L'Histoire de la Coupe de Lorraine de Football

Le football en Lorraine possède une histoire riche et complexe, marquée par des périodes de croissance, de défis et de renaissance. Avant de devenir une terre de talents, la région Lorraine était un territoire où le ballon rond n’a jamais quitté les pelouses. Cet article explore les moments clés de cette histoire, des premiers clubs aux compétitions régionales, en passant par l'impact des événements mondiaux sur le football lorrain.

Les Premiers Pas du Football en Lorraine

Au Havre, où de nombreuses compagnies ou agences d'Outre Manche sont installées, c'est tout naturellement que des employés de celles-ci vont créer le premier club français. À partir de cette cité normande, le football va rayonner à destination de tout le pays. D'autres clubs vont ainsi naître : le Paris F.C. L'histoire du F.C. Et qu'en est-il à Nancy ? Il faut savoir qu'avant la guerre de 14-18, les clubs nancéiens sont nombreux à s'illustrer. de 1904 à 1914. La Lorraine de Football Association voit le jour en août 1920.

L'Émergence des Clubs et des Compétitions

En 1918, émerge le premier club de Merlebach, la Société Sportive de Merlebach (SSM). Sur les installations sommaires du Bremerhoff, elle fait jeu égal avec les meilleures formations régionales, AS Metz, CA Metz (le futur FC Metz), mais aussi des formations de Strasbourg, Luxembourg ou Sarrebruck. Sa croissance est telle que, le 4 mai 1927, les membres sportifs de l'ULM, réunis en assemblée extraordinaire, votent la dissolution de la section football de cette association et fondent le Stade Olympique de Merlebach (SOM), appellation choisie parce que le futur terrain de Belle-Roche (inauguré en 1928) aura les mêmes dimensions que le stade olympique de Colombes. La fusion est alors envisagée puis voulue par le SOM et la SSM... mais chacun veut imposer sa dénomination.

Il faut remonter loin dans le temps, très loin même, pour découvrir les premiers balbutiements de cette épreuve portée sur les fonts baptismaux en 1920. Un siècle, tout bonnement. La Ligue de Lorraine de football, qui ne comptait à l’époque qu’une poignée de clubs, pour la quasi-totalité d’entre eux situés en Moselle-Nord, lançait son « premier challenge De Wendel ». On est alors dans le fief de la famille industrielle, à Hayange. Le stade, qui abritera toutes les finales pendant des décennies, trône au milieu des usines. Une compétition est née, un trophée aussi.

Le Football Lorrain Pendant la Seconde Guerre Mondiale

En juillet 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, la Moselle est annexée à l'Allemagne et plus particulièrement au Gau Westmark avec la Sarre et le Palatinat. Le SOM doit changer de nom et s'appelle désormais la Turn- und Sportgemeinschaft (TSG) Merlenbach (orthographié à l'allemande avec un n). La guerre suspend alors la carrière de joueur professionnel de Marcel Muller avec le FC Metz. Il n'a que 24 ans et signe au SO Merlebach dont il sera le plus grand joueur de l'histoire. À l'issue de la saison 1942-43, le TSGM remporte la Bezirksliga de Moselle (D2) et gagne ainsi son billet pour la Gauliga Westmark (D1), où il rejoint deux autres mosellans, le FV Metz (FC Metz) et le TSG Saargemünd (AS Sarreguemines).

En 1944, la Lorraine est marquée par le destin tragique des frères Heckler. Le 7 et 8 juin, de violents combats de rue opposent les maquisards et les soldats de la Wehrmacht dans les rues de Tulle. Une division blindée SS est dépêchée de Montauban par l’état-major allemand pour reprendre le contrôle de la préfecture de Corrèze. Le lendemain, les nazis organisent une rafle de 3 000 hommes en guise de représailles. Ils s’introduisent au petit matin dans la maison d’André Lagarde. Le père de famille, les frères Heckler et Marius Mari sont sortis du lit et emmenés de force dans la cour de la Manufacture Nationale d’Armes pour une « vérification des papiers ». Un tri s’effectue, 99 personnes, considérées comme « suspectes » par les autorités, sont condamnées à la pendaison. Aucun des quatre résidents n’en ressort vivant.

Le siège du club est pillé, le stade Saint-Symphorien est inondé par l’armée allemande en déroute, les ponts du bras-mort et du canal sautent. Il ne reste plus rien au sein du club grenat. Il n’y a plus de ballons, ni de chaussures, pas même de crampons ou filet de but.

La Résilience et la Renaissance du FC Metz

C’est Raymond Herlory de retour chez les Grenats, avec une poignée de fidèles (Bakhuys, Braun..), qui entreprend de redonner au club son lustre d’antan. Le FC Metz reprend vie et renaît de ses cendres avec un symbole frappé sur le cœur. Le club messin est le seul club français autorisé à le porter sur tous les terrains de l’Hexagone !

La toute première équipe complète du FC Metz, reconstituée après la guerre, face au FC Nancy le 25 mars 1945. Debout de gauche à droite : Hemmen, Marchal, Braun, Frey, Gorius, Bakhuys.

Le 10 mai 1945, fierté et honneur sont retrouvés. Le FC Metz remporte la Coupe de la Libération contre l’Olympique de Marseille au stade de l’Huveaune à Marseille.

Finale Coupe de France 1938 : Olympique de Marseille - FC Metz (2-1 a.p.)

L'Âge d'Or du Football Lorrain

Durant cette période, le football a perduré en Lorraine lorsque c’était possible à savoir en l’absence de combats. En 1945, le nombre d’adhérents pratiquant le foot dans la région est en hausse par rapport à celui de 1939 au début du conflit. Le foot est partout et un réel plaisir de jouer est visible.

Les années 1950 marquent véritablement l’âge d’or du football lorrain avec la naissance de futures nouvelles révélations comme Roger Piantoni, grand joueur de l’AS Nancy Lorraine. L’exemple le plus parlant est la sélection en équipe de France de six joueurs… d’un seul et unique petit village du Pays-Haut, Giraumont.

Il sera plus heureux avec Roger Piantoni qu'il va chercher à Piennes et qui rejoint Nancy en juillet 1950. Il a alors 19 ans et une dizaine de clubs lui faisait les yeux doux.

En Coupe de France, le F.C. Nancy, déjà demi-finaliste en 1948 (contre Lille) et 1951 (contre Strasbourg), disputera à Colombes la finale en 1953 contre les dogues lillois, emmenés par Jean Baratte et Jean Vincent. A l'occasion de cette finale, le club nordiste est donné grand favori, mais après avoir ouvert la marque par Vincent (17e), il est rejoint au score peu avant la mi-temps par Nancy, suite à un but de Belaid (41e). Le F.C. Nancy reste toutefois l'une des toutes meilleures formations françaises.

Malgré une nouveau beau parcours en Coupe de France qui conduit les Nancéiens en demi-finales, les impératifs financiers contraignent le club à céder en 1957, contre 25 millions, Piantoni à Reims.

Roger Piantoni en action.

L'A.S. Nancy-Lorraine et l'Ère Platini

Après le cruel abandon des pros du F.C. Nancy au printemps 1964, Claude Cuny ressuscite le football de haut-niveau à Nancy. En novembre 1966, il lance son projet d'y recréer un club à statut pro. En janvier 1967, à l'occasion d'un match de Coupe de France Besançon-Lille disputé à Nancy, il fait distribuer un tract. La presse relaie ses différents appels, et la fameuse "Boîte postale 17" reçoit plus de 18.000 lettres. 50.000 F sont ainsi collectés.

Le FC Nancy avait eu P...i (Piantoni) ; l'AS Nancy-Lorraine aura P...i (Platini) ! Michel Platini n'est d'ailleurs pas étranger à cette belle saison.

Apothéose en cette fin de saison 77/78, Michel Platini conduit ses troupes en finale de la Coupe de France et, après une victoire sur Nice 1-0 (but de lui-même !), c'est à ce talentueux N°10 que le Président Giscard d'Estaing remettra le prestigieux trophée. Cette Coupe de France, qui restera longtemps l'unique trophée majeur du club, permet à l'ASNL de disputer la Coupe d'Europe, en l'occurence celle des Vainqueurs de Coupes.

Avec le départ du "Roi Michel", l'ASNL, malgré quelques coups d'éclats, retombera progressivement dans l'anonymat du championnat.

Michel Platini lors de son passage à Nancy.

La Fin de la Coupe de Lorraine

Voilà, c’est fini. Ou presque. La réforme des collectivités territoriales est passée par là. La Coupe de Lorraine a vécu, vive la Coupe de la Ligue du Grand Est ! Il faut remonter loin dans le temps, très loin même, pour découvrir les premiers balbutiements de cette épreuve portée sur les fonts baptismaux en 1920. Un siècle, tout bonnement. La Ligue de Lorraine de football, qui ne comptait à l’époque qu’une poignée de clubs, pour la quasi-totalité d’entre eux situés en Moselle-Nord, lançait son « premier challenge De Wendel ». On est alors dans le fief de la famille industrielle, à Hayange. Le stade, qui abritera toutes les finales pendant des décennies, trône au milieu des usines. Une compétition est née, un trophée aussi. Une compétition qui perdurera jusqu’en juin prochain, à l’heure de la dernière finale de son histoire. Entre-temps, le « Challenge De Wendel » a changé cependant d’appellation, plus œcuménique, pour devenir Coupe de Lorraine. C’est Robert Perussel, le président de la Ligue, qui en fut à l’origine lors de la saison 1973-1974.

Robert Perussel n’est plus là pour témoigner, mais Bernard Desumer, son successeur, a la mémoire vive ! Bercé par le football régional depuis toujours, l’ancien vice-président de la Fédération française a quelques souvenirs bien ancrés. Personnels parfois ou qui sont le fruit des anecdotes qui lui ont été rapportées, ici ou là. Heurs et malheurs

Comme en 1945, quand le club d’Amnéville, dont il deviendra le président plus tard, s’imposa en finale face à Piennes. Battu par les Amnévillois en demi-finale, sur terrain neutre, Forbach portera réclamation pour « envahissement de terrain ». La Ligue lui donnera tort. Pas la Fédération, qui fit rejouer la finale entre Forbach et Piennes. Qui l’emporta cette fois. Ou comme en 1978, quand les dirigeants de la Ligue finirent par « destituer » le vainqueur, Saint-Dié. Braun, l’attaquant déodatien, lors de la série des tirs au but, vit son ballon heurter le poteau, puis le dos du gardien. Avant de secouer les filets. L’arbitre validait et donnait par la même occasion la victoire aux Vosgiens. À tort ! Le règlement de l’époque était clair. Après un deuxième contact, le ballon n’était plus en jeu. Rien n’était trop prévu dans les règlements en pareil cas, mais la sanction tomba : pas de vainqueur ! Pas procéduriers pour un sou, les Forbachois laissèrent filer. Ou comme en 1982, enfin. Bernard Desumer était le jeune président d’Amnéville, Gérard Naudin, l’actuel secrétaire général du district mosellan, était quant à lui devenu l’un de ses joueurs. En face, en finale, Yutz, équipe de DHR qui s’attendait à une rouste devant un pensionnaire de Division 3. Sur la question, les avis divergent. « Tu as déjà perdu quatre finales avec Thionville, tu ne joues pas, Gérard, tu es un chat noir… », chambra gentiment Bernard Desumer. Gérard Naudin ne se souvient, lui, que de deux finales perdues… Le fait est que Gérard Naudin, qui joua, bien sûr, porta la poisse. Et Yutz l’emporta (3-1), avec dans ses rangs un jeune joueur qui rayonna.

➤ La finale 1972 (Challenge De Wendel) a été remportée par… le FC Metz. Dont le capitaine n’était autre que Joël Muller. « J’avais 18 ans et c’était vraiment un grand moment. La Coupe m’avait été remise par Jean-Jacques Servan-Schreiber, le président de la région de l’époque. Dans notre équipe, si je me souviens bien, il y avait aussi Victor Zvunka et Dominique Cuperly. »

➤ La ville la plus titrée en Challenge De Wendel et en Coupe de Lorraine est Thionville, avec 7 victoires. Sous différentes appellations comme « La Sportive Thionvilloise » en 1929, le SP Thionville en 1964 ou le FC Thionville en 1983. Les clubs l’ayant emporté quatre fois sont nombreux, là encore sous différentes appellations (ou pas) : Jarville jeunes, Merlebach, le FC Metz, Yutz, Moyeuvre.

➤ Pour l’avoir remporté trois fois de suite en 1936, 1937 et 1938, Moyeuvre - c’était prévu dans le règlement - a pu conserver définitivement le trophée. La famille De Wendel a dû remettre la main à la poche, ensuite.

Challenge de Wendel et Coupe de Lorraine : Les Vainqueurs

Voici une liste des vainqueurs du Challenge de Wendel et de la Coupe de Lorraine à travers les années :

  • CHALLENGE DE WENDEL
  • 1920-1921 : le premier challenge a vu la victoire de l’AS Messine sur Lunéville (2-1). 21 clubs s’étaient engagés cette saison-là.
  • 1972-1973 : la dernière édition du challenge De Wendel a été remportée par le CS Blénod, aux tirs au but, face à Rehon (0-0).
  • COUPE DE LORRAINE
  • 1973-1974 : AS Talange
  • 1974-1975 : JS Audun-le-Tiche
  • 1975-1976 : US Rehon
  • 1976-1977 : JS Audun-le-Tiche
  • 1977-1978 : non attribuée
  • 1978-1979 : AS Algrange
  • 1979-1980 : CSO Amnéville
  • 1980-1981 : JS Audun-le-Tiche
  • 1981-1982 : ES Ch. Basse Yutz
  • 1982-1983 : FC Thionville
  • 1983-1984 : SO Merlebach
  • 1984-1985 : SA Épinal
  • 1985-1986 : AS Sarreguemines
  • 1986-1987 : ES Ch. Basse Yutz
  • 1987-1988 : FC Metz
  • 1988-1989 : ES Ch. Basse Yutz
  • 1989-1990 : AC Bar-le-Duc
  • 1990-1991 : AS Nancy Lorraine
  • 1991-1992 : FC Yutz
  • 1992-1993 : FC Thionville Oeutrange
  • 1993-1994 : AC Bar-le-Duc
  • 1994-1995 : US Forbach
  • 1995-1996 : US Raon-l’Étape
  • 1996-1997 : CS Blénod
  • 1997-1998 : SS L’Hôpital
  • 1998-1999 : SO Merlebach
  • 1999-2000 : AS Ludres
  • 2001-2002 : FC Sarrebourg
  • 2002-2003 : Jarville jeunes
  • 2003-2004 : SR Saint-Dié
  • 2004-2005 : Jarville jeunes
  • 2005-2006 : ES Fameck
  • 2006-2007 : Jarville jeunes
  • 2007-2008 : Thionville FC
  • 2008-2009 : Jarville jeunes
  • 2009-2010 : Lunéville UST
  • 2010-2011 : Nancy Haut du Lièvre
  • 2011-2012 : RS Magny
  • 2012-2013 : Lunéville FC
  • 2013-2014 : APM Metz FC
  • 2014-2015 : FC Lunéville
  • 2015-2016 : AS Pagny-sur-Moselle
  • 2016-2017 : ES Thaon

Anecdotes et Particularités de la Coupe

Le 29 mai 1921 se refermait la préface d’un nouveau chapitre du football régional. La Coupe de Lorraine aurait dû fêter son siècle d’existence cette année. D’abord dénommée Challenge de Wendel avant d’être, depuis 2019, étendue au Grand Est, elle a marqué le territoire. L’ES Thaon est le dernier club vosgien à avoir inscrit son nom au palmarès. C’était en 2017. Lorsque la refonte des territoires voulue par le Gouvernement de l’époque est entrée en vigueur, une page du football lorrain s’est tournée, fermant alors le livre d’une compétition à deux doigts d’être séculaire. Cette Coupe de Lorraine si convoitée, ce trophée si lourd à porter, fardeau pourtant méritoire, livrait alors le dernier pan d’un riche inventaire dressé au fil du temps. Ce samedi 29 mai 2021 aurait ainsi pu marquer l’anniversaire de cette vieille dame, qui a finalement quitté la scène à l’âge avancé de 97 ans. Pour laisser sa place à une nouvelle mouture, étendue désormais de l’Alsace à la Champagne-Ardenne, en passant par la Lorraine. Elle restera comme une compétition identitaire, marquée, dans ses premières décennies, par l’emprise des Mosellans. Mais également par des petites histoires qui en ont fait sa légende.

  • Le 3 avril 1921, l’aventure commence : Le premier tour de l’épreuve mise sur les fonts baptismaux par Guy De Wendel, patron d’industrie à Hayange, devenu député et sénateur de la Moselle, se déroule en présence de 21 clubs ce 3 avril 1921. Quelques semaines plus tard, à Sérémange, le 29 mai donc, est titrée l’AS Messine, qui domine alors sur Lunéville (2-1).
  • 1938, le règlement change : Déjà lauréat en 1930-31, l’UL Moyeuvre réussit le tour de force de s’adjuger le Challenge De Wendel à trois reprises entre 1936 et 1938. De fait, l’entité mosellane peut alors conserver la coupe comme le stipule le règlement. Cela incitera la famille De Wendel à mettre la main à la poche et modifier les statuts de l’épreuve.
  • 1948, les deux finales : Après une interruption de six ans en raison du conflit mondial de 1939-1945, la compétition reprend son cours et connaît un drôle de dénouement en 1948. Avec deux finales. Battu en demi-finale par Amnéville, Forbach pose réclamation pour ‘’ envahissement du terrain’’. La Ligue décide de faire rejouer la rencontre, ce qui n’est pas du goût des Forbachois, en définitive sanctionnés d’un forfait. Amnéville s’empare alors du trophée aux dépens de Piennes. Mais on n’en reste pas là puisque la Fédération accepte l’appel. Amnéville refuse alors de disputer à nouveau sa demi-finale. L’US Forbach est ainsi propulsée en finale, qu’elle perdra face à Piennes.
  • 1948, le trophée en miettes : Dans l’euphorie de son succès, les Amnévillois laissent échapper le Challenge de Wendel. Le socle du trophée en bronze est brisé. Conséquence : les Piennois sont privés de cérémonie officielle.
  • Pas à son terme en 1962-1963 et 1969-1970 : Avant de changer d’appellation, plus œcuménique, pour devenir Coupe de Lorraine en 1973, le Challenge De Wendel, dont la dernière édition a été remportée par Blénod, aux tirs au but, a connu deux années sans vainqueur. En raison de fortes intempéries, il a été interrompu en cours d’exercice.
  • 1978, Saint-Dié se met la coupe à dos : Finalistes face à l’APM Metz, les SR Déodatiens sont passés par tous les sentiments en cette année 1978. Achevée sur un score de parité (1-1), la partie s’est alors jouée aux tirs au but. Une séance au cours de laquelle l’arbitre a tenu un rôle majeur. De fait, l’essai de l’attaquant vosgien Braun a terminé sur le poteau avant de franchir la ligne avec la complicité involontaire du dos du gardien mosellan. L’homme en noir a alors validé le but, ce qui offrait le trophée aux Vosgiens. Mais ce ne fut que de courte durée puisque le règlement, à l’époque, mentionnait qu’après un deuxième contact, le ballon n’était plus en jeu. Comme rien n’était prévu dans les textes en pareil cas, il a été décidé qu’il n’y aurait pas de vainqueur.
  • 1994, une finale en aller-retour : Pour la saison 1993-1994, les dirigeants de la Ligue avaient opté pour une finale en matchs aller et retour. L’expérience a été renouvelée mais n’a duré que quatre ans.

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