L'Histoire du Rugby à Conques-sur-Orbiel: Une Tradition de Passion et de Convivialité

Le rugby est bien plus qu'un simple sport; c'est une grande famille unie par des valeurs communes et des souvenirs inoubliables. À Conques-sur-Orbiel, cette tradition rugbystique est profondément ancrée, marquée par des moments de gloire, des figures emblématiques et une forte camaraderie.

Le Rugby Entente du Cabardès (REC) est né en 2021, durant une période post-covid délicate, nécessitant de nombreux rassemblements. Depuis ce jour, le REC réunit tout un territoire, celui du Cabardès donc, et plus précisément trois clochers : Conques-sur-Orbiel, Pézens et Villemoustaussou. Pour son troisième exercice, l’équipe fanion audoise vient de passer les fêtes à la cinquième place de la poule 2 Occitanie de Régionale 2, tandis que la réserve, elle, est 3ᵉ de son groupe.

Avant de retrouver ce week-end le chemin de la compétition avec la 11ᵉ journée de Régionale 2 Occitanie, le Rugby Entente du Cabardès a effectué sa traditionnelle journée de cohésion « avants / trois-quarts », histoire de bien commencer l’année 2025. Une parenthèse enchantée dédiée au partage des valeurs de l’ovalie entre anciens et plus jeunes du groupe senior.

Les joueurs du REC, plus soudés que jamais, entament la phase retour dans de bonnes dispositions. Une semaine avant de retrouver le chemin de la compétition sur le terrain de l’US Côte Vermeille pour la une et du Stade Montpelliérain pour la B, les joueurs audois se sont donc donnés rendez-vous samedi dernier pour une journée de cohésion. Souvent essentielle, voire même nécessaire à la réussite d’un printemps heureux.

« Normalement, cette journée « avants - trois-quarts » se déroulait un peu différemment. Les avants et les arrières étaient séparés toute la journée, puis se retrouvaient le soir. Mais cette année, on a décidé de se mélanger dès le début de la journée. »

Début des hostilités avec un petit déj corsé pour les Tigers Et finalement, pourquoi ne pas mêler les gros et les gazelles directement, car plus il y a de lumières, mieux la pièce est éclairée. Le programme était bien établi, la folle journée pouvait donc débuter : « Certains joueurs ont fait un premier détour à 9h chez l’ex soigneur emblématique du club de rugby à XIII voisin, le VARL (Villegailhenc-Aragon). Il faut dire que Thierry Marcouire est un sacré personnage… Nous nous sommes ensuite tous donné rendez-vous à 10h dans l’établissement Les Trois fontaines, un bar sponsor du club aux Martys où Anthony Winckel nous accueillait pour une grande partie de ce samedi. »

40 rugbymen dans un bar, à 10 h, les premières animations du jour pouvaient débuter : « Vu qu’il y a beaucoup de nouveaux cette année, nous avons mis en place un jeu. Un avant et un 3/4 devaient se poser plusieurs questions prédéfinies pour les donner au groupe : nom, prénom, prénoms des parents, plat préféré, si en couple, prénom de la conjointe, métier ou études, film préféré, animal préféré, plus grosse peur, alcool favori, etc. »

Une façon idéale pour les joueurs du REC de se découvrir un peu plus : « Après, nous avons joué aux cartes : trou du cul, belotte et tarot, en fonction des capacités de chacun ». Alexandre et JB sourient, car ils savent que la suite a été bien moins calme…

Direction le refuge emblématique de Fontchaude pour la suite des évènements.

Des locaux rustiques pour accueillir une bien belle équipe.

« Un collègue restaurateur nous a monté un bon repas que nous avons pris dans le refuge. Ensuite, en bons anciens que nous sommes, nous avions imprimé des paroles de chansons pour que les jeunes les chantent au moins une fois avec nous. Mauléon, le refuge de Berger d’Aure, dimanche à 15h ou encore Se Canto ». Les porte-monnaie se sont tous délestés et nous attendons maintenant avec impatience le résultat. » Toute la communauté de RugbyAmateur aussi.

« Au stade, nous avions amené le logo du club et on a réussi à le faire passer sur Canal +. Le REC branché sur la quatre À la fin du match, nous sommes remontés aux Trois fontaines pour un apéro suivi d’un bon repas et d’une soirée quelque peu arrosée. L’amicale a offert à tous les joueurs le repas du midi, les places au stade ainsi que l’hébergement pour dormir sans conduire le soir », rembobine le dynamique duo, avant de conclure : « le reste appartient à l’histoire ! » On ne s’est pas manqué la bouche a priori

Alexandre et Jean-Baptiste résumaient ainsi ces instants : «Pour la cohésion, on avait besoin de se retrouver, c’était un peu difficile sur le terrain. Il est aussi important pour nous, les anciens, qui sommes dans les derniers tours de piste, de faire passer des valeurs qui nous sont chères, à des jeunes qui reprendront le flambeau. Et comme le dit si bien Alexandre, notre capitaine : on joue aussi au rugby pour des moments de convivialité comme ceux-là. Merci aux jeunes d’apporter leur fraîcheur et de nous suivre là où nous souhaitons aller. » On se souvient en effet d’une mémorable rencontre avec Clara Morgane par exemple, en 2018 ! Cette virée s’est évidemment terminée en chanson, avec des Tigres qui scandent que le lion est mort ce soir.

RUGBY. Ce dimanche 19 juin, trois membres du staff de Castres, Karena Wihongi, Yannick Caballero et William Stefan ont été sacrés champions de France de 3e Série, avec la Peña XV. Ce dimanche 19 juin 2022, six jours avant la finale du Top 14 entre Castres et Montpellier, trois Castrais ont déjà été sacrés champions de France. En effet, les entraîneurs de la conquête du club tarnais Yannick Caballero (coach de la touche) et Karena Wihongi (coach de la mêlée), ainsi que le kiné du CO, William Stefan, ont soulevé le bouclier de champion de France de 3e Série. Avec leurs coéquipiers tarnais de la Peña XV (anciennement Sor Agout 3, regroupement des villages de Saïx et Soual), ils ont battu en finale Canet d’Aude (11-9), le champion d’Occitanie en titre, à Conques-sur-Orbiel (Aude), sous les regards d’autres membres du staff castrais et d’un bon contingent de joueurs du CO, venus encourager leurs collègues.

Wihongi et Caballero ont failli coûter cher à la Peña XVUn sacre national arraché à l’issue d’une finale au scénario dingue, puisque les Tarnais de la Peña XV ont évolué à 14 contre 15 et même à 13 contre 15, après le carton jaune reçu par l’ex-flanker international Yannick Caballero (1 sélection), à la 55e minute de jeu, puis l’expulsion infligée à son frère jumeau et également troisième ligne Alexandre Caballero, à l’heure de jeu, après un déblayage trop musclé dans un ruck. Même réduits en double infériorité numérique durant cinq minutes, les Penystas ont parfaitement résisté aux assauts adverses, avant une ultime pénalité sifflée sur la sirène, contre le vétéran Karena Wihongi (42 ans), à la suite d’un plaquage dangereux, qui aurait pu coûter cher à la Peña XV.

Sauf qu’en bonne position, l’arrière-buteur de l’AS Canet n’a pas réussi à dompter le vent audois et les Tarnais du co-entraîneur et président Damien Delpy ont été sacrés champions de France de Troisième Série. Il ne pouvait en être autrement pour la Peña XV, une bande de copains majoritairement composée d’amis d’enfance originaires des villages de Soual et Saïx et qui, pour certains, avaient réalisé le doublé en Honneur (champion de France et champions des Pyrénées)… il y a 17 ans, lors de la première année de création du club de Sor Agout (2004-2005).

Samedi sur la pelouse de Saint-Lys, les Rouge et vert ont disputé la première finale de leur histoire. Contrairement à d’autres clubs, le REC XV réserve 1re série a gardé tout au long de la saison le même effectif, seuls deux éléments ont disputé quelques rencontres en équipe fanion. Et cela, il faut le souligner à l’actif des dirigeants, coachs et joueurs qui ont bâti et fait vivre cette équipe tout le long de la saison. Est-ce l’enjeu ? Les hommes du trio Gonthier, Cabos et Clerc, ont raté leur entame de match en encaissant deux essais dans le premier quart d’heure. Sans doute surpris par la vivacité et la puissance à l’impact des Haut-Pyrénéens.

Bigaud arrête l’hémorragie au quart d’heure de jeu par un essai, transformé par De la Rose. Malgré de nombreux ballons tombés par précipitation souvent ou par mauvais choix, la mi-temps est sifflée sur le score de 12 à 7 pour Tournay.

L’entame de la seconde période ressemble à la première. Le REC encaisse un troisième essai. Le capitaine et talonneur audois Costerg y répond presque de suite en inscrivant un essai en bord de touche.

Les Rouge et vert reprennent espoir, tentent davantage mais butent sur une défense adverse intraitable. En poussant pour revenir au score et avec un nouveau ballon tombé, Tournay inscrit un quatrième et dernier essai pour cette jeune équipe. Bachellerie réduira la marque par un essai transformé par De la Rose.

Tout sportif quinziste averti se souvient de cette saison majestueuse de 1992-93 qui a vu le Racing-Club conquois XV glaner, de fort belle manière, le bouclier suprême de 1re série face aux Héraultais de Maureilhan 9 à 6. Ces irréductibles quinzistes conquois se retrouvent chaque année, l'été venu, pour fêter comme il se doit, en toute convivialité, ce titre de champion de France saison 92-93.

Une vingtaine de joueurs et dirigeants se sont retrouvés au siège de l'ECV XV avant de se rendre chez l'un des leurs de cette saison glorieuse à Saint-Denis, l'ami Rajol, chargé de l'organisation de ce 19e anniversaire. Le président de l'époque Alain Crespolini et l'actuel Teddy Aguéra, qui était sur le terrain avec ses jambes de 20 ans, étaient de la fête. Les joueurs comme Bastié, Barthas, Ernst, Marcaillou, Giacomel, les frères Ghisi, Éric Albert, Boucabeille, Téale, Tiquet, Monier, Thierry et Didier Guyot, le coach Serge Bonnafous, etc., étaient conviés. Ces retrouvailles sont devenues un rendez-vous incontournable pour ces champions quadragénaires dont certains ont pris un peu d'embonpoint et quelques cheveux grisonnants quand le crâne n'a pas viré au « chauve qui peut ».

Cette journée a été à nouveau forte en émotions. Après la photo souvenir devant le « planchot », toujours aussi resplendissant, tous ces copains se sont remémoré souvenirs et anecdotes de cette page d'histoire magistrale autour d'un apéritif où le « jaune » et la « mousse » étaient dominants. Les ripailles ont suivi dans une ambiance digne des troisièmes mi-temps.

🐐 7 minutes d’ANTOINE DUPONT qui détruit tout le monde !

Dans cette section, nous allons explorer quelques-uns des moments les plus mémorables de l'histoire du rugby à Conques-sur-Orbiel.

Les Équipes et les Joueurs Emblématiques

Plusieurs équipes et joueurs ont marqué l'histoire du rugby à Conques-sur-Orbiel. Voici quelques-uns des plus notables :

  • Racing-Club conquois XV: Vainqueur du bouclier suprême de 1re série en 1992-93.
  • Peña XV: Composée d'amis d'enfance, champions de France de Troisième Série en 2022.
  • REC XV réserve 1re série: Une équipe stable avec un effectif constant tout au long de la saison.

Ces équipes et joueurs ont contribué à forger l'identité du rugby à Conques-sur-Orbiel, en transmettant des valeurs de courage, de solidarité et de respect.

Finale du championnat de France de 3e Série entre Peña XV et Canet d'Aude à Conques-sur-Orbiel en 2022.

Les Valeurs du Rugby à Conques-sur-Orbiel

Au-delà des victoires et des défaites, le rugby à Conques-sur-Orbiel est porteur de valeurs essentielles :

  • Convivialité: Les moments de partage et de camaraderie sont aussi importants que les performances sportives.
  • Solidarité: L'esprit d'équipe et le soutien mutuel sont primordiaux.
  • Respect: Le respect des adversaires, des arbitres et des règles du jeu est fondamental.

Ces valeurs sont transmises de génération en génération, contribuant à faire du rugby à Conques-sur-Orbiel une véritable école de vie.

Le rugby à Conques-sur-Orbiel est une histoire de passion, de dévouement et de convivialité. Des équipes légendaires aux joueurs emblématiques, en passant par les moments de partage et les valeurs transmises, le rugby a profondément marqué la vie de cette communauté. Cette tradition continue de vivre aujourd'hui, portée par de nouveaux talents et un amour indéfectible pour ce sport.

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