Le CS Chênois Genève Handball, un club suisse, a une histoire riche et des liens étroits avec le handball français. Cet article explore l'évolution du club à travers les expériences de joueurs et d'entraîneurs qui ont marqué son parcours.

Le Parcours de Baptiste Malfondet : De Roche-Saint-Genest à Chênois Genève
Baptiste Malfondet, un professionnel du handball, a joué pour Chambéry, Limoges et Chênois Genève, club suisse dans lequel il a mené un double projet joueur/dirigeant.
À 25 ans, il est devenu parrain du club de Roche-Saint-Genest où il a fait ses premières armes. On aurait pu penser que sa voie était toute tracée, avec un père conseiller technique à la fédération française de handball. Enfant, pourtant, c’est vers le hockey sur glace qu’il se tourne. Mais quand il quitte Lyon pour Unieux, adieu la patinoire. Il a une dizaine d’années quand il tente sa chance avec le hand au club rouchon. Après quelques pas sur les parquets de la Varenne, c’est le déclic. Le hand s’impose à lui. Baptiste a trouvé son cap.
En juillet dernier, il est devenu à 28 ans seulement le directeur sportif de la Team Chambé. C’est le résultat d’un concours de circonstances. En premier lieu, j’ai toujours baigné dans le sport, avec un père qui a dirigé le pôle sports-études de Lyon pendant une vingtaine d’années et une mère qui baignait dans le basket, l’un de mes oncles ayant été entraîneur de Pro B. J’ai donc toujours « traîné » dans les gymnases à travers ces deux sports. Mais mon truc à moi, c’était le hockey sur glace.
Ma progression s’est faite par étapes. J’ai d’abord joué dans un petit club à côté de Saint-Étienne, Roche-Saint-Genest, avant de rejoindre celui de la cité stéphanoise. De là, j’ai ensuite été pris par Villeurbanne, le plus gros club de la région lyonnaise. En parallèle, je suis rentré au pôle espoir, de ma 3e à ma terminale. Mon histoire avec Chambéry a commencé alors que nous venions tout juste d’être champions de Nationale 1 avec Villeurbanne.
À l’issue de cette saison, je n’ai pas été conservé par Chambéry et je signe à Limoges, en deuxième division. Le club avait beaucoup d’ambition, et d’ailleurs, il a accédé à la première division en 2020, suite à l’arrêt définitif du championnat pour cause de crise sanitaire. La direction a fait des choix pour constituer le groupe qui allait jouer en Starligue. J’ai donc rebondi au CS Chênois Genève, en Suisse, en menant un double projet.
Si j’avais été conservé à l’époque, j’aurais été le genre de joueur à rester toute sa carrière à Chambéry tellement j’aimais ce club. Mais je n’ai pas de regrets, dans le sens où je n’ai jamais arrêté mes études, en passant un DUT techniques de commercialisation et un master en management sportif au CESNI, à l’Inseec Chambéry.
Mon arrivée s’est faite assez naturellement, d’autant plus que j’étais resté en contact avec Alain Poncet et Laurent Munier. J’avais toujours le club chevillé au corps et si je suis parti de Genève, c’est pour Chambéry. Je ne l’aurais pas fait pour un autre club. Mon rôle ici est de recruter, autant sur la partie sportive que médicale, pour permettre à l’équipe première, mais aussi à l’équipe du centre de formation, d’être les plus compétitives, performantes et cohérentes possibles. Je travaille ainsi beaucoup avec Asier Antonio, coach de l’équipe professionnelle, et Stéphane Imbratta, entraîneur du centre de formation. Mon job est aussi de faire beaucoup de veille sportive pour repérer efficacement les talents de demain, mais aussi pour surveiller le marché des joueurs, tout en m’appuyant sur mon réseau de contacts.
Avant d’arriver en fonction, j’imaginais bien que l’aura du club était forte, mais je n’en avais pas réellement connaissance ! Chambéry a une réelle attractivité dans le monde du handball, que ce soit dans la partie sportive, mais aussi sur tous les autres métiers.
Non, je ne pense pas. Cela fait plusieurs décennies que l’équipe de France brille sur la scène mondiale, et cela suscite de fortes réactions, qu’elles soient positives ou négatives. Quand je vois l’ampleur des réactions et des commentaires sur Dika Mem lors du tournoi olympique l’été passé, je pense que cela signifie aussi que le handball est devenu un sport majeur un France, sinon personne n’en aurait parlé ainsi.
Cette saison, nos clubs français croiseront au moins deux clubs suisses. En European League, Nîmes affronte donc Schaffhausen tandis que Toulouse défiera le champion de Suisse, le Pfadi Winterthur, le 22 février prochain.
Son nom dit forcément quelque chose aux supporters chambériens, limougeauds ou villeurbannais. Formé à Villeurbanne (génération 95 comme Allan Villeminot ou encore Thomas Sermet-Bellet), Baptiste Malfondet signe à Chambéry pour le centre de formation puis une année en professionnel. Il quitte alors la Savoie pour un joli projet de deux ans à Limoges (2018-2020) avec qui il accède à la Starligue.
Le Championnat Suisse : Un Tremplin pour les Talents
Le championnat suisse reste cependant encore assez hétérogène. Sur les 10 clubs de l'élite, 3 ou 4 sont capables de voyager en Coupe d'Europe et ont ainsi des moyens intéressants (Schaffhausen, Winterthur ou encore Thun). Face à eux, des plus petits clubs commencent à se développer, avec nécessairement moins de fonds, à l'image du Chênois, le club de Baptiste Malfondet et d'autres Français (l'ailier droit Stéphane Chardon, le gardien Bastien Soulier...).
Le profil typique des joueurs chez nous et chez les plus petits clubs, c'est celui d'un étudiant ou d'un prof qui enseigne à 70 % et qui les 30 % du temps restant s'entraîne et participe aux matchs. Cela permet quand même de s'entraîner tous les jours ou presque, mais forcément, on rivalise difficilement avec les gros clubs qui sont intégralement pro.
Les clubs suisses ont pris le tournant de la formation et de la post-formation. Au-delà des baroudeurs d'Europe de l'Est ou des Balkans, ils font de plus en plus de place aux jeunes joueurs. Les clubs français semblent avoir compris cela, si bien qu'ils regardent de plus en plus attentivement de l'autre côté de la frontière.
Si la Suisse peut servir d'endroit parfait pour une pré-retraite, réfléchit Baptiste Malfondet, elle devient de plus en plus un tremplin potentiel vers la Starligue ou la Bundesliga. Le handball suisse ne se résume pas qu'à Andy Schmid et Nikola Portner.
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Heureusement d'ailleurs, car le génial demi-centre se rapproche de plus en plus de la retraite. Dans les buts en revanche, Portner, bientôt 29 ans, est parti pour durer. Mais derrière ces porte-drapeaux, la Suisse regorge aussi de pépites qui devraient commencer à briller. Schaffhausen en est l'un des principaux viviers. Nîmes devra ainsi se méfier du remuant demi-centre Jonas Schelker (22 ans).
Lorsqu'on l'interroge au sujet de cette nouvelle génération, le portier chambérien fait un constat lucide. "On n'a jamais été nuls dans les sélections jeunes. Le problème pour la Suisse n'est donc pas d'avoir des jeunes de talent, mais de les développer ensuite ! "
En Suisse, on est dans un pays confortable où en parallèle, beaucoup de très bons jeunes joueurs continuent leurs études. À la fin de leur cursus, ils préfèrent prendre un travail normal car ils vont gagner beaucoup plus. On se retrouve donc avec plein de bons joueurs qui ont leur job avec un super salaire et qui prennent un statut de semi-pro en jouant en D1 ou D2.
Cela doit passer clairement par les clubs et Schaffhausen est un très bon exemple. Le club met les moyens pour que les jeunes soient à fond dans le handball tout en faisant des études s'ils le veulent. Il faut se tourner à 100 % vers le handball si on veut progresser et ne pas rester juste bons en équipe de jeunes.
La jeune génération d'aujourd'hui a, semble-t-il, intégré cet état d'esprit. Dans le sérieux et l'investissement, ils sont meilleurs que nous à l'époque, juge Portner. Après, c'est sûrement un peu grâce à nous aussi, car on leur a montré que c'était possible d'atteindre le très haut niveau.
Ce subtil mélange de cadres expérimentés (Portner, Meister, Lier, Rubin) et de pépites prometteuses (Schelker, Zehnder, Ben Romdhane) permettra-t-il au handball suisse de tutoyer les sommets ? Ce sera notamment "une question de mentalité" selon Portner.
L'Arrivée de Patrick Cazal : Un Nouveau Chapitre pour Chênois Genève
Le club de 2eme Division Suisse du CS Chênois Genève Handball frappe un grand coup en s’attachant les services de Patrick Cazal pour prendre les rênes de son équipe masculine qui a failli basculer en 3eme division en fin de saison dernière.
Double champion du monde avec les Bleus (en 1995 et 2001), Patrick Cazal a connu une brillante carrière de joueur au poste d’arrière droit, évoluant en France, en Espagne et en Allemagne, avant de raccrocher à Dunkerque en 2008. En onze saisons à la tête de l’USDK, il remporte notamment le titre de champion de France en 2014, un exploit majuscule dans une période dominée par le PSG Handball.
Après son départ de Dunkerque, il s’envole pour la Tunisie en 2022 où il prend les commandes de la sélection nationale. Sous sa houlette, les Aigles de Carthage terminent troisièmes de la CAN 2024, décrochant une médaille de bronze continentale.
Le CS Chênois Genève se réjouit de l’arrivée d’un tel profil. De son côté, Patrick Cazal ne cache pas son enthousiasme : « Je suis ravi de rejoindre le CS Chênois Genève pour cette saison. J’espère pouvoir apporter mon savoir-faire et mes compétences au sein du club. J’ai hâte de relever ce nouveau challenge et performer avec cette nouvelle équipe.
Tableau Récapitulatif des Joueurs Français à l'AEK Athènes
| Nom | Poste | Ancien Club |
|---|---|---|
| Frédéric Bougeant | Entraîneur | Villeurbanne (Proligue, D2) |
| Yann Genty | Gardien | Saran |
| Adama Keita | Ailier Gauche | Paris-SG |
| Souleymani Touré | Ailier Gauche | Saintes (Nationale 1, D3) |
| Dylan Garain | Arrière Gauche | Ivry |
| Adama Sako | Arrière Gauche | Presov (Slovaquie) |
| Lukas Genes | Arrière Gauche | Villeurbanne (Proligue, D2) |
| Frédéric Beauregard | Défenseur | Sarrebourg (Proligue, D2) |
