Metz Handball et le Brest Bretagne Handball vont de nouveau représenter la Ligue Butagaz Énergie en Ligue des Champions pour l’exercice 2025-2026. Après de très beaux parcours la saison dernière, les deux clubs français nourrissent de grandes ambitions avant de débuter une nouvelle campagne européenne. Demi-finalistes à Budapest, les Messines se positionnent comme de sérieuses candidates dans la course au titre, alors que les Brestoises, quart de finalistes la saison dernière, vont endosser le statut d’outsider.
Intégré dans le groupe A, avec Györ - champion d’Europe en titre - et la Team Esbjerg - troisième du Final 4 - Metz Handball débutera sa campagne le week-end du 6-7 septembre avec un choc en terre danoise face à la Team Esbjerg. De son côté, le Brest Bretagne Handball accueillera le même week-end la formation slovène du RK Krim pour son premier duel européen de la saison.
En EHF European League, l’Entente Sportive Besançon Féminine, le Chambray Touraine Handball et la JDA Dijon Hand représenteront la Ligue Butagaz Énergie pour la saison 2025-2026. L’ESBF débutera la compétition au premier tour face à la formation tchèque du Banik Most, le CTHB entrera en lice au second tour et affrontera le vainqueur du duel entre les Bisontines et les Tchèques, et la JDA - demi-finaliste de la compétition la saison dernière - débuteront leur campagne au troisième tour face à la formation espagnoile de Bera Bera.
Brest Bretagne Handball 🆚 CSM Bucuresti | HIGHLIGHTS | EHF Champions League Women 2025/26
Parcours de Brest en Ligue des Champions
Les Brestoises ont fait un grand pas vers la qualification, ce dimanche, en allant s’imposer à Esbjerg (33-27) lors du huitième de finale aller de Ligue des champions. Très efficaces au shoot sur l’ensemble de la partie, les Finistériennes ont accéléré la cadence après la pause pour se détacher au score. Le Brest Bretagne Handball a parfaitement négocié son huitième de finale aller de Ligue des champions ce dimanche après-midi.
Face à la formation danoise, 6e de la poule A lors de la première phase, le BBH a rapidement pris les commandes au score. Mais malgré de bonnes séquences offensives, Brest ne parvenait pas totalement à s’échapper à la marque. Esbjerg pouvait compter sur l’efficacité de l’Espagnole Pena Abaurrea (6 buts en première période) pour rester au contact à la pause (17-16 pour Brest). Après un léger faux départ en début de seconde période (19-17 pour Esbjerg, 35’), le BBH revenait à hauteur.
Il ne suffisait que de quelques minutes aux filles de Laurent Bezeau pour appuyer sur l’accélérateur et définitivement s’envoler au score. Réglé au tir (79 % de réussite sur l’ensemble de la partie), le BBH faisait feu de tout bois. Alicia Toublanc marquait trois fois coup sur coup sur son aile droite. Brest infligeait un 10-2 aux Danoises et prenait jusqu’à sept buts d’avance, écart maximal (23-30). Une marge qui ne fondait que très légèrement en fin de partie. Les Finistériennes s’imposaient finalement de six buts (33-27). De quoi prendre une sérieuse option sur la qualification en quarts de finale avant le match retour.
L’enjeu d’un match aller, c’est de se donner un maximum de chances de se qualifier au retour , confiait l’entraîneur breton cette semaine. Solides en première mi-temps, les Brestoises, très efficaces au shoot sur l'ensemble de la partie (79%), ont accéléré la cadence après la pause pour se détacher au score. Impeccable au jet de sept mètres, Ana Gros a inscrit dix buts.
La trêve internationale n’a pas stoppé la belle dynamique brestoise. Vainqueur en milieu de semaine de Strasbourg en championnat (37-19), le BBH accueillait l’équipe roumaine du CSM Bucarest. Sans Vyakhireva, touchée à la tête contre le club alsacien, la formation bretonne pouvait compter sur les retours de Pauletta Foppa et Méline Nocandy. Vainqueur de ses deux premiers matchs en Ligue des champions, Brest avait un vrai test ce samedi dans sa enceinte face au champion d’Europe 2016.
Porté notamment par Anika Lott - l’Allemande a reçu le trophée de joueuse du match - avec sept buts dans la rencontre, Brest a été tenu en échec jusqu’à la pause (17-17), accélérant dans le second acte à partir de la 40e minute. Mais c’est également grâce à la performance de Clarisse Mairot que l’équipe brestoise a su faire la différence en deuxième mi-temps. Brest a même compté jusqu’à six buts d’avance, pour gérer sa fin de match et s’offrir un troisième succès dans la compétition.
Ce samedi, le BBH retrouvait la Ligue des Champions à l’occasion d’un déplacement au Danemark du côté d’Odense. Il faudra attendre trois minutes de jeu pour voir l’ouverture du score signée Valeriia Maslova. Le BBH mène 1/0 et fera la course en tête durant une grande partie de la première mi-temps, menant même de 4 buts (6/2, 11ème). C’est à ce moment là qu’Ole Gjekstad pose son premier temps mort. Dès lors, Odense revient petit à petit et finit par égaliser (12/12, 27ème). Après une entame de deuxième mi-temps serrée, les Rebelles parviennent à se détacher (24/21, 41ème puis 27/23, 45ème). À la 51ème minute de jeu, Valeriia Maslova inscrit le 29ème but de l’équipe, ce sera le dernier de la partie.
Un match nul forcément frustrant pour Pablo Morel : « Un sentiment étrange, c’était un très gros match, une rencontre de très haut-niveau contre une excellente équipe de Ligue des Champions, l’une des favorites du groupe cette année. Déçu, car on voulait vraiment gagner. En ce moment on ne s’interdit rien, on se concentre sur nous et on prend les matches les uns après les autres. Les filles ont fait un très gros combat, on a été devant une grande partie du match mais ils nous a manqué sans doute un peu de lucidité et de fraicheur sur les moments clefs. On peut malgré tout être fier du point pris et de la dynamique actuelle. »
Même sentiment du côté de Coralie Lassource : « Forcément un peu de déception car nous étions devant quasiment tout le long. On a réussi à tenir face à Odense qui est une très bonne équipe. C’est quand même un très bon pris ce soir.
Les Brestoises ont vaincu Györ, tenant du titre, au terme d'un match fabuleux samedi (23-23 a.p., 4-2 t.a.b.). C'est la première fois qu'un club français atteint la finale de la compétition. Le BBH est devenu le premier club de l'Hexagone à se qualifier pour une finale de Ligue des champions de handball. Au terme d’un match complétement fou, les Brestoises ont fait chuter l’ogre hongrois, Györ, triple tenant du titre (2017,2018 et 2019) aux tirs au but (23-23, 4-2 t.a.b), samedi. Pour son premier Final Four de son histoire, Brest a réalisé un exploit en éliminant le favori de cette compétition et envoyé un message fort aux Vipers et au CSKA, les deux autres demi-finalistes, avant la finale, prévue dimanche à 18h.
Face à Györ, les Brestoises étaient condamnées à l’exploit. Les joueuses de Laurent Bezeau ont réussi à déjouer tous les pronostics et fait tomber l’ogre hongrois quintuple vainqueur de la Ligue des champions et triple tenant du titre. Pour son premier match dans un Final Four de son histoire, le BBH n’a pas pâli face aux joueuses expérimentées d’Ambros Martin et a fait preuve de solidité en première période et de caractère en seconde.
Ce choc entre Györ et Brest permettait de nous offrir un duel de gardiennes. Cléopatre Darleux et Sandra Toft du côté français et Amandine Leynaud, Laura Glauser et Silje Solberg du côté hongrois. Lors de la première période, les deux équipes ont fait preuve de solidité défensive avec beaucoup d’engagement et d’agressivité, et surtout, les derniers remparts sont restés imperméables. Si Györ a connu une disette de dix minutes (10e-20e), Cléopatre Darleux n’est pas totalement innocente. A la pause, la gardienne française du BBH comptait six arrêts et son équipe menait au score de trois buts (11-8). Au retour des vestiaires, la native de Mulhouse a réalisé un pastis (32e), puis un arrêt sur un jet de sept mètres de Kristiansen (33e), avant de réaliser un dixième arrêt après seulement 37 minutes de jeu. De quoi permettre au BBH d’être serein en défense.
Mais le problème est alors survenu en attaque. Et Silje Solberg, entrée pour la seconde période, a brillé à son tour (7 arrêts). Les Brestoises ont alors, à leur tour, connu une disette. Quatorze minutes sans marquer un seul but. L’avance au score brestoise de la mi-temps a forcément rapidement fondu et les joueuses d’Ambros Martin ont pris l’avantage au score à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire. Un mano à mano s’en est suivi et l’arrêt de Sandra Toft sur le jet de sept mètres d’Anita Görbicz (60e) puis l’égalisation de Djurdjina Jaukovic ont mené les deux équipes en prolongation (20-20).
En prolongation, le pastis (65e) et les deux parades de Sandra Toft (64e et 70e) ont permis au BBH d’emmener le triple tenant du titre aux tirs au but. En arrêtant le premier jet de sept mètres brestois, celui d’Ana Gros, Laura Glauser a alors donné le ton. Mais le manque de précision de Kristiansen et surtout le tir au but d’Estelle Nze-Minko, arrêté par la jambe gauche de sa partenaire de sélection tricolore, Cléopatre Darleux, ont offert la qualification à Brest (4-2 aux t.a.b). Demain, la paire de gardiennes brestoise devra reproduire sa performance face aux Vipers ou au CSKA pour offrir une première Ligue des champions à un club français.
Les Gains en Ligue des Champions
Au-delà du prestige et du trophée, remporter la Ligue des Champions, c’est aussi toucher un joli pactole. Mais à combien s’élèvent les gains réels d’un club performant en Ligue des Champions ? Ce week-end à Cologne, quatre géants du handball européen se sont disputés la couronne continental mais aussi un chèque conséquent. L’EHF a fixé à 750.000 € le prize money dédié au Final4. Le vainqueur repart avec 300.000 €, tandis que le finaliste malheureux touchera 225.000 €.
Les 3e et 4e places sont récompensées respectivement à hauteur de 150.000 € et 75.000 €. Dès la phase de groupes, chaque équipe reçoit 10.000 € par match disputé, et 5.000 € supplémentaires par point gagné. Un bonus de 20.000 € est accordé aux deux premiers de chaque groupe, directement qualifiés pour les quarts de finale. En playoffs et en quart, les primes continuent : 10.000 € par match, et entre 6.000 et 7.000 € par point selon la phase.
Un club comme les Füchse Berlin, finaliste cette année, peut espérer plus de 540.000 € de gains cumulés. Le FC Barcelone, pourtant dominateur en phase de groupes mais battu en demi-finale puis dans le match pour la 3e place, termine avec environ 379.000 €. Le HBC Nantes, de son côté, a su capitaliser sur son parcours solide, avec une qualification via les playoffs, une victoire en quart, puis une 3e place décrochée face aux Catalans, pour un total estimé à environ 455.000 €.
La ligue des champions ne récompense plus seulement les trophées : elle valorise aussi la régularité. Une évolution saluée et stratégique pour les clubs afin de favoriser l'engagement tout au long de la saison. Le champion d'Europe 2025 de Magdebourg peut espérer doubler sa prime de 300 000€ en participant à la prochaine édition du Super Globe, équivalent de la Coupe du Monde des clubs, organisé en novembre prochain en Arabie Saoudite.
Voici une table récapitulative des gains potentiels en Ligue des Champions:
| Étape | Prime |
|---|---|
| Vainqueur de la Ligue des Champions | 300.000 € |
| Finaliste | 225.000 € |
| 3e place | 150.000 € |
| 4e place | 75.000 € |
| Par match en phase de groupes | 10.000 € |
| Par point gagné en phase de groupes | 5.000 € |
| Bonus pour les deux premiers de chaque groupe | 20.000 € |
| Par match en playoffs et quart de finale | 10.000 € |
| Par point en playoffs et quart de finale | 6.000 - 7.000 € |
