À Sainte-Marie-aux-Mines, une commune haut-rhinoise perchée sur les hauteurs du massif vosgien, un drôle d'oiseau a pris ses quartiers d'été à l'occasion de la Coupe du Monde de Rugby. Grand fan de rugby, Michel Georges a construit un coq géant aux couleurs de la France pour soutenir les Bleus tout au long de la Coupe du monde.
Michel Georges, inventeur à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), a fabriqué un coq en métal de 2,5 mètres, juché sur un ballon ovale. L'automate chante, bouge et suscite la curiosité parmi les habitants. Si sa nouvelle décoration surprend les passants, ce n’est pas le cas de ses voisins.
Depuis début septembre 2023, une drôle de décoration trône dans le jardin de Michel Georges, à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin). La structure, qui mesure 2,5 m de haut, est installée dans son jardin depuis début septembre 2023.
« Ils me connaissent depuis des années donc ils savent que je suis un peu déjanté », rigole Michel Georges. Effectivement, ce coq n’est pas sa première (ni sa dernière) invention. En 2014, l’ancien prof a été primé au concours Lépine pour son vélo qui fonctionne à la force des bras.
En attendant de trouver une nouvelle idée de création, le septuagénaire espère que son coq va porter chance à l’équipe de France dans cette Coupe du monde. Et il rêve déjà d’une victoire.
« Je suis très confiant car les Bleus n’ont jamais été aussi forts, estime celui qui passe ses week-ends à suivre le Top 14. On peut gagner, même avec la blessure d’Antoine Dupont. »
Michel Georges reconnaît d’ailleurs qu’il est admiratif du capitaine du XV de France. « Il est très lucide, très vif et impressionnant techniquement.
Connu dans la commune pour ses réalisations en tout genre, avec sa dernière création, Michel peut se vanter d'avoir tapé dans le mille. Son coq anime les conversations de quartier et ne laisse personne indifférent. Comme cet ancien élève de Michel qui habite juste à côté.
"Il y a beaucoup de monde qui s'arrête pour voir, il est connu pour faire des choses comme ça. Du mérite et du savoir-faire. Car Michel Georges, féru de mécanique, a tout fait lui-même.
Son coq lui a demandé huit mois de travail et des centaines d'heure. Sans compter le temps passé à étudier en détail l'anatomie du gallinacé : la forme de sa crête ou celle de ses ergots, notamment.
Adèle, son épouse, qui assiste à toutes les naissances de ses idées les plus folles, s'est fait une raison. "J'ai l'habitude, ça fait cinquante ans que ça dure. Il faut s'y faire et puis il est heureux comme ça.
Quant à Michel, primé au concours Lépine en 2014, il est fort occupé. Dans son atelier, où il passe le plus clair de son temps, des tas d'inventions ont vu le jour. Certaines lui ont valu une petite notoriété.
On lui doit aussi un urinoir réglable pour femmes ou encore un système permettant de produire de l'électricité en marchant. Bien arrimé au sol, son coq, avec ses quelque 500 kilos, ne bougera pas de sitôt.
Chacun peut aller l'admirer à la sortie de Sainte-Marie-aux-Mines, dans le quartier de Fertrupt.
L’automate peut également pivoter sur lui-même. Michel Georges a passé plus de six mois à concevoir ce coq aux couleurs de la France. Et il a tout fait tout seul.
Pendant « des heures et des heures », il a étudié en détail l’anatomie du gallinacé comme la forme de sa crête. Puis il a réfléchi à ses dimensions, à sa posture, à sa motorisation.
Aujourd’hui, l’automate est équipé de cinq moteurs. Il pèse près de 500 kg. « Il est en métal mais le support en forme de ballon est en béton.
Depuis son installation, son coq géant attire les regards dans la petite commune de Sainte-Marie-aux-Mines. De nombreuses personnes s’arrêtent régulièrement pour l’admirer et le prendre en photo. Des Français mais aussi des étrangers.
« Il y a déjà des Allemands et des Espagnols qui sont venus l’observer », nous raconte Michel Georges. Très fier de sa création, le retraité accueille les curieux avec un grand sourire.
« Quand ils me le demandent, je fais tourner le coq et ils le prennent en vidéo.
Un coq tout en métal, haut de 2,5 mètres, perché sur un support en forme de ballon et arborant, comme il se doit, une crête bleu blanc rouge. Son créateur, Michel Georges, lui a fait don d'un organe vocal qui lui permet de pousser des cocoricos et d'entonner la Marseillaise en ouvrant un large bec.
Mais ce n’est pas tout, car l’homme de 72 ans ne fait pas les choses à moitié. Le coq peut battre des ailes, remuer la queue, hocher la tête… « Il fait aussi cocorico et chante la Marseillaise ! », nous explique l’ancien professeur de mécanique, qui pilote les mouvements à l’aide d’une télécommande.

Un Ballon de Rugby Géant à Toulouse
Depuis mercredi 27 juin, un ballon de rugby géant d'une hauteur de 6 mètres de haut a été installé non loin du B612... Et il est même visible depuis le périphérique ! 1 juil. L’avez-vous remarqué ? Depuis quelques jours, un ballon de rugby géant trône sur le parking de la MFJA (Maison de la formation Jacqueline Auriol), à côté du bâtiment B612.
En prévision de la Coupe du monde de rugby, Bruno Bidoli et Max Roux, deux enseignants en génie mécanique et productique, ont lancé en 2021 un défi à leurs étudiants de l’IUT de l’Université Paul-Sabatier : construire une sculpture géante du ballon ovale de rugby.
600 étudiants de première année de BUT génie mécanique (promotion actuelle et précédente) se sont donc engagés dans ce projet, en fabriquant, durant leurs travaux pratiques, tous les connecteurs du ballon : des dômes géodésiques dont la conception est inspirée des assemblages aéronautiques.
1350 vis, 1250 goupilles, et 420 mètres de tubes coupés en 564 morceaux forment ce ballon ovale de rugby géodésique de 6 mètres de haut pour 729 kg. Une sculpture entièrement fabriquée en acier et d’alliage à base d’aluminium.
Le ballon qui a été assemblé et installé par l’IUT Paul Sabatier sur le toit-parking de la Maison de la Formation Jacqueline Auriol. « Outre l’apport pédagogique, ce projet permet de conforter certaines idées essentielles comme le travail d’équipe ou la solidarité.

L'Histoire du Ballon de Rugby
Nous sommes au collège de Rugby en 1823 et la légende locale raconte que William Webb Ellis s’est saisi du ballon avec ses mains en plein match de football pour le porter et traverser le terrain. Le rugby était né et William Gilbert, cordonnier dont l’atelier était situé en face de l’établissement scolaire, fournissait alors les ballons en cuir, de forme ronde, aux collégiens.
C’est quelques années après que le ballon allait prendre la forme ovale pour une meilleure prise en mains, toujours à l’initiative du visionnaire William Gilbert. "Célébrer les 200 ans de la marque en même temps que ceux du rugby, en pleine Coupe du monde, on ne pouvait pas rêver mieux", estime Laurent Gaya, le directeur de Gilbert France.
Des terrains du championnat régional d’Occitanie à ceux du championnat NPC des provinces néo-zélandaises, des stades du Top 14 à ceux de la Currie Cup en Afrique du Sud, en passant par les sommets du Tournoi des VI Nations ou de la Coupe du monde, les ballons Gilbert sont partout. Tous les clubs et les grandes nations ont leur modèle dédié.
Qui a inventé le rugby ? - 1 jour, 1 question
"Nous avons une présence dans le rugby pro et semi-pro qui avoisine les 98 %", souligne Laurent Gaya, sans oublier le rugby amateur qui suit le mouvement, séduit par la qualité des ballons anglais et leur rapport qualité-prix. Dans cette razzia, seuls les All Blacks se démarquent avec un ballon siglé Adidas. "Pour l’instant…", souffle Laurent Gaya.
Pour avoir fait l’unanimité sur la planète rugby depuis le début des années 1990, la société Gilbert a mis en avant ses atouts. "Je pense qu’il y a plusieurs paramètres à notre réussite", avance Laurent Gaya.
"Nous avons un savoir-faire qui n’a jamais été copié ou imité. Ensuite, nous procédons à énormément d’investissements que ce soit dans la recherche ou l’innovation.
Marque iconique - les connaisseurs n’ont pas oublié le fameux Gilbert "Match" en cuir marron avec ses lacets des années 70 et 80 -, la société de Robertsbridge (Sussex) a su repousser la concurrence "des deux gros" comme le dit Laurent Gaya en évoquant Nike et Adidas.
"Ils ne s’intéressent pas forcément au rugby, ça reste quand même un sport "régional" à l’échelle planétaire. Ils préfèrent se concentrer sur des sports à haute densité", explique le directeur de Gilbert France qui précise : "Sachez que le cricket ou le hockey sur gazon par exemple, ce sont trois fois plus de pratiquants dans le monde.
"Ils sont nos ambassadeurs de l’ombre", n’hésite pas à clamer Laurent Gaya au sujet des buteurs qui utilisent les ballons de la marque anglaise et font remonter leurs avis et critiques. "Ils sont très exigeants et la nouvelle génération l’est encore plus."
Et Laurent Gaya de nous raconter les tests qu’il effectuait avec Johny Wilkinson, à Toulon, avant la Coupe du monde 2015. "Nous lui avions amené les ballons qui seraient utilisés lors du Mondial. Il a pris les ballons et pendant 2 heures, il a tapé des 22 m, du même endroit, enchaînant les frappes, réclamant un poil plus ou moins de pression. Je n’ai jamais vu une telle exigence et précision.
Côté Français, l’avis d’Antoine Dupont compte. "C’est un joueur qui manie le ballon avec les mains et le pied et qui peut aussi buter. Il est toujours très juste dans ses commentaires, il n’a jamais de critique infondée.
À l’heure de la data et des statistiques à profusion, Gilbert développe le ballon connecté. "On fournit le ballon où on insère une puce de la société SAGE qui développe la technologie. C’est le fruit de huit ans de recherche", explique Laurent Gaya.
Ce ballon testé lors du dernier Mondial U20 en Afrique du Sud offre une multitude de données. "Elles peuvent servir dans plein de domaines. Pour les arbitres qui peuvent savoir si un ballon est transmis en avant ; pour la télé qui peut donner des statistiques sur la vitesse de passe, sur la longueur ou la hauteur d’un coup de pied, etc.
Et Laurent Gaya de préciser : "L’équipe de France l’utilise déjà à l’entraînement. Par exemple, un demi de mêlée n’a pas la même longueur ou vitesse de passe selon qu’il joue côté droit ou gauche.
Il s’appelle "Innovo RWC 2023", c’est le ballon officiel de la Coupe du monde, coûte 200 € et est composé de 70 % de caoutchouc d’origine naturelle et 30 % de matière synthétique. Il innove en proposant une double valve pour un meilleur équilibre et une vessie formée de quatre parties.
"Le ballon est énormément compressé sur les frappes des buteurs mais cette vessie permet au ballon de retrouver immédiatement son aspect initial. L’élasticité du ballon permet de bien répandre l’énergie de l’impact du pied", précise le directeur de Gilbert France qui avoue "que les retours sont bons au cours de cette Coupe du monde. On prend les stats des meilleurs buteurs et si leurs pourcentages sont bons, c’est que le ballon va bien.