Comment sont payés les arbitres de football en France ?

Le métier d’arbitre de football est souvent perçu comme une passion, mais il s’agit également d’une activité rémunérée. Les arbitres de football touchent des salaires qui varient en fonction de leur niveau et des compétitions dans lesquelles ils officient. Cet article détaille la rémunération des arbitres de football, en particulier ceux de Ligue 1, et compare leur statut avec celui des arbitres dans d'autres sports collectifs en France.

Les arbitres de football touchent des salaires qui varient en fonction de leur niveau. Pour les arbitres de Ligue 2, les primes de match sont également présentes, mais à des montants moins élevés. Un arbitre central de Ligue 2 reçoit une prime de match de 1 583 euros, et ses assistants, 711 euros.

Les salaires en Ligue 1 : une vue d'ensemble

Le quotidien L’Équipe a publié le classement des salaires des arbitres de Ligue 1 ce mercredi 26 mars. En nette augmentation depuis 2016, le corps arbitral français est mieux rémunéré. Une hausse permise par le "plan de professionnalisation" lancé en 2016. Depuis cette révolution, les salaires des arbitres suivent une courbe ascendante.

En Ligue 1, l’indemnité mensuelle de préparation (payée sur 12 mois) est de 7 442 euros bruts. Les trois arbitres élite UEFA (François Letexier, Clément Turpin et Benoît Bastien) encaissent un bonus mensuel de 2 000 euros. Ce qui donne donc, en moyenne, une rémunération un peu inférieure à 160 000 euros par an (en comptant les frais) pour un arbitre de Ligue 1 et davantage pour les trois qui officient également à l’échelon européen.

Les officiels du championnat de France reçoivent 3 470 euros pour chaque prestation arbitrale avec une indemnité journalière de 200 euros (sur trois jours, donc 600 euros à chaque fois). Les arbitres "stars" de Ligue 1 dépassent les 200 000 euros annuels grâce aux compétitions européennes.

Il est généralement passionné par le sport qu'il juge, licencié en club et formé à ce métier. Un parrain ou une marraine l'accompagnent pendant les premières compétitions. Dans le foot comme dans le rugby, il existe des filières de formation, comme la filière arbitrage sections sportives (SSFA) conventionnée par l'Éducation nationale. Elle offre aux lycéens entrant en seconde ou en première la possibilité d'intégrer une formation continue aménagée. Il faut généralement en avoir été membre pendant plusieurs années pour pouvoir passer un examen théorique, technique et pratique, qui a pour objectif de valider une professionnalisation.

L'arbitre court sur le terrain, aux côtés de joueurs stars, et a autorité sur eux. L'arbitre est souvent critiqué pour les décisions prises, et assez régulièrement agressé, au point où il a fallu mettre une réglementation spécifique en place.

En 2023, on comptait 238 000 arbitres au sein des fédérations sportives françaises, dont 30.5% de femmes. Sportif et d'une grande rigueur, l'arbitre connaît toutes les règles, ou sait se référer à sa documentation en cas de besoin. Quelle que soit son équipe préférée, il doit être neutre et objectif et pouvoir justifier ses décisions. Ses compétences s'étendent à l'inspection des terrains et des parcours, ainsi qu'aux matériels utilisés, pour s'assurer de leur conformité et bon état.

Il est capable de se lever tôt le matin ou de rester très tard le soir, et en plus, de se déplacer dans des endroits loin des centres touristiques. Il est souvent son propre employeur, mais peut avoir des supérieurs hiérarchiques dans les disciplines qui emploient plusieurs arbitres (arbitres de ligne, arbitres de touches, arbitres de surface, arbitre vidéo, etc.).

Dans les sports les plus pratiqués, les arbitres masculins arbitrent les matchs masculins, et les femmes sont limitées aux rencontres féminines, mais ce partage a tendance à évoluer vers plus de mixité. Un arbitre peut progresser dans son métier en entrant dans le corps arbitral des grandes rencontres internationales. Il peut aussi devenir, ou redevenir, un sportif professionnel.

Clément Turpin a été l’arbitre de Ligue 1 le mieux payé en 2023. Selon les éléments du quotidien de sport, les officiels de Ligue 1 ont profité d’une hausse de leur rémunération ces dernières années. Pour la saison 2023-2024, la rémunération d’un arbitre officiant sur un match de Ligue serait de 7239 € (en brut) par mois, équivalent à des indemnités de préparation, ainsi que d’une prime de 3375 € par match dirigé.

Les arbitres n’ont pas échappé à la fuite de leur salaire dans le dossier annuel de L’Équipe. Leur indemnité mensuelle de préparation est de 7 442 euros bruts.

Grâce notamment à sa reconnaissance à l’international, François Letexier, le numéro un de l’arbitrage français, est bien rémunéré. En 2023-2024, il aurait perçu environ 270 000 euros. Une somme importante perçue notamment grâce à ses différents arbitrages sur des matchs européens. Il a notamment officié sur le match le plus important de la saison dernière : la finale de l’Euro Espagne-Angleterre (2-1), disputée le 14 juillet 2024 à Berlin. Il a également arbitré plusieurs rencontres européennes comme des matchs de Ligue des champions (5), Ligue Europa (4), et un de Supercoupe d’Europe.

Il perçoit également un supplément mensuel de 2 000 euros, grâce à son statut "d’arbitre élite UEFA". Pour toutes ses raisons, il aurait engrangé une somme aux alentours de 270 000 euros bruts en 2023-2024.

L’arbitrage professionnel est bien rémunéré, mais exigeant. Le manque de vocations pour devenir arbitre des rencontres sportives s'explique à la fois par les difficultés du métier et par une rémunération décourageante.

L’arbitrage en Ligue 1 offre une rémunération intéressante, mais demande des sacrifices et une rigueur absolue.

Le métier le plus pénible dans le foot

L’arbitrage en Ligue 1 est une carrière exigeante, mais relativement courte. En effet, la FIFA impose une limite d’âge aux arbitres internationaux, généralement fixée à 45 ans. Après avoir officié plusieurs années en Ligue 1 ou en compétitions internationales, les arbitres doivent préparer leur avenir. De nombreux anciens arbitres deviennent consultants pour des chaînes de télévision ou des médias spécialisés.

Le salaire d’un arbitre professionnel est intéressant, mais reste inférieur à celui des joueurs qu’il encadre. Grâce aux matchs internationaux et aux primes, certains peuvent atteindre des revenus comparables à ceux des joueurs de Ligue 2.

Il faut aimer les contacts. Un arbitre de foot débutant doit se contenter de 457 euros à 610 euros par match, auxquels il faut ajouter 160 euros d'indemnités journalières, selon le journal Les Échos.

En cette période quelque peu délicate pour les hommes en noir, qui se retrouvent régulièrement dans la polémique pour diverses erreurs ici et là, voilà une question légèrement épineuse. Et la réponse arrive tout droit de l'autre côté des Alpes, en Italie, où la classe arbitrale n'est pas vraiment en odeur de sainteté non plus. Dans son édition du jour, La Gazzetta dello Sport dresse ainsi le classement des cinq grands championnats européens, des arbitres les mieux payés à ceux qui touchent le moins.

En tête, on retrouve la Liga, où un arbitre qui officie pour au moins vingt matchs peut toucher en moyenne jusqu'à 264.504 euros bruts par an. Une rencontre arbitrée vaut elle 4.830 euros, toujours en brut. En Ligue 1, un arbitre central gagne 3.124 euros bruts par match, affirme le quotidien italien, qui table sur un total (avec un salaire fixe estimé à 82.728 euros) aux alentours de 145.208 euros par an (avec 20 matches minimum au compteur), soit le plus faible des cinq grands championnats. En deuxième position, la Bundesliga, avec toutefois la plus grosse indemnité par match : 5.800 euros. En moyenne, un arbitre allemand qui officie pour au moins vingt matches touche 194.000 par an tout compris.

Les qualités d'un bon arbitre

Comment reconnait-on un bon arbitre ? Une excellente condition physique, une grande patience et une impartialité à tous égards, sont les trois caractéristiques essentielles pour exercer ce métier. Vous êtes un amoureux du sport et maîtrisez les règles de votre discipline favorite sur le bout des doigts ? Vous êtes rigoureux et capable d'une grande faculté de concentration ? Vous êtes un professionnel calme, disponible et diplomate ? L’arbitre est la figure d’autorité suprême sur le terrain. Garant des règles du jeu, il veille au bon déroulement du match.

Au sommet de la pyramide, l’arbitre central n’exerce jamais seul. Étant donné son code ROME, L1401, l'arbitre se classe parmi les sportifs professionnels. En effet, s'il est possible d'arbitrer un match bénévolement, un sportif va se professionnaliser dans la discipline sportive choisie, dans laquelle il s'entraîne et participe à des compétitions. Si l'arbitre des matchs de football est probablement le plus connu, il existe des juges semblables dans toutes les disciplines. Les arbitres des disciplines les plus suivies sont aussi les plus contestés, parfois violemment, il est considéré depuis 2006 comme chargé d'une mission de service public pendant les compétitions qu'il supervise, ce qui aggrave les sanctions des agresseurs.

Quelle que soit son équipe préférée, il doit être neutre et objectif et pouvoir justifier ses décisions. Ses compétences s'étendent à l'inspection des terrains et des parcours, ainsi qu'aux matériels utilisés, pour s'assurer de leur conformité et bon état. Dans de nombreuses disciplines, une excellente condition physique est indispensable. Il doit pouvoir se concentrer pendant toute la durée des rencontres et juger ou prendre la décision d'arrêter une rencontre rapidement.

L’arbitre central est celui qui prend les décisions majeures, il doit gérer les contacts avec les joueurs, contrôler le rythme du match et veiller au respect des règles. L’arbitre assistant, situé sur les lignes de touche, aide à signaler les hors-jeux, surveille les fautes et assiste l’arbitre principal dans ses décisions. L’arbitre VAR, chargé de l’assistance vidéo, a pour mission de réexaminer les actions litigieuses.

L’arbitrage à l’échelle internationale représente une opportunité unique pour les arbitres les plus talentueux. Les arbitres FIFA et UEFA sont souvent issus des meilleures ligues nationales, comme la Ligue 1, la Premier League ou la Liga.

Même si les salaires des arbitres professionnels semblent élevés, il est important de prendre en compte les nombreuses dépenses qu’ils doivent assumer eux-mêmes. Les arbitres de haut niveau doivent se préparer rigoureusement pour répondre aux exigences physiques et techniques du football professionnel.

Comparaison avec d'autres sports collectifs en France

Les arbitres des sports collectifs en France ne disposent pas tous du même statut. Après les déclarations du président de l'OM, Pablo Longoria, sur l'arbitrage dans le football français, qui lui ont valu une suspension de 15 matches, nous avons voulu comparer l'organisation de l'arbitrage dans d'autres sports collectifs. Bilan : le professionnalisme du football est encore loin.

Rugby

  • Statut: De plus en plus pro
  • Organisation: Une nouvelle cellule de haute performance depuis 2024, gérée par la FFR et la LNR.
  • Rémunération: 6000 euros brut mensuel pour les pros, plus indemnités de match (1200 euros brut pour un match de Top 14).

Handball

  • Statut: La professionnalisation abandonnée. Les arbitres ont un statut amateur.
  • Organisation: La direction technique nationale organise l'activité de manière "professionnelle".
  • Rémunération: 750 euros par match pour le secteur masculin et 450 euros pour le féminin.

Basket-ball

  • Statut: Pas les moyens du professionnalisme. Les arbitres ont un statut amateur.
  • Organisation: Gouvernance confiée à la direction nationale de l'arbitrage (DNA).
  • Rémunération: 660 euros par match en Betclic Elite, 440 en Pro B et 130 en Ligue féminine.

Volley

  • Statut: Totalement amateur.
  • Organisation: La commission d'arbitrage de la FFVolley gère l'arbitrage.
  • Rémunération: 130 euros pour un match de Marmara SpikeLigue, 110 euros pour la Ligue A féminine et Ligue B masculine.

Hockey sur glace

  • Statut: Totalement amateur.
  • Organisation: Une Direction nationale des arbitres existe depuis deux ans.
  • Rémunération: 575 euros par match pour un arbitre principal en Ligue Magnus et 450 pour un juge de ligne.

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