Handball : Histoire des Confrontations entre la Croatie et l'Islande

Cet article explore l'histoire des confrontations entre la Croatie et l'Islande au handball, tout en mettant en lumière les moments marquants de l'équipe de France dans diverses compétitions. Découvrez les chiffres clés, les victoires mémorables et les défaites amères qui ont façonné ces rivalités passionnantes.

Match de handball.

Les Chiffres Marquants de l'Équipe de France

L'équipe de France a réalisé des performances notables lors des éliminatoires pour la Coupe du monde. Si l'équipe de France ne s'incline pas dimanche à Bakou, elle bouclera des qualifications au Mondial invaincue pour la deuxième fois consécutive. La dernière défaite des Bleus dans ces éliminatoires pour la Coupe du monde remonte à juin 2017, en Suède (2-1). Depuis, ils ont donc enchaîné 17 matchs sans défaite.

Sur les trois matchs de leur histoire disputés face à l'Azerbaïdjan, les Bleus cumulent un 15-0 en leur faveur, dont un 10-0 le 6 septembre 1995 à Auxerre (éliminatoires de l'Euro) qui est longtemps resté l'écart record en faveur de l'équipe de France. Jusqu'au 18 novembre 2023 et ce 14-0 infligé à Gibraltar (toujours en éliminatoires de l'Euro) à Nice.

Les joueurs de Didier Deschamps ont tiré au moins 20 fois au but sur chacun de leurs quatre derniers matchs : 20 tirs contre l'Islande (2-1), 33 tirs face à l'Azerbaïdjan (3-0), à nouveau 20 tirs en Islande (2-2) et enfin 25 tentatives jeudi devant l'Ukraine (4-0). Soit une moyenne de 24,5 tirs par rencontre sur cette période.

L'équipe de France, si elle a inscrit au moins deux buts lors de quatre de ses cinq derniers déplacements (ou sur terrain neutre), s'est aussi inclinée deux fois dans cet intervalle, à chaque fois en Ligue des nations : en Croatie (2-0) en quarts de finale aller, et contre l'Espagne (5-4) lors du Final Four disputé en Allemagne.

Azerbaïdjan reste sur quinze matchs sans victoire, dont douze défaites et une 3-0 le mois dernier au Parc pour le match aller. A domicile, la série est tout aussi cohérente avec huit rencontres sans succès, dont six défaites.

Souvenirs de la Coupe du Monde 2022

Dans une interview à L'Equipe, Aurélien Tchouaméni (25 ans) a notamment évoqué son échec lors de la séance de tirs au but contre l'Argentine (3-3, 4 t.a.b. 2) en finale de la Coupe du monde 2022. Le milieu de terrain avait trop croisé sa frappe qui avait filé à côté du poteau droit du but argentin lors de cette séance où Kingsley Coman, avait aussi vu sa frappe repoussée par le gardien Emiliano Martinez. L'Argentine avait été sacrée championne du monde mais Tchouaméni ne regrette pas d'avoir pris sa chance.

"Je préfère me regarder dans la glace le lendemain et me dire: "T'as raté mais tu y es allé", plutôt que de me dire que j'ai eu peur. Et si en juillet 2026, cela se termine par une telle séance, il faut y aller", promet-il.

Il conclut en expliquant que les penalties ne sont pas "forcément plus" travaillés en équipe de France depuis la Coupe du monde "même si à la fin des séances, parfois, on en fait un peu".

En plus, il y a Mike (Maignan).

Moments Historiques entre la France et la Croatie

Le résumé complet de France-Croatie

La rivalité entre la France et la Croatie a été marquée par des moments inoubliables dans l'histoire du handball.

  • 1995 : Les Barjots au bout de leur rêve. France 23-19 Croatie, finale du Mondial, le 21 mai 1995 à Reykjavik. Face à la Croatie, les « Barjots » plantent enfin le drapeau bleu-blanc-rouge au sommet du hand. Au terme d'un Mondial chaotique, marqué par une réunion-électrochoc à Reykjavik avant la phase finale, Denis Lathoud (ici contre l'Espagne) et les siens deviennent la première équipe de France championne du monde dans un sport collectif. La Croatie est dépassée en finale et ses stars bien contenues. Stéphane Stoecklin (8 buts) se balade en attaque et Jackson Richardson perturbe chaque montée de balle croate. « Je savais que c'était notre moment », résume Lathoud.
  • 1996 : Fin de parcours pour les Barjots. Croatie 24-20 France, demi-finale des JO. Le 2 août 1996 à Atlanta. Leur ascension était spectaculaire, leur chute le fut aussi. Champions du monde en titre, les Barjots prennent la porte en demi-finales des JO, sans vraiment avoir défendu leurs chances face à la Croatie, revancharde. Le groupe se fissure. « Dès que ça ne va pas, certains emmerdent le monde entier », peste le sélectionneur Daniel Costantini. En face, la Croatie n'en demandait pas temps et la bande de Zlatko Saracevic s'en va conquérir l'or olympique historique. La France se contente d'une médaille en chocolat (4e).
  • 2005 : La der' de Richardson. Croatie 35-32 France, demi-finale du Mondial. Le 5 février 2005 à Radès. Le bras droit en écharpe, Jackson Richardson (photo) tire sa révérence sur une défaite pour sa 417e sélection, blessé en début de seconde mi-temps face aux Croates. Le contraste ne pouvait pas être plus net avec le génie d'en face : meilleur joueur du monde, Ivano Balic (8 buts) stoppe les futurs Experts, trop tendres mais tout près de la finale tout de même. La médaille de bronze conquise contre la Tunisie adoucit (un peu) les plaies.
  • 2006 : Sur la voie royale. France 29-23 Croatie, demi-finale de l'Euro. Le 4 février 2006 à Zurich. La malédiction est brisée : pour son 7e Euro, la France de Nikola Karabatic est enfin en finale, avec une impression de maîtrise jamais vue. Possédés en défense, affamés en attaque à l'image de la connexion entre l'actuel sélectionneur Guillaume Gille et son frère Bertrand, les Bleus étouffent la Croatie. Balic passe à côté (3 sur 9 au tir), victime du match en état de grâce de Thierry Omeyer (28 arrêts !). La France efface l'obstacle croate et concasse l'Espagne en finale (31-23).
  • 2007 : Le réveil des Bleus. France 21-18 Croatie, quart de finale du Mondial. Le 30 janvier 2007 à Cologne. Pas rassurants avant les matches couperets, les champions d'Europe en titre retrouvent leur mojo dès les quarts contre le rival croate. Les hommes forts de Claude Onesta écoeurent chacun leur tour les joueurs au drapeau à damier : Thierry Omeyer périodemi-temps. La campagne se termine au pied du podium après une demie polémique contre l'Allemagne (31-32 a. p.).
  • 2008 : Les Experts sont nés. France 25-23 Croatie, demi-finale des JO. Le 22 août 2008 à Pékin. Champions olympiques pour la première fois à Pékin, les Bleus gagnent un surnom : les Experts. Mais avant l'Islande en finale, les joueurs d'Onesta mettent fin aux rêves du tenant du titre croate. Nikola Karabatic, Bertrand Gille et Daniel Narcisse se relaient aux basques d'Ivano Balic, puis Luc Abalo donne un dernier coup d'accélérateur à 22-22 (53e).
  • 2009 : Sommet en terre hostile. France 24-19 Croatie, finale du Mondial. Le 1er février 2009 à Zagreb. Ivano Balic et Nikola Karabatic, tête contre tête, devant les 15 000 spectateurs de la Zagreb Arena. La photo est revenue dans les souvenirs des Bleus actuels mardi soir. Mais sur le cliché, un seul des deux génies a le sourire : Karabatic (photo). Honnie par tout un pays, la star des Experts repart en vainqueur, bien aidé par une défense en béton (un but encaissé dans le dernier quart d'heure) et Michaël Guigou, impeccable (10 buts, 7/7 au jet de sept mètres).
  • 2010 : Un triplé historique. France 25-21 Croatie, finale de l'Euro. Le 31 janvier 2010 à Vienne. Champions olympiques, champions du monde et champions d'Europe. Les Bleus réalisent un triplé inédit pour leur sport et comme à chaque parcours, la Croatie est ramenée à la raison sur la route de l'or. Thierry Omeyer reprend la cape de héros avec 17 arrêts, la défense force 15 pertes de balle et Nikola Karabatic est au rendez-vous de sa finale (6 buts, 5 passes). « Cette équipe est définitivement grande », résume Daniel Narcisse.
  • 2012 : Sur la route du doublé. France 25-22 Croatie, demi-finale des JO. Le 10 août 2012, à Londres. La sortie de route spectaculaire de l'Euro 2012 (12e) est oubliée. Mais pas les bonnes recettes contre la Croatie : un gardien en état de grâce (Thierry Omeyer, 19 arrêts), un mur défensif emmené par Didier Dinart et les coups de patte des Narcisse, Abalo et Karabatic en attaque. Les Croates tiennent 50 minutes puis explosent. « Ivano Balic m'a dit : C'est la meilleure équipe de tous les temps », confie Claude Onesta, dont les Bleus vont chercher le doublé olympique contre la Suède (22-21).
  • 2013 : Retour sur terre. Croatie 30-23 France, quart de finale du Mondial. Le 23 janvier 2013, à Saragosse. Surclassée par la Croatie, la France cède sa couronne mondiale après avoir seulement mené 2 minutes. Nikola Karabatic passe à côté de son quart de finale (1 sur 5 au tir) pendant que dans le camp adverse, Domagoj Duvnjak, encore sur le terrain pour ce Mondial 2025, régale tout un pays (9 buts).

Euro de Handball : Répétition Générale Olympique

En cette année olympique, l’Euro de Handball fait office de répétition générale pour les nations engagées à Tokyo. Beaucoup d’enseignements sont à retenir de ces deux dernières semaines consacrées à l’Euro de Handball.

On a beaucoup parlé de la France, du Danemark et de la Norvège en tant que favoris de la compétition. Cela a sûrement permis à l’Espagne d’avancer masquée mais également de manière sereine. Jamais menés dans les dernières minutes des matchs à élimination directe (demie face à la Slovénie et finale face à la Croatie), la Roja a maîtrisé son sujet de bout en bout. La profondeur de leur effectif à fait la différence, Perez de Vargas a brillé en finale lorsque son équipe semblait incapable de marquer, et Macheda a parfaitement joué son rôle d’impact player en sortie de banc. Peu de nations ont le luxe, de proposer en alternative à Entrerrios, un Dujshebaev décisif. Les ailiers Sole et Gomez, sur 7m, ont été précieux.

Euro de handball.

La Croatie est à féliciter pour le niveau de jeu affiché le long de la compétition. Duvnjak a été magistral, avec une science du jeu à son paroxysme. Ses choix à la passe et au tir ont souvent permis aux siens de ne pas sombrer, lorsque le vent ne soufflait pas dans le sens des Croates. Son 7m égalisateur en première prolongation face à la Norvège en demi-finale, et son tir en appui en finale alors que son équipe était à -4 sont les symboles de sa domination lors de la compétition.

La Hongrie a étonné son monde, avec de belles propositions tactiques pour compenser le manque de profondeur de son effectif. Ils ont piégé de nombreuses équipes avec une belle variété dans les schémas tactiques proposés. Au premier tour, l’équipe coachée par Laszlo Nagy, la légende nationale, a obtenu un match nul qui a condamné le Danemark à la surprise générale. Les défenses très avancées et originales, 5-1 et 4-2, ont réussi à déstabiliser des Danois peu inspirés. Le manque d’homogénéité de la sélection a, en revanche, empêché l’équipe de briller davantage.

Le Portugal, 6ème de la compétition, est la belle histoire et surprise de cet Euro. Le staff de l’équipe lusitanienne s’était préparé à rentrer après le premier tour, car opposés aux favoris norvégiens et français. Mais la qualité de jeu proposé par le groupe portugais leur a permis de prolonger leur aventure européenne. Leur victoire en ouverture face à la France a rappelé au monde du Handball qu’il ne fallait plus les sous-estimer. On a beaucoup attribué cette victoire au manque de fluidité des offensives françaises et bien trop peu à l’organisation défensive des Portugais. Ils se sont offert beaucoup de buts faciles avec de nombreuses prises de risques et interceptions sur les lignes de passes adverses, ce qui leur a permis d’obtenir des victoires de prestige sur la France (28-25) et la Suède (35-25). Diogo Branqinho (arrière) et Alfredo Quintana (gardien) font partie des belles satisfactions de cet effectif.

Parmi les nations qui ont émergé lors de la décennie passée, la Norvège est celle qui se démarque le plus. Même si cette dernière s’est inclinée dans une demie face à la Croatie à la tension exceptionnelle, elle s’est parée de bronze et s’est affirmée comme l’une des meilleures nations du moment. L’équipe de Christian Berge a commencé sa compétition avec 5 victoires en 5 matchs, avec un système défensif très solide.

Leur attaque est toujours portée par le génie Sander Sagosen. Le demi-centre du PSG a brillé au scoring avec 61 buts et 47 passes décisives. (108 buts sont passés par lui, un record à un Euro). Malgré des bons lieutenants (Joendal, Johannessen), cette dépendance a peut-être coûté la finale à la Norvège. Ces choix offensifs ont été moins bons en double prolongation face à la Croatie, là ou la science du jeu collectif de Duvnjak a fait la différence dans les ultimes secondes.

Les Français restaient sur 4 podiums en compétition internationale. Le fond de jeu inquiète, et Didier Dinart est contesté. Les coéquipiers de Nikola Karabatic n’ont pas trouvé de solution sur jeu placé. Peu de verticalité, beaucoup de pertes de balles, le jeu des Français s’est montré statique, sans idées. Motif d’espoir tout de même dans la défaite face à la Norvège, certains jeunes ce sont montrés à leur avantage (Laborde, Prandi). Ceci s’explique par les nouveaux profils en équipe de France, qui ont besoin de se mettre en mouvement, de prendre de la vitesse pour dominer. Le jeu statique, près de la défense adverse proposé par Karabatic ne convient pas aux arrières Remili et Mem, qui doivent prendre leur élan de loin, et profiter du jeu de transition et des montées de balles rapides pour dégainer à leur convenance.

En tant que tenant du titre mondial, le Danemark est déjà qualifié pour les Jeux Olympiques. Cependant, l’équipe emmenée par Mikkel Hansen, est sortie, tout comme la France, au premier tour.

Le Danemark a montré des lacunes dans le jeu placé, face aux défenses actives proposées par les Hongrois et Islandais. Les cadres de la sélection (Morten Olsen, Rene Toft Hansen, Mads Mensah) ne se sont pas montrés à leur avantage. Mikkel Hansen a joué à un bon niveau mais sans second dans le secteur offensif, il est difficile de briller dans la dense zone Europe. On aurait pu attendre davantage de Michael Damgaard, très à son avantage en préparation et en Golden League, resté discret lors de ce premier tour raté.

Parmi les nations historiques qui sont à la peine, la Suède a terminé la compétition à une médiocre septième place. Les partenaires de l’ancien du PSG Kim Ekhdal du Rietz, vices champions d’Europe en titre, ont paru empruntés lors du deuxième tour de cet Euro partiellement disputé à domicile. Les spécialistes des croisés ont manqué de verticalité et de tranchant lors de lors phases offensives. Les Jaunes et Bleus ont paru être sur courant alternatif, à l’image de leur demi-centre Jim Gottfridsson, comme lors de leur rencontre face au Portugal perdue largement 35 - 25.

Les Allemands ont fini à la 5ème place du tournoi, et c’est une nouvelle compétition sans médaille depuis le titre européen de 2016. À l’instar de la Suède, ils ont été un cran en dessous des nations du top européen. Les défaites 25-24 et 33-26 contre les deux finalistes croates et espagnols ont confirmé leurs difficultés à gagner les matchs qui comptent. Leur socle défense est toujours aussi solide, articulé autour de Wiencek, Pekeler, Wolff et Kohlbacher.

Au rang des nations historiques en difficulté, la Russie obtient la palme. La nation russe si prolifique dans les années 90 a semblé peu concernée par les événements. Le point d’orgue a été ce match catastrophique contre l’Islande, perdu 34-23. Timur Dibirov a montré son côté le plus sombre avec de nombreux gestes techniques superflus et des pertes de balles inutiles lorsque son équipe était en difficulté. L’arrière vedette Dimitrii Zhitnikov a été transparent (6/19 au tir ; 32 % de réussite).

Qualifications Olympiques de Handball

L'Espagne, la Croatie, l'Islande, la Suède et la Hongrie ont décroché cinq des six dernières places qualificatives pour le tournoi olympique masculin de handball, au terme de la 2e journée des trois tournois (TQO) disputés de vendredi à dimanche.

Les Espagnols, lors du tournoi se déroulant chez eux, ont obtenu leur qualification en battant l'Algérie (28-20) au lendemain de leur victoire initiale contre la Serbie. Les médaillés de bronze aux derniers JO ont profité du nul dans le même temps de la Serbie et de la Pologne (25-25) pour être assuré de finir à une des deux premières places qualificatives, la seconde devant revenir à une de ces deux nations, au terme de l'ultime journée dimanche.

En Croatie, Croates et Islandais, favoris, ont assumé leur statut et ont décroché leur billet. Les hôtes du tournoi en ne faisant qu'une bouchée du Chili (35-15) samedi et l'Islande, en s'imposant devant le Japon (41-30).

La veille, la Croatie avait écrasé le Japon (36-22), pendant que l'Islande battait le Chili (25-17). Avec deux victoires chacun, ces deux pays ne peuvent plus être rejoints, à la veille de leur confrontation pour le spectacle.

Même scénario en Suède où le pays organisateur a enregistré sa 2e victoire en deux jours, contre la Macédoine samedi (27-23) après le Brésil la veille.

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