Le football américain, célèbre pour son Super Bowl, n'est pas le seul sport exposant à des risques de commotion cérébrale. Les footballeurs, eux aussi, sont concernés. Une étude publiée dans Neurology révèle que ces risques ne se limitent pas aux chocs tête contre tête.
LES COMMOTIONS CÉRÉBRALES EN NFL !
Le Danger de Frapper le Ballon de la Tête
Une étude américaine suggère que frapper le ballon de la tête peut être dangereux. Le Docteur Michael Lipton, de la faculté de médecine Albert Einstein à New York, note que les résultats de l'étude montrent un lien entre cette pratique et les symptômes de commotions.
L'étude, publiée dans Neurology, a été menée auprès de 222 adultes jouant au football en amateur, dont 79% étaient des hommes. Les participants ont renseigné un questionnaire en ligne sur la fréquence des têtes en match ou en entraînement au cours des deux semaines précédentes, les symptômes de commotion et les impacts accidentels avec la tête d'un autre joueur.
Quelque 20% des participants ont signalé des gênes ou douleurs d'intensité variable (modérée à très sévère). Un grand nombre de ceux pratiquant souvent des têtes ont signalé des symptômes classiques de commotions cérébrales, notamment des céphalées, des étourdissements et de la confusion mentale, même en l'absence de diagnostic de traumatisme.
Les plus grands adeptes des têtes (jusqu'à 125 en deux semaines) ont trois fois plus de risques de présenter des symptômes de commotion que les moins fervents (4 sur les deux semaines). Ces symptômes peuvent aller de légers maux de tête à des étourdissements, voire à une perte de connaissance.

Symptômes courants d'une commotion cérébrale.
Conséquences et Traitements des Commotions Cérébrales
Un traumatisme crânien léger peut avoir des conséquences importantes ! Nous parlons ici des personnes qui ont eu un traumatisme crânien considéré comme léger ou des traumatismes répétés, comme dans le cas du sport, et qui présentent des séquelles d’une commotion qui est handicapant et gâche leur quotidien.
La première étape serait un examen détaillé et fonctionnel du système nerveux qui passe par des tests oculomoteurs (qui sont parmi les tests cliniques les plus fiables pour déterminer le fonctionnement du cerveau après les imageries spécialisées - voir notre article à ce sujet) et des tests posturaux, vestibulaires et cérébelleux (y compris les tests d’équilibre sur un plateau d’équilibre).
Le traitement du syndrome va dépendre de beaucoup de facteur : les conditions préexistantes et quels sont les systèmes atteints par la commotion. Le fait de n’avoir pas stabilisé et corrigé le fonctionnement et se contenter de voir les symptômes améliorés, est malheureusement souvent à l’origine des rechutes et des commotions ultérieures.
Différentes études ont montré que le fait d’avoir subi une commotion augmente la probabilité de subir des commotions ultérieures. Beaucoup de choses peuvent être à l’origine d’un traumatise crânien et de l’apparition des symptômes d’une commotion cérébrale. Tout choc à la tête et aux cervicales, même considéré comme minime peut avoir des conséquences sur le fonctionnement du cerveau et du système nerveux.
Prévention des Commotions Cérébrales
Il est crucial de mettre en place des protocoles de commotion cérébrale. Les joueurs soupçonnés d’avoir subi une commotion cérébrale ne doivent pas reprendre le jeu sans avoir reçu l’approbation d’un professionnel de la santé.
Parlez aux joueurs des dangers des commotions cérébrales. Il est important que les joueurs aient conscience des séquelles à long terme qui pourraient persister si le joueur revient trop rapidement sur le terrain sans avoir récupéré de façon optimal au niveau fonctionnel (et encore une fois pas seulement au niveau des symptômes). Certains peuvent dire qu’ils vont bien et cachent les symptômes pour éviter d’être mis au banc.

Importance de la prévention et de la sensibilisation aux commotions cérébrales dans le sport.
Commotion Cérébrale : Définition et Symptômes
Une commotion cérébrale peut se définir comme « un type de lésion cérébrale traumatique causée par une bosse, un coup ou une secousse à la tête ou par un coup au corps qui provoque un mouvement rapide de va-et-vient de la tête et du cerveau.
Les symptômes sont d’une grande variabilité, ce qui rend le diagnostic difficile. Mais celui-ci est indispensable devant l’importance des conséquences potentielles. Relatifs au sommeil : difficulté à l’endormissement, temps de sommeil raccourci ou augmenté par rapport à l’habitude, somnolence.
Les symptômes les plus fréquents sont les céphalées, le vertige, le ralentissement psychomoteur, ainsi que l’asthénie. Certains signes cliniques observés permettent à eux seuls d’établir le diagnostic de commotion cérébrale dans le contexte de l’application d’une force d’impulsion à l’extrémité céphalique. Ils traduisent immédiatement le dysfonctionnement cérébral.
Protocole en Cas de Commotion Cérébrale
Cette règle est tout autant applicable pendant un combat ou un match que pendant un entraînement. La sortie du sportif doit se faire avec les précautions médicales d’usage : dans la mesure où il s’agit d’un traumatisme de l’ensemble tête-cou, le sportif doit être considéré comme systématiquement porteur d’une lésion cervicale jusqu’à preuve du contraire.
Cette précaution est d’autant plus importante si la vigilance est altérée, toute manipulation intempestive du cou étant susceptible de faire courir un risque de lésion neurologique médullaire secondaire. Le joueur doit être évalué dès que possible par un professionnel de santé formé à la prise en charge des commotions cérébrales.