires cachées derrière les looks de nos personnages préférés.

"Hey Arnold": La "tête de ballon de rugby" et son relooking
Youtube DESSIN ANIMÉ - La fameuse "tête de ballon de rugby" et son amoureuse secrète nommée Helga sont de retour. Le vendredi 24 novembre prochain, le film d'animation "Hey Arnold: The Jungle Movie" sortira dans les salles obscures (aux États-Unis uniquement). Une quinzaine d'années après sa première adaptation cinématographique, "Hé Arnold! Le film" (2002), le célèbre petit garçon à la tête ovale fait sa réapparition dans cet opus qui mettra ses parents au cœur de l'intrigue.
Mais dès la bande-annonce, on remarque qu'un personnage a subi un "relooking".
Une évolution graphique inévitable pour Phil
Dans une interview accordée au HuffPost américain, le créateur de la série et co-producteur du film, Graig Bartlett explique qu'il souhaitait faire évoluer visuellement les personnages. Et de faire "grandir" un peu Arnold et ses copains.
Ces quinze dernières années, le co-producteur a aussi reçu de multiples messages de fans dans lesquels ces derniers indiquaient leurs attentes. Un personnage d'ailleurs nécessité une refonte toute particulière suite aux remarques des internautes: le grand-père d'Arnold, Phil.
Tous les protagonistes de ce dessin animé ont des têtes à la forme atypique, mais un internaute a fait une remarque particulièrement pertinente au sujet du menton et du crane de Phil. Ne serait-ce pas un sexe masculin caché là ?
"Une fois que cette image a été publiée sur Internet, on ne pouvait plus ne pas le voir (...) Il avait ce genre de boule sur sa tête (...) et la grande fente dans son menton. Lorsque nous l'avons repensé, nous avons fait en sorte que la masse sur sa tête soit un peu moins comme ça", s'est justifié Graig Bartlett, toujours au HuffPost américain.

Youtube Comme vous pouvez le voir ci-dessus, les images diffusées à travers le trailer livrent un petit aperçu visuel du "nouveau visage" de Phil, "moins assimilable à un sexe d'homme".
D'autres points peuvent également être notés. Traditionnellement vêtu d'une longue chemise rouge à carreaux et d'un pull bleu (non, non, ce n'est pas un kilt comme certains pouvaient le penser), Arnold porte désormais de nouveaux habits.
A ce titre, le créateur âgé de 61 s'est expliqué: "C'était un peu un gag entre moi et les concepteurs. Peut-être qu'il porte toujours la même chemise, mais il est un peu plus grand désormais et maintenant vous pouvez le voir avec son pantalon."
Hey, Arnold! The Jungle Movie Trailer (2017)
Youtube À voir également sur Le HuffPost:
Autres anecdotes sur des personnages de dessins animés
- Tu pensais que Stewie était né avec une tête en forme de ballon de rugby ? Eh bien non, cette déformation crânienne est la conséquence d’un accident stupide quand Stewie était tout petit. Alors que Brian devait surveiller le petit garçon, il lui a dit de faire attention en sautant sur le lit, mais Stewie s’en est foutu et s’est cogné au plafond au point de s’encastrer la tête. Depuis, son crâne est ovale.
- Dans une des premières BD Les Schtroumpfs et dans un épisode du dessin animé, on découvre d’où vient la Schtroumpfette. Elle a été créée par Gargamel à l’aide d’une potion magique dans le but de l’aider à retrouver le village des Schtroumpfs. Au début, elle a des cheveux noirs désordonnés et se trouve laide. Heureusement, le Grand Schtroumpf la sauve en lui donnant une nouvelle apparence. En fait, elle est juste devenue blonde et porte du maquillage et des talons.
- Dans l’épisode The Good Old Days!, le grand-père de Timmy vient le garder car ses parents sont encore une fois mieux à faire. L’enfant se souvient alors que c’est à cause de lui qu’il a les dents très en avant. En effet, le grand-père s’était déjà occupé de lui quand il était bébé et les parents avaient précisé qu’il ne fallait pas laisser la tétine trop longtemps dans la bouche de Timmy pour ne pas faire avancer ses dents.
- Osselait est un Pokemon très mignon qui se balade avec un os dans la main et un casque en forme de crâne. En fait, le crâne est celui de sa mère qui est morte pendant sa naissance et Osselait le porte comme un casque de protection. Ça doit être vachement moins efficace qu’une thérapie pour parvenir à se remettre du décès de sa mère.
- Comme les épisodes de La Cour de récré se passent toujours à l’école, on ne connait pas bien la famille des personnages. Pourtant, il arrive qu’ils en parlent. Ainsi, on sait que les grosses bottes noires de Spinelli appartiennent à son grand-frère et qu’elle les porte pour se sentir plus proche de lui. Dans le même genre, on sait aussi que Gus garde cette coupe de cheveux peu flatteuse parce son père a exactement la même.
- Au premier regard, on ne fait pas le lien mais après réflexion, on se demande pourquoi le Marsupilami a un nombril alors que son espèce pond des oeufs. D’après Franquin, le nombril du Marsupilami n’a pas de lien avec la naissance du bébé mais avec la transmission du savoir. Pour apprendre quelque chose, fabriquer un nid par exemple, le petit va se coller contre le nombril de sa mère et apprendre soudainement une nouvelle compétence. On est d’accord, ça n’a absolument aucun sens.
- Le meilleur pote de Titeuf porte TOUJOURS des sandales avec des chaussettes, à tel point que c’est devenu un running gag dans la BD comme dans les dessins animés. Pourtant, Manu n’a pas toujours porté des sandales (eh oui, c’est fou). Dans le premier tome de la BD, Manu apparait dans certains strips en sandales, mais dans d’autres, il a des chaussures de ville marron. Heureusement, le garçon choisit vite de ne plus porter que des sandales avec des chaussettes bleues, pour notre plus grand bonheur.
- Les personnages de Phinéas et Ferb ont tous des formes de crâne différentes et improbables. Il n’y a jamais eu d’explication officielle mais plusieurs personnes ont remarqué un détail (cela reste une théorie, il y a des chances que cela soit un simple hasard). La tête de Ferb ressemble à un F et celle de Phinéas ressemble à un triangle mais aussi à un P si on compte son corps, comme la première lettre de leur prénom respectif. Si elle tourne la tête dans le bon sens, on peut aussi considérer que la tête de Candice ressemble à un C.
Le rugby et l'ovalie : une passion partagée
Élevé sur les terrains de rugby du Bassin d’Arcachon, le scénariste de séries d’animation de 36 ans est le créateur d’Ovalon - une nouvelle bande dessinée autour du ballon ovale. 2 déc.
Paru le 4 septembre dernier, le premier tome* d’Ovalon remonte aux origines de l’existence du rugby.
Entre légende et fantastique, racontez-nous un peu la trame de cette bande dessinée…« On suit les aventures de William Webb Ellis, qui est le fondateur du rugby selon la légende, sur l’île d’Ovalon où il passe ses vacances. En fait, à l’époque, personne ne connaît le rugby. Tout le monde joue à la soule. En se perdant dans la forêt, il va découvrir tout un peuple de créatures magiques qui jouent avec leurs mains à un jeu extraordinaire qui s’appelle courge-bulle. Tout le concept de ce jeu, comme les créatures de la forêt sont très différentes - il y a des trolls, des lutins, des fées, des farfadets - c’est de permettre à chaque créature de trouver sa place sur le terrain. Pour moi le rugby, philosophiquement, c’est vraiment ça. C’est le seul sport où il y a vraiment une prime à la diversité. »
C’est-à-dire ?« Tu peux être un petit gros et être la star de l’équipe alors qu’au foot, c’est pas possible. Les gamins ont un côté très pragmatique. Ils peuvent se moquer de toi dans la cour de recré juste parce que t’es un peu enrobé et ils ne vont pas te lâcher. Par contre, s’ils te voient le mercredi après-midi sur le terrain et que tu cartonnes, leur regard va changer. »
Comment en êtes-vous venu à écrire sur l’ovalie ?« Je suis scénariste et producteur de séries d’animation, et il se trouve que le sport, c’est quelque chose de très important pour moi. »
Parce que vous avez grandi dans ce milieu-là ?« Oui, le rugby fait partie de ma vie à part entière. Je suis presque né sur un terrain de rugby. J’en ai peu fait, de 6 à 8 ans, mais je suis issue d’une grande famille de rugbymen. Mon oncle Michel est président de l’UA Gujan-Mestras. Mon père y a beaucoup joué et il a entraîné pendant très longtemps les cadets du club. Depuis que j’ai été en âge de sortir de chez moi jusqu’à ce que je sois en âge de dire à mon père que j’en avais marre d’aller au rugby tous les dimanches, c’était rugby tous les mercredis et tous les week-ends. Pour moi, ça fait vraiment partie de ma culture. »
Alors que ça aurait pu vous dégoûter du rugby, ça vous a finalement donné envie d’en faire une BD…« Mon père a fait une petite erreur tactique. Il m’a mis au rugby vraiment trop tôt, ce qui fait que j’étais pas prêt. Alors que si j’avais commencé plus tard, je pense que j’y aurais joué beaucoup plus longtemps. à la place, je me suis mis au handball. J’étais tout petit, je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait. Quand t’as 6 ans, que tu te retrouves avec un ballon presque aussi gros que toi, il y a un côté ‘’qu’est-ce que c’est que ce truc ?’’. Pour moi le rugby, ça a toujours été plus une culture qu’un sport. Je l’ai peu pratiqué mais je l’ai beaucoup vécu. Ce sont les copains qui viennent à la maison, les matchs que tu regardes tous ensemble, ça chante, la troisième mi-temps… »
*La société de production (I can fly) de Sylvain Dos Santos, basée à Bègles, a signé avec la société d’édition Le Lombard pour la parution de trois tomes. Le prochain est prévu pour début 2016.
Cette interview est parue en intégralité dans le mensuel OHvalie de novembre.

Le ballon de rugby : plus qu'un simple objet
Le ballon de rugby, c'est bien plus qu'un simple objet ovale en cuir ou en synthétique. C'est l'âme du jeu, le cœur palpitant de chaque match, le symbole de la bataille pour la possession. On raconte que tout a commencé en 1823 quand William Webb Ellis, lors d’un match de football à l’école de Rugby en Angleterre, a saisi le ballon à pleines mains et s’est mis à courir, changeant à jamais l’histoire des sports collectifs.
Le ballon de rugby est facilement reconnaissable grâce à sa forme ovale, qui, disons-le, est loin d’être pratique pour une trajectoire prévisible. Ah, le rebond capricieux ! Si tu as déjà joué au rugby, tu sais de quoi je parle. Un coup de pied de dégagement parfait peut se transformer en un cauchemar pour les défenseurs.
D'après les règles de World Rugby (que je suis allé vérifier, ne t’inquiète pas), le ballon doit être composé de quatre panneaux et doit peser entre 410 et 460 grammes, avec une longueur de 280 à 300 mm et un périmètre de 580 à 620 mm autour.
Autrefois, les ballons étaient exclusivement en cuir, ce qui les rendait lourds et glissants par temps de pluie. Les anciens, comme Gareth Edwards ou Jean-Pierre Rives, ont dû se battre avec ces ballons-lourds, tout trempés après 10 minutes de jeu sous une averse galloise. Aujourd’hui, les matériaux synthétiques ont pris le dessus, offrant une meilleure prise en main et résistant mieux à l'humidité.
Le ballon de rugby est à l’origine de tout, que ce soit une mêlée féroce où les avants luttent pour sa possession ou une passe rapide et millimétrée d’un demi d’ouverture inspiré. Les règles du jeu, que j’ai feuilletées dans les dernières Règles du jeu 2024, insistent sur le fait que ce ballon doit être respecté, bien tenu, bien botté. Mais attention, le passer en avant est un sacrilège.
Si tu as suivi un peu l’histoire du rugby, tu sais que les plus grands joueurs ont su dompter ce ballon ovale pour marquer des essais légendaires. Souviens-toi de la finale de 1995, avec ce drop magistral de Joel Stransky qui a offert la victoire aux Springboks, ou encore Jonny Wilkinson et son fameux coup de pied lors de la Coupe du Monde 2003.
Alors la prochaine fois que tu verras un ballon ovale, rappelle-toi qu'il porte en lui des siècles d’histoire, de passion et de moments d’émotion intense.