Le Club Sportif de Vienne Rugby, un nom emblématique dans le paysage du rugby français, possède une histoire riche et passionnante. Cet article vous plonge au cœur de son parcours, de sa fondation à ses résultats les plus récents.
Fondation et Premières Années
Le club voit le jour le 19 février 1899, porté par des étudiants du vieux collège de Vienne. La municipalité accorde officiellement au président Genevet la permission d’utiliser le terrain de l’Isle en 1900. Pendant quelques années les pratiquants sont assez peu nombreux et les « anciens » se transmettent présidence et capitanat selon les circonstances. En 1904, M. Decurtil prend le commandement de l’équipe.
Deux ans plus tard il cède le pouvoir à Vibert puis à Henri Royet, la première figure emblématique du club. Trois-quart centre de grand talent, il sera, sur le terrain et en-dehors, le véritable patron du club. La présidence sera assurée successivement par Genevet Sollier, Joseph Silvestre et Bouvard.
En 1907, le CS Vienne arrive à un premier tournant de son histoire : les meilleurs éléments du « Stade viennois », récemment constitué, passent dans les rangs du club qui a opté pour les couleurs « bleu et blanc » et de bons résultats viennent couronner les efforts des joueurs et des dirigeants.
Le 7 janvier 1912, l’équipe du CS Vienne, commandée par Henri Royet remporte le challenge Brennus, qui plus tard deviendra le symbole du Championnat de France avec son célèbre bouclier.

L'Épreuve de la Première Guerre Mondiale
La Grande Guerre de 1914-1918 infligea des blessures profondes au CS Vienne, tout comme à la plupart des clubs français. Henri Garcia, souligne que la moitié des joueurs de rugby français mobilisés ont péri, tandis que de nombreux blessés ne purent plus jamais pratiquer leur sport préféré.
Durant ces quatre années sombres, très peu de compétitions furent organisées, se limitant à quelques « coupes de guerre » régionales auxquelles le CSV ne participa pas. En 1920, lors de l’assemblée des clubs, la Fédération Française de Rugby fut créée faisant ainsi disparaître le terme « football ».
Le rugby gagna alors une popularité croissante avec de nombreux clubs et des stades de plus en plus remplis. À cette époque, Elie Theau émerge comme une figure emblématique du club, marquant deux décennies de succès.
L'Ascension et les Défis des Années 1930
Le championnat du Lyonnais, qualificatif pour le Championnat de France, atteint son apogée lors de la saison 1928-1929, marquée par la victoire de Vienne sur le FC Lyon en finale. Malgré la presse décrivant le match comme « hideux, » il reflète le tumulte qui s’empare du rugby français, entre lynchages d’arbitres, rumeurs de dopage, et primes pour affaiblir l’adversaire.
Heureusement, des rencontres comme celle entre Toulouse et Vienne, capturée par les actualités cinématographiques, rappellent des moments de beauté sportive. L’émergence de Marcel Deygas comme grand attaquant viennois souligne une nouvelle ère au centre.
La saison 1930-1931 marque un tournant avec le conflit des « douze » clubs, engendrant un tournoi du même nom et une ligue dissidente, créant des tensions avec les Anglais.
Le Titre de Champion de France Excellence en 1937
En 1937, le CS Vienne, sous la direction de Jean Etcheberry, a réalisé un parcours exceptionnel pour remporter le titre de Champion de France Excellence. Malgré des débuts difficiles en poules qualificatives, l’équipe a surmonté les obstacles, éliminant des adversaires redoutables lors d’une épopée mémorable. La demi-finale a été un tournant, avec une victoire remarquable contre le LOU à Saucières. La finale contre l’A.S. Montferrand a été l’apothéose avec un score final de 13 à 7.
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Jean Etcheberry : L'Âme du CS Vienne
Jean Etcheberry, originaire du Boucau, a marqué l’histoire du rugby à Vienne. Arrivé en 1923, il devient rapidement capitaine-entraîneur, menant le club à plusieurs succès, dont le titre de Champion de France en 1937. Sa carrière de joueur, ponctuée de multiples rôles en équipe nationale, s’achève à 34 ans. En tant qu’entraîneur, son surnom de « Roi Jean » témoigne de son autorité et de son intégrité. Il était reconnu pour donner leur chance aux jeunes talents, formant plusieurs internationaux.
En dehors du terrain, Etcheberry était un homme de cœur, passionné de nature et de culture. Sa fidélité au club et son impact sur le rugby viennois sont encore salués aujourd’hui.
Elie Theau : Une Légende Viennoise
Elie Theau, joueur emblématique du Club sportif de Vienne de 1927 à 1947, a marqué l’histoire avec un record de longévité. Surnommé « Le prince Elie », il a contribué aux victoires du club, notamment en tant que capitaine lors des championnats de France. Malgré son talent reconnu, sa modestie l’a éloigné des feux de la rampe. Sélectionné plusieurs fois avec le Lyonnais, il aurait pu avoir une carrière internationale plus marquante, mais la guerre et des obligations professionnelles en ont décidé autrement. Theau détient un record unique en remportant trois titres de champion de France à trois postes différents.
Les Années 1970-1980 : Montées et Descentes
Entre 1970 et 1979, le C.S. Vienne a traversé diverses saisons en seconde division. Sous différents entraîneurs tels que Jean Menusan, Claude Beyron, Robert Tourte, et Pierre Itier avec l’apport du technicien Pierre Conquet, l’équipe a connu des hauts et des bas. Des joueurs talentueux tels que François Skrela, Gilbert Genin, Gilles Delaigue, et Roland Lacroix ont marqué cette période.
En 1978, Yves Rabatel prend les rênes de l’équipe et mène le C.S. Vienne à la montée en première division grâce à une victoire sur Brioude. Dans les années 1979-1982, le CS Vienne, dirigé par Yves Rabatel, a connu des saisons mouvementées. En 1979-1980, malgré une élimination en seizième par Albi, l’équipe a affiché des performances solides.
La saison suivante, avec l’arrivée de Lilian Camberabero comme entraîneur et le recrutement de joueurs tels que Philippe Braem et Alain Foïama, Vienne a atteint les huitièmes de finale mais a été éliminé par Mérignac.
En 1981-1982, après des changements dans la direction, l’équipe a bien performé avec un effectif de qualité. Vienne a atteint les quarts de finale en battant Castelnaudary mais a perdu en demi-finale contre Hagetmau.
Dans la saison 1984-1985, Alain Gonnon prend les rênes de l’entraînement au CS Vienne. Malgré une équipe solide en avants mais limitée derrière, le club évite de peu la descente en deuxième division. Des difficultés financières menacent d’exclure le club de la compétition, mais un « Club des 100 » dirigé par Itier, Genin et Hicard intervient pour redresser les finances.
Philippe Braem devient entraîneur, accueillant de nombreux juniors et trois Néo-Zélandais en cours de saison. Malgré des signes de redressement, une défaite cruciale contre Bourg contraint le CS Vienne à redescendre en seconde division, deux ans après sa montée en groupe A. Les saisons suivantes sous la direction de Michel Greffe et avec la présence des Néo-Zélandais ne marquent pas de grandes réalisations.
Fin des Années 1990 : Les Turbulences et la Relégation
Le Club sportif de Vienne aborde la fin des années 1990 avec de grandes ambitions, mais une descente inattendue en troisième division crée des défis inattendus. Malgré deux victoires notables, les cartons jaunes s’avèrent coûteux, conduisant à une relégation. La saison 1995-1996, sous la présidence de M. Christian Gauvreau, voit le club atteindre son plus bas niveau historique, illustrant sa capacité à briller est indéniable, comme sa tendance à voler en éclats.
Malheureusement, des soubresauts internes et des conflits financiers compliquent la situation, contribuant ainsi à la chute du club au plus bas de l’échelle nationale. Une première dans son histoire. Malgré ces défis, la nouvelle équipe dirigeante fait preuve de résilience et d’engagement, refusant de mettre la clé sous la porte.
Un épisode difficile, mais qui témoigne de la détermination des responsables à surmonter les obstacles et à revitaliser le club. La saison 1996-1997 n’a pas permis au CS Vienne de sortir d’une situation embarrassante en troisième division, ponctuée de turbulences sportives. Christian Gauvreau, président, encourageait à ne pas prolonger cette période difficile et à retrouver la lumière.
La saison suivante, permet au CS Vienne de terminer premier de sa poule et d’envisager l’accession en Nationale 2. Pour la saison 1998-1999, l’objectif est de reconquérir ses lettres de noblesse. Le renforcement de l’encadrement technique et du recrutement, sous la direction de Michel Rochas, témoigne des ambitions du club.
Figures Emblématiques des Années 1970-1980
Gilbert Genin : "Le Buffle"
Gilbert Genin, arrivé en 1972, a été l’un des meilleurs joueurs du CS Vienne pendant plus d’une décennie. Surnommé « Le Buffle », il a marqué les esprits par sa puissance et son engagement, contribuant aux montées en 1979 et 1983. Après sa carrière, il est devenu un dirigeant dévoué, portant le club lors de moments difficiles, jusqu’à son décès en 1994.
Pierre Boudet
Un demi-de-mêlée venu du F.C. Grenoble en 1981, a rapidement impressionné par son intelligence de jeu. Il a été un élément majeur de l’équipe sous Yves Rabatel, contribuant à la montée en groupe A. Après un passage au C.O. Creusotin, il est revenu au CS Vienne en 1993 en tant que joueur et joueur-entraîneur, laissant une marque indélébile en tant qu’éducateur et technicien, malgré les descentes successives en 2e et 3e divisions en 1995.
Patrick Trautmann
À 41 ans, Patrick Trautmann défie la retraite pour rester un acteur incontournable au centre de l’attaque viennoise, démontrant toujours vitesse, technique et esprit collectif. Fils de l’ancien joueur Jean Trautmann, il a débuté au CS Vienne, devenant international junior en 1974. Après un passage à Nice et une participation à la finale de première division en 1983, il revient à Vienne en 1983-1984 pour contribuer à l’ascension en groupe A, bien que cette réussite ne dure qu’une saison.
Saison Actuelle et Matchs Récents
Après deux défaites consécutives, le CS Vienne se devait de retrouver la gagne lors de son déplacement du week-end, de longue distance, à Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées, ce dimanche 21 septembre. C’est l’ailier Ducourneau qui pour les Viennois aplatissait le premier essai de la rencontre (0-7) dès la 2ème minute. Mais, malgré en fin de partie, un essai en coin du joueur de Lannemezan Pascarel, les locaux ne parvenaient pas à reprendre l’avantage, le match se terminant in fine en faveur des Viennois par 22 à 26, marquant leur première victoire de saison.
Troisième de sa poule à l'issue de la phase régulière, Vienne s'est offert le droit de jouer des phases finales cette saison, en l'occurrence un barrage pour les quarts de finale de N2. 06 avr. | mis à jour le 10 juil. L. H. G. C'est terminé ! Le CS Vienne l'emporte 44 à 32 sur sa pelouse face à des Basques de Saint-Jean-de-Luz qui n'auront rien lâché. Match complètement fou avec un sixième essai pour le CS Vienne, marqué par le flanker Moroldo en coin après une passe au pied d'Hervouet.
Les Basques ne lâchent rien et reviennent à 39-30. Décalé côté droit, Jules Dorrival ajuste la mire et ajoute deux points de plus au tableau d'affichage. 39-25. On respire à Etcheberry ! Le CSV reprend le large grâce à Chapelle au ras et en force, qui va inscrire le cinquième essai isérois de cet après-midi prolifique. Après un excellent travail du pack en mêlée fermée. Et Saint-Jean-de-Luz revient à un essai transformé. La feinte du facteur pour Pebay, le demi de mêlée remplaçant, qui fait semblant d'ouvrir petit côté et se fait la malle jusque dans l'en-but.
Les Basques sont dans les 22, enchaînent les temps de jeu mais la défense viennoise tient bon, à l'image de Prin, costaud au plaquage. Les Olympiens n'ont peut-être pas dit leur dernier mot. Sur une de leurs rares incursions dans le camp isérois en seconde période, ils trouvent l'ouverture par Robert. Essai non transformé. L'arrière transforme sans problème, près des perches. 32-13. Magnifique essai de trois-quarts marqué par l'ailier Hippolyte Massa ! Le frère de Barnabé, l'ancien Grenoblois, récupère une offrande de Ducournau, l'autre ailier, qui tape à suivre avant de contrôler pour son coéquipier d'une aile de pigeon. C'est le FC Vienne !
A. Toute la première ligne change à Saint-Jean-de-Luz, qui fait aussi rentrer T. Pakihivatau et Armengaud devant. Superbe passe sur un pas de Prin pour décaler Ducournau, qui franchit et oublie Dorrival à son intérieur. Sur le retour du défenseur, l'arrière est fauché en pleine course, sans ballon, et reste au sol. C'est la pause sur ce score de 25 à 13 pour le CS Vienne. Une mi-temps animée où les deux équipes auront eu chacune leurs temps forts.
En coin, Jules Dorrival rate la transformation. C'est fait ! La touche est mal maîtrisée, mais Peyrat à la réception maîtrise le ballon et transmet à Bonnard en coin qui marque. Sous les perches, Dorrival ne se fait pas prier pour ajouter deux points. Essai en force de Lui Luamanu, le deuxième ligne, après un premier franchissement de Loris Prin et un cadrage-débordement d'école sur l'arrière. Le CSV avait parfaitement profité de son avantage numérique, menant de 8 points. Une faute d'antijeu est sifflée contre Vienne sur ses 22, Daubas ajoute tranquillement trois points. Daubas transforme en coin, malgré le vent. C'est fort. Réaction immédiate des Luziens, qui marquent en contre par son n°9 Dassance.
Dorrival transforme lui-même son essai. Après un excellent travail des avants et notamment Minodier, Jules Dorrival trouve une brèche, raffûte et va inscrire le premier essai de la partie ! Dans les 22 viennois, les Basques déploient leur jeu mais se mettent à la faute sur un déblayage. Il fait 21 degrés, mais une pause fraîcheur est tout de même prévue par l'arbitre. Sa charge sur Poupon à la tête aurait pu être sévèrement sanctionnée. Sur un jeu au pied aléatoire de Saint-Jean-de-Luz, Dorrival récupère dans le troisième rideau et transmet à Clément Doucet, qui voit l'espace libre, franchit et tape à suivre pour lui-même. A quasiment cinquante mètres, en face, l'arrière viennois s'aide du vent et passe un deuxième coup de pied. A 25 mètres en face, après une faute iséroise au sol, Daubas égalise.
Un jeu au pied rasant à suivre dans les 22 basques, qui se transforme en par-dessus pour lui-même après un contre. Vienne ouvre le score par son arrière Jules Dorrival, à 22 m en face. Les deux équipes se sont neutralisées en touche. En mêlée fermée, c'est Vienne qui semble avoir l'avantage sur cette première épreuve de force. Et ça se solde par un en-avant en bout de ligne. Au tour de Saint-Jean-de-Luz d'obtenir une pénalité, au milieu du terrain. Les Basques se mettent tout de suite à la faute au sol et Vienne se voit offrir une pénalité. Vienne donne le coup d'envoi.
Vous vous posiez la question, voici la réponse : c'est Régis Guatelli, de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes. Il fait grand beau ce dimanche sur Vienne, avec du soleil mais aussi un vent assez marqué. Thomas Cancillo, Adrien Juaniconeta, Thomas Daubas, Maxime Miura... Des noms connus, qui étaient déjà sur la feuille de match il y a deux ans. Le staff basque, lui aussi, a fait le choix d'un banc avec trois trois-quarts.
Saint-Jean-de-Luz OR : Miura - T. Irigoyen, Cherr, I. Etcheverry, J. Elissalde - (o) Daubas (cap.), (m) Pebay - Cancillo, Dias, Laveran - Poupon, Juanicotena - B. Sanchez, Echeveste, LandrodieRemplaçants : Duvert, Ezpeleta, Lalanne, T. Pakihivatau, Armengaud ; I. Hourcade, Robert, A. Passons aux compos. Plusieurs joueurs cadres, laissés au repos lors du dernier match perdu à Aubenas, sont de retour : comme le capitaine Pierre Chapelle en deuxième ligne, le flanker Joaquin Selma, le demi de mêlée Malory Piet ou encore l'ailier Hippolyte Massa.Sur le banc, le staff emmené par Lionel Grand et Dominique Mahuet, a misé sur un 5-3.
CS Vienne : Dorrival - Ducournau, Prin, Giovale, H. Massa - (o) Doucet, (m) Piet - Selma, Minodier, Peyrat - L. Luamanu, Chapelle (cap.) - Lithaud, Bonnard, CapuanoRemplaçants : E. Narmand, Robin, Kavtidze, O'Flynn, Moroldo ; Seixas, Hervouët, A. Une confrontation CS Vienne - Saint-Jean-de-Luz, ce n'est pas une première dans l'histoire récente.En 2023, les deux clubs s'étaient affrontés en demi-finales de Nationale 2, en matches aller-retour. A l'aller, les Nord-Isérois s'étaient imposés 24-11 chez eux. Relégué de Nationale en début de saison, le CS Vienne a parfaitement rebondi, validant d'abord le maintien en N2, son principal objectif. Puis les Drapiers se sont qualifiés pour les phases finales en terminant 3es de la poule 1 (14 victoires, 8 défaites).
Le CS Vienne rugby aura, au fil des années, su montrer son dévouement et sa discipline. La Grande Guerre laissera un souvenir tragique en mémoire mais la période d’après-guerre verra la création de la FFR et propulsera le rugby vers une popularité croissante.
Une histoire ponctuée de hauts et de bas, de temps forts, de joueurs emblématiques et de victoires mémorables.
Résultats récents
| Date | Équipe 1 | Score | Équipe 2 |
|---|---|---|---|
| 27 oct. | ROC | 30-0 | CSV |
| 27 oct. | ROC La Voulte Valence B | 25-14 | CS Vienne B |
| 20 oct. | CSV | 3-7 | ASM |
| 14 oct. | USA | 18-25 | CSV |