HBC Nantes : Histoire, Palmarès et Sacres en Coupe de France

Créé en 1953, le HBC Nantes est un club historique dans sa région. Depuis une quinzaine d’années, il n’a cessé de progresser en étoffant son palmarès et en participant en 2018 et 2021 au Final four de la Champions League à Cologne, en Allemagne. Saison après saison, le H poursuit le développement de son projet en cultivant ses valeurs (respect, combativité, solidarité) et en tirant sa force de son indéfectible public, le bouillant « peuple violet ».

Le Handball Club Nantais a été créé sous la forme associative en 1953. Lors de l’été 2014, le HBC Nantes devient un groupement sportif composé de deux entités juridiques distinctes afin de répondre aux obligations légales faites aux clubs ayant une activité professionnelle.

Dès sa montée en 2ème division, en 2005, le «H» a souhaité construire son projet sportif autour de la formation. Ce pari a été relevé haut la main et depuis son accession en Ligue Nationale de Handball en 2008/2009, le HBC Nantes n’a cessé de progresser, participant à la Coupe d’Europe depuis 2011.

Notre slogan, « À Nantes, le Handball avec un grand H » est un moyen de promettre un incroyable spectacle et de respecter les valeurs du club : respect, combativité, solidarité.

Coupe de France : Une Compétition Marquante pour le HBC Nantes

Le HBC Nantes a inscrit son nom au palmarès de la Coupe de France, marquant l'histoire du club avec des victoires mémorables. Les Nantais ont fait plier Montpellier en finale ce samedi soir, à l'Accor Hotel Arena (37-32). Les hommes de Thierry Anti se sont sublimés grâce aux 700 supporters violets présents dans la capitale.

Le HBC Nantes avait plié l'affaire plusieurs minutes avant le buzzer final. Si bien que l'Accor Hotel Arena, le nouveau nom de la salle de Paris-Bercy, s'est mué en Trocardière. 700 supporters étaient massés derrière la cage d'Arnaud Siffert, le gardien du H, à la fin du match. La plupart d'entre eux ont fait le chemin en car depuis Nantes ce samedi matin.

De la marée violette ont jailli des "On est chez nous" et des "Ici c'est Nantes !". A la fin du match, les joueurs du HBC Nantes se sont jetés dans la foule violette. Les supporters ont pu voir Olivier Nyokas accroché au filet de protection pour les haranguer.

Le capitaine Rock Feliho était quant à lui plus ému. Il s'est noyé dans la foule des remerciements, les larmes aux yeux, le tout avec son jeune fils Basile dans les bras. Et la scène la plus cocasse est à mettre au crédit du coach historique du H, Thierry Anti. L'entraîneur d'ordinaire si zen même dans la victoire, s'est laissé aller à jeter sa chemise dans le public pour finir torse nu. Pure joie, pur plaisir.

Rock Feliho a largement été à la hauteur. Idem pour Olivier Nyokas. L'international français a fait parler la poudre en première mi-temps avec quatre buts sensationnels. Il finira la partie avec six réalisations. A la mène, Nicolas Claire a lui aussi éclairé le jeu nantais délivrant un nombre incalculable de passes décisives, sans compter sept buts en neuf tentatives. On pourrait citer également David Balaguer, le virevoltant ailier droit espagnol, auteur de six buts à 100% de réussite.

Et que dire d'Arnaud Siffert ? Le portier nantais, entré en fin de première période à la place d'un Cyril Dumoulin moins en réussite qu'à l'accoutumée, a été énorme. Avec le public massé derrière lui, Siffert a dégoûté les attaquants montpelliérains. Le gardien finit la partie avec huit arrêts sur 24 tirs. Il a sorti des arrêts décisifs à 6m, impressionnants et sous les vivas du public nantais, lorsque les deux équipes étaient à égalité.

A l'arrivée, le H s'impose brillamment face à une des plus prestigieuses formations françaises, le Montpellier Handball 13 fois vainqueurs de la coupe de France. Les Nantais eux remportent pour la toute première fois cette compétition, après une finale malheureuse en 2015, perdue face au PSG Handball. Nantes prend sa revanche. Et cela a bien valu quelques larmes du coach Thierry Anti.

Pour la troisième fois, le HBC remporte, ce 20 avril 2024, la Coupe de France. Au « H » ils sont forts, tenaces et solides. Thibaud Briet illustre parfaitement l’état d’esprit guidant cette équipe.

Saison 2024 : Une Nouvelle Victoire en Coupe de France

À l’Accor Arena de Paris ce samedi 20 avril, le HBC Nantes et le PSG s’affrontent dans la dernière bataille en Coupe de France. Très proches en Starligue, les 2 clubs sont à 3 points d’écart (44 pour les Nantais et 47 pour les Parisiens). Dans cette finale où tout est à faire, les joueurs sont ultra-motivés par un contexte historique, 2 semaines après une victoire de Nantes sur Paris en championnat (32-30).

Tenant du titre, le HBC Nantes était de retour à Bercy pour sa 3ème finale consécutive de Coupe de France. Le « H » démarrait en trombe avec un Ivan Pesic bien présent dans sa cage et un Aymeric Minne inspiré à la mène (4’ 6-0).

Le demi-centre nantais se créait les espaces ou mettait en situation ses partenaires, comme Jorge Maqueda (6’ 6-0). Le PSG entrait également dans sa partie, s’appuyait sur un Jannick Green qui mettait en difficulté les offensives violettes et infligeait un 5-0 à son adversaire (11’ 6-5).

Malgré ce retour parisien, les Violets poursuivaient leur bon travail (19’ 12-8). Grégory Cojean avait effectué ses rotations et le « H » s’appliquait à conserver l’écart (25’ 16-10). L’intensité montait encore d’un cran en début de deuxième période (34’ 21-16). La vitesse d’Aymeric Minne surprenait toute la défense parisienne qui devait se séparer d’un joueur pour deux minutes (36’ 23-16).

Dans ses cages, Ivan Pesic était précieux, tout comme Valero Rivera à 7 mètres (38’ 25-16). Aymeric Minne inscrivait le but du +10 (41’ 26-16) et les plus de 2000 Nantais présents à Bercy continuaient de pousser. Le « H » déroulait son jeu et mettait la tête sous l’eau du PSG (43’ 28-16).

Paris Saint Germain Vs Hbc Nantes Handball Highlights final Coupe de france 2024

Préparation et Rituels d'Avant-Match

La vidéo est un moment charnière qu’il faudra répéter le jour du match pour frapper la conscience des joueurs. « Parfois, ajoute Cojean, il faut interpeller un joueur, le remettre dans l’instant présent, fixer son attention et sa concentration. Avant le match, le visionnage de matchs, de séquences particulières, permet d’analyser le jeu de son adversaire s’impose.

Dans la chambre que partagent Thibaud Briet et Aymeric Minne, le rituel est souvent identique le jour de match. Avant ou après la sieste, les deux joueurs ouvrent leur ordinateur ou leur tablette. « On a pas mal d’accès et de codes, donc on peut voir beaucoup de choses. Au début de ma carrière, en général, je regardais un match. Maintenant, je vais plus dans l’analyse, je décortique davantage le jeu et les joueurs. Ça donne des idées, cela fait office, également, de piqûre de rappel et maintient ta concentration. »

Thibaud Briet est dans le même trip, mais poussé à l’extrême. La recherche de Briet va beaucoup plus loin, horizon ouvert par son préparateur mental avec lequel trois fois par mois, il correspond par visioconférence. L’analyse est précise et pointe quelques éléments essentiels, comme les situations émotionnelles, la capacité de réaction, la prise d’informations.

Thibaud Briet a créé son monde, un monde un peu imaginaire mais qui lui permet, assure-t-il, d’être plus efficace. « Je crois beaucoup à l’imagerie. En fait, après avoir visionné, je ferme les yeux et je me retrouve dans certaines situations de jeu. Le but est d’être plus rapide encore dans la prise de décision, d’action ou de réaction. »

Ce dimanche matin, jour de finale, marque le 27e anniversaire d’Aymeric Minne. Dans la salle du petit-déjeuner au Novotel, on affiche complet. Les touristes étrangers et leurs enfants répandent les bonnes odeurs du rassemblement familial. Un animateur gonfle et offre des ballons aux gamins. L’ambiance monte de plusieurs tons quand les joueurs l’appellent pour fêter Aymeric Minne.

On a bien compris qu’au-delà du jeu et de l’enjeu, les joueurs ont, aussi, besoin de cette proximité, de ces moments d’échange, de ces échappatoires ; pour la cohésion du groupe, pour étendre leur capacité à donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain.

Le Chemin vers la Victoire

Partir au combat, les joueurs, réunis à 19 h 15 dans le hall du Novotel, s’y préparent, et la tension est, déjà, montée de plusieurs crans. Il a été décidé que la délégation rejoindrait l’Accor Arena à pied. Quatre cents mètres sont à couvrir, et dehors, on entend gronder tout un peuple.

Trois mille Nantais sont montés à la capitale, partis en car, en train et voitures particulières. Les abonnés de la « H » Arena, les bénévoles, des familles avec leurs gosses. « Coucou Bercy, c’est encore Nantes » : on découvre l’ingénieux slogan qui rappelle que le club va disputer sa troisième finale de Coupe de France consécutive dans la salle parisienne historique.

Les mots sont presque inutiles, quand on assiste au départ des joueurs. Leurs supporteurs ont organisé une haie d’honneur jusqu’à la salle. La communion est totale. Elle imprime, fatalement, des certitudes dans l’esprit des joueurs. Gaël Pelletier, le président, et Rock Feliho, l’ancien guide aujourd’hui directeur du développement au « H » avec Ali Rebouh, l’adjoint aux sports de la ville de Nantes, vivent avec émotion ce moment très fort de partage.

L'Impact des Supporters

C’est un mur violet, mais, surtout, un tourbillon qui, pendant une heure, va souffler et emporter les Parisiens réduits à jouer les figurants. Le tout Nantes est réuni dans cette tribune au moment de célébrer la troisième Coupe de France. En contrebas, au mégaphone, Jorge Maqueda et Julien Bos ne se fatiguent toujours pas d’entretenir la flamme.

La famille, bien sûr, l’environnement proche restent un point d’ancrage, un repère indispensable au bien-être des joueurs. Le décompte est engagé à quatre heures du match, et Aymeric Minne accueille ses parents et sa sœur. Il y a là, également, ses amis du début à Tournefeuille, dans la banlieue toulousaine, où il a touché ses premiers ballons. « Mon meilleur pote, sourit l’intéressé, n’a pas voulu manquer le rendez-vous. On s’est rappelé nos premiers pas quand on avait 5 ans. Ces moments-là apportent un peu de confort et le soutien accentue la confiance.

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