Dans la nuit de mercredi à jeudi, Zaccharie Risacher, le numéro 1 de la draft NBA, a fait ses débuts avec les Hawks d’Atlanta. Fils de Stéphane Risacher, vice-champion olympique avec les Bleus en 2000, l’ancien joueur de Bourg-en-Bresse découvre sa nouvelle vie avec une sérénité étonnante. Retour sur le parcours exceptionnel de ce jeune prodige du basket français, de ses débuts à son statut de star montante de la NBA.

Zaccharie Risacher lors de la draft NBA 2024 (Source: Basket Europe)
Un Contrat Miraculeux : La Magie d'Être Numéro 1
Imaginez, on multiplie d’un coup votre salaire par 100. C’est le don du ciel qui est tombé sur la tête de Zaccharie Risacher. Ses nouveaux employeurs, les Hawks d’Atlanta, lui ont signé un chèque de 12,57 millions de dollars (11,5 millions d’euros) pour sa saison rookie. Il touchera 55 millions d’euros d’ici 2028 avec un contrat garanti. C’est aussi ça, la magie d’être le numéro 1 de la draft NBA. Pas de suspense, pas de cliffhanger, pas de « on va réfléchir pendant l’été ». Atlanta n’a pas hésité longtemps : Zaccharie Risacher reste bien un pilier du futur. Atlanta n’a pas attendu le dernier moment pour sortir la plume et signer le papier.
Au taux de change actuel du dollar face à l’euro, cette rémunération correspond à environ 11,34 millions d’euros par an. Mensuellement, Zaccharie Risacher touche approximativement 945 000 euros bruts, soit 218 077 euros par semaine et 31 068 euros par jour. Le statut de premier choix de draft place automatiquement le jeune tricolore parmi les joueurs les mieux rémunérés de sa génération dans la ligue nord-américaine.
Confirmation et Confiance : Risacher, un Diamant Brut à Polir
Le 30 octobre 2025, les Hawks ont annoncé officiellement qu’ils exerçaient l’option de troisième année du contrat de Zaccharie Risacher. Un an et des poussières après avoir été drafté en première position, Risacher a déjà fait suffisamment de bruit (et de silence efficace sur le terrain) pour mériter un tampon « on continue ensemble ». Cette fameuse « troisième année », c’est environ 13,8 millions de dollars sur la table pour 2026-27, et surtout un message limpide : les Hawks veulent construire avec lui.
Pour les Hawks, c’est une évidence : on ne laisse pas filer un diamant brut qu’on a commencé à polir soi-même. Pour Zaccharie Risacher, c’est une nouvelle étape validée dans sa progression. Ses Atlanta Hawks ont en effet activé leur option d’équipe sur sa troisième année, soit la saison 2026/27, comme l’a annoncé la franchise. Celle-ci est à hauteur de 13,83 millions de dollars.
Un Profil Prometteur : Atouts et Potentiel
Entre un Trae Young toujours en quête de stabilité et un effectif qui cherche son identité depuis des lustres, Zaccharie Risacher est devenu une pièce autour de laquelle on peut bâtir. Défensivement, il apporte de la taille, de la mobilité et de l’intelligence. Offensivement, son tir extérieur pourrait devenir une arme létale s’il parvient à gagner en régularité. Reste évidemment à passer la vitesse supérieure.
Risacher sait que son rôle va évoluer : plus de responsabilités, plus de tirs, plus d’attentes aussi. Être numéro 1 de Draft, c’est joli sur la carte Panini, mais ça vient avec la pression, car il faut pouvoir l’assumer pour éviter d’être dans la même discussion qu’Anthony Bennett. S’il veut continuer à grandir dans la hiérarchie, il va falloir se salir un peu les mains : provoquer, créer, faire basculer les matchs.

Zaccharie Risacher avec le maillot des Atlanta Hawks (Source: Parlons Basket)
L'Ascension d'un Prodige : Sacrifices et Détermination
Zaccharie Risacher a vécu le rêve de tout jeune basketteur : être choisi en premier lors de la draft, cérémonie qui voit les 30 équipes de la NBA sélectionner leurs nouvelles recrues parmi les meilleurs jeunes du monde. “Entrer en NBA, c’est déjà le rêve de toute une vie. Mais être drafté n°1, c'est être la meilleure recrue.” Depuis la saison dernière, il fait le bonheur des Hawks d’Atlanta et montre l’étendue de son talent au monde entier.
Dans son jardin, le futur rookie travaille inlassablement pour développer les atouts qui le feront repérer. “Mon tir est vite devenu la partie de mon jeu qui intéresse le plus. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ces séances, mais c’était aussi du boulot. On en a fait des milliers.” Zaccharie Risacher comprend vite que le talent vient avec son lot de sacrifices. “Je n'ai pas pu être un ado, dès mes 16 ans j'ai dû faire le lycée à distance et arrêter de voir mes amis pour me consacrer au basket. J’ai dû vivre comme un adulte.”
À seulement 20 ans, il a déjà le recul nécessaire pour démystifier la vie d’un athlète de haut niveau : “aspirer à être l'un des plus grands, c'est ennuyeux. Ça implique de répéter le même cycle en boucle - et avec sérieux. Plus je joue, plus je suis bon, plus ça me motive.” Au point de rêver du titre ? “Il va falloir être patient. J'aime à penser que d'ici 4-5 ans, on pourrait être des prétendants.
Gestion de la Richesse et Conscience des Enjeux
Zaccharie Risacher le sait, Atlanta peut être synonyme d’excès. Si son âge le protège encore du piège de la nightlife, il doit déjà assumer un contrat mirobolant - et le statut qui l’accompagne. L’enjeu est de jouer son rôle sans perdre pied. S’il reconnaît s’être adapté à son milieu, le rookie pense avoir trouvé un bon équilibre.
Chaque année, l’association des joueurs de la NBA convoque les nouvelles recrues à New York pour les sensibiliser aux enjeux de leur nouveau statut. Grâce à son père, Zaccharie Risacher a conscience de ces enjeux depuis son enfance et ne perd jamais son objectif de vue : “avoir de l'argent et de la notoriété, ça a un prix. Les beaux costumes et les casquettes sont repliés.
Premiers Pas en NBA : La Summer League de Las Vegas
Deux semaines après leur triomphe à la draft NBA à Brooklyn (New York), les élus français étrennent les tenues estivales de leurs nouvelles équipes. Les quatre draftés du premier tour et une dizaine de leurs compatriotes, en quête de contrats ou d'exposition, participent à la Ligue d'été de Las Vegas (Nevada), qui réunit jusqu'au 22 juillet les trente franchises de la Ligue. L'objectif est de mettre en route les recrues, de relancer des joueurs sous contrat et peu utilisés la saison passée et d'évaluer des éléments sans attache.
« On sent que les Hawks veulent voir Zaccharie dans toutes les situations possibles, à plusieurs postes, pour savoir comment ils le positionneront à la rentrée », indique Anthony Brossard, l'entraîneur individuel de Risacher, qui suit son poulain pas à pas depuis un an, à la JL Bourg d'abord puis sur le territoire US avant et après la draft.
Intégration et Adaptation : Les Premières Semaines à Atlanta
Dès le lendemain de la cérémonie, le meilleur jeune de Betclic Élite (19 ans) a pris ses marques en Géorgie, accompagné de ses très proches, Anthony Brossard, ses parents, Sandrine et Stéphane et sa soeur cadette Ainhoa. Présentation à la franchise puis à la presse d'Atlanta, premier lancer d'un match des Atlanta Braves en MLB le 30 juin (baseball), visites d'appartements, signature de son premier contrat le 6 juillet (57 millions de dollars sur quatre ans), domestication de la distance à trois points (7,23m en NBA contre 6,75m en Europe) et entraînements individuels puis collectifs avec l'effectif de la Summer League ont ensuite constitué le quotidien de Risacher.
« Il ne s'est pas relâché, il sait que c'est important dans son processus d'intégration à la franchise. Les premiers entraînements collectifs ont été perturbants pour Zac car le cadre fixé était brouillon mais c'était volontaire afin de voir comment il s'y adaptait », précise Brossard qui devrait accompagner le numéro 1 de la draft toute la saison prochaine, dans un périmètre encore à fixer avec le staff des Hawks.
La France à l'Honneur : Une Cuvée Exceptionnelle
Avec quatre joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA 2024, la France a tout raflé cette nuit. Choisi en première position par les Atlanta Hawks, Zaccharie Risacher va toucher le gros lot. Selon le nouvel accord syndical, le fils de Stéphane Risacher, médaille d’argent à Sydney, pourrait percevoir jusqu’à 57,2 millions de dollars (ou 53,5 millions d'euros) sur quatre ans.
| Joueur | Équipe NBA | Salaire estimé sur 4 ans |
|---|---|---|
| Zaccharie Risacher | Atlanta Hawks | 57,2 millions de dollars |
| Alexandre Sarr | Washington Wizards | 51,2 millions de dollars |
| Tidjane Salaün | Charlotte Hornets | 34,1 millions de dollars |
| Pacôme Dadiet | New York Knicks | Jusqu'à 14 millions de dollars |
Victor Wembanyama en train de refaire les lois de la physique à San Antonio, Bilal Coulibaly qui monte en puissance à Washington, Alex Sarr qui montre les muscles… et maintenant Risacher confortablement installé à Atlanta. Et côté cocorico, on ne va pas bouder notre plaisir.